ACTUALITÉ Enregistrer au format PDF

Actualité  , événements, agenda.

Actes du synode diocésain Choisir l’espérance

Plus de 5000 personnes se sont rassemblées ce dimanche de Pentecôte au parc des expositions de Brézillet.

Mgr Denis Moutel a promulgué les 36 décisions que l’assemblée synodale a votées comme prioritaires.

Elles sont organisées en quatre parties :

  • témoigner,
  • aller à la source,
  • former des communautés chrétiennes missionnaires,
  • servir les personnes.

https://vimeo.com/220324438

Agenda

Tous les événements de la paroisse, classés par date.

Aller au désert…

Méditation de Carême  

Bonne Année !

Bonne année et bonne santé

Pour arpenter 365 jours.

Je vous souhaite l’entrain

Aux semailles printanières

Et du miel et du blé

Quand mûrira l’été.

Bonne année et joie

Pour illuminer votre vie.

Je vous souhaite aux lèvres

Mille et mille sourires

Et des chansons et des musiques

A faire danser l’univers.

Bonne année et courage

Pour affronter les orages.

Je vous souhaite au cœur

Au creux du malheur,

Assez de force et de douceur

Pour essuyer les larmes.

Bonne année et espérance

Pour inventer de nouveaux chemins.

Campagne du denier 2017

 Qu’est-ce que le Denier ?

Créé par l’Eglise catholique en France après la séparation des Eglises et de l’Etat en 1905, le « denier du clergé » a été institué pour permettre le traitement des prêtres qui était jusqu’alors pris en charge par l’Etat qui ne peut plus subventionner les cultes. Cette collecte auprès des fidèles s’est ensuite appelée « denier du culte », terme encore souvent employé, avant de devenir en 1989 le « denier de l’Eglise », puis récemment le « Denier ». Dès 1906, évêques et prêtres font donc appel à la générosité des fidèles pour assurer leur vie matérielle à travers cette contribution volontaire qu’est le Denier.

 Pour un don de 100 € au Denier

61 € pour les salaires, la formation et les déplacements des prêtres et des laïcs en mission 18 € pour les charges et l’intendance ménagère des presbytères 18 € pour les charges sociales, retraites et maladie 2 € pour les frais de collecte 1 € pour la formation des séminaristes

 Objectif 2017 de la campagne

Rajeunir l’âge des donateurs en s’adressant aux 30-50 ans

Une enquête, initiée par la Conférence des Evêques de France en 2014, en partenariat avec l’agence de conseil en communication 2M Corporate, et la société d’études COMISIS, a permis de mettre en lumière plusieurs évolutions à apporter à la collecte du Denier. Un des objectifs prioritaires des prochaines campagnes du Denier vise à « centrer en priorité sur la ‘conquête’ d’une nouvelle cible de donateurs plus jeunes (30-50 ans) afin d’assurer le renouvellement d’une génération de donateurs plus âgés ». Concernant le Denier, les études indiquent que ce don n’est pas considéré comme « un don comme les autres ». Il n’est pas ressenti comme un appel à la générosité mais plutôt comme un signe d’appartenance ou de fidélité envers l’Église. Le Denier est donc vu comme une contribution volontaire et sans tarif. Chacun donne en fonction de ses possibilités.

 Le contexte costarmoricain

Dans les Côtes d’Armor, les dons effectués au Denier permettent de :

  • financer le traitement des prêtres en activité et les petites retraites de ceux qui n’exercent plus,
  • participer aux frais de formation des séminaristes, des prêtres et des laïcs,
  • contribuer aux salaires des personnes qui mettent au service de la mission des compétences humaines, spirituelles ou techniques (secrétaires, laïcs en charge de la catéchèse, etc.),
  • financer le fonctionement et les services aux fidèles : maisons paroissiales, communication, frais courants, etc.

  Pour mémoire

En 2016, dans le diocèse de Saint-Brieuc, le Denier de l’Eglise a rapporté 2 059 319 € contre 2 027 347 € en 2015. En 2016, 14 872 personnes ont contribué au Denier dans les Côtes d’Armor, soit 50% des personnes pratiquantes du diocèse de Saint-Brieuc. En 2015, c’était 15 120 personnes qui avaient répondu à l’appel du diocèse.

Voir aussi en ligne la vidéo humoristique des jeunes catholiques du Diocèse de Lyon

Carême : partage

La campagne du Carême   2017 pour le CCFD (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement-Terre solidaire) a pour thème : « Citoyens responsables : transformons la clameur du monde en espérance. »

 Écouter

Face à une actualité   internationale dominée par la violence, les conflits, la détresse de ceux qui fuient leur terre à la recherche d’un lieu de paix, il est important d’être attentifs aux cris d’ici et de là-bas. Les cris du monde, de la société, de la Création, des plus pauvres, les cris du désespoir, les cris des urnes.

 Comprendre

Ces cris, nous les entendons, nous devons prendre conscience d’être d’une même humanité, d’habiter une même Terre et de partager un même avenir.

 Espérer Croire Oser

C’est pourquoi le CCFD-Terre Solidaire propose aux croyants, dans le cadre de la mission qui lui a été confiée par la Conférence des Évêques de France, une démarche spirituelle à l’occasion du Carême  .

 Agir Célébrer

Cette démarche se compose d’un chemin en plusieurs étapes pour laisser résonner en chacun la clameur de la Terre, le cri des hommes, la violence et les efforts de paix, ici et là-bas et les transformer en espérance.

En juillet 2016 à Cracovie, le pape François s’adresse aux jeunes : « Dieu nous invite à être des acteurs politiques, des personnes qui pensent, des acteurs sociaux… Dieu nous enseigne à le rencontrer en celui qui a faim, qui a soif, en celui qui est nu, dans le malade, dans l’ami qui a mal tourné, dans le détenu, dans le réfugié… ». «  Voulez-vous changer le monde ?  » leur demande-t-il à plusieurs reprises.

Cette interpellation nous est adressée à chacun en ce temps de Carême   qui est un temps de vérité et de ressourcement de nos convictions : Voulons nous changer le monde ? Et si nous le voulons, voulons-nous changer notre vie ?

Vivre la conversion du regard et de l’écoute, renouveler notre sens du bien commun, de notre vie commune, redonner sens à la citoyenneté, cette conscience d’être d’une même humanité, d’habiter une même terre et d’être engagés vers un même avenir !

La conversion à l’Espérance de Pâques commence par l’action partagée avec celui dont nous nous faisons proche, qu’il soit d’ici ou de là-bas. Consentons à laisser l’Esprit nous travailler !

 Partager

Donner ce que l’on peut à partir de ce que l’on a pour participer aux projets de la solidarité   internationale portés par le CCFD-Terre-Solidaire n’est pas simplement une bonne action ou seulement une question d’argent. C’est une démarche qui s’inscrit dans la signification du Carême   chrétien, temps de conversion et de ressourcement. En nous tournant vers l’autre, celui qui lutte pour survivre, celui qui demande à être respecté dans sa dignité, dans ses droits et dans ses liens communautaires, c’est vers le Christ que nous nous tournons.

Le temps du Carême   nous rappelle les trois attitudes essentielles du croyant : la prière, le jeûne et le partage.

  • PRIER : faire mémoire de l’autre et le nommer devant Dieu.
  • JEÛNER : faire le choix de la sobriété et limiter volontairement notre consommation pour nous ouvrir aux appels de l’Autre.
  • PARTAGER : s’engager dans la collecte, considérer les besoins vitaux des sœurs et frères avec qui nous sommes appelés à partager ce que nous avons nous mêmes reçu.

Nous grandissons ensemble en humanité à partir de ce que nous partageons. Nous donnons ce que nous pouvons, ce que nous avons, ce que nous sommes. Nous recevons beaucoup de ce qu’ils sont, au loin, et de ce qu’ils deviennent. Nous apprenons à conjuguer le POUR et le AVEC.

Bon chemin de Carême   2017

Dans notre diocèse, exceptionnellement, la quête pour le CCFD, sera au cours des messes du week-end des 25 et 26 mars.(4e dimanche du Carême  )

Merci de votre générosité.

Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique

Mgr MOUTEL
Mgr MOUTEL

Les évêques de France viennent de publier une lettre « aux habitants de notre pays » [1]. Ce texte est court et très abordable ; je souhaite qu’il soit lu très largement dans notre diocèse. Nous ne pouvons pas en effet regarder à distance les difficultés des projets collectifs et de l’action politique en notre pays. Si les évêques prennent la parole, c’est parce que « les catholiques, citoyens à part entière, … ne peuvent se désintéresser de ce qui touche à la vie en société, la dignité et l’avenir de l’homme » (Page 13). C’est la tristesse et le découragement qui sont remarqués : « lassitude, frustrations, parfois des peurs ou même de la colère » (12). Les évêques n’indiquent évidemment pas le « bon choix » politique, ils ne donnent pas non plus de leçon à tous ceux qui s’engagent dans l’action publique, certes décriée mais difficile aussi. Au-delà de « la » politique pour laquelle nous aurons à poser un vote important dans six mois, c’est « le » politique qu’il s’agit de servir, en recherchant l’intérêt général, le bien commun. Parmi les chemins ouverts dans cette lettre, je veux en souligner deux :

 Le dialogue

Nous ne pouvons pas nous contenter d’ajouter les unes aux autres les revendications particulières. C’est le dialogue entre les diverses composantes de la société qui peut permettre le dépassement de l’individualisme ou de la seule mise en avant de son bon droit : « Le vrai compromis est plus qu’un entre-deux, simple résultat d’un rapport de force. C’est, à partir de positions différentes, entrer dans un vrai dialogue où l’on ne cherche pas à prendre le dessus mais à construire ensemble quelque chose d’autre, où personne ne se renie, mais qui conduit forcément à quelque chose de différent des positions de départ. Ce ne doit pas être une confrontation de vérités, mais une recherche ensemble, en vérité. » (58) Les évêques rappellent au passage que les croyants doivent être inclus dans ce dialogue, comme citoyens bien sûr, mais sans qu’ils soient invités poliment à ranger leurs convictions profondes dans les placards de la sacristie ! La laïcité de l’État n’est pas la laïcité de la société, un projet restrictif qui consisterait à « expulser le religieux de la sphère publique vers le seul domaine privé où il devrait rester caché. » Dans notre département, les catholiques ont largement montré cette capacité d’engagement pour le bien commun (que l’on pense au développent agricole ou aux responsabilités territoriales).

 La question du sens

« Un idéal de consommation, de gain, de productivité, de produit intérieur brut, de commerces ouverts chaque jour de la semaine, ne peut satisfaire les aspirations les plus profondes de l’être humain qui sont de se réaliser comme personne au sein d’une communauté humaine. » (48) Puisqu’on ne peut faire vivre une communauté avec des discours seulement gestionnaires, qu’est-ce qui fonde, qu’est-ce qui donne du sens à l’action politique ? La question centrale est posée dans la lettre des évêques : « qu’est-ce qui fait qu’une vie mérite d’être donnée aujourd’hui ? Pour quoi suis-je prêt à donner ma vie aujourd’hui ? » (52) Prendre ou donner … Se servir ou servir … ? C’est la seule question vraiment importante de notre vie. Celui qui donne connaît la joie, celui qui aime connaît Dieu.

+ Denis Moutel évêque de Saint-Brieuc et Tréguier

[1Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique, Bayard/Cerf/Mame, Paris, octobre 2016.

Diaporama sur Le Bénin présenté par le Père Louis

Diaporama sur Le Bénin à la salle des fêtes de Plédéliac le vendredi 30 juin à 20h30

Le Père Louis Manako, prêtre originaire du Bénin et en service sur les paroisses de Lamballe et du Pays de Jugon, présentera le vendredi 30 juin prochain un diaporama sur le Bénin :

  • -la situation géographique,
  • -la vie politique, économique, sociale, culturelle et religieuse.

Vous êtes invités à cette belle soirée récréative qui vous laissera un bon souvenir inoubliable.

Mille regrets aux absents !

L’entrée est gratuite, cependant une participation libre pour la location de la salle est laissée à la possibilité de chacun et chacune.

Élections 2017 : Mgr d’Ornellas propose trois points de repères

Nul ne peut s’appuyer sur des propos simplistes ou sur des caricatures pour réfléchir au choix que nous devons faire ce dimanche 7 mai. L’élection présidentielle mérite mieux ! Garder raison est fondamental afin que chacun vote avec sagesse. La haine ou la violence, d’où qu’elle vienne, verbale ou physique, n’est pas tolérable et fait toujours du mal en divisant. Nous, catholiques, nous voulons, avec d’autres, travailler au « bien commun » !

En gardant raison, trois points au moins apparaissent :

  La construction de l’Europe demeure un enjeu essentiel pour la paix, en nos pays et dans le monde.

Le pape François recevant le 24 mars dernier les chefs d’État européens ne s’y est pas trompé : « Je pense que l’Europe mérite d’être construite. » Robert Schuman, dont la cause de béatification est en cours, exprimait le vœu que « l’Europe préfigure la solidarité   universelle de l’avenir ». Que grandisse donc la solidarité   pour que la paix – si chère et si fragile – perdure sur notre continent ! Voilà une belle et grande ambition, certes pas facile, mais qui devrait tous nous entraîner !

  L’amour du pauvre et l’accueil de l’étranger sont au cœur des Évangiles et de toute la Bible.

Sur le terrain, je rencontre tant de personnes qui agissent de façon déterminée dans ce sens, que ce soit dans les paroisses ou dans les associations : les pauvres et les étrangers deviennent leurs amis. Les derniers Papes n’ont pas cessé de nous appeler à nous engager sur cette voie qui construit l’avenir. En Égypte, le pape François vient de rappeler l’importance de « l’amitié entre des traditions différentes ». L’Europe, avec notre pays en son sein, doit en donner l’exemple, comme le voulaient ses Pères Fondateurs soucieux de paix. Que la charité chrétienne continue de produire ses fruits, aussi difficile cela soit-il ! Cette charité a irrigué notre Grand Ouest et le fera encore. Voilà une promesse qui donne du souffle !

  Bien sûr, nous entendons la clameur de ceux qui sont délaissés ou oubliés.

Nous sentons bien qu’un effort nouveau, courageux et déterminé doit être fait pour que la pauvreté recule. Libérer l’économie dans la justice pour tous et dans l’adaptation du travail pour tous est un enjeu essentiel. Sur le terrain, j’ai rencontré des acteurs économiques et sociaux qui travaillent jour après jour « pour une économie humaine », c’est-à-dire une économie qui inclut chacun sans exclure personne. Le pape François l’a rappelé le 4 février dernier en osant cette formule : « l’économie de communion ». Cette économie se développe en étant ouverte sur le monde. Voilà un beau et nécessaire défi qui mobilise les énergies dans le bon sens ! C’est pourquoi, nous, catholiques, nous nous sentons appelés à voter dans le sens de cette ambition, de cette promesse et de ce défi.

Rennes, le 28 avril 2017

+Pierre d’Ornellas Archevêque de Rennes, Dol et Saint-Malo

Festival Notre Dame 2017

Après les fêtes de Pâques, vient la nouvelle édition du Festival Notre-Dame. Cette année, l’équipe « Force de propositions » nous propose un temps d’intériorité sur nous-mêmes.

Le thème Méditation, spiritualité. Une voie utopique ou un chemin pour l’homme d’aujourd’hui ?

La semaine du Festival s’échelonnera du lundi 1er mai au dimanche 7 mai. Notez déjà dans vos agendas. Des précisions seront apportées dans le prochain bulletin.

Un thème qui répond aux besoins de la société actuelle. Ce Festival sera présidé par le Père Abbé de Timadeuc, Père Benoît.

Propositions

Soirées débats dans les cafés avec différents thèmes suivant les soirées ou les jours :

  • -Qi Qong,
  • -Présentation de St Jacques de Compostelle,
  • -Méthode Vittoz,
  • -Les neurosciences,
  • - Un philosophe.

Conférences :

  • Conférence avec un thérapeute musicien.
  • -Conférence avec le Père Abbé de Timadeuc et un moine bouddhiste et en Table Ronde les intervenants des soirées débats.

Marche nocturne sur les landes de La Poterie. Temps d’arrêt pour écouter un texte de la Bible, écouter un morceau de musique, écouter le silence… Puis, veillée de chants autour du Calvaire des Landes.

Animation pour les scolaires (jeudi 4 mai)

Éveil à la foi (samedi 6 mai)

Liturgie

Chaque jour, une messe ou un temps de spiritualité

-Messes le :

  • lundi (Collégiale), ouverture du Festival
  • mardi (Meslin),
  • mercredi (Landéhen),
  • jeudi (St Jean),
  • vendredi (St Thomas) avec Adoration
  • dimanche (Collégiale) clôture du Festival
  • -Chapelet le mercredi 3 mai à la Collégiale
  • -Partage d’Evangile avec le Secours catholique
  • -Dialogue contemplatif à la Collégiale

Interview du Pape François au quotidien espagnol El Pais

Le Pape François a accordé une longue interview au quotidien Espagnol El Pais, publiée ce dimanche 22 janvier. Il aborde différents sujets, de la Sainteté de l’Eglise aux critiques contre la Curie Romaine, et de Donald Trump au rôle de la femme dans l’Eglise. En voici un résumé thématique

 Une Eglise proche des gens

François affirme qu’il n’a pas changé depuis qu’il est devenu Pape : « Changer à 76 ans, c’est revenir à se maquiller » dit-il. Certes, il ne pas faire tout ce qu’il veut, mais il a gardé en lui ce côté prêtre de la rue qui souhaite rester proche des gens. Ce qu’il craint le plus pour l’Eglise, c’est qu’elle s’éloigne des gens. Le cléricalisme est selon lui « le pire mal qui puisse aujourd’hui frapper l’Eglise ». Un pasteur anesthésié s’éloigne de la réalité concrète du monde et devient un fonctionnaire. « Une Eglise qui n’a pas le sens de la proximité n’est pas une Eglise », c’est une ONG qui fait de la bienfaisance. Or la proximité, dit François, « c’est pouvoir toucher dans son prochain la chair du Christ ».

 Les Saints font la révolution

François critique le fait que l’on parle « avec facilité de la corruption de la Curie Romaine ». « Il y a des corrompus », admet-il, mais il y a aussi de nombreux Saints. Des personnes qui ont sacrifié leur vie au service des autres. Ce sont eux les véritables acteurs de l’histoire de l’Eglise. Ceux qui « ont brulé leur vie pour concrétiser l’Evangile. Ces saints sont ceux qui nous ont sauvés ». C’est, explique le Saint-Père, la révolution des saints. Des Saints qui sont aussi des pères, des mères, et des grands parents qui travaillent chaque jour dans la dignité, et qui par leur témoignage de vie, font avancer l’Eglise. C’est pour François « la classe moyenne de la sainteté », et « la sainteté de ces personne est immense ».

 Oui aux critiques fraternelles et ouvertes

Le Saint-Père répond à une question sur les réactions des courants plus traditionnels qui interprètent tout changement comme une trahison de la Doctrine : « Je ne fais aucune révolution, j’essaie seulement de faire avancer l’Evangile », dit-il. Mais « la nouveauté de l’Evangile crée la stupeur car elle est essentiellement scandaleuse ». Le Pape explique qu’il ne sent pas incompris, mais « accompagné par toutes sortes de personnes, les jeunes, les anciens… ». « Si quelqu’un n’est pas d’accord, suggère-t-il, qu’il soit toujours prêt à dialoguer. Qu’il ne lance pas la pierre en cachant la main ». Agir ainsi c’est de la délinquance. Tous ont le droit de discuter. La discussion rapproche, pas la calomnie.

 Théologie de la libération

Pour le Pape, la Théologie de la libération « a été positive en Amérique Latine. Le Vatican en a condamné la partie qui optait pour une analyse marxiste de la réalité ». Le Cardinal Ratzinger a écrit deux instructions. Une très claire sur l’analyse marxiste, et l’autre tournée sur les aspects positifs. « La Théologie de la libération a eu des aspects positifs et des déviations ».

 Une économie qui tue

Le Saint Père réitère ses propos : « Nous vivons la troisième guerre mondiale par morceaux ». Et maintenant, on parle d’une possible guerre nucléaire comme s’il s’agissait d’un « jeu de cartes ». Il se déclare inquiet face aux inégalités économiques, par un « petit groupe de l’humanité qui détient 80% des richesses ». Ce qui signifie qu’ « au centre du système économique il y a le Dieu argent, et non l’homme et la femme ». Nous sommes dans une « économie qui tue » et qui engendre « cette culture du déchet »

 Ne pas juger Donald Trump trop tôt

A propos du nouveau président des Etats-Unis, François affirme : « Nous verrons ce qui arrivera. Je n’aime pas anticiper les faits, ni juger la personne trop tôt… Nous verrons ce qu’il fera et nous évaluerons. Toujours sur le concret. Le christianisme est concret ou ce n’est pas du christianisme ».

 En période de crise nous cherchons un sauveur : Voilà le populisme

François parle avec inquiétude du populisme, en se référant plus au populisme européen qu’au populisme latino-américain. Il cite l’exemple du nazisme en Allemagne : un pays détruit qui « cherche son identité » et cherche un leader en mesure de la lui restituer. Il trouve Hitler qui « a été voté par son peuple et qui, successivement, l’a détruit. C’est cela le danger. Il y a un manque de discernement en période de crise. Nous cherchons un sauveur qui nous restitue une identité et nous nous défendons des autres peuples qui pourraient nous priver de cette identité avec des murs, des fils barbelés, avec n’importe quoi. C’est très grave, dit le Saint-Père ; Je répète sans cesse : dialoguez entre vous ».

 Sauver, accueillir et intégrer les migrants

Le Pape revient sur la question des réfugiés. « La Méditerranée est devenue un cimetière, ça doit nous faire réfléchir ». Il rend hommage à l’Italie qui, malgré tous les problèmes liés au tremblement de terre, continue d’accueillir des migrants. Il s’agit d’hommes, de femmes, d’enfants, qui fuient la famine et la guerre. Avant tout chose, affirme François, « il faut les sauver », puis « les accueillir et les intégrer ». Chaque pays, souligne-t-il, a le droit de contrôler ses frontières, mais « aucun pays n’a le droit de priver ses propres citoyens du dialogue avec ses voisins ». Le Pape rappelle l’engagement de l’Eglise, souvent dans le silence, en faveur de l’accueil des immigrés.

 Construire des ponts, pas des murs

La diplomatie vaticane, explique François, construit des ponts, pas des murs. Elle est médiatrice, pas intermédiaire. C’est-à-dire que son action en faveur de la paix et la justice ne sert pas ses propres intérêts mais ceux des populations.

 Le rôle des femmes : non au machisme en jupon

Le Saint-Père rappelle le drame de l’esclavage des femmes, exploitées sexuellement. Il évoque la nécessité de valoriser le rôle de la femme dans l’Eglise. « L’Eglise, dit-il, est (un mot) féminin » : il ne s’agit pas d’une « revendication fonctionnelle » parce que l’on risquerait de créer un « machisme en jupon ». Il s’agit en réalité de faire beaucoup plus afin que la femme « puisse offrir à l’Eglise l’originalité de son être et de sa pensée ».

 La santé de Benoît XVI 

A la question posée sur l’état de santé du Pape émérite, il avoue que le problème de Benoît XVI sont ses jambes. Il marche à l’aide d’une canne. Mais, tient à préciser François : « Il a la mémoire d’un éléphant jusque dans les moindres détails ».

 La télévision

François admet qu’il ne regarde plus la télévision depuis 25 ans. « Simplement, dit-il, parce que à un certain moment j’ai senti que c’est Dieu qui me le demandait. Je lui ai fait cette promesse le 16 juillet 1990 et la télé ne me manque pas ».

 Dieu ne m’a pas ôté ma bonne humeur

Le journaliste d’El Pais affirme dans sa conclusion avoir rencontré un homme heureux d’être Pape. François lui répond : « Le Seigneur est bon et ne m’a pas ôté ma bonne humeur ».

(JCP - El Pais)

L’Ascension, quand le Christ s’efface pour qu’advienne notre humanité

Après sa résurrection, Le Christ se donne à voir à ses disciples, puis finit par s’effacer. L’humanité peut alors s’engager à sa suite sur le chemin de la foi et de l’éternité.

A l’occasion de la fête de l’Ascension, Véronique Alzieu nous propose des entretiens avec le P. Antoine Adam, prêtre de l’oratoire, à Lyon.

