Vendredi 3 novembre 2017

Choisir l’espérance Enregistrer au format PDF

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La fête de la Toussaint et la commémoration des fidèles défunts nous rappellent ce qui est essentiel pour avancer sur les chemins de la vie. C’est l’occasion pour nous de placer le Christ au centre et de contempler le monde avec le regard intérieur

En ces temps troublés par la violence du terrorisme, les repères de la société qui changent et l’équilibre mondial qui est fragilisé, il est fondamental de nous centrer sur le Christ, de « Renouveler aujourd’hui même sa rencontre personnelle avec Jésus-Christ » comme le rappelait le Pape François dans son encyclique La Joie de l’Évangile, au numéro 3.

La dynamique du Synode est désormais à vivre chaque jour ; il nous faut ainsi être des disciples missionnaires, artisans de la rencontre et du dialogue, témoins de la fraternité, ayant un souci permanent d’approfondir notre connaissance de la foi chrétienne.

 Choisissons résolument l’espérance

Dans un monde en changement, nous choisissons résolument l’espérance et nous voulons la partager avec toutes personnes, particulièrement celles en difficulté.

Nous sommes appelés à une conversion pastorale, ce qui signifie qu’il nous faut discerner la volonté du Seigneur pour notre communauté chrétienne et chacun d’entre nous. Il ne s’agit pas de perpétuer une organisation, il s’agit de vivre l’Évangile et de témoigner de la fraternité que nous vivons au nom du Christ.

 Conversion pour rendre grâce

Cette conversion pastorale nous engage également à rendre grâce pour ce que le Seigneur nous donne et à être plein d’espérance, même si certaines de nos habitudes changent. Il ne tient qu’à nous d’adopter une démarche positive et de service. Mettons les dons et les charismes de chacun au service les uns et des autres ; en Église, chacun a une place, chacun peut rester en tenue de service pour témoigner du Christ et de l’amour qui nous habite.

En vivant cela, notre communauté grandira et nous pouvons demeurer dans la confiance et l’espérance. « L’Église grandit par attraction et non par prosélytisme » ont rappelé les Papes Benoît XVI puis François. C’est la présence du Christ, ainsi que notre témoignage de prière et de vie qui donneront un « souffle nouveau » à notre Société.

C’est ainsi, dans quelques semaines, que nous pourrons aborder le temps de l’Avent comme un chemin d’attente dans l’espérance.

P. Jean Chilair BONCOEUR