Lundi 14 janvier 2013

La préparation pénitentielle Enregistrer au format PDF

- Quel en est le sens ?

info document -  voir en grand cette imageContrairement à ce que l’on entend souvent dire, la préparation pénitentielle n’est pas un rite pénitentiel, encore moins une forme du sacrement de pénitence et de réconciliation. Elle ne peut se comprendre sans ce qui précède et ce qui suit. La célébration commence par le peuple qui s’assemble ; les divers ministres interviennent progressivement, l’assemblée se construit peu à peu en Corps du Christ qui vient célébrer son Seigneur. Mais on ne va pas arriver immédiatement à l’essentiel (la Parole et l’Eucharistie) ; on va se préparer à accueillir ce Dieu qui se fait conversation et nourriture.

Pour cela, l’assemblée, dans toutes ses composantes, se tourne vers le Christ ressuscité pour trouver face à Lui l’attitude spirituelle qui fera de chacun un priant et un écoutant de la Parole, après des débuts de célébration souvent agitées et activistes.

- Quatre possibilités

Les quatre possibilités offertes par le missel sont rarement mises en œuvre en fonction des temps liturgiques ou des fêtes. Ainsi, au temps pascal, le missel recommande le rite de l’aspersion ; en temps ordinaire, la 2e formule qui comprend deux versets alternés suivis d’un Kyrie révèlera toute sa puissance ; le « Je confesse à Dieu » suivi d’un Kyrie permettra à chacun de reconnaître sa part de responsabilité dans un peuple de pécheurs ; la formule litanique, qui peut comporter autant d’invocations que souhaité donnera une couleur spécifique au Carême  , à l’Avent ou à une grande fête liturgique. La préparation pénitentielle s’achève par la prière pour le pardon que prononce le prêtre. Il ne s’agit pas d’une formule d’absolution sacramentelle au sens strict, mais c’est bien le pardon de Dieu qui est offert à chaque membre de l’assemblée. Cela ne dispense pas du sacrement de réconciliation mais permet de savoir que l’Eglise dispose de plusieurs moyens pour apporter le pardon de Dieu

- Une attitude

La préparation pénitentielle requiert une attitude intérieure. Chaque chrétien, tourné vers le Christ, apprend de Lui qu’il est sauvé, que le salut lui est donné. Il apprend aussi que la préparation pénitentielle est une acclamation au Christ. En acclamant le Christ pour ce qu’il est, le chrétien découvre ce que lui-même n’est pas encore et qu’il a à devenir. Il ne s’agit donc pas tant de faire un examen de conscience nombriliste, que de regarder le Christ, de l’acclamer pour apprendre de Lui que le salut est donné. Le chrétien se sait sauvé ; alors il peut connaître son péché. Cette attitude spirituelle requiert, pour l’assemblée, un temps de silence suffisant pour tourner son cœur vers le Seigneur et ses yeux vers la Croix, signe de sa rédemption. info document -  voir en grand cette imageEn effet, l’attitude du cœur ne suffit pas. Elle se doit d’être portée par une attitude extérieure juste qui permette de vivre en plénitude ce temps donné pour préparer nos cœurs à célébrer. Nous le savons aussi : la prière chrétienne est une prière adressée. Ainsi, la préparation pénitentielle s’adresse au Christ (Ce n’est pas parce qu’il y a trois invocations qu’elle est trinitaire). Il convient donc de se tourner vers celui que l’on acclame : le Christ en croix. La bonne attitude, tout au long de la préparation pénitentielle, sera d’avoir les yeux fixés sur la Croix du Christ. Ceci vaut pour tous les acteurs de la liturgie : célébrant, assemblée, animateur, chorale, etc…Rien ne serait pire qu’un même rite donne à voir des attitudes différentes ; elles empêcheraient d’être une assemblée qui invoque et supplie celui qui la sauve.

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