Lundi 3 décembre 2012 — Dernier ajout lundi 15 juin 2015

Prendre son souffle Enregistrer au format PDF

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Un nouveau temps s’ouvre à nous : l’Avent. Bien plus qu’une période liturgique, c’est un parcours à vivre. Laissons-nous habiter et émerveiller pour nous laisser visiter.

Pour que nous ne manquions pas de souffle d’Evangile, voici l’AVENT !


Avec son orthographe dérangeante, pour nous, qui vivons le plus souvent fébrilement dans l’ « avant », en-deçà de l’évènement attendu ! Tout nous y pousse : agendas, planning, assurances, crédits, projets … Et comme c’est important ! Mais précisément, c’est peut-être là, dans ce temps calculé programmé, que l’AVENT intervient à la manière d’un courant d’air frais, venu d’ailleurs. Ce mot proprement chrétien ouvre un temps liturgique, qui court sur 4 semaines : du dimanche 2 décembre au dimanche 23 décembre.

 Le risque de la Foi

D’étape en étape c’est sur un « registre nouveau » que nous sommes appelés à choisir notre vie. Pas de sécurité assurée pour l’avenir, mais le beau risque de la Foi, de l’Espérance et de la Charité, à ancrer dans le présent lourdement concret du quotidien. Avec Lui, nous voici réappelés à marcher « avec courage » dans l’espérance, « car le Seigneur accomplira sa promesse de bonheur », rappelle le Prophète Jérémie le 1er dimanche de l’AVENT. Tandis que l’évangile nous invite à la vigilance : « Rester éveillés et prier ».

Avec Lui, suivre un chemin de droiture et de paix ! Cette 2e semaine de l’AVENT, nous invite à tout mettre en œuvre pour aplanir montagnes et collines de nos vies, pour redresser les courbes de nos chemins. Pour abaisser les collines qui limitent nos « horizons », pour combler ravins et vallées !
Nous abaissons des collines d’égoïsme, de fierté et d’orgueil, chaque fois que nous arrêtons de blesser quelqu’un. Chaque fois que nous renonçons à être le plus fort, et que nous avouons notre faiblesse.
Nous comblons des vallées de solitude, de détresse, de conflits, chaque fois que nous sourions, que nous prenons quelqu’un par la main, chaque fois que nous faisons le premier pas !
Nous aplanissons une route vers la tolérance, vers la réconciliation, vers la sérénité, chaque fois que nous respectons l’opinion d’un autre, ou que nous demandons pardon, chaque fois que nous vivons en paix avec nous-mêmes.

 S’étonner et s’émerveiller de Dieu

Car il s’agit bien de reprendre souffle et de marcher ! Non pas seul et sans but, mais avec « Jésus, le Christ ». Lui pour qui le DON a pris la forme de l’abandon.
Avec Lui, comme les disciples Jacques et Jean, et les autres, continuer d’avancer, de réussites en ratés, de déroutes en confiances. Et en tout cela, « S’étonner et s’émerveiller de Dieu » selon les quelques mots confiés à RCF par notre évêque à son retour du Synode des évêques à Lourdes.
Ainsi, nous préparerons la venue pour notre terre du « serviteur de la Paix ». C’est la Bonne Nouvelle que proclame Jean-Baptiste en ce 3e dimanche de l’AVENT. Jubiler, crier de joie, le Seigneur est en nous relation d’amour !
Avec Marie, servante du Seigneur, la première en chemin, en ce 4e dimanche de l’AVENT, préparons, nous aussi, le temps de la « Visitation » du Christ – Sauveur qui vient pour que les hommes soient « demeures » d’un Dieu qui s’est fait enfant, et qui est né d’une humble femme de Palestine ! Il vient encore au creux de nous, apportant la Paix, au plus intime de l’être et jusqu’aux extrémités de la terre ! Il fait tressaillir d’allégresse ceux qui accueillent humblement son message de paix.

Père Pierrick Jégonday
Curé de la Paroisse Notre-Dame de Grande Puissance de Lamballe