Mercredi 1er mars 2017

Mercredi des Cendres Enregistrer au format PDF

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Le Mercredi des Cendres est la lecture de notre feuille de route pour le Carême  . C’est la mise en route pour ce long chemin qui va durer 40 jours et qui va donner le sens de ce temps.

 Mercredi des Cendres : entrée dans le Carême  

Cette trace de cendres grises, nous allons la regarder longuement sur le front de ceux qui nous entourent. Elle sera déposée sur nous comme un symbole inaugural du temps de Carême   où nous entrons.

  Signe de vérité

Les cendres, en poussière insaisissable dans notre paume ou sur notre front, nous font envisager la vérité de notre condition humaine. Nous sommes les fils et les filles d’Adam, le « terreux », tirés comme lui de la poussière du sol. Nous sommes une poussière d’étoile, ce qui nous ramène à notre dimension réelle dans l’univers, avec notre condition mortelle malgré nos moyens techniques. Nous lisons dans cet infime tas de poussière le signe de notre péché et de notre dignité chrétienne parfois en cendres. Nous laissons s’éteindre la lumière de notre baptême, il ne reste pas grand chose de notre générosité première et de nos engagements à la suite du Christ. Regardons encore attentivement : cette grisaille n’est-elle pas l’image de nos illusions perdues, de nos projets avortés, de nos enthousiasmes envolés ? C’est un petit désert que nous avons entre nos mains ou sur notre front, une poussière qui nous renvoie à nos stérilités, à nos existences parfois sans fleurs ni fruits.

  Signe d’espérance

Mais ces cendres, dans nos mains ou sur notre front, nous ne les portons pas comme une condamnation, mais comme un appel à la vie. Pour guérir l’aveuglené, Jésus n’a-t-il pas pris de la poussière du sol, pétrissant un peu de boue, comme s’il voulait nous dire qu’il était venu modeler un homme nouveau comme au matin de la création ? Par sa résurrection, il a vaincu la mort et nos cendres sont destinées à une transfiguration à la suite du Christ. Au souffle de l’Esprit, durant ce temps de Carême  , le feu peut jaillir des braises cachées sous les cendres encore chaudes. Il suffirait de quelques brindilles de prière et de Parole de Dieu pour que s’élève à nouveau la flamme de la foi et du don de soi. Les forêts brûlées repoussent toujours parce que la vie est la plus forte. Le désert refleurit à la moindre pluie. L’eau de notre baptême peut irriguer nos jachères craquelées et sur nos cendres, s’épanouiront les fleurs de la joie et de la tendresse. Regardons la trace des cendres dans nos mains ou sur nos fronts. Elle nous invite à une vie nouvelle.

  Symboles du Carême   L’aumône, la prière et le jeûne comme Dieu les aime

La prière, le jeûne et l’aumône sont les trois grandes actions du Carême  . Jésus nous instruit à leur sujet, pour que nous n’en fassions pas des actes de bravoure et de compétition, mais d’attention à Dieu. L’aumône, le jeûne et la prière ne permettent plus guère à un chrétien de se faire remarquer. Il s’agit donc de transposer les propos de Jésus dans les situations actuelles et, dans ce sens, de considérer ces œuvres comme représentant trois domaines du comportement humain. Le mot aumône suggère nos relations sociales, tout ce qui peut aider le prochain et l’empêcher de se perdre. En évoquant la prière, Jésus attire l’attention sur ce qui devrait nous tenir à cœur, dans notre rapport à Dieu, à savoir une relation personnelle et filiale. Le jeûne, enfin, peut évoquer, pour chacun, le souci de sa propre personne, ou encore l’image que nous voulons donner de nous-mêmes aux autres. Pour le comportement dans ces trois domaines, Jésus invite à agir sous le regard du Père des cieux et à prendre des initiatives qui lui plaisent, celles qu’inspire l’Esprit et qui permettent au Christ d’accomplir son œuvre de salut par nos mains.

  Prière d’Évangile

Au seuil de notre montée vers Pâques, tu nous invites, Dieu d’infinie tendresse, à revenir vers toi de tout notre cœur. Apprends-nous à partager sans forfanterie, à prier dans le recueillement et la discrétion, à pratiquer le jeûne sans infliger à autrui le spectacle d’une fausse componction. En recevant l’humble signe des cendres, nous croyons que tu sauras y voir la poussière de nos routes et la boue qui alourdit si souvent nos pas. Tu sauras aussi, toi qui as ressuscité des morts ton Fils crucifié, faire surgir de nos braises enfouies un feu capable d’embraser le monde

Source : Site Croire.com