Samedi 17 juin 2017 — Dernier ajout mardi 20 juin 2017

Les 7 qualités du père de famille selon le Pape François Enregistrer au format PDF

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Lors de l’audience générale du 4 février 2015, le Saint Père a brossé le portrait du bon père de famille.

  • Sagesse

"Pour le Pape, le père sage ne dit pas à son enfant : « Je suis fier de toi parce que tu es devenu semblable à moi, parce que tu répètes ce que je dis et tu fais ce que je fais ». « Il dit quelque chose de bien plus important, que l’on peut formuler ainsi : « Je serai heureux chaque fois que je te verrai agir avec sagesse et je serai ému chaque fois que je t’entendrai parler avec justesse. Voilà ce que j’ai voulu te laisser, pour que cela t’appartienne : cette attitude qui fait comprendre et agir, parler et juger avec sagesse et droiture ». »

  • Maturité

« Qui, selon le Pape, va permettre au père (mûr) de dire ceci à son enfant : « Je t’ai enseigné des choses que tu ne savais pas, j’ai corrigé des erreurs que tu ne voyais pas. Je t’ai fait sentir une affection profonde et en même temps discrète, que peut-être tu n’as pas reconnue pleinement quand tu étais jeune et faible. Je t’ai donné un témoignage de rigueur et de fermeté que tu n’as peut-être pas compris, quand tu aurais voulu plutôt complicité et protection. J’ai dû me mettre moi-même, le premier, à l’épreuve de la sagesse du cœur, et surveiller les excès du sentiment et du ressentiment ; pour porter le poids des incompréhensions inévitables et trouver les mots justes pour me faire comprendre ». »

  • Proximité

 La première nécessité, (…) c’est que le père soit présent dans la famille. Qu’il soit proche de sa femme, pour tout partager : les joies et les souffrances, les peines et les espoirs. Et qu’il soit proche de ses enfants dans leur croissance (…). Père présent, toujours. Dire présent n’est pas pareil que dire « contrôleur » (ou surveillant), n’est-ce pas ! Parce que les pères qui contrôlent trop leurs enfants les brident (le Saint-Père a utilisé le mot annulare, « annuler », ndlr) et ne les laissent pas grandir ».

  • Patience

« Comme celle du Père du fils prodigue. « Que de dignité et de tendresse chez ce père, qui attend, sur le pas de sa porte, que son fils revienne, s’est exclamé le Pape ! Les pères doivent être patients. Tant de fois, il n’y a rien d’autre à faire que d’attendre. Prier et attendre avec patience, douceur, magnanimité et miséricorde. » »

  • Magnanimité

« les enfants ont besoin de trouver un père qui les attend quand ils reviennent après leurs échecs. Ils feront tout pour ne pas l’admettre, pour ne pas le faire voir, mais ils en ont besoin. Et quand ils ne le trouvent pas, cela ouvre en eux des blessures difficiles à cicatriser »

  • Fermeté

« Un bon père corrige mais n’humilie pas. Il sait attendre et pardonner, mais il sait aussi corriger avec fermeté : ce n’est pas un père faible, qui cède, sentimental. Il sait corriger sans humilier. »

  • Foi

« Sans cette grâce qui vient du Père qui est aux Cieux, les pères, qui vivent la paternité à la première personne, perdent courage et abandonnent la partie… Qu’ils s’inspirent de saint Joseph, [modèle de] foi dans la bonté, dans la justice et dans la protection de Dieu. Même lui fut tenté de quitter Marie quand il découvrit qu’elle était enceinte. Mais l’ange du Seigneur intervint pour lui révéler le dessein de Dieu et sa mission de père putatif. Et Joseph, homme juste, « prit avec lui son épouse » et devint le père de la famille de Nazareth ».