Mercredi 10 octobre 2012 — Dernier ajout lundi 12 novembre 2012

L’expérience d’un couple au service du Christ. Enregistrer au format PDF

Parcours Alpha.
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L’expérience d’un couple au service de l’annonce du Christ.
En développant, en France puis dans le monde entier, les parcours Alpha,
« proposés par des croyants ordinaires pour des croyants ordinaires » , Florence et Marc de Leyritz ont acquis le droit de venir témoigner de leur expérience au Synode.

Florence et Marc de Leyritz.
Lorsqu’elle sort de la maison religieuse où elle réside à Rome le temps du Synode, mardi 9 octobre, le regard de Florence de Leyritz surplombe immédiatement les colonnades de la place Saint-Pierre. Source inépuisable d’émerveillement… « Je suis pourtant venue souvent dans cette ville mais jamais dans de telles conditions », plaisante-t-elle.

C’est en tant qu’auditeurs que Florence, 43 ans, et son mari Marc, de huit ans son aîné, ont été conviés à participer au Synode sur la nouvelle évangélisation. Elle, davantage que lui, hésite à parler de « reconnaissance » pour le travail qu’ils mènent depuis quinze ans pour développer les parcours Alpha, dans 1 000 lieux en France comme dans 169 pays. Mais ces parents de cinq enfants, âgés de 3 à 16 ans, le savent bien : l’invitation du Vatican à rejoindre la petite délégation de laïcs français – quatre sur un total général de quinze parmi les auditeurs – vaut validation de cette méthode « d’évangélisation de tous par tous », d’inspiration anglicane. « L’une des rares à permettre une première annonce pour des chrétiens ordinaires », se félicite Marc.

« NOUS AVONS COMMENCÉ DANS NOTRE GARAGE, SANS MOYENS »
C’est en Angleterre, à l’époque où Marc exerçait ses talents de banquier, que les Leyritz découvrent Alpha. « Je ne connais pas un parcours Alpha où un participant ne fasse l’expérience décisive d’une (re) conversion personnelle : la paroisse du quartier devient le lieu d’une rencontre avec Dieu », analyse Florence. Diplômée de Sciences-Po, spécialisée dans la finance, elle a consacré quatorze années de sa vie à Alpha avant de revenir dans la vie professionnelle où elle conseille des chefs d’entreprise ou des prêtres et des évêques placés face à de nouvelles responsabilités.

Grâce à ses efforts – « nous avons commencé dans notre garage, sans moyens » – et à ceux de son mari, qui a abandonné la banque pour devenir chasseur de têtes, la formule s’est déclinée en direction de nombreux publics (adolescents de 14 à 18 ans, étudiants, couples, militaires). Avec un principe de base résolument identique : un repas suivi d’un échange cordial qui n’exclut aucune question avec des participants recrutés de manière directe par ceux qui accueillent.

SORTIR D’UNE ATMOSPHÈRE DE CLUB
« Il nous faut sortir d’une atmosphère de club où nous nous sentons bien entre nous pour partir sur les routes et annoncer le Christ. Les pratiquants français doivent retrouver un cœur d’apôtre sinon l’Église continuera à se recroqueviller et à se ratatiner », analyse Marc. « J’aimerais que chacun reparte d’ici armé d’une audace folle pour déployer le potentiel missionnaire des baptisés », espère de son côté Florence. « Il est mis sous cloche, parce que nous cherchons à maintenir la “boutique” Église plutôt qu’à assurer sa croissance. Aujourd’hui, Alpha compte dix salariés. Mais, au départ, nous avons tout lancé avec des bénévoles, soit très jeunes, soit très vieux ! »

Bruno Bouvet (à Rome)
Source « journal La croix » du 9/12/2012
http://www.la-croix.com/Archives/20…

Voir en ligne : Service de la pastorale des Familles.