Mercredi 5 avril 2017 — Dernier ajout vendredi 31 mars 2017

Le « Notre Père » nouveau en vigueur en décembre Enregistrer au format PDF

La modification du « Notre Père » devrait finalement entrer en vigueur le 3 décembre prochain, selon une décision des évêques de France réunis cette semaine à Lourdes.

Fini le « ne nous soumets pas à la tentation ». Bientôt, les catholiques diront « ne nous laisse pas entrer en tentation ». Cette nuance dans le « Notre Père » qui a fait couler beaucoup d’encre devrait finalement entrer en vigueur, après un ultime report, le 3 décembre. Ainsi en ont décidé les évêques de France réunis cette semaine à Lourdes en assemblée plénière de printemps, a annoncé la conférence épiscopale vendredi. « L’entrée en vigueur de la nouvelle traduction du ’Notre Père’ dans toute forme de liturgie publique » aura lieu « le premier dimanche de l’Avent 2017 », qui ouvrira le 3 décembre la nouvelle année chrétienne, précise le communiqué.

 Faire du créateur un protecteur bienveillant

Le sixième et avant-dernier verset du « Notre Père » avait suscité d’intenses débats théologiques ces dernières années. Exit, ont finalement décidé les évêques, « ne nous soumets pas à la tentation », qui laissait penser que les fidèles étaient poussés par leur dieu lui-même sur la pente glissante du péché. Place à « ne nous laisse pas entrer en tentation », qui érige plutôt leur créateur en protecteur bienveillant

 Un changement validé par les Protestants

L’Église protestante unie de France (EPUdF), qui réunit luthériens et réformés, a elle aussi validé ce changement, lors de son synode national du printemps 2016. Il se peut toutefois que les fidèles peinent à modifier des habitudes bien ancrées : la version actuelle est utilisée depuis un demi-siècle, à la suite d’un compromis œcuménique passé en 1966, dans la foulée du concile Vatican II.