Lundi 21 novembre 2016 — Dernier ajout mercredi 23 novembre 2016

Pourquoi des années liturgiques A,B et C ? Enregistrer au format PDF

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En offrant aux fidèles un choix varié de textes bibliques suivant les années, le concile Vatican II a permis que les chrétiens puissent avoir une meilleure connaissance de la Parole de Dieu.

Depuis les années 50, beaucoup de jeunes théologiens réclamaient une plus grande accessibilité de la Bible pour l’ensemble des fidèles. Parmi eux le théologien dominicain Yves Congar qui joua un rôle important dans l’élaboration de Dei Verbum (1965) où s’exprime toute l’intention de Vatican II qui était de « se mettre à l’écoute de la Parole de Dieu ». Avec la publication de cette Constitution « dogmatique », le Concile a remis l’Écriture au centre de la vie des croyants.

 La Bible au centre de toute vie chrétienne

Comment Dieu parle-t-il ? C’est en langage d’homme que Dieu a parlé et s’est révélé. Depuis Vatican II et la constitution Dei Verbum nous découvrons les apports précieux des recherches des exégètes et les nuances entre les différentes traductions de la Bible. Grâce à un choix de textes bibliques différents selon les années, les chrétiens ont pu approfondir leur compréhension de la Parole de Dieu, et développer « une foi en quête d’intelligence et de compréhension » comme le préconisait déjà saint Anselme de Canterbury (1033-1109).

 Le rapport entre Bible et liturgie

Depuis Vatican II, nous sommes donc invités à lire chaque année un des trois Évangiles synoptiques. Pour l’année A, c’est l’Évangile selon saint Matthieu, l’année B (Marc) et l’année C (Luc). L’Évangile selon saint Jean est lu plus spécialement lors des fêtes, durant toutes les années liturgiques. Il présente en effet des caractères distincts, qui en font un évangile à part. Le cycle des années A,B et C se répètent tous les 3 ans.

2014-2015 : année B

2015 -2016 : année C

2016-2017 : année A

2017 -2018 : année B

2018-2019 : année C

L’année liturgique ne commence pas avec l’année civile mais avec le premier Dimanche de l’Avent. Après le premier temps fort (Avent-Noël) viennent une première série de Dimanches du Temps ordinaire. Vient alors le deuxième Temps fort (Carême  -Pâques-Pentecôte), et enfin la suite des Dimanches du Temps ordinaire.

Pour chaque dimanche de l’année, trois lectures sont prévues : la première est tirée de l’Ancien Testament ; la seconde est un passage d’une lettre apostolique (principalement de Paul) ; la troisième est l’Evangile du dimanche et c’est ce dernier qui donne la tonalité à la liturgie du jour.

Il y a un lien voulu entre le texte de l’Evangile et le passage de l’Ancien Testament qui a été choisi comme première lecture, en revanche, il n’existe, en général, pas de lien entre la deuxième lecture et les deux autres. Pour les grandes fêtes, les trois textes se répondent, par contre pour le carême  , il n’y a pas de lien évident entre l’ Evangile et le texte de l’Ancien Testament.

En reformulant la notion de Révélation divine, le Concile Vatican II a d’abord voulu rappeler que toute vie chrétienne est d’abord une écoute de la parole de Dieu.

Evelyne Montigny
Croire