Samedi 25 novembre 2017

Depuis le Bénin… Enregistrer au format PDF

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Quelques nouvelles de Père Louis depuis le Bénin. Il nous parle de sa nouvelle paroisse.

Chers amis et fidèles de la Paroisse Notre Dame de Lamballe, il m’a plu, après mon départ de Lamballe, de vous donner un peu de mes nouvelles. Je me porte toujours bien au Bénin en pensant à vous et aux bons moments que nous avons passés ensemble pendant 6 ans. Merci aux uns et aux autres pour tous les gestes de fraternité lors de mon départ.

Je suis nommé curé d’une paroisse très jeune, créée le 1er Novembre 2016. Cette paroisse s’appelle Igbèrè. C’est une paroisse de 9 clochers composée de quatre différents dialectes. A peine 30% de la population comprennent le français. Heureusement que je me débrouille un peu dans ces quatre dialectes. Malheureusement, dans cette localité, il y a encore pas moins de 40% d’enfants non scolarisés. Je passe parfois dans certaines maisons pour supplier les parents d’envoyer leurs enfants à l’école.

Lors des célébrations, il y a beaucoup de jeunes et d’enfants. A la fin de chaque célébration eucharistique, j’invite tous les enfants et bébés présents à venir devant l’autel pour recevoir une bénédiction spéciale réservée aux enfants, avant de donner la bénédiction finale à tous. Cela m’a permis de savoir que, dans la communauté centrale, il y a pas moins de 100 enfants qui viennent chaque dimanche à la messe. Comme un peu partout ailleurs, l’engagement des fidèles manque beaucoup sur la paroisse.

Conditions de vie de la population Les gens sont très gentils malgré la pauvreté. L’éloignement des centres de santé, le manque de moyens financiers font que, le plus souvent, quand quelqu’un ou un enfant tombe malade, on vient immédiatement vers le prêtre afin de prier pour le malade ou lui trou
ver quelques médicaments. Je profite toujours de cette occasion pour sensibiliser les gens.

En matière de la lumière électrique, dans le village où se trouve mon presbytère, c’est un Français qui a installé un grand groupe électrogène pour que certaines personnes puissent avoir au moins un peu de lumière chez eux contre une petite somme. Ce groupe électrogène est mis en marche de 19h à minuit. Chaque adhérent paie 100F (à peine 15 centimes) par ampoule. Chaque soir, on passe de maison en maison pour récupérer les 15 centimes et si quelqu’un n’arrivait pas à payer ses 15 centimes, il est privé de la lumière ce jourlà. Ils sont nombreux à ne pas avoir de lumière chez eux car ils sont incapables de payer ces 15 centimes par jour. Quant à notre presbytère, il est autonome : il est alimenté par les panneaux solaires et de l’eau potable. Je viens d’installer un robinet spécial près du presbytère pour que les habitants du village aient de l’eau potable chaque jour. J’ai encore un autre projet pour ce village, mais c’est encore dans le secret, car je voudrais d’abord le mûrir avec mon Évêque.

Malgré tous ces petits soucis, j’aime beaucoup ma paroisse et ses habitants. Je sens qu’eux aussi m’aiment beaucoup.

Je prie que le Seigneur m’accorde la santé et le courage de travailler longtemps sur cette paroisse. Vive l’évangélisation !

Père Louis Manako