Lundi 1er février 2016 — Dernier ajout mardi 1er mars 2016

Le pardon, la confession, la réconciliation Enregistrer au format PDF

Remercier Dieu pour tout ce qui est bon dans ma vie, lui confier ce qui me met mal à l’aise, lui adresser une prière…

Veillée de réconciliation
Vendredi 4 mars, Église St Jean, 20h30

Dans une atmosphère de recueillement, s’offrent à vous des moments à choisir en toute liberté !

  • pour prier,
  • pour dialoguer avec Dieu,
  • pour méditer,
  • pour entrer dans un dialogue pénitentiel avec un prêtre,
  • pour accueillir le pardon Pourquoi ne pas expérimenter cette possibilité d’un temps pour soi-même et pour se poser face au Christ.

Le pardon est essentiel dans la foi chrétienne. Le Christ est venu parmi nous. Il est mort sur la croix pour nous pardonner nos péchés. Par le sacrement de réconciliation - autrefois la confession - tout baptisé retrouve l’amour de Dieu. Parce qu’il se sait aimé de Dieu, l’homme reconnaît comme « péché » toutes ruptures dans sa vie de cette relation d’amour avec Dieu et avec les autres. Réconcilié et pardonné, il peut se remettre debout et continuer. La confession signifie que l’on avoue son péché avec regret devant Dieu. La réconciliation exprime en particulier l’aboutissement de notre démarche : l’amitié renouée entre Dieu et l’homme. L’un ne va pas sans l’autre.

COMMENT SE CONFESSER ? Une suggestion du cardinal Martini

Un dialogue avec un frère qui représente l’Eglise

Je ne veux pas faire ici une étude pastorale, mais simplement faire une suggestion à ceux qui ont peut-être, à un moment donné, espacé de plus en plus leurs confessions sans réussir à bien analyser le pourquoi et sont dans l’incapacité de reprendre une pratique désormais formelle à cause d’un certain malaise intérieur. Je voudrais proposer une suggestion uniquement parce qu’elle m’a été utile. Il me semble qu’il s’agit avant tout d’un dialogue avec un frère qui représente l’Eglise, donc un prêtre, en qui je vois un repré sentant direct de Dieu ; un dialogue fait en priant ensemble, dans lequel je présente ce que je sens en moi, en ce moment : je me présente tel que je suis, devant l’Eglise et devant Dieu.

Remercier Dieu pour tout ce qui est bon dans ma vie

A mon avis, ce dialogue comporte essentiellement deux parties : la première que j’appelle « confessio laudis »,c’est-à-dire confession d’après le sens primitif du terme. Là aussi, on peut partir d’un paradoxe : s’il est chaque fois pénible et difficile de dire mes péchés, pourquoi ne pas commencer par les bonnes actions ? Saint Ignace lui-même le suggérait dans les Exercices (N°43), prenant comme premier point l’action de grâce ; Seigneur, je veux d’abord te remercier parce que tu m’as aidé, telle chose a eu lieu, j’ai pu me rapprocher de telle personne, je me sens plus serein, j’ai dépassé un moment difficile, j’ai pu mieux prier ; reconnaître ce qui maintenant, devant Dieu, me donne de la joie. Il est important que ces choses émergent devant le Seigneur : la reconnaissance de sa bonté pour nous, de sa puissance, de sa miséricorde.

Dire ce qui me met mal à l’aise.

Cela fait, on peut passer à une « confessio vitae » que je définirais comme ceci : plus qu’une recherche et une énumération de péchés formels, c’est-à-dire devant Dieu ce qui maintenant me met mal à l’aise, ce que je voudrais faire disparaître. Souvent, ce sont des façons d’être, plus que des péchés formels, mais au fond les causes sont les douze attitudes que répertorie saint Marc (7,21) : orgueil, envie, cupidité… Ou bien, je dirai devant Dieu : je regrette de ne pas pouvoir parler sincèrement avec telle personne, mon rapport n’est pas authentique avec tel groupe, je ne sais pas où commencer. Je regrette de ne pas réussir à prier, je me sens mal à l’aise d’être pris par ma sensualité, par des désirs que je ne voudrais pas avoir, des fantasmes qui me troublent. Je ne m’accuse peut-être d’aucun péché en particulier, mais je me mets devant le Seigneur et lui demande qu’il me guérisse. Il ne s’agit pas vraiment de mettre sur la table trois ou quatre péchés, pour qu’ils soient annulés, mais d’une immersion baptismale dans la puissance de l’Esprit : Seigneur, purifie-moi, éclaire-moi, illumine-moi. Que mon cœur soit changé, qu’il y ait en moi moins de lourdeur, moins de tristesse, moins de scepticisme, moins d’orgueil. Je ne sais peut-être pas par où commencer, mais je mets tout cela dans la puissance du Crucifié et du Ressuscité par la puissance de l’Eglise.

Extrait du livre : « Et Moi, Je Suis avec Vous » p. 76-79.