Vendredi 22 mars 2013 — Dernier ajout dimanche 7 avril 2013

Me voici, envoie-moi ! Enregistrer au format PDF

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Paul VI, il y a 50 ans, institua la journée mondiale de prières pour les vocations, adressées à Dieu le Père, pour qu’Il continue d’envoyer des ouvriers pour son Église.
Cette année elle a pour thème : « Les Vocations, signe de l’Espérance fondée sur la Foi ».

Occasion nous est donc offerte à quelques mois des Ordinations, pour notre diocèse celle de Benoît Lévêque originaire de Pléneuf, de nous demander si nos familles, nos communautés sont appelantes, alors que les Vocations se font de plus en plus rares.

Le manque de prêtres est ressenti douloureusement dans presque tous les diocèses de France. Le pourcentage de prêtres âgés, et même très âgés, augmente tandis que les prêtres jeunes, si nécessaires à l’évangélisation des jeunes générations, sont peu nombreux, et conscients qu’ils ne peuvent pas répondre à toutes les demandes.

Devant cette situation, nous devons garder une certi-tude indéracinable : Dieu appelle sans cesse « des ou-vriers pour sa moisson ». Le Christ n’oublie pas son Église… l’Esprit suscite des apôtres pour notre temps. La question est de savoir si nous savons les accueillir ?

« Dieu appelle sans cesse des« ouvriers pour sa moisson ».

Même si aujourd’hui le diaconat permanent se déve-loppe, même si les vocations de laïcs permanents ou engagés se multiplient dans tous les domaines… même si l’Église a su mobiliser les chrétiens pour la mission et que les prêtres, eux-mêmes, découvrent une autre manière de vivre leur mission… l’Église aura toujours besoin de prêtres.

Sur quels terrains les vocations peuvent-elles se développer ?

- Une communauté vivante
La naissance et l’épanouissement des vocations diver-ses sont le signe infaillible de la vitalité d’une Église lo-cale. Jean-Paul II disait :
« une communauté sans vocation est comme une famille sans enfant ».
Ce constat doit nous interroger et nous mobiliser.

- Une communauté priante

Pour cette Journée des Vocations, Benoît XVI a écrit : « Une prière constante et profonde fait grandir la foi de la communauté chrétienne avec la certitude toujours renouvelée que Dieu n’abandonne jamais son peuple et qu’Il le soutient en suscitant des Vocations spéciales au Sacerdoce ou à la Vie Consacrée pour qu’elles soient signe d’Espérance pour le monde ».

- Une communauté qui appelle
L’Église est consciente qu’elle doit passer d’une pastorale de l’attente à celle de la proposition. C’est vrai pour l’évangélisation ; ce ne l’est pas moins pour les vocations. Dans beaucoup de diocèses, dont le nôtre, se mettent en œuvre des solutions originales pour relancer l’appel des jeunes en particulier (groupes de réflexion, aumônerie, pèlerinages etc…). Cependant, chacun de nous ne doit-il pas se demander s’il est ap-pelant ?

- Une communauté missionnaire enfin
Une communauté chrétienne repliée sur elle-même ne permettra pas à des vocations de germer et de grandir. Le commandement du Seigneur envoie « jusqu’aux extrémités de la terre », au sens non pas géographique mais sociologique du terme. En effet, la question n’est pas : « Où dois-je aller ? , mais, « Que puis-je faire là où je suis ? ».
Pour terminer, réentendons l’appel de Benoît XVI :

« La capacité à cultiver les vocations est un signe de la vitalité d’une Église locale. Puisse se diffu-ser à l’intérieur de chaque communauté, une disponibilité à dire : « OUI » au Seigneur, qui ne cesse d’appeler de nouveaux ouvriers à sa mois-son ».

Prions, célébrons et appelons ! Les vocations sont l’af-faire de tous !

Père André Perrot,
Curé des paroisses de Pléneuf et Erquy-Fréhel