Mardi 18 juillet 2017

Une messe du Réconfort sous le signe de la Visitation Enregistrer au format PDF

Le mercredi 31 mai, jour de la Visitation de Marie, a été célébrée à l’église Saint-Martin de Lamballe, la messe du Réconfort. Elle a rassemblé de nombreux malades venus de toute la paroisse

Une longue procession de personnes en fauteuils s’est dirigée vers l’église : résidents de l’hôpital conduits par des bénévoles, résidents du foyer logement, personnes de « la ville et de la campagne » Parmi eux, des enfants de la catéchèse paroissiale et des jeunes de l’aumônerie de l’Enseignement Public. Odile Jan, aumônier de l’hôpital de Lamballe, malgré son handicap momentané, avait réussi en liaison avec la paroisse à réunir de nombreux bénévoles pour organiser cette célébration : équipe de l’aumônerie et de l’animation de l’hôpital, Hospitalité diocésaine, Présence fraternelle, catéchistes et les membres actifs du « clocher » Saint Martin. La chorale a contribué à la beauté de la cérémonie. La messe a été célébrée par le Père Moutel, notre évêque, entouré par Pierrick Jégonday, curé de la paroisse, le Père Prosper et le Père Olivier Guitton, prêtre accompagnateur de l’aumônerie de l’hôpital. Sous le regard du beau tableau de la Visitation peint par Marie Puel, le sacrement du Réconfort a été donné à de nombreuses personnes par l’évêque et les trois prêtres.

 Impressions de résidents de l’hôpital

Pour Guy et Paulette « C’était grandiose ! Magnifique ! », Michèle : « Que de monde ! » Geneviève : « Il n’y a pas assez de célébrations comme çà. J’ai bien aimé la présence des enfants, c’est plus vivant ». Pour Anne : « Il faut recommencer plus souvent. En plus çà nous permet de sortir un peu ». Alex a noté « La simplicité de notre évêque et sa proximité avec les gens » ainsi « qu’une liturgie sobre et belle ». Marie : « Une jolie promenade pour aller dans une belle église pour prier la Sainte-Vierge ». Anne a reçu le sacrement du Réconfort : « C’était émouvant. J’étais heureuse de recevoir ce sacrement des mains de notre évêque ». Antoinette : « Une belle fête et çà chantait bien ! » Marie et Maria, toutes les deux accompagnées par leur fille, ont apprécié « Ce beau moment qui nous réconforte ! » A noter un petit moment d’émotion quand un des jeunes s’est aperçu qu’il accompagnait une personne de même nationalité que lui ; ils ont pu échanger en polonais, se promettant de prochaines rencontres. La cérémonie s’est terminée autour du verre de l’amitié permettant ainsi à l’évêque de rencontrer et d’échanger avec les nombreux participants à cette assemblée joyeuse et priante.

Daniel Plestan

 Témoignages des jeunes de l’Aumônerie de l’Enseignement Public

« C’était la première fois que j’accompagnais les résidents de l’hôpital pour participer à la messe du réconfort. J’ai été touché par la gentillesse des personnes âgées. Cela m’a permis de discuter avec une dame même si parfois le dialogue était difficile en raison de son état de santé. C’était un vrai bonheur de voir le sourire de toutes ces personnes et leur joie d’être entourées de jeunes et d’enfants surtout au moment de recevoir le sacrement du réconfort. Bref, c’est quand même beaucoup plus enrichissant que de rester jouer chez moi à la console. Je compte bien retourner apporter mon aide à la prochaine occasion. » Nolan

J’ai bien aimé aider la communauté des personnes âgées à se rendre à l’église. J’avais du mal à communiquer avec le Monsieur que je poussais car légèrement atteint d’Alzheimer. C’était un peu long et pas très facile de placer les personnes dans l’église. Je pense qu’il faudrait peut-être une meilleure organisation et surtout plus rapide par respect pour ces personnes qui fatiguent vite. Lors du sacrement du réconfort, j’ai accompagné une dame qui était seule. Elle m’a fait un grand sourire : elle était heureuse de m’avoir à ses côtés. Je remercie Odile, l’aumônier de l’hôpital, pour nous avoir fait confiance et pour sa gentillesse. Eliott

« J’aime beaucoup aider les gens. C’était enrichissant car j’ai appris beaucoup avec la personne que j’accompagnais sur sa jeunesse. Elle vient de Pologne, comme moi. Elle me rappelait ma grand-mère. Nous avons parlé en polonais de notre pays, de l’importance de la famille et de la religion. Elle était heureuse de parler polonais, cela ne lui était pas arrivé depuis longtemps. Elle était heureuse d’aller à St Martin pour la première fois et très heureuse de vivre cette belle messe. Avec les autres jeunes, c’était un esprit d’équipe, présents auprès des anciens. J’ai apprécié que nous soyons sollicités pour aider les personnes ou pour s’impliquer dans la célébration. On ne demande rien en retour et pourtant on reçoit beaucoup ! J’ai beaucoup aimé la procession de l’huile : les 4 grandes bougies portées par les grands jeunes, comme des aînés qui avancent avec les plus jeunes du CM2 portant des lumignons. » Sébastian

Pendant cet après-midi, j’ai pu accompagner une dame âgée à la messe de St Martin. Ce temps m’a permis non seulement d’échanger avec cette dame mais aussi de lui apporter du réconfort. C’est une expérience très enrichissante que je renouvellerai avec grande joie. D’ailleurs je me pose une question : est-ce possible, par exemple le mercredi, de rendre visite à une personne qui n’aurait pas beaucoup de visite de sa famille ? Passer du temps avec elle, lui faire prendre l’air un peu… Certaines personnes me faisaient de la peine et une heure ou deux par semaine, ça ne coûte rien ! Camille

 Extraits de l’homélie de Mgr Denis Moutel

« Aujourd’hui, fête de la Visitation. Marie est au cœur de l’Église. *…+ Nous ne nous trompons pas quand nous nous tournons vers la Vierge Marie pour vivre notre foi, pour nous tourner vers le Seigneur. *…+

Aujourd’hui, c’est un jour de joie parce que c’est une rencontre entre deux futures mamans. Cette rencontre présente un contexte de joie, de mouvement. Pourquoi parler de joie quand parfois on n’est pas bien dans son corps, on a mal, on est fatigué ? Pourquoi nous demander d’être joyeux ?

La joie que nous donne Marie est l’Esprit Saint. La joie n’est pas d’avoir eu aucun problème. La joie que nous donne l’Esprit Saint est celle de la confiance. C’est ce que le Seigneur va nous dire dans le Sacrement des malades : « Tu es mon Enfant Bien-Aimé ». Tu fais partie de la famille de Dieu. Jamais Dieu ne va nous abandonner. « Je suis avec vous jusqu’à la fin des temps. »

Chaque fois que l’on écoute la Parole de Dieu, chaque fois que l’on reçoit un sacrement (aujourd’hui, le sacrement des malades), c’est pour être missionnaires. Cet amour divin qui nous parle à travers le cœur, on ne le garde pas pour nous. On le partage comme on peut avec ce que l’on a.