Ensemble ils évoquent le sens de cette fête qui rappelle que le Christ s’efface pour que l’humanité s’engage à sa suite sur le chemin de la foi.

 L’Ascension, un mystère 

« C’est un mystère qu’il faut relier à Pâques, explique le p. Adam. Il fait écho à la pâques du Christ : son passage par la mort, mais une mort transformée. »Le Christ est sorti du tombeau, entraînant toute l’humanité à sa suite. Cela nous conduit à la Pentecôte.«  Ce temps de maturation a été nécessaire »Les hommes ont eu besoin de temps pour intégrer le choc de la mort de Jésus." Le Christ annonce ce qui va se passer, mais les disciples ont du mal à comprendre ce qui va se passer. Tout comme la venue de l’Esprit-Saint, les disciples ont du mal à appréhender les événements.   

 L’Ascension, un défi physique

Elevé au ciel, dans une nuée, assis à la droite de Dieu… On parle d’enlèvement et de position du Christ. « Les premiers chrétiens mettent en forme leur foi en construisant ces evangiles pour éduquer à la foi les disciples, ils font référence à un langage biblique, rappelle le p. Adam. Mais que s’est-il passé ? »Les disciples ont eu l’expérience de la présence du Christ et à un moment il s’efface. Ils sont en attente depuis. Dans les tableaux, la nuée est souvent représentée, elle symbolise la présence de Dieu qui accompagne.   

 Disparu, Le Christ est présent autrement

« Ce Jésus visible s’efface, explique le p. Adam, pour rester présent autrement… » Il faut s’ouvrir, car le projet de Dieu est bien plus grand, il faut annoncer l’Evangile à toute la création. « Il a fallu l’absence de Jésus pour que l’Esprit Saint descende plus profondément sur les disciples. » Le choc a été violent, mais cela l’a été pour Paul, qui rencontre sur le chemin de Damas, le Messie ressuscité.   

 L’Ascension, un temps différent

Il s’agit d’un temps différent, de 10 jours entre l’Ascension et la Pentecôte. Un temps pendant lequel « tous sont assidus à la prière, avec Marie » rappelle le p. Adam. « Il y a une maturation, on le voit parce que Pierre prend la parole pour la 1re fois en l’absence de Jésus. » Les disciples sont aussi plus réceptifs à la Parole, et « la Pentecôte va être le grand réveil. » 

La Science face à la résurrection du Christ, des siècles d’interrogation

Entretien avec Jean-Christian Petitfils, historien, auteur de Jésus, publié aux éditions Fayard (2011), une enquête fouillée et très documentée sur le « Jésus de l’Histoire ». Interrogé par Manuella Affejee, il revient tout d’abord sur le récit évangélique fondamental du « tombeau vide », seul point de départ de l’historien.

A écouter en ligne

Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi » : c’est avec cette phrase que Saint Paul, dans sa première épître aux Corinthiens (1 Co 15, 17) résume la centralité de la Résurrection dans la foi chrétienne.

Tout repose sur le témoignage des apôtres et des saintes femmes, rapportés par les Évangiles : celui de Marie-Madeleine, des disciples d’Emmaüs, de ceux réunis au Cénacle, et surtout celui de Pierre et Jean. Accourus sur les lieux le dimanche matin, ils virent le tombeau ouvert, « vide », les linges posés à plat. Jean « vit, et il crut », est-il écrit sobrement (Jean 20, 1-10).

La Résurrection, corps et âme, du Christ constitue ce « mystère de foi » sur lequel la science n’a aucune prise, et sur lequel elle n’a cessé pourtant de s’interroger. Que dit justement la science de cet évènement prodigieux ? Comment expliquer la disparition du corps de Jésus ? Peut-on aujourd’hui affirmer avec certitude que le tombeau situé dans la Basilique du Saint Sépulcre est bien celui du Christ ?

Autant de questions que nous avons posées à Jean-Christian Petitfils, historien, auteur de Jésus, publié aux éditions Fayard (2011), une enquête fouillée et très documentée sur le « Jésus de l’Histoire ». Interrogé par Manuella Affejee, il revient tout d’abord sur le récit évangélique fondamental du « tombeau vide », seul point de départ de l’historien.

Le Festival Notre-Dame 2017 en images

Ce sixième festival ND avait pour thème la méditation et la spiritualité. Il a permis à chacun de suivre un chemin intérieur adapté à ses propres aspirations.

A travers plusieurs rendez-vous, ce fut un temps de fraternité aux couleurs de l’Évangile pour inscrire une parole chrétienne dans la vie sociale.

Retour en images…

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Le Pape à « Die Zeit » : je ne suis pas un homme exceptionnel

« Je n’ai pas l’impression d’être un homme exceptionnel », « je ne suis qu’un homme qui fait ce qu’il peut ». C’est ce que confie le Pape François dans un entretien accordé à l’hebdomadaire allemand Die Zeit et publié ce mercredi 8 mars 2017. Interrogé sur de nombreux sujets, liés intrinsèquement à l’Église, à la situation politique en Europe et à sa vie personnelle, le Pape répond sans ambages et directement au rédacteur en chef de la revue.

 « Le manque de vocations est un problème que l’Église doit résoudre »

Dès le début de l’entretien, le Pape est confronté à l’une des crises les plus préoccupantes, au moins en Europe : celle des vocations. Pour l’affronter, il faut prier, ce qui nous manque, constate François. Il faut ensuite travailler avec les jeunes « qui sont les grands oubliés de la société moderne parce qu’ils n’ont pas de travail dans de nombreux pays ».

Un autre obstacle apparait : celui de la natalité. « S’il n’y a pas de jeunes, il n’y aura pas de prêtres ». En outre, pour susciter les vocations, il ne faut pas avoir recours au prosélytisme, avertit François. « Aujourd’hui, affirme-t-il, il y a tant de jeunes et ensuite, ceux-ci ruineront l’Église parce qu’ils ne sont pas prêtres par vocation. La vocation est importante » explique le Pape. « L’Église fait l’eucharistie, mais l’eucharistie fait l’Église » résume-t-il.

Concernant le célibat optionnel, François reconnait qu’il fait partie du débat, surtout là où il y a un grand manque de prêtres. « Mais le célibat optionnel n’est pas la solution » répète-t-il. Quant aux viri probati, ces hommes mariés qui deviennent diacres, c’est une possibilité reconnait-il. « Mais on doit aussi décider du type de tâches qu’ils doivent assumer, par exemple pour les communautés isolées ». Une chose est sûre pour le Pape François. Il ne faut pas avoir peur car la peur ferme les portes tandis que la liberté les ouvre.

 Attaques personnelles

Revenant sur les affiches critiques à son égard qui ont été placardées dans les rues de Rome, le Pape préfère en rire : « le romanaccio (le dialecte romain NDLR) utilisé dans ces manifestes, c’était magnifique ». En revanche il n’a pas apprécié le faux numéro de l’Osservatore Romano envoyé aux membres de la Curie au sujet d’Amoris Laetita. Une chose est sûre : depuis qu’il a été élu pape, François n’a pas perdu la paix. Il comprend que sa façon d’agir ne plaise pas à tout le monde. Il confesse demander dans ses prières « le sens de l’humour » pour affronter toutes ces épreuves.

A l’inverse de ces attaques et de ces critiques, il y a une sorte d’idéalisation dont fait l’objet le Pape pour ses prises de parole et son style. Le Pape François n’est pas pour autant à l’aise avec cela. Il reconnait volontiers être un pécheur. « Mais il ne faut pas oublier que l’idéalisation d’une personne est une forme subtile d’agression ». « Et quand on m’idéalise, je me sens agressé ».

Die Zeit a abordé la crise qu’il y a eu entre le Saint-Siège et l’Ordre de Malte au sujet de l’ancien grand chancelier, Albrecht von Boeselager. François reconnait qu’il y avait des problèmes au sein de l’Ordre et qu’ils devaient être résolus, « c’est pourquoi j’ai nommé un délégué capable de les résoudre, avec un charisme que n’a pas le cardinal Burke », ce dernier restant toutefois patron de l’Ordre.

Concernant les voyages à venir, il a confirmé des déplacements en Inde, au Bangladesh et en Colombie. Il aurait aimé se rendre au Congo-Brazzaville et coupler cette visite avec la République démocratique du Congo mais « avec Kabila, ça ne va pas ». Il a exprimé de nouveau son souhait d’aller en Russie, mais cela implique d’aller également en Ukraine. « L’important serait d’aller au Soudan du Sud », mais il reconnait que ce ne sera pas possible. Un voyage en Égypte serait aussi à l’étude.

 Crise de la foi

Interrogé sur la crise de la foi que peuvent vivre les fidèles, le Pape admet que « la crise fait partie de la vie de la foi ; une foi qui n’entre pas en crise pour grandir, reste, en général, non ? infantile ». Reconnaissant avoir lui-même traversé des moments de doute, le Pape affirme que « la foi est un don, on te la donne ». « Je demande à Dieu et Lui me répond » poursuit-il, concluant : « la foi n’est pas un acquis ».

Revenant sur la prière, le Pape rappelle une évidence : il faut « prier pour les bonnes choses ». François revient sur ce que Jésus a demandé au Père pour les apôtres : les protéger de l’esprit du monde, c’est-à-dire « l’esprit de l’orgueil, du pouvoir de dominer ». Faire le signe de la croix avant de tuer quelqu’un comme le font les mafiosi, « c’est une maladie » déplore le Pape. Mais ce qui le met en colère le plus, « c’est quand l’Église, la Sainte Mère l’Église, ma mère, mon épouse, ne témoigne pas de sa fidélité à l’évangile : cela me fait mal ».

Le Pape est également interrogé sur les crises politiques qui secouent l’Europe. « Derrière les populismes, affirme-t-il, il y a toujours un messianisme. Il y a aussi une justification : l’identité du peuple ». Or, « le populisme est mauvais et à la fin, cela finit mal comme nous le montre le siècle passé », faisant explicitement référence au nazisme. (XS)

Le Pape adresse un message d’espérance aux dirigeants européens

Le Pape François a reçu vendredi 24 mars en fin d’après-midi les vingt-sept chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Union européenne. Une rencontre exceptionnelle organisée pour le 60è anniversaire du Traité de Rome fêté samedi 25 mars, dans la capitale italienne.

Dans la salle royale du Vatican, le Pape a d’abord été salué par le président du parlement européen, l’Italien Antonio Tajani, puis par le président du Conseil italien Paolo Gentiloni.

Dans son discours, le Souverain Pontife a redit son souci pour l’avenir d’une Europe en crise. Il a rappelé combien les responsables de l’Europe se devaient de mettre l’humain au centre, dans l’héritage des pères fondateurs.

« Quelle espérance pour l’Europe d’aujourd’hui et de demain ? » a demandé le Saint-Père. « Les réponses sont précisément dans les piliers sur lesquels les pères fondateurs de l’Europe ont voulu édifier la Communauté économique européenne et que j’ai déjà rappelés : la centralité de l’homme, une solidarité   effective, l’ouverture au monde, la poursuite de la paix et du développement, l’ouverture à l’avenir. » 

Le Pape a souligné que le premier élément de la vitalité européenne était la solidarité  . Un esprit « qui est d’autant plus nécessaire aujourd’hui devant les poussées centrifuges comme aussi devant la tentation de réduire les idéaux fondateurs de l’Union aux nécessités productives, économiques et financières » a t-il noté. 

François a également déploré « l’absence de mémoire » qui caractérise notre temps et qui nous fait oublier une conquête majeure : « le temps de paix le plus long des derniers siècles ». 

Le christianisme à l’origine de la civilisation européenne

Le dénominateur commun des fondateurs de l’Europe en 1957 « était l’esprit de service, uni à la passion politique et à la conscience qu’ à l’origine de cette civilisation européenne se trouve le christianisme » a poursuivi le Pape.   Notre époque est davantage dominée par l’idée de crise, a t-il noté, une diffuse “crise des institutions” mais aussi la crise des migrants : « beaucoup de crises, qui cachent la peur et le désarroi profond de l’homme contemporain ». Mais crise n’est pas qu’un moment mauvais à passer mais l’occasion d’examiner, d’évaluer.

Le Pape a déploré « un ‘‘décrochage affectif’’ entre les citoyens et les institutions européennes, souvent considérées comme lointaines et pas attentives aux diverses sensibilités qui constituent l’Union ». Face à cela, il est nécessaire de ne pas oublier la centralité de l’homme, de retrouver l’espérance, qui est l’antidote le plus efficace contre les populismes modernes.

Nomination dans la zone pastorale de Lamballe

Par décision de Mgr Denis Moutel, évêque de St Brieuc et Tréguier, à partir du 1er septembre 2017 :

L’abbé Francis Morcel, tout en demeurant délégué épiscopal à la Pastorale du monde rural (curé des paroisses Notre-Dame-de-Bon-Secours de Guingamp, Bégard-Belle-Isle-en-terre et Saint-Briac de Bourbriac) est nommé administrateur de la paroisse du Pays de Jugon pour un an, et au service de la paroisse Notre-Dame-de-Grande-Puissance de Lamballe et de la paroisse de Moncontour.

Nouvelle crèche pour l’église Saint Jean

L’association du Patrimoine Religieux Lamballais a informé la paroisse courant octobre-novembre que la crèche habituelle ne serait pas disponible pour une question de rénovation. Appuyée de compétences d’un artiste Lamballais - le portraitiste Gilles Dayot -, une équipe a conjugué ses talents pour permettre à l’église d’avoir, elle aussi, une crèche pour Noël.

Cette équipe a eu une réelle volonté de mettre en forme un tableau évolutif afin de rythmer le temps de l’Avent, le temps de Noël : une attente active pour préparer la venue de l’Enfant-Dieu et accueillir le Prince de la Paix (du 1er dimanche de l’Avent, le 27 novembre, à l’épiphanie, le 15 janvier).

 Se préparer à Noël

Ce dimanche fait entrer les catholiques dans le troisième dimanche de l’Avent. Regardons la crèche : L’Avent, c’est d’ouvrir le chemin à la rencontre du Seigneur. La figure de Jean-Baptiste nous donne de préparer le chemin de notre cœur.

Le week-end prochain, l’Église fêtera le quatrième dimanche de l’Avent : les fidèles sentent que Noël est proche. Seulement, laissons le chemin de l’Avent faire son œuvre en nous… Ouvrons nos cœurs pour vivre la rencontre du Seigneur avec un cœur ouvert et d’écoute.

La crèche installée dans l’église Saint-Jean, à Lamballe, prend un tournant dans l’histoire du salut. Joseph, l’homme juste, et Marie, femme disponible, à l’écoute de l’Esprit Saint. Que nos cœurs soient prêts à accueillir la naissance du Fils bien-aimé, Emmanuel, « Dieu-avec-nous ». Le 25 décembre, la joie veut habiter nos cœurs car Noël veut donner à chacun un message d’Espérance malgré parfois les difficultés de nos vies.

 Quel est le message ?

La paroisse se constitue des différents clochers, des relais. Tous, nous convergeons vers la fête de la Nativité. Cette crèche est un espace qui parle par lui-même, l’accès ouvert à tous sans niveau de hauteur. La crèche s’ouvre à nous afin que nous entrevoyons le mystère de l’incarnation. De dimanche en dimanche, nous nous laissons surprendre : il s’agit de préparer nos cœurs, d’ajuster notre vie à la Parole de Dieu qui nous est donnée dans la liturgie de l’Église. Un message qui s’enracine, qui accompagne notre chemin de vie et notre itinéraire de foi. Nous sommes tous missionnaires au service de nos frères dans le monde dans lequel nous vivons. Que chacun puisse dire « Je choisis l’espérance ».

Qu’est ce que la culture ?

Les conférences de Carême   à Notre-Dame de Paris constituent un grand rendez-vous de réflexion sur l’actualité   de la foi chrétienne. Thème abordé cette année : le sens spirituel des cultures, cycle confié à Rémi Brague, Professeur émérite de philosophie.

« Culture et évangélisation » Le sens spirituel des cultures

Depuis 1835, les conférences de Carême   à Notre-Dame de Paris constituent un grand rendez-vous de réflexion sur l’actualité   de la foi chrétienne

Lors du synode sur la nouvelle évangélisation, en octobre 2012, le cardinal Vingt-Trois avait évoqué, à côté du « témoignage de la foi », la « pédagogie de la culture ». Il visait par-là la formation de l’esprit critique, le lien intrinsèque entre la foi chrétienne et la raison, le devoir des chrétiens de déployer l’espérance dans une culture qui se passe de Dieu.

Que faire de la culture ? L’interrogation apparaît décisive pour l’évangélisation, dans la mesure où, d’une part, de nombreux chrétiens d’Occident perçoivent la culture de leur temps comme un obstacle à la proclamation de l’Évangile et où, d’autre part, la culture contemporaine voit parfois le christianisme comme un fait culturel réducteur susceptible d’appauvrir les richesses créatrices de l’homme.

La rencontre des cultures peut réjouir le regard quand leur confrontation suscite l’inquiétude et la peur. La rencontre est-elle possible, peut-elle être féconde ? L’évangélisation ne reviendrait-elle pas à nier la diversité des cultures ? Peut-on vraiment, aujourd’hui, dans le monde technicisé et globalisé où nous vivons, espérer que l’Évangile du Christ, sa « bonne nouvelle », irrigue à nouveau la ou les cultures vivantes ? Cela peut-il être une tâche pour l’humanité ?

Les conférences des trois années 2016, 2017, 2018 sont conçues pour proposer un discernement chrétien sur la culture contemporaine susceptible d’éclairer les tâches de l’évangélisation à venir.

2016 : Le sens spirituel des cultures, cycle confié à Rémi Brague, de l’Institut, philosophe. 2017 : La vérité du Christ incarné, une chance pour les cultures, cycle confié à Olivier Boulnois, professeur de philosophie médiévale. 2018 : La culture, un défi pour l’évangélisation, cycle confié à Fabrice Hadjadj, écrivain et philosophe.

Chaque année est assumée intégralement par un seul conférencier mais celui-ci a toute liberté de confier tout ou partie de certaines conférences à un autre intervenant.

  • 14 février : qu’est ce que la culture ? par Rémi Brague , Professeur émérite de philosophie A voir également sur KTO/tv

Spectacle « François la joie de l’Evangile »

Dans deux semaines, le samedi 1er juillet, l’Eglise de Pléneuf Val André accueille une troupe de théâtre ainsi que leurs musiciens pour un beau spectacle d’évangélisation :

« François la joie de l’Evangile » 

    Ce Spectacle en mime, avec chanteurs et musiciens, permet à toutes les générations de découvrir la vie de Saint François d’Assise dont l’intuition évangélique n’a pas pris une ride. Des fêtes de sa jeunesse à sa vie de fraternité et de pauvreté, nous sommes tous invités à découvrir comment sa simplicité et son amour du Christ ont transformé ceux qu’il rencontrait.

  Ce spectacle est donné par les fraternités laïques franciscaines jeunes et adultes, les franciscains de Cholet et la troupe « Laudato Si ». C’est un mystère d’évangélisation, puisant son inspiration à la fois de l’esprit des mystères qui étaient joués sur le parvis des églises au Moyen Age, et de la nouvelle évangélisation d’aujourd’hui.

     

Synode diocésain

40 jours pour « choisir l’Espérance »

Le temps du carême  , qui vient de s’ouvrir, coïncide avec « la dernière ligne droite de notre synode ». Nous n’oublions pas non plus que ce sera, pour notre pays, le moment très important d’une campagne électorale. Ce n’est pas le lieu ni le moment d’en parler car il convient de respecter les choix propres de nos concitoyens. Notre prière et notre esprit de responsabilité sont tout de même requis et ne seront pas de trop !

Pour ce qui est du synode, nous pouvons observer que les points forts du carême   sont ceux qui nous ont mobilisés pendant des mois dans les équipes synodales : l’écoute de la parole de Dieu, la disponibilité à des comportements nouveaux et un accroissement de fraternité dans nos communautés. Nous sommes invités maintenant à amplifier notre retour vers le Seigneur pour qu’il ouvre nos cœurs et nos intelligences à sa volonté, pour chacun de nous et pour notre diocèse, suivant les trois dimensions propres au Carême   :

  • La prière et l’écoute de la parole de Dieu : « la Parole de Dieu est une force vivante, capable de susciter la conversion dans le cœur des hommes et d’orienter à nouveau la personne vers Dieu. ». (Pape François Message pour le carême   2017)
  • Le jeûne ou le renoncement à un comportement qui nous domine (addiction, sur consommation, égoïsme) pour mettre notre confiance en Dieu.
  • Le partage : « Le Carême   est un temps propice pour ouvrir la porte à ceux qui sont dans le besoin et reconnaître en eux le visage du Christ … Toute vie qui vient à notre rencontre est un don et mérite accueil, respect, amour. La Parole de Dieu nous aide à ouvrir les yeux pour accueillir la vie et l’aimer, surtout lorsqu’elle est faible. » (Pape François Message pour le carême   2017).

Pour entrer dans les temps nouveaux de la résurrection et de la vie dans l’Esprit, pour choisir un vrai cap de conversion missionnaire en notre diocèse, nous avons besoin d’hommes et de femmes, de jeunes et d’enfants, qui soient vraiment réconciliés avec Dieu et entre eux. Je vous invite à vous préparer dès maintenant à la célébration de clôture du synode (le dimanche 4 juin, jour de la Pentecôte), en revenant vers le sacrement de la réconciliation. Dans ce temps du carême  , les prêtres se mettront très largement à notre disposition pour nous manifester la miséricorde et le pardon de Dieu. Ne faisons pas comme si nous pouvions continuer à choisir l’espérance par nos seules forces, nos vertus ou nos mérites. Accueillons la force du pardon, laissons-le nous saisir et nous toucher là où l’amour a manqué, là où nous avons péché. Avec vous et avec tous les catéchumènes qui vivent aussi l’ultime étape de leur conversion, je veux reprendre cette prière du premier jour du carême   : «  Que ta grâce inspire notre action, Seigneur, et la soutienne jusqu’au bout, pour que toutes nos activités prennent leur source en toi et reçoivent de toi leur achèvement. Par Jésus Christ, notre Seigneur. »

+ Denis Moutel

évêque de Saint-Brieuc et Tréguier

Assemblée Synodale du 26 et 27 Novembre 2016

Week-end très intense ces 26 et 27 novembre 2016 pour notre deuxième assemblée synodale qui s’est tenue au lycée « Chef du Bois » à Pommerit-Jaudy. Cette rencontre a été un « vrai marathon » pour les participants : intervenants, commissions pour les échanges, votes pour 36 propositions.

 assemblée synodale nov 2016 -  voir en grand cette image
assemblée synodale nov 2016

Au programme : travail en commission, débat et vote en assemblée plénière en vue de retenir 36 propositions sur les 120 issues des remontées des équipes synodales !

Planifier 2 jours complets dans notre quotidien n’a pas été sans mal mais quel enrichissement ! Durant ces deux jours, nous avons vécu une expérience exceptionnelle, remarquable en termes d’organisation et de démocratie !

Devant l’ampleur du travail à fournir durant ces 2 jours, nous avions tous reçu un cahier de préparation : recueil des 120 propositions classées en objectifs et thèmes et éclairées de notes théologiques de Gérard Le Stang qui nous parle de « conversion pastorale » d’une « Église tournée vers le monde, au milieu du monde, qui ouvre le monde à la clarté de Dieu qui illumine, relève et réchauffe » et d’une annonce de la « Joie de l’Évangile ». Lecture très riche et forte à propos pour cette entrée dans le temps liturgique de l’Avent ! De quoi animer notre désir de renouvellement et d’ouverture et nous mettre dans la dynamique de l’assemblée !

Les participants
Les participants

Nous étions plus de 300 personnes, de tous les lieux, communautés, mouvements, services, ministères et charismes de notre église diocésaine, sous le regard attentif de notre évêque Mgr Denis Moutel. Par ce synode et ces assemblées, notre évêque nous demande de l’aider à discerner, ce que le Seigneur attend de l’Église en Côtes d’Armor aujourd’hui.

