Mardi 10 janvier 2017

Et chez nous ? Enregistrer au format PDF

Dimanche 15 janvier 2017, journée mondiale du migrant et du réfugié

Juste humain !.. Le droit d’asile, même s’il est normal d’en contrôler l’usage, est d’abord une question de fraternité et d’accueil.

Les plus grandes migrations sont initiées par les guerres et la persécution, tous les jours le flot grandit. Nous avons rencontré Asmati qui a fui son pays, la Géorgie, pour arriver à Lamballe en 2009.

Pas facile, nous dit-elle, mais l’espérance de sauver sa vie et celle de sa famille est son point d’ancrage, sa volonté de tous les jours.

En 2012, après trois ans de démarches, elle obtient le statut de réfugié politique et ainsi, pour toute sa famille le droit de s’installer et de travailler.

Oui, elle a rencontré sur son chemin des organismes compétents, des aides morales et financières ! Mais ce qui lui manque surtout, c’est le contact avec les autres, la reconnaissance, la chaleur humaine. Elle l’a rencontré au « jardin partagé » et de là elle a été accueillie par le Secours Catholique, ces rencontres lui ont redonné le moral pour se battre encore et encore.

Volontaires, Asmati et Gotcha le sont ; mais après sept années de présence ici, chez nous, ils ont encore du chemin à faire pour gagner le droit de vivre décemment de leur travail, apporter à leurs trois enfants un peu de bien-être et de bien vivre.

Le français, les enfants le maîtrisent parfaitement, Asmati se débrouille et c’est plus difficile pour Gotcha. A travers notre entretien, on se rend bien compte que cette barrière de la langue est la première chose à franchir. Qu’ont-ils de possible ? Leur bonne volonté, oui, mais ce n’est pas suffisant pour l’instant.

La maitrise de la langue est indispensable en tout, c’est la clé de l’autonomie à laquelle ils aspirent. C’est un enjeu majeur pour obtenir du travail mais aussi en finir avec un statut précaire de réfugié, passer à une vie humaine et avancer.

Au Secours Catholique, Monique et Marie-Thérèse cheminent toujours avec eux et avec d’autres familles. Elles leur proposent l’apprentissage du français.

Cette seconde famille si chère au cœur d’Asmati lui a permis de retrouver goût à la vie et lui donne l’espérance d’une vie meilleure.

Oui, la fraternité vécue existe !

Comment s’investir ?

Une famille qui a envie de s’engager auprès des réfugiés doit d’abord se renseigner auprès d’une association qui fait de l’accompagnement de migrants pour connaître ses besoins. Plusieurs structures comme le Secours catholique, la Cimade ou la Croix-Rouge mènent ce genre d’action. À l’approche de Noël, l’élan de solidarité   est souvent plus important, mais il faut rappeler que les associations ont besoin de bénévoles toute l’année.

A Lamballe, de nouveaux bénévoles peuvent se joindre à l’équipe du Secours Catholique pour favoriser cette alphabétisation.

Josiane Piat

Monique Nozais