Mardi 3 avril 2018

L’abbé Robert Guinard est parti rejoindre le Seigneur Enregistrer au format PDF

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De l’enseignement à la vie paroissiale, le ministère de l’abbé Robert Guinard aura été long. C’est son côté profondément humain qui aura marqué. Humili-té, simplicité, bonté sont les mots qui reviennent chez ceux qui l’ont bien connu, notamment à Meslin.

A l’aube de ses 89 ans, le vendredi 2 mars, l’abbé Robert Guinard s’est éteint au Cèdre, la maison de retraite des prêtres à Saint-Brieuc. Un lieu qu’il avait rejoint en 2015, sans enthousiasme, sentant sa santé décliner. Originaire d’Yffiniac, il avait été ordonné prêtre en 1954. Commence alors, pendant 25 ans, une période dans l’enseignement, d’abord à Trégo-meur, puis à Plémet. Il deviendra recteur de la paroisse de St-Etienne-du-Gué-de-l’Isle et sera également aumônier à l’hôpital de Loudéac.

Après deux années passées dans la paroisse de Pléneuf-Val-André, il est nommé fin 1990 recteur de Meslin-Trégenestre.

Par la suite, tout en demeurant sur place, il participe activement à la vie de la paroisse Notre Dame de Grande puissance. Meslin est un lieu qu’il apprécie, où il se sent à l’aise. Il y est heureux.

Il y est revenu pour ses obsèques, présidées par l’abbé Paul Lorand, ancien curé de Lamballe. Elles ont été célébrées dans l’église de Meslin et il repose désormais dans le cimetière communal à deux pas de son ancienne maison.

Proche de chacun

Que retiendront ceux qui l’ont côtoyé ? Pour tous il était « Monsieur le recteur ». Son côté profondément humain fait qu’il était apprécié de tous, y compris de ceux qui sont éloignés de l’Église. A l’écoute des gens, simple, effacé, humble, chaleureux, proche… sont les mots qui reviennent pour parler de lui. Ses besoins étaient simples, jamais exigeant, toujours prêt à venir en aide. C’était un homme droit et généreux, très apprécié des Meslinois qui disaient de lui « c’est un Saint ». On retiendra aussi qu’il était une personne au caractère affirmé sachant ce qu’il voulait.

Sa bonté était aussi bien réelle, parfois presque trop. C’était dans sa nature. Et aussi parce qu’étant prêtre, il se devait de vivre les valeurs évangéliques. Il disait aussi que sa vocation c’était d’aider et d’écouter. Il ne cherchait pas le grand rassemblement, ni la reconnaissance et il nous rappelait volontiers les paroles de Jésus : « Quand 2 ou 3 personnes sont réunies en mon nom, je suis au milieu d’eux ».

Jacqueline Carpier, ancien maire de Meslin, nous dit combien l’abbé Robert Guinard faisait avec discrétion et intelligence le lien entre la commune et la paroisse, les élus, les administrés et les paroissiens.

Au revoir l’abbé et merci pour la profondeur de vos interventions. Nous garderons tous en mémoire l’attachement que vous laissiez à ceux que vous avez côtoyés dans votre sacerdoce et tout au long de votre vie remplie de bonté.

Paul Chauvin

« Le bon berger se tient au milieu de son troupeau pour prendre soin de ses brebis pour qu’elles se rassemblent. Il ne se place pas au-dessus d’elles comme un dominateur, mais au milieu. Le bon berger marche aussi devant le troupeau : il conduit ses brebis car elles connaissent sa voix. Dans cet évangile ( Jean 10, 7-18), nous avons des verbes qui structurent la parabole : écouter, connaître, suivre, donner, se dessaisir. Cet évangile peut se lire à la lumière du mystère pascal. […] Aujourd’hui, l’Église, pour conduire le Peuple de Dieu, pour témoigner de l’Évangile, se choisit des serviteurs, des pasteurs. […] Extraits de l’homélie du Père Paul Lorand lors des obsèques de M L’Abbé Robert Guinard