Au cours de ces 2 jours, nous avons été amenés à écouter, dialoguer et débattre, puis voter. Il ne s’agissait pas d’une « primaire » de laquelle se dégagerait un consensus. Il ne s’agissait pas non plus de dégager une majorité par disqualification des idées d’autrui et par un vote à l’arrachée. Mais il s’agissait d’un acte de clarification, de discernement de ce que l’Église doit faire pour mieux être disciple-missionnaire du Christ. Cet acte ne contraindra pas l’évêque mais l’éclairera dans ses décisions, car au final, c’est à lui qu’il revient la grave responsabilité d’être le pasteur de cette Église, de lui donner une impulsion nouvelle, en communion avec l’Église universelle unie au Pape.

Une introduction remarquée

« Quelle est la cause finale de notre synode ? Quel est le but de notre travail ? Il s’agit de travailler la joie de l’évangile ! L’enjeu est donc la conversion pastorale, tout faire pour que l’Évangile soit annoncé », a pris la parole le Père Gérard Le Stang en introduction à ce week-end de travail. « Cela fait de nous des missionnaires du Christ mais aussi des disciples, tous et chacun de nous. Toute notre réflexion est tournée vers notre désir de croissance de la foi, dans la qualité du témoignage et dans le sens du service ». Le Père Gérard Le Stang a poursuivi en insistant sur l’importance d’annoncer, célébrer et servir ». « Nous sommes des porte-paroles priants et des serviteurs. Chacun peut et doit apporter ce que sa foi lui suggère au bien commun ».

Des débats en assemblée plénière animés

Les participants
Les participants

Durant la première journée, tous : délégués élus, membres de droit et personnes appelées par Mgr Denis Moutel - soit 320 représentants – nous avons pris librement la parole en assemblée plénière afin d’exprimer un ressenti ou proposer une piste de réflexion. « Trouver sa place dans la société, cela ne peut pas se faire comme ça, il faut ouvrir ! Il faut valoriser la dignité humaine en lui confiant une mission au sein de la communauté. Ce sont par nos attitudes qu’on y arrivera », souligne-t-on dans les rangs. « Nous devons annoncer la venue du Christ non pas sous forme d’enseignement mais de témoignage ! Ce n’est pas le tout de faire, il faut également faire-savoir. L’Église fait beaucoup de choses mais peu de gens le savent », a-t-on également rajouté.

Des commissions riches d’échanges

Le samedi fut entrecoupé de temps en commissions où nous avons pu nous exprimer sur des thèmes comme la promotion de la culture et du patrimoine, la formation et le ressourcement de la vie spirituelle, la place de la liturgie et des sacrements, la vie des communautés, les services ou encore autour des personnes en difficulté. « Dans nos discussions, nous retrouvons les propos traditionnels de l’Église : les personnes âgées, les plus pauvres… Mais l’Église a une parole à avoir sur des sujets moins présents comme la souffrance au travail, la fracture dans les familles, la délinquance des jeunes… », rappelle un membre. « On parle beaucoup de la pauvreté mais les pauvres ont aussi le droit à la parole. Ils vont nous apporter autant qu’on peut leur apporter… voire plus. Les quartiers populaires, l’Église les a désertés. Avant, nous avions des communautés religieuses aujourd’hui inexistantes. On délaisse là une population complète. Je suis peut-être dur en disant cela mais on risque de devenir une Église d’élites », craint un autre.

Un vote efficace de 36 objectifs retenus

Les participants
Les participants

D’une manière générale, tous ont approuvé l’idée que l’Église puisse adopter un langage simple et accessible. Certes, « nous avons des difficultés à dire notre foi. Dans notre culture bretonne, on est marqué par la pudeur », admettent certains. Mais « il ne s’agit pas seulement de témoigner mais aussi – et surtout – de témoigner ensemble. C’est la condition sine qua non pour que cela marche », soulève-t-on également. Au terme du travail en commissions, les 320 personnes réunies en assemblée plénière se sont prêtées à l’exercice du vote des propositions. « Début des votes !… Fin des votes ! » Les participants avaient 20 secondes pour se décider et voter « oui » ou « non » avant de voir le score s’afficher sur écran géant. Chaque proposition devait récolter au moins les deux tiers des voix, soit 66,66%, pour avoir une chance d’être reprise dans les futures discussions en équipe synodale.

Concernant les 36 propositions retenues, les équipes synodales auront deux mois pour proposer des mises en œuvre concrètes avant la troisième et dernière assemblée synodale d’avril.

Des conclusions encourageantes

Pour Régine Chardonnet, secrétaire générale du synode, ces deux jours ont été « un vrai marathon ». « Mgr Denis Moutel a dit que nous étions à la mi-temps du synode ; oui nous allons continuer à travailler à partir des 36 pistes décidées ce dimanche. Aujourd’hui, nous n’avons plus des orientations mais des propositions concrètes », a-t-elle conclu ce week-end. Le prochain grand rendez-vous est programmé les 1er et 2 avril prochains avec la troisième assemblée synodale, avant le rassemblement diocésain de clôture du 4 juin 2017 où Mgr Denis Moutel promulguera les orientations à venir pour le diocèse de Saint-Brieuc.

Vous trouverez sur le site : http:/synodediocese22.fr/index.php/assemblée-synodale une partie des fichiers qui reprennent les remontées des équipes synodales. D’autres fichiers, dont certains pour les jeunes et les enfants, seront ajoutés peu à peu, donc surveillez le site. Ces documents vous permettront de prendre la mesure de ce qui est remonté et de sentir les grandes tendances qui émergent.

Cathy Papillon Déléguée élue pour la paroisse de Lamballe

Assemblée synodale du 6 mars

 Une journée marquée par la prière et la joie

Voir en suivant le lien http://www.synodediocese22.fr/index…

 Lire l’homélie de Mgr Denis Moutel du 6 mars 2016-Assemblée synodale

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Choisir l’Espérance - Synode du diocèse de Saint Brieuc et Tréguier - Votre opinion nous intéresse

Vous êtes catholique ou non, vous avez une religion ou non… Vous résidez dans les Côtes d’Armor de façon permanente ou pas… L’initiative de Mgr Denis Moutel (évêque de St Brieuc), appelant les habitants des Côtes d’Armor à s’exprimer librement lors d’un synode, vous intéresse. Vous êtes les bienvenus, prenez la parole ! Le questionnaire ci-dessous est à renvoyer à Synode - Evêché, 10 rue Jean Métairie BP 44224 ST BRIEUC ou peut être rempli en ligne sur le site synodediocese22.fr - Date limite 1er septembre 2016.

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questions synode

Echos du Synode diocésain

Retour sur la troisième et dernière assemblée synodale qui s’est tenue les 1er et 02 avril

Cette troisième assemblée synodale arrive à la fin d’un processus qui a débuté il y a 18 mois. Actuellement, le synode a réuni 1800 propositions concrètes. On a essayé de prendre en compte les attentes spirituelles de nos contemporaines afin d’y répondre au mieux. Il s’agit de regarder où il y avait des lieux de fracture et comment être davantage missionnaires aujourd’hui. Nous avons sondé nos communautés et répertorié les forces dont nous avions besoin.

En pièce jointe ci-dessous, les propositions d’actions concrètes élaborées à partir des remontées de l’étape 5 des équipes synodales, et soumises au vote de l’assemblée synodale.

Homélie prononcée par Mgr Denis Moutel

Chaque dimanche du carême  , et tout particulièrement en cette année liturgique A, nous sommes conduits vers le Christ, par l’Esprit Saint, comme nos frères et sœurs catéchumènes qui se préparent à l’illumination de Pâques. C’est en communion avec eux que nous vivons cette assemblée synodale. Avec eux nous sommes mis en présence du Christ qui vient encore, par son Esprit Saint, nous rencontrer, nous enseigner, nous pardonner, nous sauver. Ces derniers dimanches, l’Evangile de Saint Jean nous a mis en présence des personnes que Jésus a rencontrées : la samaritaine et l’aveugle de naissance. Aujourd’hui, c’est une famille qu’il vient visiter, une fratrie : Marthe et Marie qui pleurent auprès de leur frère Lazare, malade puis endormi dans la mort.

 Béthanie, signe de fraternité pour notre Eglise

Nous sommes à Béthanie, ce village que l’on peut atteindre facilement, même s’il est un peu à l’écart de Jérusalem. Jésus vient souvent dans la maison de Marthe, de Marie et de Lazare, Que se passe-t-il dans cette maison de Béthanie ? Jésus peut s’y asseoir avant de repartir en mission ; Jésus reçoit avec reconnaissance le repas qui a été préparé et il offre « ‘la meilleure part », la parole de vie éternelle qu’il porte et qu’il est en lui-même, Oui Jésus a trouvé sa fraternité … cette maison que sa présence illumine devient la maison du partage, la maison de la compassion aussi : quand il s’approche de son ami Lazare qui vient de mourir, il est saisi d’émotion et … il se met à pleurer.

Nous avons beaucoup parlé de fraternité au cours de cette assemblée. Les équipes synodales ont permis une véritable écoute de l’autre, avec la beauté des histoires partagées et une aspiration à changer certaines choses pour la mission. Et nous voulons bien continuer. Nous voulons bien embellir un peu la maison pour que les baptisés de Pâques puissent y évoluer plus librement, plus joyeusement. Ils nous disent déjà combien ils ont trouvé une vraie famille dans les équipes d’accompagnement et dans les assemblées qui les ont reçus avec bienveillance. Oui, avec eux, avec la grâce de Dieu, nous voulons aérer la maison et faire encore un peu de ménage afin que l’Amour du Christ puisse vraiment nous saisir. Nous voulons bien avancer encore pour que l’Eglise soit la maison où l’on vient se reposer, se nourrir de la Parole et des Sacrements du Christ, mais aussi la maison d’où l’on sort pour la mission, pour la rencontre avec d’autres, qui cherchent Dieu peut-être, ou qui ont soif en tous cas ce considération ou de soutien.

 Béthanie, signe de fraternité pour tous.

En effet, nous ne pouvons parler de fraternité entre nous si nous la refusons aux autres. En nous rappelant que le mot est inscrit sur les frontons de nos mairies, Mgr Georges Pontier, président de la conférence des évêques de France a rappelé vigoureusement à Lourdes, devant les évêques, les exigences de la fraternité : « … On pourrait dire qu’aujourd’hui la fraternité a besoin d’être mise à la première place. Non pas la fraternité affichée comme un vague sentiment qui donne bonne conscience, mais celle qui se transforme en engagement concret en faveur des plus défavorisés, des chômeurs et aussi des migrants, des réfugiés venus en France en fuyant les conditions de vie devenues dangereuses ou misérables dans leur pays d’origine. Heureusement, au ras du terrain, cette fraternité se vit dans un tissu associatif généreux, engagé, durable, qui mérite d’être encouragé et soutenu. Nous ne pouvons pas penser notre avenir, chacun replié sur soi-même. Certains le pensent. C’est un leurre. » Indiquant que la responsabilité et la générosité ne s’opposent pas mais doivent être tenues ensemble, il cite le pape François : « Après avoir rappelé la nécessité d’œuvrer pour le développement des peuples afin que nul ne soit forcé de quitter son pays, il s’exprimait ainsi : « Devant les tragédies qui « marquent au fer rouge » la vie de tant de migrants et de réfugiés – guerres, persécutions, abus, violence, mort – on ne peut qu’éprouver des sentiments spontanés d’empathie et de compassion. « Où est ton frère ? » (Cf. Gn 4,9) »

 Béthanie, lieu de manifestation de la Gloire de Dieu.

Si la maison de Béthanie est signe de fraternité, c’est parce que Jésus y vient. C’est là d’ailleurs que Marie a fait l’onction de ses pieds avec un parfum précieux. Saint Jean nous présente ainsi Jésus comme celui qui est tout entier consacré à son Père et à ceux vers qui il est envoyé. A Béthanie, Jésus est tout proche des jours de sa Passion, ces jours où il va aimer jusqu’au bout, ces jours où il va se donner lui-même « pour vous et pour la multitude ». Nous approchons, nous aussi, de ces jours où nous voulons suivre Jésus de plus près, avec les catéchumènes dans l’ultime préparation des sacrements de Pâques : le baptême, la confirmation et l’eucharistie.

Ce qui semble essentiel, à Béthanie comme dans les célébrations pascales, c’est d’être avec Jésus. Marthe le dit de façon indirecte : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ! » … A l’écoute de la Parole de Dieu, nous comprenons que c’est dans la personne de Jésus que nous est donnée la vraie vie : « celui qui croit en moi, même s’il meurt vivra ! » Voilà le cœur de notre espérance, dans le synode et dans les fruits que en recevrons : demeurer avec le Christ, nous laisser éveiller par sa Parole, vivre vraiment notre baptême et notre confirmation ; nous nourrir de l’Eucharistie, nous tourner vers notre Père et vers nos frères, quitter notre péché, être déliés pour aller librement. Pour chacun de nous, pour nos communautés, pour notre diocèse, nous recevons la Parole de Jésus : « Lazare, viens dehors … Déliez-le et laissez le aller. »

+ Denis Moutel évêque de Saint-Brieuc et Tréguier

A NOTER Le dimanche de la Pentecôte, le 4 juin prochain, Rassemblement diocésain à Brézillet à Saint-Brieuc de 9h30 à 17h00 Dans la dynamique du synode, Mgr Moutel proclamera les orientations importantes retenues pour notre Eglise diocésaine .

Elections synodales

Dimanche 31 janvier, nous avons voté pour choisir 5 membres qui représenteront la paroisse Notre-Dame de Grande Puissance lors des assemblées synodales.

Catherine BRENOT-PAPILLON, François GUINARD, Marie-Laure LE BERT, Henri LEMOINE et Claire LÉVÈQUE sont les 5 membres élus.

Dimanche 6 mars 2016 : 1re assemblée synodale.

Homélie pour la 1re session de l’assemblée synodale

« Une Église synodale est une Église de l’écoute, avec la conscience qu’écouter « est plus qu’entendre ». C’est une écoute réciproque dans laquelle chacun a quelque chose à apprendre …

Dimanche 6 mars 201- au sanctuaire Notre-Dame de Toute-Aide

Josué 5, 9a. 10-12 Psaume 33 2Cor 5,17-21 Luc 15, 1-3. 11-32

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« Tu es toujours avec moi » « Un homme avait deux fils … » un lointain si proche et un proche si lointain. Des gestes d’accueil étonnants pour le premier, le fils cadet qui revient, et des paroles fortes pour le second, le fils aîné qui s’éloigne : « toi, mon enfant, tu es toujours avec moi ». Voilà le projet du père, c’est le don de Dieu dont nous voulons nous réjouir dans cette première session de l’assemblée du synode : nous sommes faits pour la vie, pour une communion avec Dieu notre Père et les hommes nos frères. Redécouvrir cette bonne nouvelle et accepter qu’elle nous change, c’est notre chemin, c’est aussi notre carême   conversion et même notre année sainte avec toute l’Eglise. « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi ». Saint Paul ne dit pas autre chose quand il annonce la joie d’être dans le Christ : « Frères, si quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle » (2Cor 5,17). Et nous pensons alors à notre baptême et à notre confirmation, nous pensons aux catéchumènes, nous pensons à toutes les équipes synodales où beaucoup ont déjà partagé la nouveauté qui les a touchés quand ils ont mis leur confiance en Dieu. « Vous êtes une créature nouvelle ». Avec ces quelques mots, nous accueillons dès maintenant, comme par anticipation, ce que le Seigneur nous fera connaître au cours du synode diocésain. Dans cette première étape, nous nous rappelons ainsi le dynamisme de notre baptême, nous nous ouvrons à l’Esprit Saint :

  •  reprends le beau vêtement de ton baptême, Eglise de Saint-Brieuc et Tréguier,
  •  à ton doigt, la bague ne sera pas décorative, mais le rappel de l’alliance que Dieu a définitivement accompli avec toi en Jésus Christ, par le don de l’Esprit.
  •  accepte aussi de prendre les sandales pour marcher avec les hommes que Dieu aime.
  •  viens t’asseoir à la table de fête, au repas préparé par Dieu, table ouverte à tous les hommes.

Sur le chemin des deux fils : choisir l’espérance. Avec le premier ; le fils cadet, nous ne pouvons pas oublier que nous sommes encore loin. Nous ne pouvons méconnaître notre propre errance ni le découragement de beaucoup de personnes que nous rencontrons. Nous ne dirons pas dans notre synode que tout irait bien, qu’il n’y aurait rien à changer. Pour guetter le jour, n’ayons pas peur de regarder la nuit comme elle est vraiment. Pour parler d’espérance, n’ayons pas peur de suivre Jésus jusqu’au bout, lui qui nous a rejoints dans nos défaites et nos déroutes, jusque sur le bois de la croix. Nous ne suivrons pas le fils aîné comme des serviteurs craintifs qui appliqueraient des consignes : « il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres ! » Voilà un fils qui semble fidèle. Mais ses habitudes en font un esclave plus qu’un serviteur, sa rigueur ne laisse place à aucun écart ; il juge son frère et s’installe dans un regard de supériorité. Pour choisir l’espérance, nous ne voulons pas être des serviteurs craintifs mais nous nous ouvrirons à l’amour du Père. Il attend ses enfants, il court vers l’un et supplie l’autre. Il se met en peine. Il redouble d’attention pour celui qui s’est perdu, puis pour l’autre qui va se perdre.

Ton frère est revenu à la vie ! La parabole des deux fils est enfin une invitation à la vie fraternelle : « il fallait bien se réjouir, car ton frère que voilà était mort et il est revenu à la vie ! » Aujourd’hui, nous demandons au Seigneur de nous redonner la conscience que nous sommes frères et soeurs, de la même maison, membres du corps du Christ, porteurs de tant de diversités, de la vie de nos communautés, de charismes aussi. L’Esprit Saint saura tisser pour notre assemblée les liens les plus profonds de la reconnaissance, de la bienveillance, des échanges exigeants, du pardon peut-être. Ecoutons ce que disait le pape François, le 17 octobre 2015, pour le 50e anniversaire de l’institution synodale des évêques : « Une Église synodale est une Église de l’écoute, avec la conscience qu’écouter « est plus qu’entendre ». C’est une écoute réciproque dans laquelle chacun a quelque chose à apprendre … … nous comprenons aussi qu’au sein du peuple de Dieu personne ne peut être « élevé » au-dessus des autres. Au contraire, il est nécessaire dans l’Église que chacun s’« abaisse » pour se mettre au service des frères tout au long du chemin. » Déjà, dans cette eucharistie de l’assemblée du synode, nous sommes les invités au repas de fête que Dieu prépare pour tous les hommes dans son Royaume. C’est notre communion et c’est notre horizon. Nous sommes heureux d’avoir part à la Pâque de Jésus, d’accueillir le Don qui nous est fait, de nous en étonner et de nous émerveiller de Dieu. Nous marcherons au long des jours avec simplicité, sous le regard de Dieu, dans la confiance et dans la paix. Nous vivons ce beau parcours avec la Vierge Marie, Notre-Dame Toute Aide ; elle est « la première en chemin ». + Denis Moutel Évêque de Saint-Brieuc et Tréguier

Intentions mensuelles du Saint-Père à propos des défis de l’humanité.

Journée diocésaine à Pontmain

Échange avec Mgr Denis Moutel en lien avec le thème de la journée et du synode diocésain.Proposition de catéchèse par Serge Kerrien

Journée diocésaine au sanctuaire de Pontmain

Sanctuaire de Pontmain -  voir en grand cette image
Sanctuaire de Pontmain

Le thème de cette journée sera dans la continuité de notre démarche synodale : « Choisir l’Espérance ».

Ce n’est pas la démarche habituelle d’une journée de pèlerinage, mais bien une journée de réflexion et de partage avec notre Evêque à la veille de la journée de clôture du synode le 4 juin.

Tarif : 35,00 euros par personne Chèque libellé à AD service des pèlerinages (10 euros réservés en cas de désistement)

  • Prévoir son pique-nique
  • Se menir de sa carte vitale

Inscription avant le 10 avril

programme à télécharger :

Programme Pontmain -  PDF - 517.5 ko
Programme Pontmain

Renseignements et retour des bulletins d’inscription auprès de :

Inscription feuille à télécherger :

Pontmain inscription -  PDF - 679.8 ko
Pontmain inscription

Josiane Piat 11 Bis rue des Pèrrières 22400 Coëtmieux Tel 06 78 31 55 73

Le synode dans notre paroisse

Mardi 1er décembre, 20h00, à la maison paroissiale, présentation de la démarche du synode diocésain et des équipes synodales à mettre en place. Un membre de la coordi-nation diocésaine viendra nous exposer les étapes et sa mise en œuvre pour mieux l’appliquer dans le cadre paroissial. Entendons tous cet appel à y participer comme une volonté d’être acteur pour notre Église et son avenir ! Je compte sur vous …

Mgr Denis Moutel a décidé de convoquer un synode diocésain avant de donner des orientations pour le diocèse. Il nous met en route par sa lettre pastorale intitulée « Choisir l’Espérance » : nous sommes invités à la lire (disponible ici

info document -  PDF - 3.4 Mo

et à la maison paroissiale). Notre évêque veut nous mettre en démarche. Il nous donne la parole. Prenons-la ! Il souhaite nous entendre largement pour prendre la température selon les lieux de vie. Nous avons alors besoin d’une représentation large et non exclusive !

Un synode qu’est ce que c’est ? Un synode, c’est faire route ensemble, se réunir, franchir de nouvelles étapes, ouvrir une espérance pour notre Église : se mettre en mouvement pour cheminer avec d’autres.

- Le synode : c’est entrer en dialogue Notre évêque nous invite à entrer en dialogue, en recherche pendant 18 mois avec d’autres chrétiens mais aussi avec des personnes situées aux périphéries de l’Église qui sont intéressées par cette démarche.

- Le synode : c’est se mettre à l’écoute ! Tout au long de ces deux années, notre Église diocésaine se met à l’écoute pour mieux répondre à sa mission : à l’écoute des uns des autres et ensemble à l’écoute de l’Esprit.

- Le synode : c’est partager en équipes Le synode se vit d’abord dans une équipe synodale : lieu de rencontre avec quelques personnes (3 à 7 personnes) pour PARTAGER son expérience, ses recherches, ses questions ; REFLECHIR à partir des quelques pistes proposées dans un carnet de route ; VIVRE une expérience de fraternité en accueillant la diversité ; FAIRE DES PROPOSITIONS pour une Église diocésaine tournée vers l’avenir.

- Le synode : c’est un peu de temps à donner, une contribution à apporter Un peu de temps : faire partie d’une équipe synodale représente 4 à 5 rencontres réparties sur deux ans. Une contribution précieuse  : elle servira aux délégués au niveau diocésain (Assemblée synodale) pour faire des propositions d’orientations à Mgr Moutel. Je souhaite que notre paroisse prenne une part active dans cet évènement exceptionnel. L’Église est à l’œuvre dans le monde : soyons à l’écoute de ce que l’Esprit-Saint nous suggère par les uns et les autres. Plus nous serons nombreux et plus nous aurons des appels divers.

« L’Église doit entrer en dialogue avec le monde dans lequel elle vit. L’Église se fait parole ; l’Église se fait message ; l’Église se fait conversation ». Pape Paul VI. Ensemble, entrons dans cette démarche. Père Pierrick JEGONDAY

Secrétariat du Synode Diocèse Saint-Brieuc et Tréguier 10 rue Jean Métairie 22000 Saint-Brieuc

Le Synode du diocèse

Un synode c’est faire route ensemble, se réunir, franchir le même seuil… avec l’idée de se mettre en mouvement, de cheminer avec d’autres, de se déplacer. C’est la volonté de notre évêque, Mgr Denis Moutel, de solliciter l’avis du plus grand nombre.

Choisir l’espérance tel est le thème ! D’autres verbes auraient pu être associés à l’espérance : accueillir, recevoir… car l’espérance n’est pas fabriquée, ni affaire de volonté. Elle est un don de Dieu. « Sauvés dans l’espérance » (Spe salvi ), disait Benoît XVI.

« Choisir » nous renvoie à la part qui nous revient, c’est notre coopération à la grâce : un accueil actif de ce don, un accueil qui met en route, un accueil qui engage.

« Choisir l’espérance » donne clairement une tonalité à notre synode. Dans nos échanges, nous évoquerons certainement des situations complexes, qui peuvent même paraître parfois sans issue. Le thème de notre synode est un appel à ne pas nous laisser gagner par le pessimisme, le découragement, un appel à découvrir la puissance de la résurrection.

