Vendredi 19 septembre 2014 — Dernier ajout vendredi 3 octobre 2014

« Et qu’est devenue notre espérance ? » Enregistrer au format PDF

Saint Augustin

L’actualité   de ces mois derniers, en Irak, en Syrie, en Palestine, en Israël, et dans tant d’autres pays, nous rappelle que notre société a besoin de « phares » qui indiquent un chemin d’espérance, une voie navigable per-mettant de traverser les tempêtes de la vie et de ne pas sombrer avec les prophètes de malheur. La société moderne change et les repères des plus jeunes ne sont plus forcément les mêmes que ceux de leurs aînés. Pour autant, il ne faut céder ni à la tentation du pessimisme, ni à celle du mi-nimalisme. Le Seigneur est notre espérance, et il nous ouvre à la dimen-sion universelle de notre communauté. Nous avançons quotidiennement en union avec tous les chrétiens du monde.

Soyons donc réalistes, enthousiastes et pleins d’espérance. Nous voici au début d’une nouvelle année pastorale et il nous faut donc l’envisager avec confiance et espérance. Pour les uns, il faudra la poursuivre sur les chemins de la vie quotidienne en nous retrouvant pour les célébrations, les réunions des mouvements, les temps forts et les rencontres paroissiales par exemple. Pour les plus jeunes, les propositions de catéchèse seront l’occasion de découvrir ou d’approfondir notre foi chrétienne pour qu’ils puissent en faire leur « carte de navigation ».

L’Evangile est culture et doit devenir notre programme de vie quotidienne. Cela ne peut se faire que si nous proposons à nos jeunes des repè-res chrétiens qu’ils pourront plus tard approfondir du-rant leur vie d’adulte en plaçant Jésus au cœur de leur vie. Comme nous le rappelle saint Augustin, pour trans-mettre la foi, il y a une autre exigence : celle de s’ouvrir à l’espérance qui naît de la foi en la Résurrection. L’espérance a en effet un nom précis : le Christ ressuscité (Traité du Catéchisme 25,46). « En lui, tu vois les peines que tu as à supporter, et la récompense que tu obtiendras ; sa passion est l’image des unes ; sa résurrection, l’image de l’autre. Ainsi, encore une fois, est-il devenu le sujet de notre espéran-ce. Il y a, pour nous, deux sortes de vie : l’une, qui est maintenant notre partage ; l’autre, qui n’est encore que l’objet de nos espérances. » (Discours sur les Psaumes 60,4).

Ainsi la personne qui transmet la foi est pleine d’espérance, prête à témoigner de cette espérance qui est en elle, évitant ainsi tout propos trop pessimiste sur le temps présent. Il y a là un optimisme, soutenu par la foi, et une attention cordiale pour les autres.

Éduquer à la foi : étudier comment se faire aimer. Enfin la personne qui transmet la foi est quelqu’un qui donne avec joie (Traité du Catéchisme 2,3). Celui ou celle qui éduque à la foi, comme le dirait Don Bosco, c’est celui qui « étudie comment se faire aimer », qui comprend et partage les intérêts, l’affection, les condi-tions et les attentes des fidèles, pour les conduire, dans la joie, à la rencontre du Seigneur. Voilà un beau programme pour commencer cette nouvelle année pastorale.

Le catéchisme : découvrir ce qu’est l’espérance chrétienne Oui, le catéchisme sera l’occasion de découvrir ce qu’est l’espérance chrétienne, le pardon, la foi, l’ouverture du cœur et développer le sens de la communauté. Plus qu’un simple rendez-vous à tenir, il s’agit pour nos jeunes de découvrir qui est Jésus-Christ et comment Il est compagnon de route. Ainsi l’espérance de l’Evangile sera l’un des piliers fondateurs de leur vie. En ce début d’année pastorale, donnons à nos jeunes et nos enfants toutes les chances d’être des hommes et des femmes de demain qui verront avec leur cœur et seront des artisans de paix et de dialogue. Oui, comme le disait le Pape François, « contribuons à leur donner l’espérance d’une vie meilleure. »

Père Chilair BONCOEUR Curé de la paroisse de Matignon