Publié le samedi 6 août 2016

Quand tu dors. Psaume 126

Dieu comble son bien-aimé quand il dort !

Il faut faire l’éloge du sommeil. Quand la matinée a été pourrie, si on peut, il faut faire la sieste. Quand la journée a été éprouvante, il faut se coucher tôt. S’enfoncer dans l’oreiller, sous les draps propres, sous la couette protectrice et s’abandonner au monde des rêves ou de l’oubli. Les anges de Dieu et la psychologie secrète de l’homme vont réparer les traumatismes du cœur, le repos va soulager le corps.
Vous me direz : c’est bien beau de faire l’éloge du sommeil, mais précisément lorsqu’on a raté son concours, lorsqu’on a été plaqué par sa fiancée, lorsqu’on s’est fait voler son scooter, lorsqu’on a été humilié à la cafétéria par le rire gras d’un collègue, et bien c’est difficile de plonger dans le sommeil. La colère, la rancœur, la brûlure de l’insulte nous tiennent en éveil.
Nous calculons sans fin notre revanche, nous revivons la scène pénible, nous sommes furieux contre nous-mêmes. La nuit est, pour des milliers de personnes, l’heure de la solitude et de l’angoisse. Le crépuscule est l’heure où se réveillent les mauvais démons.
Alors, c’est le moment de se confier à Marie. Elle a bercé le bébé-Dieu. Elle a consolé l’enfant-Jésus lorsqu’il s’était écorché le genou ou qu’il avait perdu aux billes. Elle a recueilli le corps meurtri de son fils mort. Elle est la mère du sommeil. Elle apporte la douce paix maternelle. Il faut commencer la récitation d’un chapelet. C’est bien plus efficace que de compter les moutons, parce que la prière avec la Vierge Marie dilate notre cœur. Elle élargit nos soucis aux enjeux du salut du monde. Elle nous tourne vers Dieu, qui nous comblera demain.
Méditation
Frère Philippe Verdin

Psaume 126
Si le Seigneur ne bâtit la maison,
les bâtisseurs travaillent en vain ;
si le Seigneur ne garde la ville,
c’est en vain que veillent les gardes.

En vain tu devances le jour,
tu retardes le moment de ton repos,
tu manges un pain de douleur :
Dieu comble son bien-aimé quand il dort.

Des fils, voilà ce que donne le Seigneur,
des enfants, la récompense qu’il accorde ;
comme des flèches aux mains d’un guerrier,
ainsi les fils de la jeunesse.

Heureux l’homme vaillant
qui a garni son carquois de telles armes !
S’ils affrontent leurs ennemis sur la place,
ils ne seront pas humiliés.
source psaume dans la ville

Voir en ligne : Psaume dans la ville.