« Choisir l’espérance en nous réjouissant du don de Dieu » Dans la première partie de la lettre pastorale, Il y a comme une invitation à faire une pause avant d’entrer dans les débats : invitation à partager, en équipe synodale, quelque chose de notre chemin de foi, du don de Dieu reçu personnellement et collectivement. Cette étape pose les fondations des échanges que nous aurons : nous sommes conduits à faire une relecture théologale des merveilles que Dieu fait chez nous aujourd’hui et de-puis longtemps.

« Choisir l’espérance en aimant les hommes que Dieu aime » La deuxième partie nous tourne vers la situation présente, la vie des hommes d’aujourd’hui, en cherchant à comprendre les attentes et les questions dans nos divers lieux de vie. Elle nous invite à nous tourner vers tous, vers toutes les situations, vers ceux qui nous sont proches ou plus loin. Nous serons amenés à scruter notre monde avec un cœur de veilleur pour y découvrir les germes de vie. Nous oserons aussi partager nos visions et nos rêves, ce qui nous donne de l’énergie, nous chercherons les chemins nouveaux pour dire Dieu dans notre monde.

« Choisir l’espérance dans une transformation missionnaire de l’Église » Le titre même de cette troisième partie nous décentre de la seule question des rassemblements dominicaux et du manque de prêtre. Il nous convie à nous tourner ensemble vers l’avenir et nous mettre en projet avec réalisme, audace et espérance pour une Église missionnaire, avec nos forces d’aujourd’hui.

Et toi tu marcheras… Au début de ce synode, nous sommes appelés à marcher à la suite du Christ dans la confiance et la disponibilité. Nous sommes invités à « marcher humblement avec Dieu » (livre de Michée 6,8), nous laissant conduire par Lui, nous laissant travailler par Lui, nous laissant étonner par Lui.

D’après La revue Église en cotes d’Armor N°10 2015-écrit par Régine Chardonnet SG du synode

Comment participer :

  • découvrir la lettre pastorale : fascicule à retirer à l’église ou à la maison paroissiale
  • porter ce synode dans notre prière… accueillir l’appel à nous mettre en route… demander la disponibilité du cœur..
  • nous préparer à vivre cet événement spirituel dans la joie, dans l’écoute et surtout dans l’écoute de ce que l’Esprit Saint nous suggère pour les uns et les autres.

A partir du 8 décembre en prenant part à une équipe synodale.

Dès maintenant, vous pouvez constituer une équipe, 3 à 7 personnes pratiquantes ou pas, désigner un référent et ins-crire votre équipe. Un carnet de route sera remis le 8 décembre 2015. L’Église diocésaine donne l’occasion à tous de pouvoir s’exprimer et souhaite entendre les attentes du plus grand nombre.. Une équipe se réunit 4 à 5 fois sur 2 ans et fait remonter ses réflexions pour constituer les documents de travail de l’Assemblée synodale.

Toutes les modalités pratiques :

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  • sur la lettre pastorale
  • sur le site WWW.synodediocese22.fr

Une adresse pour dialoguer avec le secrétariat général : synode chez diocese22.fr Ou par courrier : Secrétariat du synode – Évêché- 10 rue Jean Métairie CS44224, 22042 St Brieuc Cedex2

Evènements

« Clôture du Festival 2016 »

Ce cinquième festival a permis aux citoyens que nous sommes de mieux comprendre notre environnement, il nous a invités à changer notre regard. Visites, conférences, ateliers, lecture de l’Encyclique « Laudato si », célébrations eucharistiques ont contribué à la richesse de cet événement.

Le mot de Mgr Stenger sur le Livre d’or du Festival « Quelle belle idée d’avoir fait du Grand Pardon de Lamballe le Festival Notre-Dame. C’est l’occasion pour la communauté et pour ceux qui s’y associent de réfléchir pendant toute une semaine aux grandes questions qui concernent l’homme, d’organiser un dialogue avec l’ensemble de la société et de montrer que les chrétiens ne sont pas absents des joies et des peines du monde. Je suis admiratif de la vitalité de cette communauté paroissiale et je lui souhaite de garder ce dynamisme qui lui permet de témoigner que le Christ est proche de l’homme ». Mgr Marc Stenger

A-Dieu et Merci

Le Père Henri JALLOT vient de nous quitter après 56 années de sacerdoce dont une douzaine d’années à Lamballe. Son apôtre préféré était St Jean parce qu’il a compris que le plus important c’est l’amour.

Après son ordination, il est nommé vicaire du Père Mahé à Lamballe, il s’en souvenait de cette période et c’est en 1993 que le Père FRUCHAUD le nomme curé de la Paroisse de Lamballe. En 1994, après le départ en retraite du Père Déron à Saint-Aaron/Andel, une équipe d’animation est composée de laïcs et le Père Jallot en devient le prêtre accompagnateur et il en sera de même pour la Poterie/Trégomar.

 Attentif aux prêtres présents sur la paroisse

Au Presbytère, il donnait toute son attention aux prêtres présents avec lui : le Père Rageot, le Père Sagorin, le Père Blondeau ainsi que le Père Patrick Gautier, avec qui il partageait beaucoup.

 Attentif aux séminaristes

Il avait une attention particulière aux jeunes séminaristes, c’est ainsi que « le Jour du Seigneur » dont il a présidé la messe, il s’entoure de deux diacres dont notre curé actuel, Pierrick. Il a accueilli pendant 3 ans Laurent Le Meilleur en cheminement vers la prêtrise avec une équipe de laïcs.

 Organisation de la nouvelle paroisse

En 1998, c’est l’organisation des nouvelles paroisses. Il crée son EAP pour la grande Paroisse et les nouveaux clochers qui deviennent Paroisse Notre Dame de Grande Puissance. Le Père Maurice Sauvé, lors de ses obsèques nous dit « Henri avait quelquefois le verbe haut », mais le connaissant, nous l’aimions ainsi.

 L’art sacré

De son passage, nous gardons l’autel St Jean, les vitraux de la Collégiale, très fier des couleurs jaunes et bleues, les fresques de l’église St Gobrien à Morieux, il n’était pas toujours d’accord avec les beaux-arts, mais le résultat est là. Après 7 années passées à Lamballe, il nous quitte pour la Cathédrale de Tréguier, court séjour, et c’est ainsi qu’il termine à la Paroisse St Vincent de Paul à Saint-Brieuc. Mais la maladie est là, et de celle-ci il en a été affecté. Il rejoint le Cèdre, il ne quittait guère sa chambre et lors de nos visites, il aimait se rappeler de son passage à Lamballe, heureux de voir que les paroissiens de la Grande Paroisse ne l’oubliaient pas. Conscient de son départ proche et de cette rencontre avec Celui qu’il a servi, il disait ces paroles « Avec Jésus à cause de son Evangile. »

Joseph et Agnès

« Veillez, restez éveillés, aujourd’hui et demain, dans le monde qui est le nôtre, ce monde qui rend la vie difficile, insupportable parfois pour certains et que, croyants ou non croyants, nous sentons bien qu’il nous faut travailler à transformer, à humaniser, même si cela paraît une œuvre trop vaste. » Père Henri Jallot

NECROLOGIE

L’Abbé Francis ROBERT né en 1927 à Bréhand fut ordonné prêtre le 29 juin 1952. D’abord il fut instituteur, puis, aumônier diocésain de la JACF, accompagnateur de la Fraternité des malades. Il devint recteur de Trébry à partir de 1971, curé de Moncontour en 1975. En 1997, on lui proposa l’aumônerie de la maison mère des sœurs de Broons. En 2007, il se retira à Landéhen et en 2014, il se résigna à venir au Cèdre. Nous garderons de lui le souvenir d’un prêtre au tempérament ardent, actif et optimiste. Il était naturellement généreux et avait un grand cœur, notamment avec les plus fragiles. Francis, tu as bien travaillé dans le champ du Seigneur. Tu as mérité de connaître enfin le vrai repos, dans les bras de ton Maître

Extrait du parcours de vie Père Maurice Sauvé

Café-théologique,chez Rollais

Le café-théologique se veut un lieu ouvert à tous, croyants, agnostiques et athées. Il est organisé par un petit groupe oecuménique rassemblant protestants, catholiques et orthodoxes. Sa finalité est de proposer un lieu d’échange sur des sujets théologiques ouvert à tous et en-dehors des murs d’un lieu de culte religieux ou d’une Eglise.

Nos rencontres du café-théologique reprennent le mardi 25 Novembre. Faites venir vos amis et connaissances ! Invitez les à partager un temps de réflexions spirituelles ! Osez !

Ce Café Théologique est à l’initiative de Chrétiens catholiques, protestants et orthodoxes de St Brieuc.

Ce prochain café sera le 51e et son thème : La fidélité ; une valeur pour aujourd’hui ? Une question un peu provocante pour reprendre nos cafés-théologiques ! Que ce soit dans le cadre conjugal, politique professionnel ou économique, la fidélité n’est pas au « top ten » des valeurs de notre société marchande. Qui dit fidélité, dit engagement, promesse, confiance. Elle n’est jamais acquise d’avance, elle nécessite une dose d’espérance. Toujours à confirmer au temps présent, elle est tournée vers l’avenir. Alors la fidélité, une valeur moderne, au cœur des différentes facettes de notre vie ? Le contraire de la fidélité, l’infidélité ou le cynisme ? L’infidélité, le faux pas, contredisent-t-ils la fidélité ? La fidélité envers un groupe peut-elle entrée en conflit avec la fidélité à soi-même ? fidélité envers l’autre, envers des idées, jusqu’à quel prix ? Et ce que la fidélité est une valeur chrétienne ? Vaste question qu’Agnés Chevalier, de l’Eglise Protestante Unie des Côtes d’Armor reprendra en introduction du prochain café-théologique pour vous inviter à écouter les témoignages des participants, donner le vôtre et tenter de discerner si la fidélité est une valeur d’aujourd’hui. Venez discuter, partager vos convictions et vos questions !

  • le mardi 25 Novembre à 20h30 au cours d’un Café Théologique Au café Bernard Rollais, 26 rue Général Leclerc à St Brieuc.

Animateurs : Le Père Yves Labbé (Eglise catholique), Michaël Piette (pasteur de l’Eglise Protestante Evangélique de Saint-Brieuc), Agnés Chevalier (Eglise Protestante Unie des Côtes d’Armor), le Père Jean-Michel Sonnier (Eglise orthodoxe), Bernard (catholique) et Magali (protestante) Lenot.

  • Les autres rencontres auront lieu en Février, Avril et Juin. Les dates précises vous seront transmises en fin d’année, une fois que Bernard Rollais aura organisé son calendrier 2015. Nous en profitons pour le remercier de l’accueil qu’il nous réserve depuis plus de 12 ans.

Elections 2017 : les évêques de France invitent au discernement

À un petit peu moins d’un an de l’élection présidentielle et des élections législatives de 2017, le conseil permanent des évêques de France a diffusé un document pour aider les Français dans leur discernement, pour « tenir compte de certains enjeux qui nous paraissent engager notre avenir de façon déterminante », « à la lumière de nos convictions enracinées dans la tradition chrétienne et des textes publiés par le Pape François au cours des années écoulées ».

Texte intégral du message des évêques de France :

La France va vivre une année électorale importante avec l’élection présidentielle et les élections législatives. À la veille de ce qui doit être un authentique débat démocratique, nous souhaitons appeler nos concitoyens à tenir compte de certains enjeux qui nous paraissent engager notre avenir de façon déterminante. Nous le faisons à la lumière de nos convictions enracinées dans la tradition chrétienne et des textes publiés par le Pape François au cours des années écoulées.

 1. Démocratie et société de violence

La pratique démocratique établit des règles de débat qui permettent de confronter des convictions et de choisir pacifiquement entre différents projets de société. Quand la vie démocratique tombe dans le discrédit ou l’impuissance, les intérêts particuliers et les groupes de pression s’habituent à user de leurs moyens de contrainte pour forcer les responsables politiques à satisfaire leurs demandes. L’excès de lois trop circonstancielles émousse la force de la loi et le respect qui lui est dû. On s’efforce de dénier les procédures démocratiques pour obtenir par la contrainte, ou même la violence, ce que l’on n’a pas obtenu dans les urnes.

Si nous voulons progresser dans les pratiques démocratiques, nous devons promouvoir l’exercice du droit de vote en développant dans la société un véritable débat qui échappe aux postures, aux « petites phrases » et aux ambitions personnelles.

Le jeu médiatique, établi sur la mise en valeur excessive de la polémique et de la dénonciation, focalise l’attention générale sur des conflits de personnes ou des ambitions particulières en négligeant les convictions et les propositions argumentées. Il fait apparaître les projets et les candidats comme un jeu de rôles dans lesquels les enjeux ne sont présentés que comme des prétextes. Il ne favorise pas la confrontation pacifique, mais en développant la violence verbale, il contribue à développer une sorte d’hystérie de la vie publique.

Pour favoriser un véritable débat national, la campagne électorale à venir devra éviter les risques de crispations identitaires tout en faisant droit au fait national : nos racines, notre culture, notre patrie avec son histoire, ses responsabilités et ses atouts, la place et l’importance du fait religieux et des religions.

 2. Pour un projet de société

Le débat démocratique n’est pas une fin en soi. Il est au service de la confrontation entre des opinions et des projets. Il doit donc être une occasion d’expliciter quel projet de société nous voulons soutenir et promouvoir. Trop souvent les critères mis en avant se limitent à envisager et exprimer les données économiques, comme si l’économie était le seul facteur de construction de la qualité de la vie humaine, personnelle et collective.

L’être humain est plus qu’un élément du processus économique. Les progrès technologiques et économiques doivent être au service du bien de tous et non seulement du profit de quelques-uns. C’est donc vers une économie du partage que nous devons avancer, vers un partage plus équitable du travail et des fruits du travail.

La qualité humaine d’une société se juge aussi à la manière dont elle traite les plus faibles de ses membres : ceux qui sont laissés au bord du chemin de la prospérité, personnes âgées, malades, personnes handicapées… Nous ne pouvons être indifférents à aucune victime de notre société. Nous sommes responsables du respect de toute vie de son commencement à sa fin.

  3. Vers un pacte éducatif

Ces progrès de la pratique démocratique vers une vie sociale paisible et plus fraternelle passent, nous le savons tous, par une meilleure qualité de l’éducation des jeunes. Cette amélioration toujours nécessaire repose sur la qualité de la scolarisation qui est trop souvent soumise à des réformes auxquelles on ne donne pas le temps de porter leurs fruits et sur lesquelles on ne fait que trop rarement une véritable évaluation. Mais surtout elle passe par une confiance à rétablir entre les familles et l’école.

Pour le bien des enfants, c’est un véritable pacte éducatif qui doit unir les familles et l’école, non une concurrence, moins encore une méfiance. Toutes les dispositions législatives ou réglementaires qui affaiblissent la stabilité des familles et les moyens d’exercer leurs responsabilités ne peuvent jamais être compensées par une exigence incantatoire envers l’école. La marginalisation d’un nombre croissant de familles, les mesures qui brouillent la filiation, celles qui favorisent les divorces et l’éclatement des familles sont payées très cher par leurs premières victimes : les enfants. On ne peut pas espérer faire progresser la cohésion sociale en négligeant son tissu nourricier qui est la cohésion familiale. Les liens entre l’éclatement des familles, l’échec scolaire, la marginalisation des jeunes, parfois jusqu’à la délinquance, sont avérés, même si nous ne souhaitons pas le reconnaître. Les travaux du synode des évêques sur la famille, repris par le Pape François dans l’Exhortation Apostolique Amoris laetitia (La joie de l’amour), rappellent combien une famille unie est une ressource pour l’avenir et une espérance pour le bien de tous.

  4. Solidarité  

Une société vivante ne peut pas être la simple addition d’intérêts ou d’accords particuliers. Elle repose nécessairement sur la recherche du bien commun et la mise en œuvre de moyens de solidarité   efficace. C’est une des grandes responsabilités de l’État d’organiser cette solidarité  , surtout dans les périodes de grandes difficultés économiques. Partager dans les périodes d’opulence peut paraître relativement indolore : il ne s’agit que de distribuer le superflu. Dans les périodes de restriction, il s’agit de partager en prenant sur le nécessaire.

Dans notre société, l’écart entre ceux qui peuvent compter sur la sécurité et ceux qui sont plongés dans la précarité ne cesse de s’accroître. De plus en plus de nos concitoyens ne peuvent plus bénéficier du droit au travail. Il est illusoire de penser que des indemnités financières peuvent compenser cette carence. La fragilité de l’emploi suscite des crispations de la part de ceux qui jouissent d’un emploi garanti et d’avantages sociaux assurés. La défense des droits acquis se substitue à la volonté de partager et d’intégrer de nouveaux bénéficiaires. Les plus jeunes sont les premières victimes d’un système inégalitaire. Pourtant beaucoup d’entre eux attendent d’être appelés pour prendre leur place dans notre société.

Alors que le dynamisme économique suppose des encouragements durables à l’initiative et à la prise de risque, l’État doit gérer positivement la tension entre un libéralisme sans contrôle et la sauvegarde des mécanismes de protection sociale (assurance maladie, retraite, chômage, etc.). Cet objectif doit nécessairement ressortir des projets soumis au vote des citoyens.

  5. Migrants

Dans une époque où les distances et les frontières s’effacent devant la mondialisation économique et culturelle, notre volonté de solidarité   ne peut pas s’enfermer dans le cadre restreint de notre pays. Les événements dramatiques qui frappent les populations du Moyen-Orient ou d’Afrique jettent sur les routes et sur la mer des centaines de milliers de réfugiés, véritables naufragés humains. Quand la Jordanie et le Liban reçoivent des millions de réfugiés, comment notre pays pourrait-il reculer devant la perspective d’accueillir et d’intégrer quelques dizaines de milliers de ces victimes ?

Mais plus largement que l’accueil des réfugiés, nous devons nous interroger sur la manière dont nous traitons des migrants arrivés dans notre pays depuis plusieurs années. Est-il aujourd’hui tolérable que des milliers d’hommes de femmes et d’enfants vivent sur notre territoire dans des conditions trop souvent inhumaines ?

Une volonté d’intégration ne peut se réaliser sans accompagnement des ruptures culturelles. La seule recherche de solutions économiques est vouée à l’échec si rien n’est entrepris pour la promotion culturelle, promotion d’une culture enracinée, qui donne ou redonne le sens d’une vie collective nationale.

  6. Europe

Nous sommes bien conscients que la France, à elle seule, ne peut solutionner ces situations dramatiques. Nous ne pouvons contribuer à les soulager que dans le cadre de la solidarité   européenne. D’une certaine façon, notre vieille Europe joue son avenir dans la manière dont elle réagit. Soit elle nourrit l’illusion de pouvoir barrer la route à toutes les misères pour protéger sa relative prospérité, soit elle s’engage courageusement dans des politiques d’accueil.

L’accueil serait aussi une illusion s’il ne s’accompagnait pas de véritables programmes de soutien dans les pays d’origine des migrations : soutien économique et soutien politique pour lutter contre la misère endémique et les procédés antidémocratiques de certains gouvernants. Cette lutte doit suivre les engagements internationaux pris pour l’aide au développement et peut conduire à des interventions dans différents pays, comme la France l’a fait au cours des années écoulées.

Mais le projet européen ne peut se poursuivre ni se développer sans une véritable adhésion des peuples d’Europe. Cette adhésion suppose de respecter davantage le fait historique et culturel des nations qui composent le continent. Une véritable pratique de la subsidiarité, telle qu’elle est inscrite dans ses textes fondateurs, serait une nouvelle chance pour l’Europe.

  7. Écologie

Il y a à peine un an, la tenue en France de la Cop21, nous sensibilisait à notre responsabilité commune envers l’humanité. Le Pape François nous a rappelé gravement cette responsabilité dans l’encyclique Laudato si. L’enjeu écologique n’est pas simplement une vision naturaliste du monde, c’est une prise de conscience morale des risques de déséquilibre climatique et économique que court la planète. Responsables de la « maison commune », il nous faut mieux tenir compte des dégâts que provoque une société tout entière fondée sur l’augmentation de la consommation. Nous avons la charge d’un monde qui a ses limites et nous ne pouvons pas l’épuiser comme s’il était sans limites. La sagesse nous invite à revoir nos modèles de consommation et à inventer un monde moins destructeur et plus juste.

Devant les défis auxquels notre société est confrontée, le risque principal serait de renoncer à lutter pour l’avenir et de céder à la tentation du fatalisme. Trop de nos concitoyens en sont arrivés à croire que la situation est bloquée et que personne n’est capable de la débloquer. Les ressources de notre pays, ressources économiques, humaines, culturelles et spirituelles nous permettent de rejeter ce fatalisme. Elles engagent chacun et chacune à exercer son discernement et sa responsabilité pour le bien de tous.

Pour celles et ceux qui ont foi en Dieu et qui vivent dans la communion au Christ, les difficultés que nous rencontrons ne sont pas un appel au renoncement. Au contraire, elles nous acculent à investir toutes nos capacités pour construire une société plus juste et plus respectueuse de chacun. Cela s’appelle l’espérance.

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France

Mgr Georges PONTIER, Archevêque de Marseille, président de la CEF Mgr Pierre-Marie CARRÉ, Archevêque de Montpellier, vice-président de la CEF Mgr Pascal DELANNOY, Évêque de Saint-Denis, vice-président de la CEF Cardinal André VINGT-TROIS, Archevêque de Paris Mgr Jean-Claude BOULANGER, Évêque de Bayeux et Lisieux Mgr François FONLUPT, Évêque de Rodez Mgr Hubert HERBRETEAU, Évêque d’Agen Mgr Jean-Paul JAMES, Évêque de Nantes Mgr Stanislas LALANNE, Évêque de Pontoise Mgr Benoit RIVIÈRE, Évêque d’Autun, Chalon et Mâcon

(CV-Communiqué du Conseil permanent de la CEF)

En faveur de l’association « Leo-super héros »

En cette année de la Miséricorde, de belles initiatives à encarager et à multiplier.

Une dizaine de jeunes du groupe de « Jeunesse ensemble » a organisé mercredi 17 février, à Bréhand, un après-midi jeux de société au profit de l’association « Leo-super héros ». Ce petit garçon de la commune, atteint d’une maladie qui atrophie ses muscles, a besoin de soins pour son développement moteur. Plus d’une soixantaine de personnes ont répondu à l’invitation, et ont partagé un très bon moment de détente. L’après-midi s’est poursuivi par un goûter proposé par les ados pour l’ensemble des participants.

Le groupe « Jeunesse Ensemble » de Moncontour et Lamballe.

Nous vous encourageons à visiter la page Facebook de « Léo-super héros »

En route vers Pâques

Que nous propose la paroisse pour cheminer vers Pâques ? Après cette pause avec les reliques de Sœur Ste Faustine, des temps forts nous sont proposés. Accueillons-les et osons y participer.

 Chemin de Croix

Église de La Malhoure : Mardi 8 mars, 14h30

 Conférence

Vendredi 18 mars, 20h,Salle paroissiale de Moncontour près de l’église
« La Miséricorde, une symphonie du Salut » Par le père Serge Clémenté (aumônier de la communauté du Chemin Neuf – Boquen)

  • De la Genèse à l’Apocalypse, nous entendons l’appel à la Miséricorde
  • Par la catéchèse des prophètes,nous découvrons notre péché.
  • Par la parabole du Fils prodigue,nous recevons le pardon de Dieu
  • Pour écouter la Parole de Dieu,il nous faut une oreille musicale. Une manière d’appréhender la Semaine Sainte.

 Journée de prière et de silence

Samedi 19 mars, de 9h15 à 17hSanctuaire N.D. de Toute Aide à Querrien
« Accueillir la miséricorde » Jhttp://paroisse-lamballe.catholiqu…ée animée par Serge Kerrien, diacre délégué épiscopal auprès du Sanctuaire. Frais de participation : 5 €. Apporter son pique-nique. Inscription à la communauté des religieuses de Querrien.

 Marche pascale à la paroisse de Lamballe

Samedi 26 mars à partir de 15h. Ouverte à tous !

  • Pour nous aider à entrer dans la Veillée Pascale et célébrer Jésus ressuscité !



En communauté paroissiale, de 7 à 77 ans, mettons-nous en route, avec les jeunes qui se préparent au baptême et à l’eucharistie dans la nuit de Pâques.

