Mardi 10 décembre 2013 — Dernier ajout jeudi 2 janvier 2014

S’habiller de bienveillance. Enregistrer au format PDF

Au début de cette nouvelle année, nous allons présenter nos voeux aux membres de nos familles et aux personnes que nous rencontrerons. Comme voeu, je vous invite à vous revêtir de « L’Habit de La Bienveillance ».

« Bienveillance »… Comme le mot l’indique « être bien-veillant » c’est chercher à « Voir du Bien » chez l’autre.

C’est donc une question de regard. Il nous faut avouer qu’il est parfois difficile de porter sur les personnes qui nous entourent un regard qui cherche d’abord à découvrir tout le bien, tout le bon qui les habitent. Et pourtant en réfléchissant, je dois admettre que tou-te personne a une part de mystère qui m’invite à ne pas la juger sur les apparences. Qui peut percer tota-lement le jardin secret de l’autre. Même une person-ne méchante et mauvaise ne peut être que cela. Lorsque les regards extérieurs l’enferment dans ce rôle, le bon qui est forcément en elle, a bien du mal à se révéler.

En étant bienveillant, nous autorisons au bon, au bien qui est dans l’autre, d’avoir la possibilité de prendre le dessus.

« Bienveillance »… Il est possible de comprendre ce mot comme une invitation à veiller au bien de l’autre. Là se situe notre responsabilité d’humains.

Un conte chinois peut nous aider à nous revêtir de « L’Habit de Bienveillance ».

Un mandarin partit un jour dans l’au-delà. Il arriva d’abord en enfer. Il vit beaucoup d’hommes attablés devant des plats de riz. Mais tous mouraient de faim, car ils avaient des baguettes longues de deux mètres, et ne pouvaient s’en servir pour se nourrir. Puis il alla au ciel. Là aussi il vit beaucoup d’hommes attablés devant des plats de riz. Et tous étaient heureux et en bonne santé, car eux aussi avaient des baguettes longues de deux mètres, mais chacun s’en servait pour nourrir celui qui était assis en face de lui.

Les premiers, sans doute enfermés sur eux-mêmes n’a-vaient pas su inventer la solution. Les seconds ont deviné, qu’en se servant des baguettes d’une autre manière, ils pouvaient trouver le bonheur d’être ensemble.

La communauté humaine comme la communauté chrétienne doit inventer les moyens de revêtir « L’Habit de Bienveillance ». Serons-nous astucieux pour vivre le partage de LA PA-ROLE DE DIEU, nous entraider dans les déplacements et inventer des lieux où nous pourrons faire « COMMUNAUTE » pour le bien de tous ?

Alors la nouvelle année sera bonne et heureuse, grâce à la bienveillance. Père Olivier Guitton