Mercredi 28 février 2018

SOS bienveillance Enregistrer au format PDF

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Comment le message de Jésus, Prince de la Paix à Noël, peut-il éclairer notre réflexion pour plus d’attention à l’autre et à soi-même ?

Dans le mot bienveillance on peut deviner deux mots incitant à deux attitudes : BIEN et VEILLE. Autrement dit veiller à faire du bien. Belle perspective si réellement elle est mise en application dans sa double signification. Le double sens de ce terme conduit à faire du bien à l’autre sans oublier de se faire du bien à soi-même.

En réalité, les personnes bienveillantes pensent plus souvent à autrui qu’à elles-mêmes ce qui peut provoquer des déboires corporels et/ou psychiques. A l’inverse, les personnes centrées sur elles-mêmes, estiment comme un dû, une évidence, que les autres soient bienveillantes à leur égard, alors qu’elles ont tendance à ne s’occuper que d’elles-mêmes en oubliant l’attention à l’autre. La parole de Dieu nous rappelle que la vie communautaire, la vie du chrétien ne correspond pas à cette valeur nombrilisme. Les commandements de Dieu que Moïse a reçus nous indiquent clairement ce que nous devrions mettre en pratique. *…+ »Honore ton père et ta mère, afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu. Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton pro-chain. Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son servi-teur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient. »

De même les Béatitudes nous présentent le bonheur, à la manière de Jésus, mais accessible à tous. Les Béatitudes sont : LE COEUR DE L’ÉVANGILE à la condition de retrouver Jésus-Christ vivant à travers chaque parole. « Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux est à eux. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux les affligés, car ils seront consolés. Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on vous calomnie de toutes maniè-res à cause de moi. Soyez dans la joie et l’allégresse, car votre récom-pense sera grande dans les cieux. » (Matthieu 3, 1-12)

Dans le texte biblique (1 Corinthiens 12,1-30) Paul compare l’Église, la communauté chrétienne, à un corps. « Prenons une comparaison : le corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ. » (1 Corinthiens 12,1-30)

La diversité qui règne dans le corps est juste et utile à l’ensemble. Il serait inimaginable de la supprimer sous prétexte qu’un membre serait plus important ou moins important qu’un autre. Tous ont besoin les uns des autres.

Puisque la diversité est réelle et nécessaire, il faut néanmoins être attentif au fait que le risque de scission est toujours actuel.

Ce n’est que lorsque tous les membres dans leurs diverses fonctions travaillent harmonieusement ensemble que le corps se porte bien. Alors soyons certains les uns et les autres que tout est possible.

BIEN VEILLANCE Michelle Gérel Animatrice LME

Voir en ligne : http://croire.la-croix.com/Abonnes/…