 Marche : programme

Organisation : Aumônerie de l’Enseignement Public Tel : 06 98 46 80 69 mail : aep.22-lamballe chez wanadoo.fr

  • 15 h 00  : Rendez-vous dans l’église St Yves de La Poterie
  • 15 h 30  : Départ de la Marche (5 km) avec petites pauses pour méditer ou échanger en équipes. (Un goûter sera distribué pendant le parcours.)
  • 17 h 30  : Arrivée chez les sœurs de St Thomas de Villeneuve
  • 18 h 30  : repas à l’aumônerie Chacun apporte son pique-nique. Boissons chaudes offertes Des navettes seront prévues pour récupérer les voitures à la Poterie.
  • 21 h 00  : Veillée Pascale à l’église St Jean. INSCRIVEZ-VOUS AVANT LE 15 MARS

 Inscription à la marche pascale

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Il y a 10 ans disparaissait l’Abbé Pierre

Henri Grouès, plus connu sous le nom de l’abbé Pierre, est décédé le 22 janvier 2007, emporté par une infection pulmonaire. Prêtre de l’Ordre des Frères mineurs capucins, l’abbé Pierre se fera connaître notamment par la fondation du mouvement Emmaüs (organisation laïque de lutte contre l’exclusion).

Voir la vidéo jointe

Journées mondiales de la jeunesse JMJ

Notre évêque, Mgr Denis Moutel donne 3 bonnes raisons aux jeunes pour aller aux JMJ :

  • Les jeunes de Pologne sont en train de vous pré-parer un accueil incroyable.
  • Faire une expérience du grand amour de Dieu en XXL, avec des jeunes du monde entier.
  • Rencontrer le Pape François. Il vous dit : « Moi, j’y vais ! »

Du 18 juillet au 2 août 2016 auront lieu à Cracovie en Pologne, les Journées Mondiales de la Jeunesse avec pour thème : « Heureux les miséricordieux ». Un événement mondial en présence du pape François.

Notre évêque, Mgr Denis Moutel donne 3 bonnes raisons aux jeunes pour aller aux JMJ :

  • Les jeunes de Pologne sont en train de vous pré-parer un accueil incroyable.
  • Faire une expérience du grand amour de Dieu en XXL, avec des jeunes du monde entier.
  • Rencontrer le Pape François. Il vous dit : « Moi, j’y vais ! »
Afin de permettre d’aider les jeunes qui ont des difficultés à financer leur séjour et permettre aussi à un ou deux jeunes des pays africains, partenaires de notre diocèse, de venir vivre les JMJ avec les jeunes Bretons, vous pouvez apporter votre soutien aux jeunes qui souhaitent partir aux JMJ, en faisant un don financier à votre convenance. (Pour information, le coût des JMJ est de 699 € pour un jeune).

Vous pouvez adresser votre don, par chèque bancaire ou postal à l’ordre de : AD Services Diocésains - JMJ 2016

A la Pastorale des Jeunes—JMJ 2016 Maison du diocèse - 7, rue Jules Verne 22000 ST BRIEUC

Au nom de la Pastorale des jeunes du diocèse de St Brieuc et Tréguier, nous vous remercions d’avance de votre aide et de votre générosité. Ils vous porteront dans leurs prières avec tout le diocèse par l’intercession de St Jean-Paul II.

P. Mickaël LEVACHER – Odile CHERDO Pastorale des jeunes du diocèse de St Brieuc et Tréguier 02 96 68 13 46 – 02 96 68 13 49 pastojeunes chez diocese22.fr

L’assomption.

La période estivale est pour beaucoup une période de vacances et également une période de repos liturgique. Pourtant à l’horizon, tel un phare pour les chrétiens, une fête mariale suscite toujours une grande dévotion populaire : l’Assomption. La Foi prise au mot vous propose justement de vous préparer à cette fête. L’occasion de revenir sur ce dogme formulé par la constitution munificentissimus Deus qui dit : « l’Immaculée Mère de Dieu, la Vierge Marie, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire céleste ». Comment comprendre ces quelques mots ? Quel sens leur donner ?

Source : KTO / LA FOI PRISE AU MOT AssomptionDiffusé le 01/07/2012 / Durée 52 mn

La Confirmation, étape clé dans la foi des jeunes

Dix sept jeunes ont reçu, le 24 avril dernier, le sacrement de la confirmation par notre Evêque Monseigneur Denis Moutel en l’Eglise Saint-Jean de Lamballe. Une étape clé dans la construction de la foi de chaque jeune.

En préalable à la célébration de la Confirmation, Monseigneur Denis Moutel est venu à la rencontre des jeunes à la maison paroissiale afin d’échanger sur le sacrement qu’ils allaient recevoir. Ce moment a permis aux jeunes de rencontrer l’évêque à qui, au cours de la retraite de confirmation, ils ont écrit une lettre pour exprimer leur désir d’être confirmés. Cet exercice de rédaction est un moment fort d’intériorité, de confidence pour les jeunes qui n’ont plus souvent l’occasion d’un tel exercice. Mettre par écrit qui je suis, quel a été mon parcours depuis ces dernières années, pourquoi je demande le sacrement de la confirmation, et ce que je souhaite faire de ce sacrement reçu n’est pas des plus évident. Mais tous les jeunes s’y sont investis à pleine mesure.

 Un sacrement où l’on reçoit beaucoup

Par ce sacrement, les jeunes reçoivent l’Esprit Saint et les dons de l’Esprit : « Voici ce que produit l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi  » (Ga 5, 22). Un sacrement est un acte sacré et le recevoir c’est être la demeure de Dieu. La confirmation est un sacrement qui touche chaque jeune individuellement par la marque qu’il reçoit, le Saint-Chrême, et un moment d’échange personnel avec l’évêque (successeur des apôtres). Cet Esprit Saint reçu peut être comparé à un ami, l’ami du cœur, l’ami intérieur qui vient nous secouer. Comme St Augustin l’exprime : « Je te cherchai, mon Dieu, en dehors de moi et tu étais au plus intime de mon cœur  ».

 Un sacrement qui nous invite à cultiver un jardin de services

Par ce sacrement, apprenons à cultiver un jardin de services, pas pour soi mais pour les autres. Tout confirmé est invité à se mettre au service de sa communauté paroissiale, de sa famille, de ses amis, de son entourage. La confirmation est un moment de grand désir pour certains jeunes. Certains expriment l’envie d’être une « bonne personne », de prendre leur place dans l’Église.

 La confirmation, la suite d’un chemin

La confirmation n’est pas la fin d’un parcours mais le début d’une aventure au sein de l’Eglise, du monde. La messe du dimanche, les groupes de Jeunes (ex : Jeunesse Ensemble sur notre paroisse) sont des lieux de vie, de rencontre qui les nourrissent et les aident à accomplir leur mission de chrétien, de chrétien confirmé. Chaque confirmé est invité à rejoindre un groupe, une aumônerie de lycée afin de continuer à échanger, à se retrouver.

 Une célébration importante pour notre communauté paroissiale

Cette célébration de la confirmation est un moment fort de notre vie de communauté paroissiale. L’investissement de toute une paroisse pour cette célébration est important et permet de vivre une célébration pleine de sens, de recueillement et d’apporter aux jeunes confirmés un message de soutien, d’encouragement à persévérer sur le chemin de la foi.

Yves-Marie TOUBLANC

Le Festival Notre-Dame en images. Visite ART’L

ART’L à Lamballe est un lieu d’apprentissage à de nombreuses pratiques : Dessin, peinture, arts plastiques, infographie, bandes dessinées, etc… L’ association vise à favoriser le développement personnel et collectif, l’émancipation des personnes, améliorer le socle culturel sur lequel chacun construit son identité, dans un souci de mixité sociale et de rencontre entre les générations.

Des visites y ont été organisées dans le cadre du Festival Notre-Dame. Une illustration en images …

Le Festival Notre-Dame en images. Visite du Centre GENERIS

Suite à l’accroissement des collectes sélectives sur le territoire, et pour pouvoir répondre aux exigences de la Loi Déchets de juillet 1992 (75 % des emballages ménagers doivent être valorisés en 2002), le syndicat d’origine, le SMETTRAL, a créé un centre de tri traitant les déchets recyclables. En octobre 2001, le centre de tri Généris voit le jour à Ploufragan et est capable de trier 15 000 tonnes de déchets par an. En 2006, les travaux et la modernisation du centre ont permis d’atteindre une capacité maximum de 20 000 tonnes. En 2013, le centre de tri a été entièrement modernisé pour permettre de recevoir les nouveaux tonnages de la collecte sélective. Il atteint une capacité annuelle de 38 000 tonnes.

Des visites y ont été organisées dans le cadre du Festival Notre-Dame 2016, centré sur l’écologie.

Retour en quelques images…

Le jardin des mélanges à Lamballe

C’est le plus grand jardin partagé du département. c’est un lieu où l’on respecte la biodiversité, où l’on pratique la gestion des déchets verts, de l’eau, du compost. C’est une réussite ! »

Le jardin des mélanges à Lamballe, c’est 56 parcelles d’environ 60 m2 chacune sur un site de 6.594 m2, à proximité du plan d’eau.

Ces 56 parcelles sont occupées par des particuliers mais également par des associations telles que le Secours Catholique, le centre de loisirs, le nouveau foyer de vie Le Bel Horizon et depuis peu de temps, les Restos du Cœur. Parmi les valeurs de l’association, on trouve en effet respect de l’environnement, convivialité, santé et alimentation, citoyenneté, amélioration du cadre de vie et donc, solidarité   et lien social. »

Dans le cadre du festival Notre-Dame, visite du jardin des mélanges
Dans le cadre du festival Notre-Dame, visite du jardin des mélanges

Il est toujours possible de s’inscrire pour avoir une parcelle. contact : Rozenn Guillard, secrétaire tel 06.66.63.04.15.

Le parcours Alpha-couples « Elle et Lui ».

Pour les couples qui veulent s’aimer mieux et plus longtemps…

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Cela s’adresse à tous les couples, mariés ou vivant ensemble depuis au moins 2 ans, qu’ils aient des connaissances religieuses ou non, qu’ils aillent bien ou rencontrent des difficultés.

Vous avez du mal à parler ensemble, à trouver du temps pour vous deux ? Les décisions à prendre pour les enfants, les vacances, sont difficiles ? Vous ne savez comment faire comprendre à votre conjoint sans le blesser que votre belle-famille est envahissante ? La retraite, le départ des enfants vous déstabilisent ? Ou tout simplement, vous sentez le moment bien choisi pour prendre du temps ensemble rien que pour vous deux, pour chercher à mieux vous aimer.

Le parcours Alpha-couples « Elle et Lui un couple ça se construit » permet de prendre ce temps privilégié pour améliorer la vie ensemble.

Comment ça se passe ?

Durant sept soirées, vous pourrez échanger sur des sujets essentiels de la vie de couple, que le tourbillon de la vie empêche souvent d’aborder : les fondements de l’amour, le pardon, les conflits, la communication, la sexualité, les langages de l’amour, etc.

L’ambiance est détendue et festive.

L’intimité du couple est toujours respectée : il n’y a aucun échange en groupe, chacun ne parle qu’à son conjoint.

« Nous avons suivi le parcours pendant l’hiver 2009/2010. Nous l’avons vécu comme un véritable temps d’échange à deux. Auparavant, on prenait peu de temps tous les 2, on trouvait toujours « mieux » à faire, que se dire ? Et les enfants nous prenaient tout notre temps… »

« Nous accumulons dans notre vie de couple des frustrations, des blessures plus ou moins profondes qui s’accumulent et attaquent les fondations du couple. Le travail de la soirée sur le pardon a été de reconnaître ce qui avait pu blesser notre conjoint. Nous ne nous étions jamais exprimés « à froid » sur ces faits. Cette soirée nous a aidés à nous voir chacun avec les yeux et le cœur de l’autre. Il apparaît ensuite beaucoup plus facile et naturel de demander pardon et d’accorder son pardon. »

« Nous avons trouvé que la méthode était à la fois très pratique et très riche et permettait vraiment d’approfondir certains sujets de façon positive. »

« Après plus de quarante ans de mariage, nous avons essayé de suivre la démarche « d’Elle et Lui » avec la même fraîcheur qu’un jeune couple…pour mieux continuer à deux sur le chemin de la Vie ! De bonnes soirées en amoureux bien entourés par une équipe complètement à nos petits soins… »

« Nous avons décidé de suivre le parcours « Elle et Lui » dans le cadre de notre préparation à notre mariage. Cela nous a permis de consolider les bases de notre couple. Nous ressortons de ce parcours enrichis et plus motivés que jamais pour construire notre couple chaque jour. »

Deux réunions d’information sont proposées : 20h30

Renseignements : tel 06 63 14 57 28 et www.elletlui.org

Le Pardon de Sainte Thérèse.

Comme chaque année, le dernier dimanche de septembre, les pèlerins venus de toute la paroisse, ont assisté à la messe solennelle célébrée par l’abbé Pierrick Jégonday accompagné par Le Père Guinard. Ce pardon est l’occasion de nous rappeler que Thérèse, nous a fait redécouvrir l’amour gratuit et infini de Dieu. La procession est entrée dans l’église décorée avec soin, précédée de la croix et de la bannière entourée des enfants, une rose à la main , au chant de « Avec toi , ô Thérèse , nous marchons ». Dans son homélie notre curé a développé le thème du jour « Avec Thérèse, vivre l’épreuve de la foi ». L’assemblée entrainée par la chorale a été participative. Pour le Notre Père, les enfants venus rejoindre les prêtres en se donnant la main , suivis par l’assemblée, en signe de fraternité et de paix a été un moment fort pour chacun d’entre nous.

A midi, un repas a rassemblé une centaine de pèlerins heureux de partager ce moment convivial.

L’office des vêpres, dans une ambiance très recueillie, a clôturé la journée .

Le Seigneur vient

Un temps de frissonnements, par le froid et par le désir, le temps de l’Avent qui conduit à Noël est un temps de joie.

Temps de conversion Le mot Avent vient du latin adventus, qui signifie « avènement » et renvoie à l’arrivée solennelle de l’empereur romain dans une ville. C’est le temps liturgique de la préparation à Noël, il commence au premier des quatre dimanches qui précèdent le 25 décembre. C’est aussi l’inauguration de la nouvelle année liturgique. Comme le Carême  , mais avec une tonalité plus joyeuse, l’Avent est un temps de conversion, signifié par l’usage des ornements violets. Il invite à la purification du cœur, à l’attente active et fervente de l’avènement du Sauveur, « qui est, qui était et qui vient ». c’est pourquoi l’Avent conjugue et déploie trois dimensions du temps : hier, aujourd’hui et demain. Hier, c’est la naissance de Jésus à Bethléem, historiquement située il y a plus de deux mille ans. Aujourd’hui, c’est le Christ présent et agissant dans le cœur des fidèles. Demain, c’est la venue du Seigneur dans la gloire à la fin des temps (ou parousie) pour inaugurer le royaume.

Temps où l’espérance est fêtée L’Avent célèbre donc l’espérance chrétienne et pré-sente à Dieu un monde en devenir, aspirant à la justice et à la paix. La liturgie de la Parole donne une large place aux prophéties de l’Ancien Testament relatives au Messie et au temps messianique, tirées exclusivement du livre d’Isaïe pour cette année A où nous entrons. En effet l’espérance des fidèles du Christ se nourrit de l’expérience du peuple d’Israël, de son attente persévérante de l’Envoyé promis par Dieu. L’évangile évoque d’abord la fin des temps et l’enfantement d’un monde nouveau ( 1er dimanche), puis donne la parole à Jean le Baptiste ( 2e et 3e dimanches) ; le 4e dimanche rapporte les évènements qui ont immédiatement précédé la naissance de Jésus. Deux personnages sont les figures maîtresses de l’Avent : le prophète Isaïe (VIIIe siècle avant JC) et saint Jean-Baptiste. L’un et l’autre annoncent la venue du Messie, mais pour autant, il ne faudrait pas considérer que ces textes ne font qu’évoquer le passé : ils annoncent que Dieu vient sauver son peuple et, pour les chrétiens, ce Salut est encore à l’œuvre aujourd’hui.

Temps propice pour approfondir sa vie de prière On notre deux parties dans l’Avent : la première du 1er dimanche au 16 décembre porte sur le Salut que le Messie réalisera puis la deuxième du 17 au 24 décembre est centrée sur la proche naissance du Christ.

http://avent.retraitedanslaville.org/

1er dimanche de l’Avent En marche vers le salut la liturgie nous invite à partir « à la rencontre du Seigneur » Pour prier avec l’évangile : Seigneur notre Dieu, ne laisse pas le sommeil nous gagner au milieu des injustices de ce monde, mais dirige nos regards sur Celui qui vient nous apporter la paix : ainsi, dans la fidélité, nous veillerons à préparer les chemins du monde nouveau.

2e dimanche Viens, Seigneur, nous t‘attendons, Qui est-il cet envoyé du Seigneur annoncé par Isaïe ? Pour prier avec l’évangile : Ton amour et ta grâce, Seigneur notre Dieu, devancent toujours notre prière, car tu nous promets un monde nouveau et tu veux instaurer un temps de paix. Convertis-nous par ton esprit pour que nous préparions l’avènement de notre sauveur, Jésus-Christ.

https://youtu.be/F4cO3FOX1Yo

3e dimanche Gestes de salut, signature du Messie, « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » Pour prier avec l’évangile : Seigneur, Dieu de l’univers, la terre déjà chante ta joie, ta parole est promesse de renouveau. Nous t’en prions : que l’annonce de notre libération nous parvienne dans toute sa vigueur pour nous tenir dans la patience et nous fortifier dans l’espérance jusqu’au jour où nos voix acclameront la venue du sauveur Jésus-Christ.

4e dimanche Le signe d’un enfant, « Voici que la Vierge est enceinte, elle enfantera un fils ». Au désir si humain de tout contrôler, Dieu oppose une naissance inattendue. Pour prier avec l’évangile : Seigneur notre Dieu, ton alliance a pris corps en Marie de Nazareth, et ton Esprit a réalisé ta promesse. Donne aujourd’hui à ton Église de dire au milieu des hommes le nom qui vient : Emmanuel, Dieu avec nous.

Les 1700 ans de Saint Martin de Tours

Dans les pas du treizième apôtre réalisé par Vanessa Roué.

Célébration dimanche 11 septembre des 1700 ans de la naissance de Saint Martin de Tours. Une émission spéciale en direct de Tours, pour découvrir l’immense essor spirituel de cet ancien soldat romain, devenu moine puis évêque.

Le documentaire Saint Martin – Dans les pas du treizième apôtre réalisé par Vanessa Roué.

Apôtre des Gaules et moine-évêque missionnaire de Tours, celui que les églises d’Orient appellent le « Miséricordieux », surnommé le treizième apôtre au Moyen âge, est le premier saint chrétien à être vénéré sans avoir subi le martyr.

Ce film invite, à la lumière des évènements de sa longue vie, à comprendre comme saint Martin peut nous rejoindre dans notre vie d’aujourd’hui.

A voir sur le lien : https://www.lejourduseigneur.com/jd…

Les plus belles citations de Laudato Si en images

Un diaporama sonore de PELERIN

Les reliques de Sainte Faustine, Saint Jean-Paul II et du bienheureux Michel Sopocko à Lamballe le 28 février

La spiritualité de sainte Faustine (1905-1938) a pour fondement l’Amour Miséricordieux de Dieu pour chaque homme. Son enseignement est considéré comme particulièrement important pour le troisième millénaire ; il est connu dans le monde entier grâce à son Petit Journal.

Hélène Kowalska – sainte Faustine – naît en Pologne le 25 août 1905 non loin de Lodz. Troisième enfant d’une famille nombreuse et pauvre, elle doit quitter l’école au bout de trois ans pour travailler et ainsi aider sa famille. A 20 ans, elle entre dans la congrégation des Sœurs de Notre Dame de la Miséricorde et prend le nom de Sœur Marie Faustine du Très Saint Sacrement. Elle passe treize ans au couvent comme cuisinière, jardinière et sœur portière dans plusieurs maisons de la Congrégation (Varsovie, Plock, Vilnius et Cracovie).

 Une spiritualité d’une extrême richesse

Sa vie, apparemment très simple, cache une communion profonde avec Dieu, pour l’amour de qui elle veut devenir sainte depuis l’enfance. Elle partage avec Lui ses joies et ses peines. Surtout, elle unit ses souffrances à la Passion du Christ pour la conversion des pécheurs. Sa vie de religieuse, imprégnée de souffrances physiques et morales (dur labeur, maladie, critiques…), fut aussi marquée par des grâces mystiques extraordinaires. Le Seigneur Jésus a confié à Sainte Faustine une grande mission : rappeler au monde son Amour Miséricordieux. « L’humanité n’aura de paix que lorsqu’elle s’adressera avec confiance à la Divine Miséricorde » (Petit Journal 300). Par l’intermédiaire de sainte Faustine, le Seigneur veut rappeler au monde qu’Il est infiniment miséricordieux et qu’Il pardonne tout péché, dans la mesure où l’on implore son pardon.

 À Lamballe, le 28 février en l’église Saint-Jean

Dans le cadre d’un pèlerinage de ces reliques sur le Morbihan, nous proposons de vivre une halte spirituelle. Moment de conférence, de vénération, de méditation, de confession, d’adoration pour nous ressourcer au cœur de cette année de la Miséricorde, au cœur de notre carême  .

  • 10h30 : eucharistie en l’Église Saint Jean (spiritualité de Ste Faustine)
  • Possibilité de pique-niquer à la Maison Paroissiale.

Accueil des reliques en début d’après-midi (vers 13h30) : Sainte Faustine, Saint Jean-Paul II et du Bienheureux Michel Sopocko.

 Après-midi à l’église Saint-Jean : programme

  • 13h30 : Accueil des reliques
  • 14h00 : Conférence à l’église :« Les grands traits de la spiritualité de Sainte Faustine ».
  • 15h00 : Méditation musicale
  • 15h30 : Prière guidée à partir de ces écrits « Le Petit Journal »- meditation, vénération, sacrement du pardon, adoration.
  • 17h00 : Temps de Vêpres
  • 17h30 : Fin de la journée

Lourdes, une expérience à vivre

Les pèlerins de Lourdes sont de retour et partagent avec les lecteurs (trices) leurs impressions. Joie, humilité, fraternité, universalité, prière, conversion sont des mots qui prennent leur sens dans ce pèlerinage.

Groupe des pélerins zone Lamballe
Groupe des pélerins zone Lamballe

Retour sur le dernier pèlerinage diocésain.

De belles célébrations, la présence des malades, des rencontres… à Lourdes, lors d’un pèlerinage l’Église se donne à voir dans des visages multiples. Chacun a de bonnes raisons d’y venir.

« 2016, année de la miséricorde voulue par le pape François, je ne voulais pas manquer le pèlerinage à Lourdes, j’avais envie de venir  » confie Hélène de la paroisse de Pléneuf-Val-André. Comme d’autres participants, elle n’était pas venue depuis plusieurs années, car début septembre, les vacances sont terminées, le travail a repris. C’est le cas de Jean-Claude, ancien enseignant, de Moncontour. Alors, avec la retraite, on vient et revient dans ce lieu des apparitions à Bernadette. Certains habitués ne comptent plus, c’est devenu un rendez-vous incontournable.

45 personnes des paroisses de Jugon, Lamballe, Moncontour, et Pléneuf-Val-André ont ainsi quitté leurs habitudes du 6 au 12 septembre en rejoignant le pèlerinage diocésain avec ses malades et handicapés encadrés par les hospitaliers. Tout le monde a affronté le trajet de 800 km en car avec bonne humeur, comme Michel de Jugon, déplacement finalement bien court au regard de tous les pèlerinages étrangers venant des quatre coins du monde : Irlande, Asie, Sénégal, Espagne, Italie… et bien d’autres pays en cette fin d’été.

Découverte du sanctuaire avec Père Pierrick
Découverte du sanctuaire avec Père Pierrick

A l’entrée du site, même avec Vigipirate, les contrôles ne sont pas tatillons. Passée l’une des deux portes, la taille du site impressionne, surtout quand on vient pour la première fois. Le nombre de pèlerins et de malades surprend comme lors de la procession mariale le soir avec ses milliers de cierges allumés. On mesure alors le caractère universel de Lourdes, chacun priant dans sa langue. Cet aspect s’est retrouvé lors de la messe internationale présidée par Monseigneur Moutel dans la basilique Saint Pie X.

