Mercredi 6 décembre 2017

Décembre, mois des lumières Enregistrer au format PDF

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Oui décembre, mois des lumières, des illuminations, mois de l’attente… Mais de quelle attente parlons-nous réellement ? Et si nous, chrétiens, osions franchir le cap…

 Fête des lumières : Lyon

A l’heure où la prospection commerciale vit tous azimuts, il serait bon de revenir au point de départ, le point d’ancrage significatif de cette lumière. Les médias ne cessent de promouvoir la beauté de cette ville emblématique devenue ville lumière où tous les Lyonnais se rassemblent pour exprimer leur joie et admirer leur cité.

 Rappelons-nous toute l’histoire

Dans la période qui suivit les révoltes de 1831, 1834, 1848, la cité de Lyon connaît une période de troubles, marquée par les conflits sociaux, par les inondations récurrentes. C’est en ces temps difficiles que, le 8 septembre 1852, on décide d’installer sur le clocher de Fourvière une statue dorée de Marie.

Oui Marie a particulièrement été implorée, priée pour sauver cette cité. Mais les inondations obligent à annuler cette journée. L’évènement est donc reporté au 8 décembre, journée mariale de l’Immaculée Conception. Toute une série de manifestations religieuses sont prévues et le soir, les Lyonnais illuminent leurs fenêtres avec des bougies placées dans des verres de couleurs.

Ces flammes qui vacillent jusqu’à épuisement, des bougies dans la froidure, sont un prélude aux festivités de Noël, jour qui non seulement rappelle la naissance du Christ, mais aussi la fin des nuits longues, donc le retour de la lumière.

Les moyens techniques se perfectionnent au fil du temps et aujourd’hui, la cité de Lyon devient un lieu de flânerie, de visite à la tombée de la nuit pour le plus grand plaisir des petits et des grands.

 Et à Lamballe, quel écho ?

Pour nous, ici en Bretagne et plus spécialement sur notre paroisse, la Vierge a tenu une place tout aussi importante dans le passé. Nous avons été préservés de la peste, de l’invasion. Marie est celle qui nous conduit vers son fils Jésus .

Les Lamballais ont fait promesse de mettre en place le pardon de Notre Dame de Grande Puissance. Certes, là aussi, les modalités ont évolué avec le temps mais la mémoire et la ferveur sont toujours de mise.

Si le 15 Août est la grande fête de la Vierge Marie, n’oublions pas que, liturgiquement, la fête de l’Immaculée Conception est fixée au 8 décembre Combien de personnes ont posé un lumignon lors des attentats ? Tous ne l’ont pas fait au nom de leur foi mais selon leurs convictions. Alors, nous chrétiens pourquoi n’oserions-nous pas allumer nos lumignons le jour de la fête de l’Immaculée Conception ?

La parole de Dieu chez Mathieu 5,14-16 nous dit : « Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. » Marie, sans qui rien ne se serait réalisé, nous invite une fois de plus à placer toute notre confiance en Dieu.

 Osons la lumière

En ce temps de l’attente, en l’honneur de la Vierge Marie, de la fête de l’Immaculée Conception, ne pourrions-nous pas prendre part à cette fête de la lumière ? Mutuellement, franchissons le cap et osons poser un, deux, voire trois lumignons, sur les rebords de nos fenêtres. Portons ainsi en prière toutes nos intentions, soyons témoins de cette espérance qui nous anime. Oui que ce temps de l’attente, de l’Avent, de l’avènement soit empli de cette espérance, de cette foi qui au fil des jours se transmet de génération en génération.

Michelle Gérel Animatrice LME

D’un point de vue matériel, ceux qui le souhaitent pourront venir à la maison paroissiale acheter des lumignons au prix de 3€ . Merci à tous pour votre participation, que notre lumière, notre espérance ne restent pas sous le boisseau.