Lundi 8 octobre 2012

Prier la Vierge Marie. Enregistrer au format PDF

Prier la Vierge Marie

Le 7 octobre, c’est la Fête de Notre-Dame du Rosaire, qui fait qualifier tout le mois de « mois du Rosaire ». Une forme de piété, heureusement répandue, incitera donc beaucoup de catholiques à réciter encore plus volontiers le chapelet pour le plus grand bénéfice de toute la communauté. C’était aussi le thème du pèlerinage diocésain (du mois de septembre à Lourdes) : « Avec Bernadette, prions le chapelet ».

Le culte de la Vierge Marie, grandement recommandé par le Concile Vatican II, dont nous fêterons le 50e anniversaire, le 11 octobre, en la cathédrale de Saint-Brieuc, et éclairé par les magnifiques textes des Papes Paul VI, Jean-Paul II, Benoît XVI, tient une place importante dans la vie et la prière de l’Église. Les grandes fêtes mariales jalonnent l’année liturgique et Marie est présente à chaque grande fête du Seigneur. Mais on se trompe sans doute quand on veut tout soumettre au culte de la Vierge. Le Dimanche a toujours une priorité sur une fête secondaire de la Vierge Marie.

Chaque fois que nous nous rendons à Lourdes, à Querrien et dans les autres lieux de pèlerinages qui lui sont dédiés, Marie ne retient jamais pour elle une louange, elle nous invite inlassablement à nous tourner vers l’Eucharistie, la réconciliation, la charité fraternelle et à être toujours à l’écoute des petits.

Le Catéchisme de l’Église Catholique rappelle l’excellence de toutes les formes traditionnelles de piété, parmi lesquelles le Rosaire, qui entourent la vie sacramentelle de l’Église. Citant le Concile, il précise « ces formes doivent être réglées en tenant compte des temps liturgiques et de façon à s’harmoniser avec la liturgie, à en découler d’une certaine manière, parce que la liturgie, de sa nature, leur est de loin supérieure ».

Comment bien méditer le Rosaire ?

Il est assez facile et très enrichissant de faire l’unité entre la récitation du Rosaire et la Liturgie, en demandant à Marie de nous guider dans la « Lecture Sainte » des textes de la messe du jour. Entre les dizaines, on lit une phrase de la première lecture, du psaume ou de l’Évangile et on la « déguste » pendant toute la dizaine qui suit. C’est entrer avec Marie dans l’intimité de son Fils, le Christ, pour mieux Le connaître et se laisser imprégner et transformer par la Parole de Dieu. Le seul souci de Marie, c’est de donner son Fils au monde et de guider vers Lui tous ses enfants. Selon une expression de Jean-Paul II : « Elle marche avec l’Église dans son pèlerinage de foi ».

Soyons nombreux en ce mois d’octobre à prier Marie dans cet esprit, dans nos églises, dans nos foyers, en nous réunissant par quartier. Portons dans notre prière le Synode qui va se dérouler à Rome, le Synode pour la nouvelle évangélisation ; l’Église de France. Cette année, les Évêques vont se retrouver par régions apostoliques à Rome pour leur visite « ad limina » *, sans oublier les vocations sacerdotales et religieuses, et aussi les familles pour qu’elles soient soucieuses de l’Éveil à la foi de leurs enfants.

Marie est pour tous une Mère.

André Perrot, curé des Paroisses d’Erquy-Fréhel et de Pléneuf

  •  : La visite « ad limina » est d’abord un pèlerinage sur les tombeaux des Apôtres Saint-Pierre et Saint Paul. Elle manifeste également la communion des Évêques, successeurs des Apôtres, avec le Saint-Père, successeur de Pierre et elle renforce les liens entre les diocèses voisins et entre provinces proches.