Porte Sainte et calvaire des Bretons
Porte Sainte et calvaire des Bretons

Le passage de la Porte Sainte avec les malades, sous le signe de la Miséricorde, les célébrations à Sainte Bernadette, la messe à la grotte, le chemin de croix dans la montagne le soir ou dans la prairie avec les malades, le sacrement des malades constituent des moments forts proposés à chacun. « De très belles cérémonies  », pour Jean-Claude.

Messe d'ouverture à Ste Bernadette
Messe d’ouverture à Ste Bernadette
Adoration à Pie X
Adoration à Pie X

Les pèlerins du diocèse ont aussi pu vivre une journée conviviale à la cité Saint Pierre, en dehors des sanctuaires. Elle a rassemblé, sous le soleil, dans un cadre exceptionnel, les valides, les malades et les hospitaliers du diocèse.

Messe à la cité St Pierre
Messe à la cité St Pierre

Lourdes permet aussi des moments plus personnels.

Messe à la Grotte
Messe à la Grotte

A la grotte, chacun peut venir apporter ses intentions de prières et celles qui lui ont été confiées : demandes, remerciements… Pour Hélène, « c’est un tête à tête avec Marie au milieu de la foule ». Aller à la piscine pour se purifier est une démarche difficile. « Impressionnant, les gens sont émus  », dit-elle. Difficile aussi la confession individuelle. Mais peut-être plus facile dans le cadre d’un pèlerinage, bien que chacun soit au vu de tous. La présence de nombreux malades marque avec les fauteuils roulants et les petites voitures bleues. « On a peur de les voir. Il faut oser les regarder ». Et pour ceux qui s’en occupent, il faut savoir mettre « son ego entre parenthèses  », souligne un nouvel hospitalier qui insiste aussi sur la richesse des rencontres. « Je reviendrai l’année prochaine  ». C’est ce que disent les nouveaux pèlerins. Ils ont mis de côté le côté mercantile des rues de Lourdes, apprécié l’organisation matérielle du pèlerinage, l’ambiance du groupe, les rencontres, les temps de célébrations, les sourires… « C’est une expérience à vivre, souligne Hélène. Mais difficile à raconter  ». Une invitation à retourner ou à aller en pèlerinage

Paul Chauvin

Paroles d’un pèlerin

Dans le cadre de mes habituelles vacances d’été à Lamballe (9 ans) et en cette Année du Jubilé extraordinaire de la miséricorde divine, il m’a été offert l’heureuse occasion de faire partie des pèlerins du Diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. « Le pèlerinage est un signe particulier de l’Année Sainte : il est l’image du chemin que chacun parcourt au long de son existence » (Misericordiae Vultus, 14). A Lourdes, des centaines, des milliers de pèlerins se croisent, croyants ou non-croyants, baptisés et non-baptisés. Il y a un Peuple en marche. La différence et l’indifférence n’ont pas de place. Il n’est pas possible de rester indifférent à la présence nombreuse des personnes en situation de handicap. Elles vous bouleversent par leur volonté de croire en la Miséricorde de Dieu. Elles sont heureuses d’être à Lourdes. Par elles, on apprend à méditer et à se concentrer devant la Grotte de Massabielle. Les personnes en situation de handicap vous obligent à découvrir que «  la miséricorde est un but à atteindre, qui demande engagement et sacrifice ». A Lourdes, le miracle de la joie est permanent.

Procession aux flambeaux
Procession aux flambeaux

« Miséricordieux comme le Père  », mais je me suis senti si petit et si pauvre à cet appel. Le pèlerinage stimule notre conversion. Finalement des questions de fond : comment être vraiment miséricordieux comme le Père ? Où et envers qui se manifeste notre miséricorde ? « Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse, ton amour qui est de toujours  » (Ps 25, 6) et apprends-nous à « choisir l’espérance  ».

Père Albert WANSO

Lundi et mardi saint

La Semaine Sainte, en images et en mots : Ici, les lundi et mardi saints Une vidéo du Diocèse de Quimper

Une promenade à travers le patrimoine religieux finistérien. Une discussion entre un prêtre et une jeune femme sur les thématiques et temps forts de la Semaine Sainte.

Merci au Père Louis

Une mission qui se termine, un départ vers de nouveaux horizons, nous sommes invités à nous unir au Père Louis et à la communauté paroissiale à cette occasion.

Le Père Louis est arrivé sur notre paroisse de Lamballe en septembre 2011, tout droit venu du Bénin, diocèse de Djougou. Très vite, il a intégré notre vie paroissiale : Lamballe et le Pays de Jugon. Après 6 années en mission chez nous, il regagne son pays pour de nouveaux projets que Mgr Vieira, son Evêque, lui confiera dès septembre prochain.

Habitués à le côtoyer dans les rencontres, les célébrations, les visites, les préparations aux sacrements, la maison paroissiale… il nous aura partagé sa foi et son espérance dans le Christ avec son charisme. Ces années lui auront aussi donné l’opportunité de valider une licence canonique de théologie pratique à l’université d’Angers. Un travail qui lui ouvrira des repères pour une pratique renouvelée dans son ministère.

En paroisse, nous voulons lui marquer notre sympathie à l’occasion de sa messe d’action de grâce.

Pour ceux qui le désirent, il sera possible de poursuivre la soirée à la maison paroissiale. En toute convivialité, formule auberge paroissiale : salades, grillades, desserts, etc… apportés par vos soins et mis en commun.

Nous pouvons, si nous le souhaitons, lui exprimer notre reconnaissance par une offrande que nous déposerons à la maison paroissiale en mentionnant sur l’enveloppe « Offrande au Père Louis ». Notre don contribuera aux besoins de sa nouvelle mission.

Nous le confions déjà à notre prière.

Que Notre-Dame de GrandePuissance l’accompagne. Que sa foi en Christ, lui donne l’audace de vivre en témoin-missionnaire !

Merci au Père Louis !

Equipe d’animation paroissiale

Père Pierrick Jégonday

Messe chrismale

Le mercredi de la Semaine Sainte, de nombreux diocèses proposent la messe chrismale.

Elle peut être fixée un autre jour de la Semaine Sainte : dans le rite catholique latin, la messe chrismale n’appartient pas, au sens strict, au Triduum pascal. Si elle a lieu le plus souvent le Jeudi Saint au matin, elle peut être transférée à un autre jour, pourvu qu’elle soit proche de Pâques.

Beaucoup d’évêques, pour faciliter la participation des fidèles et des prêtres, choisissent un soir de l’un ou l’autre des jours saints, le lundi, le mardi ou le mercredi.

Notre évêques, Mgr Moutel, a choisi le mardi soir. Cette année, c’est en la cathédrale de St Brieuc.

Durant la messe chrismale, l’évêque bénit les autres huiles saintes et consacre le Saint Chrême. Cette huile servira dès les baptêmes de Pâques puis tout au long de l’année pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre.

Prêtres, diacres et fidèles sont invités largement à cette célébration qui manifeste l’unité de toute la communauté diocésaine autour de son évêque. Au cours de cette messe qui manifeste l’unité de toute l’Église diocésaine autour de son Evêque, les prêtres renouvellent leurs promesses sacerdotales : vivre toujours plus unis au Seigneur Jésus, chercher à lui ressembler, renoncer à eux-mêmes, être fidèles aux engagements attachés à la charge ministérielle, célébrer les sacrements, annoncer la Parole de Dieu avec désintéressement et charité.

Une promenade à travers le patrimoine religieux finistérien. Une discussion entre un prêtre et une jeune femme sur les thématiques et temps forts de la Semaine Sainte.

Nouvelle étape, nouveau départ …

Nous souhaitons à l’abbé Plesse une bonne transition et une bonne adaptation pour cette nouvelle étape. Heureux d’avoir partagé ces moments avec lui, merci Joseph.

Depuis le 23 février dernier, l’Abbé Joseph Plesse a quitté le Foyer Logement pour rejoindre le Cèdre à St Brieuc (maison de retraite pour les prêtres du diocèse). La paroisse le remercie pour sa participation à la vie paroissiale et à son engagement au Foyer Logement. Il y célébrait la messe chaque semaine, le vendredi. Sachons lui exprimer notre sympathie et notre communion dans la prière (Le Cèdre 6, rue de la Corderie 22015 Saint-Brieuc Cédex 1)

Autour du Père Pierrick, une équipe a réfléchi à l’avenir. Pour l’instant, une messe sera célébrée une fois par mois au foyer logement le mercredi à 11h : prochaine célébration le mercredi 13 avril.

Offre professionnelle

Un poste d’aumônerie à mi-temps pour l’hôpital de Lamballe

Ehpad de lamballe
Ehpad de lamballe

Aumônerie Catholique des hôpitaux et cliniques du diocèse de Saint-Brieuc

  • « Le service des aumôneries catholiques des hôpitaux et cliniques recherche une personne disponible pour un poste d’aumônerie à mi-temps pour l’hôpital de Lamballe. Ce poste est à pourvoir le 1er février 2018.

Qualités requises : confidentialité, sens de l’écoute, capacité à se laisser interpeller, se remettre en cause, travail en équipe. Accompagnement et formations assurés ».

Les candidatures sont à envoyer avant le 31 mai 2017 à :

Responsable d’aumônerie

RDAH, 7, rue Jules Verne 22000 Saint-Brieuc

tel : 02.96.68.13.42

courriel rdah chez diocese22.fr

Pélerinage à Lourdes 2017

Du 5 au 11 septembre 2017, Le pèlerinage diocésain avec les malades est placé sous la présidence de Monseigneur Denis Moutel, avec la participation de Serge Kerrien, diacre permanent « Le Seigneur fît pour moi des merveilles.. » Autour du magnificat, cantique de l’espérance.

Les pèlerins valides du diocèse s’inscrivent dans les paroisses ou près de leur délégué.

Un forfait global comprenant le transport par car au départ de votre zone paroissiale, les frais généraux (assurances, sanctuaire, livrets, insignes…) : 195 € Ajouter à ce forfait les frais d’hébergement env. 371€

Renseignements et inscription : Maison paroissiale : Tel 02 96 31 02 55 vos délégués : Jacques et Josiane Piat / Serge et Nicole Garoche Tel 06 78 31 55 73

Pour l’organisation et la logistique merci de vous inscrire le plus tôt possible

Hospitalité diocésaine Les 200 pèlerins âgés, malades ou handicapés sont hébergés à l’Accueil Notre Dame et pris en charge par l’Hospitalité diocésaine Inscription des malades, des hospitalières et hospitaliers près des responsables de zone : M Roland Martin Tel : 06 80 88 33 36

Pèlerinages diocésains

2016 sera une année exceptionnelle ! l’Année Sainte de la miséricorde voulue par le pape François, et aussi le synode diocésain « Choisir l’Espérance » dans lequel nous venons de nous engager.

Écoutons les mots de François : « Nous avons toujours besoin de contempler le mystère de la miséricorde. Elle est source de joie, de sérénité, et de paix. » Nous avons besoin d’espérance dans un temps où beaucoup cherchent le sens des événements, les raisons de vivre qui nous feront repousser la peur ou la fermeture du cœur. C’est vraiment le moment d’envisager un pèlerinage : avec quelques autres personnes, c’est encore mieux ! Les destinations et les programmes sont variés mais ils ont tous un point commun : se mettre en route pour accueillir l’amour de Dieu dans des lieux importants de la vie chrétienne et vivre une bel-le expérience de fraternité avec notre diocèse. Merci de vous faire les messagers de cette invitation auprès d’une personne qui n’y pense peut-être pas, car le pèlerin ne voyage jamais seul. Nous avons besoin des prières de tous pour que le Seigneur nous guide sur les chemins du synode ; nous voulons confier toutes nos attentes à la Vierge Marie Marie, Notre-Dame de Toute Aide, aide-nous à nous approcher respec-tueusement de tous ceux qui souffrent et à nous tenir auprès d’eux en nous rappelant tes bras ouverts sur le monde. Marie, Notre-Dame d’Espérance, apprends-nous aussi à lever les yeux de notre cœur vers la Vie qui est devant.

Mgr Denis Moutel + Évêque de Saint-Brieuc et Tréguier

  Journée diocésaine à Landévennec

10 mai - en détail -> Journée diocésaine

 Saint-Jacques de Compostelle (partie française)

du 14 au 24 septembre - 990 € 1re partie : du Puy-en-Velay à St-Jean-Pied-de-Port. Chaque jour, marche à pied de 15 à 20 km, le trajet en car pour le reste. Haltes de prière, lieux de rencontre, accueils pour reposer l’âme et le corps ou simplement prendre un temps d’échange. (Animation : Michel Blanchard et Michel Mégret)

 À la découverte d’Arcabas

du 24 au 28 octobre (à confirmer) - Tarif en cours Séjour itinérant à la découverte d’Arcabas, peintre contemporain, Grenoble, Saint-Hugues-de-Chartreuse, La Salette… (Animation : P. Hervé Le Vézouët)

 Alençon - Lisieux

du 8 au 9 novembre - 125 € Sur les pas de Zélie et Louis Martin canonisés le 18 octobre 2015 et sur ceux de Sainte Thérèse.

 Pèlerinage diocésain à Lourdes avec les malades

du 6 au 12 septembre Il est placé sous la présidence de Monseigneur Denis Moutel.

  • Les pèlerins valides du diocèse s’inscrivent dans les paroisses ou près de leur délégué. Un forfait global comprenant le transport par car au départ de votre zone paroissiale, les frais généraux (assurances, sanctuaire, livrets, insignes…) : 195 € Ajouter à ce forfait les frais d’hébergement qui varient en fonction des hôtels, Renseignements et inscription : Maison paroissiale : Tel 02 96 31 02 55 vos délégués : Jacques et Josiane Piat : Tel 06 78 31 55 73
  • Hospitalité diocésaine Les 200 pèlerins âgés, malades ou handicapés sont hébergés à l’Ac-cueil Notre Dame et pris en charge par l’Hospitalité diocésaine. Inscription des malades, des hospitalières et hospitaliers près des responsables de zone : M Roland Martin Tel : 06 80 88 33 36 Mme Armelle Dolou Tel : 06 32 79 89 02 Les dossiers sont à rendre pour le 15 juin.

[(Pour tous les pèlerinages à l’étranger ou proposés par d’autres diocèses : http://pelerinages22.catholique.fr/… http://www.hospitalite22.catholique…) Tel : 02 96 68 13 50]

Premières eucharisties à St Jean le 22 mai

L’église St Jean, comme la plupart des églises de notre territoire, est orientée vers l’Orient. On entre en tournant le dos à l’ouest qui représente le soleil couchant. Ainsi on tourne le dos à la nuit et aux ténèbres pour avancer vers le soleil, vers la lumière.

Cette année pour les premières des communions, nous avons fait le choix d’occuper l’espace de vie de cette célébration de manière différente. Notre communauté chrétienne, après s’être saluée sur le parvis de l’église (petite place qui tire son nom du mot « paradis ») a franchi le porche. Rappelons-nous que le porche marque la transition entre le lieu profane et le lieu de culte. Situés sous le narthex, les jeunes accompagnés de leur tuteur se sont avancés solennellement dans la nef afin de se signer avec de l’eau bénite rappelant leur condition de baptisés. Arrivés devant le chœur habituellement réservé au célébrant et aux servants d’autel, les jeunes de la première eucharistie ont ce 22 mai dernier occupé cet espace. Le chœur exprime le Christ soleil levant sur toute l’humanité. Pour nous chrétiens ce Christ est signe de lumière et vie. La place centrale du chœur exprime toute notre espérance. Ces jeunes, qui depuis quelques années découvrent la Bonne Nouvelle, se sont mis plus spécialement en route vers l’eucharistie lors de cette année pastorale. Le cheminement par étape que nous leur proposons depuis plusieurs années, leur permet d’acquérir une certaine maturité physique et spirituelle. Lors de l’étape de l’eucharistie, occuper l’espace proche de la table eucharistique a tout son sens. Les jeunes ont apprécié cette proximité : le Seigneur les invite à son repas. Ils font « un » avec ce pain et ce vin consacrés, ils s’unissent à leurs frères, à la communauté chrétienne, nous sommes au cœur même de cette communion. Que de recueillement pour les uns et les autres, que de respect accordé à cet espace qui les accueille ce jour. Arrive le moment de l’ultime première des communions ….les jeunes quittent cet espace chœur de l’église, après s’être mis en marche. C’’est accompagnés de leur tuteur qu’ils viennent accueillir, au creux de leurs mains présentées en coupe offerte, ce don de Dieu. Des visages réjouis, pleins de rayonnement pour tous : « aujourd’hui c’est ma première eucharistie  » Un temps d’action de grâce est ensuite proposé aux nouveaux jeunes communiants dans un autre espace de vie de l’église, c’est la sacristie. Ce lieu qui habituellement est « la loge » des servants d’autel, des célébrants , des sacristains, devient, le temps de cette célébration, un oratoire d’action de grâce. Oui, dans le secret de notre cœur, chacun vient dire son MERCI . Nous venons habiter cet espace afin que CELUI qui vient de se donner à nous trouve toute sa place. Nous revenons en église afin de prier celle sans qui nous ne serions pas là : la très sainte Vierge Marie que l’on honore plus spécialement en ce mois de mai. Puis une bénédiction finale avant notre chant d’envoi. C’est « appelés par le Christ à semer l’espérance » que nos jeunes on conclu cette belle célébration priante de leur première eucharistie. Un p’tit clin d’œil du soleil nous a permis une photo sur le parvis de l’église.

Michelle Gérel

Rameaux : le jour de gloire

Le dimanche des Rameaux est le jour où sont béni les Rameaux de buis, d’olivier ou les palmes (tant que ce soit vert). Ce dimanche, qui marque l’entrée en semaine sainte, une semaine avant Pâques, rappelle l’entrée triomphante de Jésus à Jérusalem et aussi, dans l’Evangile, sa Passion.

D’après une promenade à travers le patrimoine religieux finistérien, et une discussion entre un prêtre et une jeune femme sur les thématiques et temps forts de la Semaine Sainte.

S’engager pour une culture de vie

Les conférences de Carême   à Notre-Dame de Paris constituent un grand rendez-vous de réflexion sur l’actualité   de la foi chrétienne. Thème abordé cette année : le sens spirituel des cultures, cycle confié à Rémi Brague, Professeur émérite de philosophie. Intervenante : Caroline Roux d’Alliance Vita.

« Culture et évangélisation »Retour ligne automatique Le sens spirituel des cultures

Depuis 1835, les conférences de Carême   à Notre-Dame de Paris constituent un grand rendez-vous de réflexion sur l’actualité   de la foi chrétienne

Lors du synode sur la nouvelle évangélisation, en octobre 2012, le cardinal Vingt-Trois avait évoqué, à côté du « témoignage de la foi », la « pédagogie de la culture ». Il visait par-là la formation de l’esprit critique, le lien intrinsèque entre la foi chrétienne et la raison, le devoir des chrétiens de déployer l’espérance dans une culture qui se passe de Dieu.

Que faire de la culture ? L’interrogation apparaît décisive pour l’évangélisation, dans la mesure où, d’une part, de nombreux chrétiens d’Occident perçoivent la culture de leur temps comme un obstacle à la proclamation de l’Évangile et où, d’autre part, la culture contemporaine voit parfois le christianisme comme un fait culturel réducteur susceptible d’appauvrir les richesses créatrices de l’homme.

La rencontre des cultures peut réjouir le regard quand leur confrontation suscite l’inquiétude et la peur. La rencontre est-elle possible, peut-elle être féconde ? L’évangélisation ne reviendrait-elle pas à nier la diversité des cultures ? Peut-on vraiment, aujourd’hui, dans le monde technicisé et globalisé où nous vivons, espérer que l’Évangile du Christ, sa « bonne nouvelle », irrigue à nouveau la ou les cultures vivantes ? Cela peut-il être une tâche pour l’humanité ?

Les conférences des trois années 2016, 2017, 2018 sont conçues pour proposer un discernement chrétien sur la culture contemporaine susceptible d’éclairer les tâches de l’évangélisation à venir.

2016 : Le sens spirituel des cultures, cycle confié à Rémi Brague, de l’Institut, philosophe.Retour ligne automatique 2017 : La vérité du Christ incarné, une chance pour les cultures, cycle confié à Olivier Boulnois, professeur de philosophie médiévale.Retour ligne automatique 2018 : La culture, un défi pour l’évangélisation, cycle confié à Fabrice Hadjadj, écrivain et philosophe.

Chaque année est assumée intégralement par un seul conférencier mais celui-ci a toute liberté de confier tout ou partie de certaines conférences à un autre intervenant.

Le 28 février S’engager pour une culture de vie par Caroline Roux, d’Alliance Vita

Le pape Jean-Paul II a introduit l’alternative entre « culture de vie » et « culture de mort » en 1993 et l’a développée dans son encyclique Evangelium vitæ. Pourquoi recourir au terme de « culture » ? Cette distinction éclaire-t-elle la situation culturelle de notre temps et les défis de l’évangélisation ? Alors qu’elle semble dénigrer la culture contemporaine, cette alternative pourrait indiquer des chemins d’espérance.

Sainte Mère Teresa

La canonisation de Mère Teresa, le 4 septembre dernier a été voulue par le Pape François au cours de cette année de la miséricorde. La vie de Sainte Mère Teresa a été le plus souvent l’image même de la miséricorde de Dieu.

Au Vatican, on ne cesse de rappeler que ce n’est pas d’abord pour son action sociale mais pour sa sainteté que Mère Teresa a été canonisée. « La vie chrétienne … n’est pas une simple aide qui est fournie dans le temps du besoin. S’il en était ainsi, ce serait certes un beau sentiment de solidarité   humaine qui suscite un bénéfice immédiat, mais qui serait stérile, parce que sans racines », a d’ailleurs souligné le pape François dans son homélie.

« Elle a elle-même expérimenté cette pauvreté intérieure »

Mère Teresa avait connu un grand moment de nuit spirituelle, s’interrogeant sur le sens de son action pour les pauvres, doutant de la présence de Dieu à ses côtés… C’est en partie pour cela que François a voulu faire de sa canonisation un des moments forts du Jubilé de la miséricorde.… « Mère Teresa était très attentive à ce grand besoin de miséricorde car elle-même avait expérimenté cette pauvreté intérieure et vécu la grande miséricorde de Dieu. »

C’est pour cette raison que Mère Teresa peut être « une sainte pour tous ». « Parce qu’elle a été capable de partager la souffrance de Jésus, elle a compris qu’elle était aimée d’une façon particulière par le Seigneur ».

« Mère Teresa, tout au long de son existence, a été une généreuse dispensatrice de la miséricorde divine, en se rendant disponible à travers l’accueil et la défense de la vie humaine, la vie dans le sein maternel comme la vie abandonnée et rejetée », a noté François dans son homélie.

Cet humble sourire qui, sur la tapisserie ornant dimanche le balcon de la basilique, faisait rayonner le visage de Mère Teresa désormais entouré d’une auréole, symbole de sa sainteté pour toute l’Église. Une sainteté célébrée dès lundi 5 septembre, anniversaire de la mort de Mère Teresa et jour officiel de sa fête dans l’Église

Extraits de La Croix 05/09/16

PRIERE DE MERE TERESA

La joie est prière, force et amour

Dieu aime celui qui donne avec joie. La meilleure manière de montrer notre gratitude envers Dieu et les gens c’est d’accepter tout avec joie.

Ne laissez jamais le chagrin vous noyer au point d’en oublier la joie du Christ ressuscité. Nous aspirons tous au ciel où est Dieu, mais nous avons le pouvoir de nous trouver dès maintenant dans ce ciel : il suffit d’être heureux avec lui, en l’instant présent

Être heureux avec lui, maintenant, cela veut dire : aimer comme il aime, aider comme il aide donner comme il donne, servir comme il sert, sauver comme il sauve,

être avec lui 24 heures par jour, le toucher sous son déguisement de misère, dans les pauvres et dans ceux qui souffrent.

Un cœur joyeux est le résultat normal d’un cœur brûlant d’amour. C’est le don de l’Esprit, une participation à la joie de Jésus vivant dans l’âme.

Gardons dans nos cœurs la joie de l’amour de Dieu et partageons cette joie de nous aimer les uns les autres comme Il aime chacun de nous. Que Dieu nous bénisse.

Amen.

Un message… de Dieu

Dieu n’en finit pas de se faire proche, de frapper à notre cœur. Restons attentifs à son message de Noël.

