Mardi 31 janvier 2017

Assemblée Synodale du 26 et 27 Novembre 2016 Enregistrer au format PDF

Week-end très intense ces 26 et 27 novembre 2016 pour notre deuxième assemblée synodale qui s’est tenue au lycée « Chef du Bois » à Pommerit-Jaudy. Cette rencontre a été un « vrai marathon » pour les participants : intervenants, commissions pour les échanges, votes pour 36 propositions.

 assemblée synodale nov 2016 -  voir en grand cette image
assemblée synodale nov 2016

Au programme : travail en commission, débat et vote en assemblée plénière en vue de retenir 36 propositions sur les 120 issues des remontées des équipes synodales !

Planifier 2 jours complets dans notre quotidien n’a pas été sans mal mais quel enrichissement ! Durant ces deux jours, nous avons vécu une expérience exceptionnelle, remarquable en termes d’organisation et de démocratie !

Devant l’ampleur du travail à fournir durant ces 2 jours, nous avions tous reçu un cahier de préparation : recueil des 120 propositions classées en objectifs et thèmes et éclairées de notes théologiques de Gérard Le Stang qui nous parle de « conversion pastorale » d’une « Église tournée vers le monde, au milieu du monde, qui ouvre le monde à la clarté de Dieu qui illumine, relève et réchauffe » et d’une annonce de la « Joie de l’Évangile ». Lecture très riche et forte à propos pour cette entrée dans le temps liturgique de l’Avent ! De quoi animer notre désir de renouvellement et d’ouverture et nous mettre dans la dynamique de l’assemblée !

Les participants
Les participants

Nous étions plus de 300 personnes, de tous les lieux, communautés, mouvements, services, ministères et charismes de notre église diocésaine, sous le regard attentif de notre évêque Mgr Denis Moutel. Par ce synode et ces assemblées, notre évêque nous demande de l’aider à discerner, ce que le Seigneur attend de l’Église en Côtes d’Armor aujourd’hui.

Au cours de ces 2 jours, nous avons été amenés à écouter, dialoguer et débattre, puis voter. Il ne s’agissait pas d’une « primaire » de laquelle se dégagerait un consensus. Il ne s’agissait pas non plus de dégager une majorité par disqualification des idées d’autrui et par un vote à l’arrachée. Mais il s’agissait d’un acte de clarification, de discernement de ce que l’Église doit faire pour mieux être disciple-missionnaire du Christ. Cet acte ne contraindra pas l’évêque mais l’éclairera dans ses décisions, car au final, c’est à lui qu’il revient la grave responsabilité d’être le pasteur de cette Église, de lui donner une impulsion nouvelle, en communion avec l’Église universelle unie au Pape.

Une introduction remarquée

« Quelle est la cause finale de notre synode ? Quel est le but de notre travail ? Il s’agit de travailler la joie de l’évangile ! L’enjeu est donc la conversion pastorale, tout faire pour que l’Évangile soit annoncé », a pris la parole le Père Gérard Le Stang en introduction à ce week-end de travail. « Cela fait de nous des missionnaires du Christ mais aussi des disciples, tous et chacun de nous. Toute notre réflexion est tournée vers notre désir de croissance de la foi, dans la qualité du témoignage et dans le sens du service ». Le Père Gérard Le Stang a poursuivi en insistant sur l’importance d’annoncer, célébrer et servir ». « Nous sommes des porte-paroles priants et des serviteurs. Chacun peut et doit apporter ce que sa foi lui suggère au bien commun ».

Des débats en assemblée plénière animés

Les participants
Les participants

Durant la première journée, tous : délégués élus, membres de droit et personnes appelées par Mgr Denis Moutel - soit 320 représentants – nous avons pris librement la parole en assemblée plénière afin d’exprimer un ressenti ou proposer une piste de réflexion. « Trouver sa place dans la société, cela ne peut pas se faire comme ça, il faut ouvrir ! Il faut valoriser la dignité humaine en lui confiant une mission au sein de la communauté. Ce sont par nos attitudes qu’on y arrivera », souligne-t-on dans les rangs. « Nous devons annoncer la venue du Christ non pas sous forme d’enseignement mais de témoignage ! Ce n’est pas le tout de faire, il faut également faire-savoir. L’Église fait beaucoup de choses mais peu de gens le savent », a-t-on également rajouté.

Des commissions riches d’échanges

Le samedi fut entrecoupé de temps en commissions où nous avons pu nous exprimer sur des thèmes comme la promotion de la culture et du patrimoine, la formation et le ressourcement de la vie spirituelle, la place de la liturgie et des sacrements, la vie des communautés, les services ou encore autour des personnes en difficulté. « Dans nos discussions, nous retrouvons les propos traditionnels de l’Église : les personnes âgées, les plus pauvres… Mais l’Église a une parole à avoir sur des sujets moins présents comme la souffrance au travail, la fracture dans les familles, la délinquance des jeunes… », rappelle un membre. « On parle beaucoup de la pauvreté mais les pauvres ont aussi le droit à la parole. Ils vont nous apporter autant qu’on peut leur apporter… voire plus. Les quartiers populaires, l’Église les a désertés. Avant, nous avions des communautés religieuses aujourd’hui inexistantes. On délaisse là une population complète. Je suis peut-être dur en disant cela mais on risque de devenir une Église d’élites », craint un autre.

Un vote efficace de 36 objectifs retenus

Les participants
Les participants

D’une manière générale, tous ont approuvé l’idée que l’Église puisse adopter un langage simple et accessible. Certes, « nous avons des difficultés à dire notre foi. Dans notre culture bretonne, on est marqué par la pudeur », admettent certains. Mais « il ne s’agit pas seulement de témoigner mais aussi – et surtout – de témoigner ensemble. C’est la condition sine qua non pour que cela marche », soulève-t-on également. Au terme du travail en commissions, les 320 personnes réunies en assemblée plénière se sont prêtées à l’exercice du vote des propositions. « Début des votes !… Fin des votes ! » Les participants avaient 20 secondes pour se décider et voter « oui » ou « non » avant de voir le score s’afficher sur écran géant. Chaque proposition devait récolter au moins les deux tiers des voix, soit 66,66%, pour avoir une chance d’être reprise dans les futures discussions en équipe synodale.

Concernant les 36 propositions retenues, les équipes synodales auront deux mois pour proposer des mises en œuvre concrètes avant la troisième et dernière assemblée synodale d’avril.

Des conclusions encourageantes

Pour Régine Chardonnet, secrétaire générale du synode, ces deux jours ont été « un vrai marathon ». « Mgr Denis Moutel a dit que nous étions à la mi-temps du synode ; oui nous allons continuer à travailler à partir des 36 pistes décidées ce dimanche. Aujourd’hui, nous n’avons plus des orientations mais des propositions concrètes », a-t-elle conclu ce week-end. Le prochain grand rendez-vous est programmé les 1er et 2 avril prochains avec la troisième assemblée synodale, avant le rassemblement diocésain de clôture du 4 juin 2017 où Mgr Denis Moutel promulguera les orientations à venir pour le diocèse de Saint-Brieuc.

Vous trouverez sur le site : http:/synodediocese22.fr/index.php/assemblée-synodale une partie des fichiers qui reprennent les remontées des équipes synodales. D’autres fichiers, dont certains pour les jeunes et les enfants, seront ajoutés peu à peu, donc surveillez le site. Ces documents vous permettront de prendre la mesure de ce qui est remonté et de sentir les grandes tendances qui émergent.

Cathy Papillon Déléguée élue pour la paroisse de Lamballe