Dimanche 22 mars 2015

Pâques : commencement d’un monde nouveau ! Enregistrer au format PDF

« Vous êtes ressuscités avec le Christ » (Lettre de St Paul : Colossiens 3,1). La mort est inscrite dans le processus de la vie : « Si le grain de blé ne meurt pas en terre, il ne peut donner du fruit » (St Jean 12, 24). Après un temps de mort apparente avec le froid de l’hiver, la vie repart et la semence lève pour une nouvelle vague de vies. Mourir pour que la vie jaillisse de nouveau, c’est le rythme que l’on constate dans la nature : Passer de la mort à la vie. Ce qui prime, c’est la vie. Passage c’est le sens du mot Pâques.

Résurrection, triomphe de l’Amour Par sa résurrection, le Christ devient notre vie, vie qui n’est plus dorénavant une vie pour la mort mais une vie qui triom-phe de la mort par l’Amour. Et c’est en Eglise que nous reconnaissons le Ressuscité, à la fraction du pain (cf. le récit de l’apparition aux disciples d’Emmaüs : St Luc 24,13 s). La communauté rassemblée par le Christ et en son Nom, est le lieu de l’approfondissement et de l’authentification de notre foi en la Résurrection.

Partage de la Parole, un lien fort Chacune de nos communautés s’enracine dans notre lien au Christ mort et ressuscité, célébré dans l’Eucharistie ou (et) le partage de la Parole, chaque dimanche. Notre participation n’est pas facultative ; même si nous ne pouvons rejoindre la Communauté, pour raison de santé ou d’âge, nous pouvons nous unir par l’écoute de la Parole et la Communion eucharistique.

Croire en la Résurrection engage au quotidien Croire en la Résurrection change, ou devrait changer notre manière de vivre. Sur les chemins du Ressuscité, les chrétiens ont à prendre leur part de service et de responsabilité dans l’Eglise dont ils sont tous les membres, mais également à contribuer, selon leurs possibilités, au mieux-vivre de notre société tout entière. Depuis la Résurrection de Jésus, les chrétiens croient, n’hésitons pas à le dire, qu’il y a une façon de vivre qui ne conduit pas à la mort. Les liens que nous tissons dans l’amour, en famille, dans l’amitié, demeurent éternellement. Le plus humble geste porte son fruit. Le regard de tendresse, l’attention d’un instant, la parole qui aide, la rancune oubliée, le travail avec ses gestes mille fois répétés. Tout porte un fruit d’éternité. Tout va vers la joie qui demeure.

« Pas de carême   sans Pâques », nous dit le Pape François qui utilise une très belle image pour rappeler la mis-sion de l’Eglise : « En envoyant son Fils sauver le monde par sa résurrection, Dieu a montré que le monde ne lui était pas indifférent. Il a ouvert une porte entre lui et nous, entre le ciel et la terre. Il s’agit de faire en sorte que cette porte ne se referme pas », et l’Eglise, dit encore le Pape, est « comme une main qui maintient ouverte cette porte grâce à la proclamation de la Parole, à la célébration des sacrements, au témoignage de la foi qui devient agissante dans l’amour ».

Joyeuses Fêtes Pascales à tous nos lecteurs !

Abbé Claude Madigand

Vos témoignages