J’ai connaissance de la lettre que tu aurais voulu à un certain « père Noël » maintenant que tu es devenu grand et que tu ne crois plus en lui et j’ai à cœur de te répondre, par le moyen de mon serviteur qui te fait parvenir ce message.

Je suis Dieu le Père, l’Eternel, le Tout-Puissant, le Seigneur et Créateur de l’univers… et je voudrais ardemment devenir ton Père, en t’adoptant comme mon enfant, parce que, sans que tu le saches, et depuis très très longtemps, je t’aime. Rien de ce qui te concerne n’est caché à mes yeux. Avant même que tu ne sois né, dès le ventre de ta mère, […] je te connaissais parce que je suis le créateur de toutes choses, ton propre créateur.

Tu sais, je suis réellement descendu du ciel, même si cela ne s’est pas vraiment passé un 25 Décembre, mais je ne suis pas venu sous la forme de ce « Père Noël » qui, de fait, s’est substitué à moi et a pris ma place. Moi, je ne suis pas une légende, car je suis vraiment venu du ciel, où j’étais de toute éternité, sur cette terre, dans une chair humaine, en envoyant mon fils unique et éternel appelé Jésus-Christ ou encore Emmanuel, ce qui signifie « Dieu avec nous ». Peut-être as-tu fait, comme chaque année, « une crèche » […] mais qu’est-ce que cela a changé et changera dans ta vie ?

Je suis venu pour toi  ! Oui, tu as bien lu : pour toi, pour te prouver que je t’aime, pour te proposer d’être réconcilié avec moi et te pardonner, pour guérir toutes tes blessures et les maladies de ton âme et de ton corps !

J’ai vu ta peine, ta souffrance, tes larmes, ton découragement, tes épreuves multiples, les injustices et les rejets dont tu as été l’objet. J’ai vu aussi tout ce qui te retient captif et esclave. J’ai vu tout cela, sois en certain, parce que rien n’échappe à mon regard. A plusieurs reprises et de différentes manières, j’ai souvent tenté de te parler depuis que tu es né. Je t’ai même écrit une lettre d’amour en t’envoyant ma Parole : la Bible. Tout ce que je t’écris ici s’y trouve. Mais l’as-tu lue, l’as-tu écoutée ? […]

nativité arcabas -  voir en grand cette image
nativité arcabas

Voilà pourquoi je suis venu en personne sur cette terre il y a environ deux mille ans ! Je ne suis pas le Père Noël, mais j’ai porté un vêtement teint en rouge : c’est le sang que j’ai personnellement accepté de verser sur la croix par amour pour toi. Grâce à mon sacrifice pour toi, tu peux aujourd’hui être pardonné et réconcilié avec ton Père céleste.

Mon enfant, je voudrais t’offrir pour ce Noël, le plus beau, le plus grand, le plus précieux de tous les cadeaux que tu ne pourras jamais recevoir : le pardon. […]

Ce salut est totalement gratuit, c’est vraiment un cadeau, car Jésus-Christ a déjà tout payé pour toi : tu as seulement à le recevoir par la foi ; c’est une grâce, une faveur […] que je t’offre parce que je t’aime.

Mon enfant, ce Noël peut devenir pour toi le plus beau de tous les Noëls de ta vie, si seulement tu le veux. Cela ne dépend que de toi ! Ne repousse pas mon appel, je t’en supplie, sinon je ne pourrai pas te sauver ! Je t’en supplie, aujourd’hui même, « reviens à ton Père… pour un VRAI NOEL qui changera ta vie maintenant, chaque jour et pour l’éternité ! »

Invite-moi dans la crèche de ton cœur, […] avec tes propres mots mais avec vérité et sincérité, et je répondrai à ton invitation sans tarder, comme je l’ai fait pour des millions d’hommes, de femmes et d’enfants dans le monde qui m’ont ouvert la porte de leur cœur.

L’Eternel, ton Créateur, qui t’aime.

Une chance pour notre paroisse

Lors de la messe de rentrée du 2 septembre, Père Pierrick présentait à l’assemblée le séminariste Gaëtan Lormel venu en insertion dans la paroisse. Gaëtan a accepté de se dévoiler un peu. Faisons plus ample connaissance.

Mes origines Je suis donc Gaëtan Lormel, j’ai 36 ans et je suis natif de Pléven, commune que je n’ai jamais quittée. Je suis issu d’une famille d’ouvriers : mon père chauffeur et ma mère couturière. J’ai la joie d’avoir un frère qui a 35 ans : il est handicapé autiste. J’ai aussi 2 filleuls : Baptiste et Lilwenn dont je suis très fier. J’ai grandi aussi entouré de l’affection de mes grands-parents paternels qui vivaient dans la même maison. Ma famille a été marquée par 6 deuils successifs en deux ans dont ma mère. Je suis très attaché à ma famille.

Mon orientation professionnelle J’ai toujours été passionné d’agriculture alors j’ai pour-suivi mes études au lycée agricole de Caulnes. Dans ce lycée, j’ai créé des liens d’amitié qui se sont transfor-més en lien de fraternité, des amis avec qui on partage bons et mauvais moments ; je crois vraiment en l’amitié. A 20 ans, voici ma carrière professionnelle qui débute en tant que salarié agricole. Comme tout homme à cette époque là, c’est le temps du service militaire. En 2001, je suis parti travailler dans une fabrique d’aliment du bétail à Yffiniac. Malgré la dureté des horaires, j’ai adoré cette entreprise où l’ambiance est familiale.

Mes loisirs Depuis l’âge de 18 ans, les fest-noz occupent mes samedis soir et puis j’ai dansé pendant 15 ans à la Rosargue de Jugon les Lacs. Cette ambiance inter-générationnelle me plaît énormément. Ma vie de chrétien : de l’enfance à aujourd’hui Jusque l’âge de ma confirmation, on ne m’a sans doute pas donné le choix : il fallait bien que j’aille au catéchisme puis à la messe le dimanche. J’étais même enfant de chœur ou c’était plutôt ma grand-mère qui avait répondu à ma place lorsque le curé de l’époque m’avait demandé ce service. Je suis un homme de pèlerinage et je suis allé à Lour-des (21 fois dont 14 fois hospitalier), Rome, Assise, Terre Sainte, Pologne puis aussi Ars, Nevers, Lisieux. De chaque pélé, je suis revenu le cœur transformé avec l’envie d’en faire davantage pour mon Église pa-roissiale et diocésaine. J’étais donc engagé sur ma paroisse en tant que mem-bre de l’EAP, mais aussi guide de la prière pour les obsèques. Depuis 2008, je suis aussi membre du conseil municipal de Pléven… De tout cela je ne peux que rendre grâce à Dieu et je ne peux qu’inviter les autres à se mettre en marche à la suite du Christ, car c’est vrai-ment une chance à saisir, un chemin à découvrir et aussi une lumière à communiquer. C’est pour cela qu’il était naturel, par amour de Dieu, de répondre à son appel qui résonnait en moi depuis si longtemps.

Mon entrée au séminaire J’ai donc décidé d’entrer à la maison Charles de Fou-cault à St Pern avant d’entrer au séminaire St Yves de Rennes en septembre dernier. Maintenant, je m’habitue à la vie du séminaire où la prière des heures rythme nos journées, les cours, la vie communautaire (nous sommes 18 plus les pères), le sport, etc. Je suis envoyé en immersion paroissiale sur la paroisse de Lamballe, je ne suis pas trop dépaysé puisque j’y ai fait mes années collège et c’est tout proche de Pléven, juste la forêt de la Hunaudaye nous sépare. J’ai été accueilli très chaleureusement par le curé, que je connais depuis bien longtemps,. Maintenant, je suis à son école mais aussi à l’école des paroissiens de Lamballe. Avec vous, je suis envoyé pour faire un bout de chemin, je compte vraiment sur votre aide et votre prière. Je serai très heureux d’aller à votre rencontre et de vous partager ma vie au séminaire, n’hésitez ja-mais à venir à ma rencontre.. Sachez que désormais, le séminariste, que je suis, prie pour chacun de vous et l’ensemble de la communauté paroissiale de Lamballe. Gaëtan

Une délégation de 15 évêques pour soutenir les agriculteurs

Ce lundi, 15 évêques de toute la France se sont rendus au Salon de l’Agriculture. C’est une grande première, jamais les évêques n’avaient visité cet événement, qui se tient Porte de Versailles à Paris jusqu’au 6 mars. Ils ont tenu à manifester leur soutien et reconnaissance aux agriculteurs touchés par la crise.

Vivre et célébrer la Saint Valentin à la paroisse de Lamballe

 Pierrick Jégonday
Pierrick Jégonday

Pour tous les amoureux de Dieu, les amoureux de la vie, du monde dans lequel nous vivons.

Oui « la Bonne Nouvelle de l’Evangile est une Parole d’Amour ». Par cette célébration de la Saint Valentin, nous voulons avoir l’audace des diverses vocations, qui sont le signe de l’Amour de Dieu pour le monde qui est le nôtre. Notre Eglise nous appelle à être signe de l’Amour du Christ. La Parole de Dieu : une histoire d’Amour entre Dieu et l’humanité.

Dans notre désir de vivre du Christ et de sa Parole, il y a aussi le OUI de Dieu. L’amour devient alors un réel programme de vie, une charte : le dialogue, le pardon, la confiance, la fidélité, l’action de grâce, la prière : un élan à vivre pour donner sens à notre vie chrétienne et familiale.

L’amour devient présence du Dieu d’alliance pour chacun de nous et aussi pour le monde. Dieu se lie dans notre histoire. Dieu pose sur chacun de nous un regard de tendresse… Dieu est un amoureux. Que chacun puise en Lui la source de son amour. Quelle chance pour notre Église de vivre de cet Amour de Dieu qui éclaire nos routes humaines et nos chemins de foi. Une vie partagée en communauté chrétienne et qui se déploie dans nos relations humaines.

La Saint Valentin : une occasion de prier pour les jeunes qui se préparent au mariage, pour ceux que le Seigneur appelle à une autre vocation, pour les familles, pour les couples désunis, pour les enfants séparés de leurs parents, pour ceux qui ont perdu leur conjoint, pour les célibataires, les jeunes en recherche de projet de vie…

Père Pierrick Jégonday

Quelques photos des jeunes couples se préparant au mariage, à la célébration de l’amour le 13 février à St Martin.

Echos

Amis des migrants

Plus de cent bénévoles proposent leur aide auprès des migrants de Calais hébergés dans le Trégor. Parmi eux, des chrétiens, comme Sophie Bahé

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migrants

Pour une balade : ils étaient 30 ! Sur le port de Trébeurden, on ne passait pas inaperçus. Des promeneurs leur disaient bonjour… J’ai proposé à pas mal de gens de venir marcher avec nous. Ce fut un très beau moment. » La jeune femme espère que des instants comme celui-là aideront à « balayer les idées fausses qui circulent sur les migrants et à faire bouger les consciences ». a lire aussi : Trois questions à Yves Piron, diacre permanent et délégué diocésain à la Pastorale des migrants.

« extrait de la revue Eglise en Côtes d’Armor ». A retrouver dans le numéro de décembre 2016, en vente à la maison diocésaine, à l’évêché et au 02 96 68 13 40.

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Clôture du festival ND 2014

Mgr Laurent Dognin, évêque auxiliaire de Bordeaux, préside la messe de clôture du festival Notre-Dame et donne l’envoie en randonnée, à vélo, en direction de la côte, du groupe « jeunesse ensemble » Et avant de se séparer tous les paroissiens sont invités au pot de l’amitié, en musique avec la formation " la fanfal’aise

Voir en vidée, vue sur le journal « le Télégramme » http://www.dailymotion.com/video/x1…

Communication, réseaux sociaux et miséricorde

A l’occasion de la 50e Journée mondiale des communications sociales (8 mai 2016), faire preuve de miséricorde sur les réseaux sociaux pour favoriser les rencontres fécondes.

Confirmation à La collégiale.

Samedi 26 mai à 18h00 à la Collégiale Notre-Dame,

24 jeunes de la paroisse ont reçu le sacrement de confirmation par le P. Hervé LE VEZOUET, vicaire épiscopal du diocèse de St Brieuc et Tréguier.

Les jeunes ont cheminé toute l’année pour recevoir ce sacrement de l’initiation chrétienne. Ils ont d’abord répondu à l’appel de notre évêque qui les avait invités à se mettre en route par une lettre qu’il leur avait adressée. Les jeunes se sont retrouvés pour des temps de rencontre et de partage plusieurs fois dans l’année. Puis, Ils ont répondu à l’appel de l’évêque par une lettre personnelle, et ont vécu un week-end de retraite à l’abbaye « la joie Notre-Dame » à Campénéac les 28 et 29 avril.

De Saint-Alban à Matignon !

Le Tro Breiz en paroisse de Notre Dame de Grande Puissance !

Une trentaine de personnes de la paroisse Notre Dame de Grande Puissance, ont vécu une journée de partage, de convivialité, de rencontres diverses et personnelles, de chants, de prières, de spiritualité, sur le chemin de Saint-Alban à Matignon.

Cette journée a commencé par la messe du matin dans l’église de St Alban. Cette célébration permet, à chacun des pèlerins, d’entrer dans l’esprit de ce chemin. Le groupe de la paroisse s’est rassemblé pour deux temps de prières, en communion avec les paroissiens de Notre-Dame de Grande Puissance.

  • Le Tro-Breiz historique se faisait en un mois ou plus.

Il n’est guère facile aujourd’hui d’accomplir d’une seule traite les 600 kilomètres du périple. Le pèlerinage a été relancé en 1994 par l’association « Les Chemins du Tro Breiz » et il a été décidé de limiter la marche à une semaine par an. Il faut maintenant sept années pour achever une boucle. Chaque année les marcheurs accomplissent une des sept étapes. La première boucle s’est achevée à l’été 2000 avec l’ultime étape Vannes-Quimper.

  • Les 7 villes étapes du Tro Breiz : (itinéraire permanent en cours de balisage)
 Etape St Pol - Tréguier
 Etape Tréguier - St-Brieuc
 Etape St Brieuc - St Malo
 2012 Etape St Malo - Dol
 Etape Dol - Vannes
 Etape Vannes - Quimper
 Etape Quimper - St Pol
  • La quête des marcheurs est diverse. Certains viennent pour les plaisirs de la marche et la découverte du patrimoine. Il y aussi ceux qui viennent pour l’affirmation de l’identité bretonne. D’autres trouvent dans le TroBreiz une façon de vivre leur spiritualité.

Dimanche à Meslin !

Quelques 200 paroissiens se sont retrouvés dimanche dernier à Meslin pour partager la galette des rois.

L’occasion pour le père Pierrick Jégonday et les prêtres au service de la paroisse, au travers des vœux, de remercier tous les bénévoles qui œuvrent pour annoncer l’Evangile au plus près de leurs frères, l’occasion aussi de revenir sur deux évènements marquants pour la communauté paroissiale en 2012 :

  • La mise en œuvre du Pardon « nouvelle formule » : Le Festival Notre Dame les 4, 5 et 6 mai présidé par Mgr Moutel.
  • Le projet catéchétique (réflexion déjà entamée en 2011) et qui sera présenté le 3 juin à St Cast à l’occasion d’un rassemblement de la zone pastorale.

L’Eglise s’approprie peu à peu la vidéo !

Ces vidéos ! A voir et à revoir, revoir…

La joie d’être appelés

Gaétan, séminariste en insertion dans la paroisse de Lam-balle, nous donne son témoignage sur la semaine qu’il a vécue à Lourdes en novembre dernier. C’était un rassemblement national pour les séminaristes.

info document - JPEG - 1.7 ko J’ai été très heureux de rejoindre tous mes frères sé-minaristes français dans ce haut lieu de la chrétienté que je connais parfaitement. C’était un honneur pour moi de répondre à l’invitation des évêques à l’occasion du rassemblement national des séminaristes autour de Marie, mère de Dieu et de tous les Hommes.

Rendre grâce C’était une nouvelle façon de me faire pèlerin et de me retrouver devant cette grotte de Massabielle pour prier Marie Notre-Dame de Lourdes à qui je dois beaucoup. Dans ce sanctuaire, par la voix de Notre Dame et Sainte Bernadette, l’appel de Dieu à le suivre d’une façon plus particulière en devenant prêtre, a souvent résonné au plus profond de mon cœur. Ce pèlerinage a été l’occasion de rendre grâce à Dieu pour cet appel qu’il m’a adressé et qu’il m’adresse encore chaque jour.

La joie d’être réunis, la joie d’être appelés Il est très difficile pour moi de trouver les mots pour qualifier la grandeur de ce que j’ai vécu pendant ces 2 jours à Lourdes. Mais j’ai trouvé un peuple de frères qui était rassemblé en réunion de famille. Y-a -t’il quelque chose de plus beau que de se réunir autour d’une mère ? Une mère, n’est-elle pas très heureuse de voir ses enfants réunis ? Et les enfants ne sont-ils pas aussi heureux de retrouver leur mère et aussi leurs frères ? C’est ce qui s’est passé à Lourdes où cha-cun portait en lui la joie, le bonheur. Cela se voyait sur tous ces visages de séminaristes qui portaient sur eux, une joie inestimable, leur sourire en était le re-flet. Si les séminaristes étaient heureux de se retrou-ver, j’ai senti aussi que les évêques portaient cette même joie et ce même bonheur que chacun de nous. Je peux dire que pendant ces quelques jours, j’y ai trouvé la joie de l’Évangile. Tous ce peuple rassemblé, quelles que soient nos di-versités, avait pourtant une particularité puisque si nous étions là, c’est que nous avons entendu un jour un appel du Seigneur pour se mettre davantage à son service et au service du Peuple de Dieu . En voyantcette joie sur tous ces visages et ce peuple rassemblé dans les sanctuaires de Lourdes, je peux dire que ré-pondre à l’appel du Seigneur rend joyeux, c’est un chemin qui conduit au bonheur.

Un cadeau du Seigneur Dans toutes les célébrations, par la beauté des chants, par les temps de silence, par les différentes catéchèses, les processions, je sentais la présence de Dieu en moi à chaque instant. L’adoration eucharistique suivie de la cérémonie des vêpres dans la basilique du Rosaire résonne encore dans la tête. Je me suis dit à plusieurs reprises : Dieu est grand, c’est grandiose d’être séminariste et de répondre à son appel, mais pourquoi moi ? C’est vraiment une grâce d’appartenir à ce corps qu’est l’Église. C’est un cadeau que le Seigneur me fait en m’invitant à y prendre part et à tout lui donner. Ce don de ma personne n’est donc pas un sacrifice mais une offrande car le Sei-gneur veut le bonheur de ses enfants. Les mots du pape François, (fraternité, prière, mission pour le service simple de nos frères) m’encouragent vraiment à poursuivre ce chemin de vocation. La catéchèse du recteur des sanctuaires et de Mgr Brouwet me motive pour faire savoir que chacun est aimé de Dieu. Par sa proximité, le pasteur pourra faire connaître à son peuple ce message qui à mon avis est essentiel. La prière et la fraternité sont des éléments pri-mordiaux pour la mission du prêtre.

Apporter la joie de l’Évangile Maintenant de retour au séminaire, je rends grâce pour ce temps à Lourdes, ce sera un nouvel élan pour la suite de mon année. Des nouveaux liens se sont créés, de nouvelles connaissances se sont faites, maintenant la prière va faire grandir notre fraternité et ensemble, nous pourrons continuer l’œuvre de nos aînés dans la foi, apporter la joie de l’Évangile au peuple de France en devenant missionnaire là où le Seigneur nous conduira. Gaétan Lormel

Le 3 juin rassemblement à Saint Cast.

Dimanche 3 juin, les chrétiens des paroisses de Pléneuf, Erquy, Matignon, Jugon, Moncontour et Lamballe se sont rassemblés sous le chapiteau à St Cast. Chaque paroisse, au cours de la célébration, a présenté son projet catéchétique. Voici quelques phrases relevées dans ces projets :

  • « En communauté, marchons avec le Christ ! »
  • « Annoncer le Christ et marcher en frères dans sa lumière ».
  • La catéchèse s’adresse à toute personne quel que soit son âge ou sa situation : « catéchiser, c’est permettre à la Parole de Dieu de résonner dans la vie de chacun de la manière la plus adaptée ».
  • « C’est ainsi que votre lumière doit briller devant les hommes… »

Après un pique-nique, les adultes se sont réunis avec Mgr Moutel. Nous avons commencé par une catéchèse : la place de la Parole de Dieu dans notre vie. Puis notre évêque a répondu spontanément aux questions posées. Ensuite nous avons rejoint les jeunes et les enfants qui étaient sur la plage. Ils nous ont invités à nous regrouper pour former le mot « JOIE ». Ce mot résume notre journée.

  • Joie de partager la Parole de Dieu.
  • Joie de quitter nos habitudes.
  • Joie d’aller à la rencontre des autres.
  • Joie de « Faire Église » autrement.

Après une lecture de la Parole, nous sommes envoyés à témoigner dans nos quartiers, nos villages… Merci à ceux et celles qui ont permis que cette journée puisse se réaliser.

Le CCFD en images !

Le chemin des crèches

Pourquoi une crèche ?

Pour nous, elle est un moyen de vivre le sens de la naissance de Jésus. Elle montre que Dieu a pris notre condition humaine et comment à voulu naître le fils de Dieu, pauvre parmi les pauvres. - La crèche de Noël peut être l’occasion de prier en famille et de passer dans une église avec les enfants pour la regarder et se recueillir devant elle.

  • Petits enfants, Jésus a été un enfant comme vous, et à Noël, il vous attend à la crèche. Vous pouvez lui parler, lui colorier un dessin, lui remettre votre petite maison du « caté », il répondra dans votre cœur, car c’est votre ami.
  • Le chemin des crèche de la paroisse Notre-dame de grande Puissance

info document -  voir en grand cette image

Le festival Notre Dame en images

Différents, et alors ! Osons la rencontre

C’est le thème que nous avons retenu pour ce 3e festival Notre Dame.

Jeudi, la messe d’ouverture a été célébrée par le Père Le Trocquer. Dans son homélie il a rappelé que malgré nos différences nous sommes tous frères : migrants, détenus, handicapés.. A Landehen, le repas cabaret a rassemblé 180 personnes, Gilles Le Druillenec qui a animé cette soirée, nous a prouvé que sa différence, le handicap pouvait être une force. Un tordu au sourire irrésistible Spectacle interactif où chacun est en situation de décider et d’agir. Ce spectacle est une véritable onde de choc où l’on découvre le parcours du combattant d’un handicapé breton, têtu comme une mule, qui fait avancer le monde avec un grand sourire et une persévérance à toute épreuve. Pièce écrite par Gilles Le Druillennec en 2003. Pour reprendre les paroles de Mgr L. Dognin « certains considèrent les handicapés comme des personnes faibles, pourtant ils nous donnent de vraies leçons de courage ou de joie de vivre » gilles en est l’illustration.

Vendredi le film « de toute nos forces », une leçon de vie.

Samedi la conférence autour du thème « quelle place et quelle dignité pour l’homme dans la société quels que soient ses talents, ses handicaps, ses origines » a rassemblé de nombreuses personnes à Saint Aaron. Mgr Dognin a fait d’abord remarquer que nous sommes tous différents pour l’autre. Il a évoqué Lourdes où les différences sont vite gommées, plusieurs passages des Ecritures ont été cités, en particulier St Paul « On ne peut pas dire je n’ai pas besoin de toi » Suivait une table ronde avec Emmaus, l’Adapei et Penthièvre action. Quelque phrases : Heureusement qu’on est différent, Différence mais compétence Mettre la personne en capacité de faire valoir ses Talents Les différences nous rapprochent

Armelle Dolou

Le père Louis, six mois déjà !

Auto-évaluation de la mission du Père Louis Manako GOMNA à Lamballe.

Après 6 mois de ma présence à la paroisse Notre-Dame de Grande Puissance de Lamballe, je trouve la nécessité de faire une petite évaluation de ma mission. Cela permettra aux uns et aux autres de mieux se retrouver dans leur élan à vivre avec moi. Il est vrai que toute vie humaine qui se retrouve dans une nouvelle localité donnée peut rencontrer un petit choc de tout genre, cependant ma présence à Lamballe est plus marquée par les choses positives que négatives :

  • la communion fraternelle entre mon curé et moi.
  • toutes les dispositions mises au presbytère pour que les prêtres soient à l’aise. - l’attention des fidèles à mon égard en m’invitant à leur table.
  • la marque de fraternité des autorités locales
  • l’accueil réservé par Mgr Moutel et son Vicaire Général : père Gérard NICOLE. - les services rendus par plusieurs fidèles .
  • les cadeaux et les aides reçus de certains fidèles… Aux uns et aux autres, je dis merci. J’en suis très reconnaissant.

