Lundi 30 janvier 2017

Cherchons la lumière ! Enregistrer au format PDF

Père Jean-Chilair Boncoeur
Père Jean-Chilair Boncoeur

L’année 2016 a été marquée par toutes sortes de difficultés pour notre monde et notre pays en particulier. Encore une fois, la violence, le chômage et toutes sortes de nuages sont venus obscurcir notre horizon.

Toutefois, il nous faut regarder l’année écoulée avec les yeux de la foi et le cœur du Seigneur. Ainsi, tout n’est pas aussi négatif et les difficultés de la vie ne nous font pas reculer mais nous renforcent. « Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2 Cor 2, 10) rappelait saint Paul ; un adage populaire rappelle aussi qu’il faut transformer l’obstacle en avantage. Seuls, cela peut paraître difficile, mais ensemble, en communauté cela devient possible. C’est aussi ce que nous faisons en vivant le synode diocésain.

Cette année, nous ne pourrons peut-être pas changer le cours des événements du monde, mais nous pourrons changer notre regard et demeurer avec le Seigneur.

Le synode sur l’évangélisation, qui s’était tenu à Rome en octobre 2012, appelait les chrétiens à ne pas voir les difficultés comme des obstacles, mais plutôt comme des défis à relever. Il nous faut poser un regard d’amour sur le monde, un regard plein d’espérance et de confiance… à l’image de parents pour leurs enfants.

Dans la formation des missionnaires, on dit souvent qu’il y a deux écueils possibles : le pessimisme ou l’optimisme béat ; rien ne va ou alors on fait comme s’il n’y avait aucune difficulté. Le Christ nous invite à être au cœur du monde, à poser un regard réaliste, à discerner ensemble. Pour cela, afin de trouver la « bonne route à suivre » et ajuster notre regard, notre carte sera l’Evangile et notre boussole le Christ. En suivant Jésus, nous ne pouvons pas nous égarer. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie.

Avec la fête de la Présentation de Jésus au Temple, nous pensons à tous les consacrés ; prêtres, religieux et religieuses qui portent la Bonne Nouvelle et gardent la flamme de l’espérance allumée. Particulièrement celles et ceux qui vivent dans des pays en difficulté ou en proie à la violence. Là-bas comme ici, cela ne peut se faire sans la participation de tous ; en effet, par notre baptême, nous sommes tous participants à l’annonce du Royaume qui libère et relève. Concrètement, la lumière restera allumée chaque fois que :

  • -les boiteux marcheront… quand nous aurons aidé des personnes à se relever, à reprendre confiance et à avancer.
  • -les aveugles verront… quand nous aurons indiqué où se trouve la lumière qui éclaire sur le sens réel de la vie.
  • -les prisonniers seront libérés… quand nous aurons aidé des cœurs à s’ouvrir, des paroles à être prononcées, des libérations intérieures à être vécues.

Voilà comment nous avancerons par nos actes de foi et charité, et comment nous témoignerons de la lumière par nos vies. Que les « chandelles » allumées le jour de la chandeleur soient le reflet de la lumière qui nous habite.

Nous sommes une communauté chrétienne et, ensemble, nous avançons au cœur du monde. Nous croyons que nous pouvons vivre dans la complémentarité plutôt que dans la concurrence, dans le pardon et le relèvement plutôt que dans la défiance, dans la construction de ponts plutôt que de murs.

On peut regarder le monde de loin, « de haut », mais on peut aussi commencer par agir chez nous, et tout d’abord au fond de notre cœur. Comme le rappelait le Pape François en écrivant aux évêques de France réunis à Lourdes, en novembre dernier, il nous faut affermir notre espérance et contribuer à la recherche du Bien Commun.

Avec notre diocèse et le synode que nous vivons ensemble, avançons dans la confiance et soyons les pierres vivantes de l’Eglise d’aujourd’hui dont la construction se poursuivra encore demain.

En cette nouvelle année, soyons des acteurs de la confiance et de l’espérance ! L’avenir dépendra du regard que nous porterons sur le monde et de notre engagement dans l’Eglise. Il ne tient qu’à nous de relever le défi de ce qu’il faut améliorer, mais également de rendre grâce pour tout ce qui est positif. Soyons des hommes et des femmes d’espérance, de confiance ; vivons la fraternité.

À toutes et à tous, que l’année 2017 soit belle pour vous sous le signe de l’espérance et de la bénédiction de Notre Seigneur. Ayons la volonté d’avancer et de chercher la lumière !

Très bonne et heureuse année à toutes et à tous !

Père Jean Chilair Boncœur

Curé de la paroisse de Matignon