Mercredi 1er juin 2016 — Dernier ajout mercredi 22 juin 2016

Pape François : dire « Notre Père », c’est se reconnaître enfant de Dieu Enregistrer au format PDF

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En priant le “Notre Père”, nous sentons son regard sur nous. C’est ce que François a affirmé lors de la messe matinale à la Maison Sainte-Marthe. Le Pape a souligné que, pour un chrétien, les prières ne sont pas des « paroles magiques », et il a rappelé que « Père » est la parole que Jésus prononce toujours dans les moments forts de sa vie.

 Jésus s’adresse toujours au Père dans les moments forts de sa vie

Ce Père, a-t-il observé, « sait de quelles choses nous avons besoin, avant que nous ne lui demandions ». Un Père qui « nous écoute dans ce qui est caché, dans le secret, comme Lui, Jésus, demande de prier : dans le secret. »

« Ce Père nous donne justement l’identité des enfants. Et quand je dis « Père », j’arrive jusqu’aux racines de mon identité : mon identité chrétienne est d’être enfant et ceci est une grâce de l’Esprit. Personne ne peut dire « Père » sans la grâce de l’Esprit. « Père » est la parole que Jésus utilisait dans les moments les plus forts, quand il était plein de joie, d’émotion : « Père, je te rend grâce, car tu as révélé ces choses aux tout-petits », ou en pleurant, devant la tombe de son ami Lazare : « Père, je te rend grâce car tu m’as écouté ». Ou ensuite, à la fin de sa vie », sur la Croix. Dans les moments les plus importants, Jésus « parle avec le Père. C’est la voie de la prière, c’est l’espace de la prière ». « Sans se sentir enfant, sans dire « Père », notre prière est païenne, c’est une prière de mots », a insisté le Pape.

 Prier le Père est la pierre d’angle, Il connaît tous nos besoins

Certes, a-t-il souligné, on peut prier la Madone, les anges et les saints. « Mais la pierre d’angle de la prière est de dire « Père ». » Si nous ne sommes pas capables d’initier la prière avec cette parole, a-t-il averti, « la prière n’ira pas bien ». « Père. C’est sentir le regard du Père sur moi, sentir que cette parole Père n’est pas un gaspillage comme les paroles des prières païennes : c’est un appel à Celui qui m’a donné l’identité de fils. Ceci est l’espace de la prière chrétienne – « Père » – et ensuite nous prions tous les saints, les anges, nous faisons aussi les processions, les pèlerinages… Tout cela est beau, mais toujours en commençant avec « Père », dans la conscience que nous sommes enfants et que nous avons un Père qui nous aime et qui connaît tous nos besoins. Ceci est l’espace. »

François a donc évoqué la prière du Notre Père, quand Jésus fait référence au pardon du prochain comme Dieu nous pardonne, nous. « Si l’espace de la prière est de dire « Père », l’atmosphère de la prière est de dire « notre » : nous sommes frères, nous sommes une famille. Il a ainsi rappelé ce qui est arrivé avec Caïn qui a détesté le fils du Père, qui a détesté son frère. Le Père, a-t-il repris, nous donne l’identité et la famille. »

« Pour cela, a affirmé le Pape, est très importante la capacité de pardon, d’oublier, d’oublier les offenses, cette saine habitude de dire « mais laissons faire, le Seigneur », et ne pas porter la rancœur, le ressentiment, le désir de vengeance ».

« Cela nous fait du bien de faire un examen de conscience sur cela. Pour moi, Dieu est Père, est-ce que le ressens comme Père ? Et si je ne le sens pas comme cela, alors je dois demander à l’Esprit Saint qu’il m’enseigne à l’écouter comme cela. Et ainsi, moi, est-ce que je suis capable d’oublier les offenses, de pardonner, de laisser aller, et sinon, de demander au Père « mais aussi ceux-ci sont tes enfants, ils m’ont fait une mauvaise chose… aide-moi à pardonner » ? Faisons cet examen de conscience sur nous et cela nous fera du bien. Le Père est « notre » : il nous donne l’identité d’enfants et nous donne une famille pour aller ensemble dans la vie. »

Radio Vatican