Jeudi 17 avril 2014

Porter la communion aux malades Enregistrer au format PDF

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Lorsque nous célébrons l’eucharistie, c’est pour constituer le Corps du Christ, donc n’exclure personne et surtout pas les malades qui sont ap-pelés aussi à être membres du Corps du Christ. Leur porter la commu-nion, c’est vivre la charité, l’amour qui rend service. Si ce service n’é-tait pas rendu, il manquerait des membres au corps du Christ.

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Un service qui part de l’assemblée et y renvoie.

Porter la communion n’est jamais un geste individuel. La personne qui porte la communion et celle qui la reçoit sont de la communauté chrétienne. On ne peut isoler l’eucharistie de la communauté qui la célèbre. Il est donc normal que les porteurs de communion déposent la custode sur la crédence avant la messe et soient envoyés explicitement au moment de l’envoi, au nom de la communauté, porter la communion. Quant aux personnes qui reçoivent la communion, elles seront invitées à s’unir à la communauté qui a déjà prié pour elles. Le lien avec l’assemblée est ainsi concrétisé.

Un geste de foi.
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Porter la communion se vit dans une relation et un climat de foi. Les attitudes, la manière dont on porte la custode et le respect qu’on lui porte, les prières, les moments de partage, les silences manifesteront la foi que demande le geste de communion. On ne saurait donc se contenter d’un geste banal ni d’une distribu-tion trop rapide. En effet, porter le Christ à un malade relève d’un geste liturgique et renvoie au service du frère, mémorial du Christ serviteur. De ce fait, porter la communion même dans un cadre amical, requiert un minimum de déroulement rituel, de prière commune, de temps pour chaque chose et chaque geste, un napperon, une lumière, parfois des fleurs lorsque c’est possible. L’important est de faire de ce moment, un moment de fête et de joie.

Un déroulement adapté.

Bien souvent les lieux ou l’état de santé des personne déterminent les manières de faire. A domicile, il sera plus facile de disposer l’espace et de prendre son temps. Souvent, des visites amicales auront précédé la communion qui s’inscrit ainsi dans une relation qui déborde un simple moment.
En foyer logement ou maison de retraite, la communion peut être portée à chacun dans sa chambre. Mais il peut être intéressant de réunir les personnes qui communient, pour vivre ensemble une prière commune. Alors, il est souhaitable que la référence au diman-che qui précède soit marquée, par exemple par la lecture de la Parole de Dieu.
En milieu hospitalier, on tiendra compte de la disponibilité du malade et des soignants. Si le temps est compté, on fera plus sobrement mais bien et sans précipitation. Si les conditions sont trop difficiles, mieux vaudra reporter la communion à un autre moment, en nous rappelant que nous sommes au service des ma-lades, et non l’inverse.

Si le malade est dans une chambre à plusieurs lits et qu’il soit le seul à communier, on demandera si la communion ne dérange pas les autres. On fera une célébration discrète et courte, sans oublier qu’un témoignage de foi est donné et que les autres occupants de la chambre peuvent, s’ils le souhaitent, partager la prière sans communier.

Des questions particulières.

info document -  voir en grand cette image Porter la communion est un acte liturgique. Il convient d’indiquer, par le signe de croix, quand il commence et quand il s’achève.
Pour communiquer, il n’y a pas que la parole : regard, présence, silence et gestes existent.
Si des espèces eucharistiques ne sont pas consommées, on les ramène au tabernacle ou on les consomme soi-même dignement. On ne les laisse jamais au malade pour une communion ultérieure.

Serge Kerrien
Diacre permanent