Mercredi 3 mai 2017

Christ est vivant ! Alléluia ! Enregistrer au format PDF

Comme les pèlerins d’Emmaüs, nous sommes sur le chemin et sommes invités à témoigner de notre foi. Oui, Jésus est Vivant ! Oui, Jésus est ressuscité ! Les Écritures de ce « temps pascal » nous entraînent dans cette dynamique

Nous sommes dans le « temps pascal ». Cinquante jours pour accueillir cette Bonne Nouvelle, toujours aussi stupéfiante : la vie a vaincu la mort ! Cinquante jours pour nous laisser illuminer par la présence du Christ ressuscité, symbolisée par le cierge pascal qui restera allumé pendant toute cette période.

Dès le deuxième Dimanche de Pâques, nous étions invités à « déverrouiller » les portes de nos communautés et de nos cœurs, à dépasser nos peurs pour annoncer aux hommes : Il est vivant ! Comme St Thomas, il nous faut assumer nos doutes et découvrir que la première béatitude chrétienne est celle de la foi.

Le troisième Dimanche nous présente la rencontre de Jésus avec les deux disciples d’Emmaüs, puis avec les autres disciples à Jérusalem. Nous nous sentons proches d’eux, avec leurs espoirs et leurs désillusions, leurs interrogations et leurs stupeurs devant l’événement insolite et imprévisible du Christ ressuscité ! Nous aussi nous sommes invités à le reconnaître dans la méditation des Écritures, le partage fraternel de nos soucis et de nos espérances, dans nos assemblées eucharistiques et dans la « fraction du pain »

Le quatrième Dimanche, traditionnellement consacré aux vocations, nous redit que le Christ est le Bon Pasteur qui donne sa vie pour chacun de nous, appelé par son nom, afin de trouver sa place au sein du Peuple de Dieu.

Le cinquième Dimanche nous rappelle que chaque communauté chrétienne se bâtit sur le Christ, la pierre angulaire, et chacun de nous en est une pierre vivante, unique et indispensable dans cet édifice. Jésus se présente comme le Chemin, la Vérité et la Vie : personne ne va vers le Père sans passer par lui. Il nous révèle la pensée et la volonté de son Père : à nous de l’écouter, de le regarder et de l’imiter.

Le sixième Dimanche, avant de passer de ce monde à son Père, Jésus demande à ses disciples, et à nous aujourd’hui, de rester fidèles à ses commandements. Mais il ne les abandonne pas, il ne les laissera pas orphelins : il leur promet la venue de l’Esprit Saint.

L’Ascension marque la fin de la présence physique de Jésus auprès de ses apôtres. Mais il nous assure qu’il est avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde. Quand nous sommes réunis en son nom, il nous fait don de sa Parole et de son Pain, avant de nous envoyer en mission.

L’évangile du septième Dimanche nous présente un passage de la grande prière de Jésus, durant cette veillée mémorable qui a suivi la Cène. Jésus est préoccupé en pensant à ses disciples : il sait combien leur tâche est risquée dans le monde, et que leur fidélité sera sans cesse mise à l’épreuve. Il se soucie particulièrement de leur unité.

La Pentecôte termine ce temps pascal, avec l’envoi de l’Esprit Saint qui avait été promis.

C’est le début du temps de l’Église.

Père Prosper Chéhu

Aumônier de la maison de retraite de Moncontour.