Je confirme aux paroissiens que je suis toujours disponible pour travailler avec eux, en leur demandant aussi de faire un peu d’effort pour s’adapter à ma vie pastorale.

Je suis conscient que je ne suis pas venu pour évangéliser les gens mais pour les accompagner dans leur marche vers Dieu, pour les aider à entrer en relation avec Dieu qu’ils connaissaient déjà. En tant que prêtre, c’est mon devoir aussi de cultiver en eux le sens du sacré. Je dois donc, non seulement répandre la foi, mais aussi la protéger et la défendre. C’est pourquoi je tiens beaucoup au respect du sacré et de la liturgie. Et je remercie fraternellement le père Pierrick qui tient aussi beaucoup au respect de ces valeurs religieuses.

J’encourage les paroissiens dans leur foi. Ne nous décourageons pas de l’absence de nos frères et sœurs dans nos églises. Comprenons que l’Eglise n’est pas une institution sociétaire ou nous pouvons faire entrer tout le monde. Elle est un Sacrement, un signe de la présence de Dieu dans le monde par sa prière et par son témoignage de vie. Nous pouvons proposer des vérités à croire, mais ne nous décourageons pas de leur incroyance.

Préoccupons-nous bien de notre témoignage de vie. Ce témoignage de vie est plus au service de leur conversion que nos paroles qui pourraient parfois les décourager davantage. « N’ayons pas peur, allons de l’avant. » Je vous aime tous.

Que Dieu nous garde en sa bienveillance.

Père Louis Manako GOMNA

Les cloches : un patrimoine menacé d’uniformisation

Le 1er août 2014, le gouvernement avait proposé de sonner le tocsin dans tous les clochers de France pour marquer le centenaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale. Mais, par méconnaissance, la sonnerie historique – remplacée officiellement par une sirène depuis les années 1960 – a souvent cédé la place à une simple volée de cloches, voire au glas…

« Il y a un véritable appauvrissement de ce patrimoine, dû notamment à la baisse de la pratique et à la diminution du nombre de prêtres », constate Éric Sutter, président de la Société française de campanologie, qui s’intéresse aux sonneries de cloches tant civiles que religieuses et qui vient de lancer une vaste enquête auprès de toutes les paroisses pour évaluer la façon dont elles sonnent les cloches.

 Une certaine autocensure autour des cloches

Aujourd’hui, 200 réponses lui sont déjà parvenues. « C’est encore insuffisant pour tirer des conclusions définitives, mais cela permet de dégager des tendances  », reconnaît-il. D’après son enquête, 4 % des paroisses ne sonnent ainsi plus l’angélus et 18 % ont renoncé à le sonner le matin.

« Les conflits autour des sonneries de cloches sont plutôt rares, mais on constate une certaine autocensure : pour éviter les problèmes, certains préfèrent renoncer à sonner l’angélus  », relève Éric Sutter, qui voit là une confusion entre les sonneries cultuelles et civiles et notant une méconnaissance de la loi.

 Une uniformisation des sonneries

« Les clochers abritent des sonneries civiles, comme pour les heures. Mais, en ce qui concerne les sonneries cultuelles, la loi ne permet pas au maire de les supprimer. » Tout juste peut-on les réguler. Ainsi, en France, le premier angélus sonne-t-il de 6 heures du matin (en Alsace notamment), jusqu’à 9 heures à certains endroits…

« On constate surtout que, si elles ont permis de perpétuer les sonneries, l’électrification et l’automatisation des cloches ont aussi conduit à une uniformisation », regrette Éric Sutter. Le campanologue rappelle ainsi que, autrefois, messes festives et ordinaires étaient annoncées de manières différentes et qu’au seul son de la cloche, les habitants pouvaient savoir si le clocher annonçait un baptême, un mariage ou un enterrement. « Avec, à certains endroits, une sonnerie différente si on enterrait un homme, une femme ou un enfant ! »

 « Garder le patrimoine vivant »

« Bien sûr, il ne s’agit pas de revenir à cela. Mais bien des gens ne savent aujourd’hui même plus à quoi correspond l’angélus », souligne Éric Sutter qui a le souci de « garder le patrimoine vivant pour les générations futures  ». Il se réjouit d’ailleurs de voir que, dans certaines églises construites sans clocher dans les années 1970-1980, les paroissiens demandent aujourd’hui la mise en place de cloches. « Beaucoup essayent de redonner un sens collectif à la sonnerie comme élément de la vie paroissiale  », se félicite-t-il.

Il espère aussi que l’enquête lancée permettra une prise de conscience pour faire vivre ce patrimoine immatériel, notamment via des formations. Plusieurs diocèses l’ont déjà demandé, notamment pour les laïcs engagés dans la liturgie ou la pastorale des funérailles. « Il serait dangereux que le clocher devienne un musée, met en garde Éric Sutter. La cloche n’est pas qu’un objet d’art, elle est faite pour être entendue.  »

Nicolas Senèze La Croix du 23 mai

LOURDES

Des nouvelles de nos pèlerins en images. http://www.hospitalite22.catholique.fr

Messe en plein air à Planguenoual

« Terre Attitude » « L’idée, c’est de montrer le dynamisme des Jeunes Agriculteurs et de l’agriculture en général. Nous voulons montrer l’évolution du métier. Les gens conservent une image datée des agriculteurs », explique Sébastien Botrel, coprésident du comité d’organisation.

Et audacieux ! La journée de dimanche a débuté par une messe en plein air et la bénédiction des tracteurs.

Miroir de Pâques

C’est l’histoire d’un homme qui cherchait le sens de l’existence. Il avait beaucoup lu et voyagé, rencontré quantité de moines, de prêtres, de philosophes, d’imams, de rabbins, de sages et de gourous… Mais les années passaient et, dans son cœur, continuait de résonner cette question sans réponse : « Pourquoi ? »

« Pourquoi la vie ? Pourquoi la terre, l’univers et ses étoiles ? Pourquoi la mort et la souffrance ? » Il restait de plus en plus souvent seul, triste, debout dans son bureau envahi de livres, les yeux fixés sur un vieux miroir. Son regard cherchait dans le reflet de son visage - où pointait déjà la marque du temps - une réponse, un signe, une piste… Il espérait qu’en contemplant ainsi, au travers de sa propre image, le reflet de l’humanité, il trouverait le début d’une réponse. « Pourquoi ? Pourquoi ? »

Puis une rencontre… Un soir qu’il allait dîner dans le bistrot en bas de chez lui où il avait ses habitudes, il croisa le regard d’un vieil homme, accoudé au bar. Il ne l’avait jamais vu dans le quartier. Pour sortir un instant de son tropplein de solitude, il offrit un verre à l’inconnu. Celui-ci accepta et le remercia avec une infinie douceur. Les verres vides, l’inconnu enfila son manteau et s’apprêtait à sortir lorsque notre homme lui demanda : « Avez-vous dîné ? » L’autre répondit que non. « Alors restez avec moi, car déjà le soir tombe, venez partager mon modeste repas… » Ils s’assirent l’un en face de l’autre, les mains posées sur la toile cirée. Le doux regard de l’inconnu invitait à la confidence. Notre homme se mit à parler de sa vie, de ses voyages, de ses lectures, de ses rencontres, de sa quête, de ce lancinant « pourquoi ? » qui ne cessait de retentir dans son cœur. Et puis, il évoqua le vieux miroir où il passait des heures à regarder filer le temps sur son propre visage. Alors, l’inconnu lui dit soudain : « Emmène-moi chez toi ! »

Arrivé dans le modeste appartement, l’inconnu demanda à son hôte de se placer face au miroir comme il en avait l’habitude. Intrigué, notre homme s’exécuta et se mit à contempler, une fois encore, sa propre image.

Alors, l’inconnu prit un chiffon, décolla légèrement le miroir du mur, glissa la main derrière et se mit à gratter méthodiquement le tain du vieux miroir. Bientôt, tout reflet disparut, il ne resta plus, enchâssé dans le cadre doré, qu’un simple carré de verre, désormais totalement transparent.

L’inconnu prit le cadre, le décrocha du mur, invita son hôte à le suivre et posa l’objet devant une fenêtre de l’appartement, celle qui donnait sur le boulevard le plus bruyant, où grouillait une foule anonyme et pressée, où l’on apercevait, près d’une bouche de métro, le frêle amas de cartons d’un « sans-domicile ». Puis, sans un mot, l’inconnu sortit.

Un bouleversement… Alors, notre chercheur de sens, tombant à genoux, se mit à pleurer à chaudes larmes. Non pas de pleurs de tristesse, mais de joie ; une joie mystérieuse, « imprenable », irrépressible ; une joie qui ne ressemble à aucune autre joie ; une joie comme une pierre qu’on roule pour ouvrir enfin, au matin d’une interminable nuit, le tombeau des blessures humaines

L’homme voulut sortir de la pénombre de son petit appartement. Dans sa précipitation, il se prit le pied dans un tapis. Ce qui restait du miroir se brisa. Alors, notre homme éclata d’un rire sonore, dévala les escaliers et alla joyeusement se perdre dans la foule, en direction de la bouche du métro…

Bertrand Révillon (Panorama, Mars 2008) <

Noël au Cameroun

La période de Noël est célébrée un peu partout dans le monde. Com-merciale ou traditionnelle, cette fête rassemble les peuples. Le Cameroun étant un pays aux multiples cultures, Père Albert s’est limité à présenter Noël dans sa région du Nord-Cameroun : région dont la présence de la religion traditionnelle et musulmane n’est pas à négliger.

info document -  voir en grand cette image Le sens de Noël Noël porte en lui une profonde signification chrétienne et spirituelle. Il prend source dans les vieilles traditions religieuses qui célébraient le mystère d’un amour sans pareil manifesté par la venue et la demeure de Dieu parmi les hommes en la personne de son Fils Jésus car « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » (Jn 3,16). Jésus est manifestement le don du Père. C’est pourquoi à Noël nous célébrons le mystère du « donner » et du « recevoir ».

Évènement festif La célébration de la fête de la nativité de notre Seigneur Jésus-Christ au Cameroun est un événement festif sans pareil. Au nord Cameroun elle reste, au-delà de sa spécificité chrétienne, une grande fête qui réunit les familles. Les parents comme les enfants accordent une grande importance à la fête de Noël par rapport à la fête de Pâques. Cela s’explique sûrement par l’es-prit qui sous-tend la Nativité. A Noël, tout le monde vient à l’église. Des parents aux enfants, tous fêtent Noël et se réjouissent de la venue de Jésus-

Christ par-mi nous. En ce 25 décembre, fête de Noël, les barrières de religions n’existent plus : animistes, musulmans, chrétiens de tous rites s’unissent autour d’une même table. Ils partagent le même vin et la même joie. Ils exclament les mêmes vœux de « Joyeux Noël » ! Ah qu’il est beau ce jour qui nous fait penser sans doute à la prophétie d’Isaïe selon laquelle, au jour du Seigneur, « le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau. Le veau et le lion seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira. La vache et l’ourse auront même pâture, leurs petits, même gîte. Le lion, comme le bœuf mangera du fourrage. Le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra. Sur le trou de la vipère, le jeune enfant étendra la main. Il ne se fera ni mal, ni destruction sur toute la surface de la Terre ».

Les préparatifs Durant la période préparatoire, les parents non fonctionnaires (les fonctionnaires généralement n’ont pas de problème pour habiller leurs enfants) vendent arachides et maïs pour acheter les habits, les chaussures à leurs enfants et le nécessaire pour la fête en famille. Car, Noël est une fête où toute la famille doit être en joie, en paix et dans la communion. Pour les parents, il faut tout d’abord satisfaire les enfants en achetant des vêtements nouveaux, chaussures neuves et surtout s’assurer d’avoir acheté l’animal soit un bouc, un porc ou autre pour la fête. L’animal est tué la veille par les membres de la famille et la viande est répartie entre eux pour le grand repas de Noël. Dans la ville ou le village proprement dit, la commune aussi rythme aux pas de l’Église en mettant des espaces d’accueil, de réjouissance pour la population.

La veille de Noël En cette veille de Noël, certains membres de la famille vont à la messe du soir tandis que d’autres s’occupent de la préparation des repas de la fête. Notons que durant cette messe, l’on peut assister à l’interprétation du « sketch » sur la naissance du Christ. Après la messe, les enfants rentrent chez eux en bande pour des veillées prolongées selon la possibilité des parents. Certains chantent les louanges du Seigneur, d’autres dansent et d’autres encore mangent et boivent. Vers 5 heures du matin, certains adultes accompagnés des enfants vont de maison en maison pour souhaiter « Joyeux Noël » aux familles connues. Au passage, ils mettent des feuilles d’arbres, des fleurs sur les portes, les murs et les « soko [1] » en signe de paix, de joie et de fraternité. En retour, ils peuvent recevoir de l’argent, des bonbons, des croquettes, ou même se servir du bon vin traditionnel fait pour la circonstance.

Jour de Noël Le matin, tous se préparent pour la messe avec des offrandes selon le programme de la célébration. Les parents qui sont occupés encore, envoient les enfants à la messe pour qu’ils ne soient pas en retard. Ils écoutent la Parole de Dieu et acceptent par le fait même la naissance du Fils de Dieu parmi nous. Après la messe, c’est la réjouissance populaire dans les quartiers et villages. Plus les enfants peuvent se promener, saluer les autres familles en souhaitant « Joyeux Noël », plus c’est la fête . Dans les familles, les enfants sont accueillis : ils reçoivent des repas et ce que la maison est capable de leur donner. Le soir, très fatigué, chacun cherchera à rentrer chez lui pour faire le bilan de Noël demandant au Seigneur de lui permettre de voir encore sa naissance l’année prochaine. Noël au Nord Cameroun est source de partage, de réconciliation et d’unité totale. C’est un jour où la foi professée correspond véritablement à la foi vécue.

Père Albert Wanso Grand séminaire Saint-Augustin Maroua au Cameroun

[1Le soko est une plante.

Samedi 7 janvier avec les ados.

 Soirée « Galette des Rois » des Ados de la paroisse

Samedi soir, 70 jeunes et animateurs de la paroisse se sont retrouvés pour une soirée conviviale pour partager la galette des Rois.

Après la messe à l’église St Martin à 18h30, rendez-vous à la maison paroissiale pour un temps de pique-nique, et de partage de la galette des rois.

 Après la galette , place aux jeux

Les animateurs avaient préparé plusieurs jeux qu’ils ont pu découvrir en équipes :

  • un « dessinez c’est gagné » où les talents artistiques des uns et l’imagination des autres ont pu s’exprimer.
  • Un « times up », nouveau jeu de société ou l’on doit faire découvrir des personnages aux autres par des mots ou des mimes.
  • un « activot », jeu proposé par le Service des Vocations. Chacun doit répondre anonymement à un sondage ou un questionnaire, personnel, culturel à l’aide d’un boîtier électronique. Le résultat s’affiche sur écran.

Certains nous ont dit « Oh, c’est comme les cours de code », les autres « c’est comme dans Qui veut gagner des millions ? »

Une belle soirée qui a permis à ces jeunes des différents groupes de la paroisse, « Audace », « Aumônerie », « jeunesse ensemble » de vivre un grand moment de joie et de convivialité.

Veillée de Noël à Maroué

A la veillée, à la crèche nous avons célébré Noël avec Jésus, Marie, Joseph, mais aussi avec le conte de Pierrot et Théo qui nous a permis de réfléchir, de regarder le quotidien de notre vie afin de l’offrir au Prince de la Paix.

Comme cadeau pour offrir à l’Enfant Dieu, Pierrot et Théo ont accepté de donner la tunique tissée, en secret pour eux, par leur maman. « Je vous la donne, vous pouvez l’offrir si vous le souhaitez ». Je l’ai fabriquée avec :

  • un écheveau de soie orange, c’est la couleur du Merci,
  • un écheveau de soie mauve, c’est la couleur de la solitude,
  • un écheveau de soie jaune, c’est la couleur de la sueur, de la misère mais aussi de l’entraide,
  • un écheveau de soie rouge, c’est la couleur de la peine mais aussi du réconfort,
  • un écheveau de soie verte, c’est la couleur de notre joie mais aussi de l’espérance. Puis pour réunir toutes ces richesses et les aimer :
  • un écheveau de soie blanche, c’est la couleur de la tendresse de chaque jour.

A l’aube discrètement, la caravane des rois s’en est allée avec Gaspard, Balthazar, Melchior… Pierrot et Théo. L’étoile brillante les a guidés sur le chemin de Bethléem.

Mais cette année elle s’est arrêtée à Maroué. Pierrot et Théo ont croisé sur leur route notre célébrant Pierrick, ils lui ont raconté leur histoire et ont décidé de lui donner la tunique. Ainsi lors de la veillée, ce sont toutes nos joies, toutes nos peines que le célébrant a revêtues pour accueillir notre Sauveur, notre Prince de la Paix Notre vie à nous aussi est tissée de multiples couleurs enrichies au fil de notre quotidien, avec ses rencontres, ses regards, ses espoirs, ses doutes, ses colères et ses combats… Habillons nos cœurs de toutes ces couleurs, revêtons-nous de la tendresse et du par-don, de la confiance et de l’espoir, pour aller au devant de nos frères, les accueillir et les aimer, comme Dieu nous aime. Merci à tous pour votre présence nombreuse, vos chants, votre accueil, une célébration de veillée de Noël de plus à garder dans nos annales.

Michelle Gérel

Vénération des reliques

Merci à Pierrick, à son équipe pastorale, à la pastorale des jeunes pour cette belle journée. Nous étions nombreux à découvrir Sainte Faustine, mal connue, au parcours de vie étonnant, intrigant. Une belle communion de prière !

Sainte Faustine -  voir en grand cette image
Sainte Faustine

St Jean-Paul II -  voir en grand cette image

Bx Michel Sopocko -  voir en grand cette image
Bx Michel Sopocko

Documents, album photos et archives

Aimer notre temps !

Notre société d’aujourd’hui est confrontée à de nombreuses difficultés (chômage, attentats, familles en désaccord, économie difficile….) Prenons le temps d’y réfléchir et mettons une dose d’humour !

 Faisons confiance

Les temps troublés du « monde » jettent sur nos vies, nos projets, nos engagements, notre vocation et notre foi, le poids toujours plus lourd de leur devenir incertain. Sans la confiance, ces incertitudes nous immobilisent, prisonniers de nos remords et de nos regrets. Nous devons donc apprivoiser notre crainte et « Tout faire par amour, rien par force ». Cette « douce obéissance » exprime donc, avant tout, un acte de confiance. Douce folie des fous de Dieu, ces saints pétris des réalités du quotidien, libres de toutes envies et livrés à l’Amour agissant de Dieu à travers les personnes et les événements. Pour reconnaître ces traces divines, mettre nos pas dans les pas de Dieu et y demeurer, il faut toujours poser nos choix dans la pleine lumière de l’Évangile, celle qui éclaire les pauvres et les petits. Cette sainteté de tous nos jours ne peut donc naître que dans un patient avènement à l’aujourd’hui de notre vie : recevoir notre vie comme un présent, ici et maintenant… En sa Parole, Dieu nous prie d’ajuster notre humanité. Cet ajustement toujours recommencé, espace de réconciliation, est un lieu où se révèle la confiance. Sans retenues ni obligations, libres et confiants, nous pourrons ainsi accueillir notre temps et l’aimer…

« Il me semble que vous devriez vous résoudre à faire avec calme ce que vous pouvez. Ne soyez pas inquiets de tout le reste, mais abandonnez à la divine Providence ce que vous ne pouvez pas accomplir par vous-mêmes. » St Ignace de Loyola (Lettre du 17/11/1555)

 Une ordonnance

Voici une ordonnance de bonne santé. Bien suivre le traitement tel qu’indiqué : « Prenez six petites boîtes sur lesquelles vous écrivez : vitamines A, B, C, D, E, P. Vous prendrez une dose par jour pour la semaine. Dans la boîte de vitamines A, mettez les pilules Accueil, Amour, Amabilité, Attention à l’autre. Dans la boîte de vitamines B, mettez les pilules Bonté, Bienveillance, Bonne humeur. Dans la boîte de vitamines C, mettez les pilules Charité, Cordialité, Courage, Courtoisie. Dans la boîte de vitamines D, mettez les pilules Disponibilité, Détachement, Droiture, Délicatesse. Dans la boîte de vitamines E, mettez les pilules Écoute, Échange, Émerveillement, Enthousiasme. Dans la boîte de vitamines P, mettez les pilules Pardon, Paix, Patience, Prudence.

Le septième jour, jour de repos et du Seigneur, pour éviter le doping, vous remplacerez la vitamine par la promenade, la famille, le scrabble, les mots croisés, le jardinage… Pour vous ravitailler en vitamines, il faut recourir à la « pharmacie évangélique », toujours de garde.

Lors d’une crise, doublez la dose.

Placez les boîtes à portée de mains, car rien n’est dangereux.

Ces médicaments n’étant pas remboursés par la Sécurité Sociale, cette ordonnance vous est fournie gratuitement. »

Pierre TREVET

Conférence du cardinal André Vingt-Trois

Dans le cadre d’une série de trois conférences sur la situation de l’Église de France en regard de la société française contemporaine.

Je voudrais partager avec vous quelques réflexions info document -  voir en grand cette image sur le mouvement dans lequel nous sommes engagés actuellement dans le débat public en France. Quels sont les critères et les points de repère qui nous aident à cheminer dans cette situation ?

  • Le rapport entre sexualité et société
  • La signification particulière du mariage dans la tradition catholique
  • L’intervention de l’Église
  1. Un premier niveau que j’appelle l’Église instituée, les responsables. C’est l’institution qui parle.
  2. Il y a un deuxième niveau que j’appellerais l’attestation et le témoignage, qui est la responsabilité de tout le peuple chrétien.
  3. Et enfin il y a l’action politique des citoyens qui doivent agir pour que leur témoignage ait droit de cité dans le débat démocratique.

A lire l’intégralité du texte

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Diaconia 2013.

L’expérience d’un couple au service du Christ.

L’expérience d’un couple au service de l’annonce du Christ. En développant, en France puis dans le monde entier, les parcours Alpha, « proposés par des croyants ordinaires pour des croyants ordinaires » , Florence et Marc de Leyritz ont acquis le droit de venir témoigner de leur expérience au Synode.

Florence et Marc de Leyritz. Lorsqu’elle sort de la maison religieuse où elle réside à Rome le temps du Synode, mardi 9 octobre, le regard de Florence de Leyritz surplombe immédiatement les colonnades de la place Saint-Pierre. Source inépuisable d’émerveillement… « Je suis pourtant venue souvent dans cette ville mais jamais dans de telles conditions », plaisante-t-elle.

C’est en tant qu’auditeurs que Florence, 43 ans, et son mari Marc, de huit ans son aîné, ont été conviés à participer au Synode sur la nouvelle évangélisation. Elle, davantage que lui, hésite à parler de « reconnaissance » pour le travail qu’ils mènent depuis quinze ans pour développer les parcours Alpha, dans 1 000 lieux en France comme dans 169 pays. Mais ces parents de cinq enfants, âgés de 3 à 16 ans, le savent bien : l’invitation du Vatican à rejoindre la petite délégation de laïcs français – quatre sur un total général de quinze parmi les auditeurs – vaut validation de cette méthode « d’évangélisation de tous par tous », d’inspiration anglicane. « L’une des rares à permettre une première annonce pour des chrétiens ordinaires », se félicite Marc.

« NOUS AVONS COMMENCÉ DANS NOTRE GARAGE, SANS MOYENS » C’est en Angleterre, à l’époque où Marc exerçait ses talents de banquier, que les Leyritz découvrent Alpha. « Je ne connais pas un parcours Alpha où un participant ne fasse l’expérience décisive d’une (re) conversion personnelle : la paroisse du quartier devient le lieu d’une rencontre avec Dieu », analyse Florence. Diplômée de Sciences-Po, spécialisée dans la finance, elle a consacré quatorze années de sa vie à Alpha avant de revenir dans la vie professionnelle où elle conseille des chefs d’entreprise ou des prêtres et des évêques placés face à de nouvelles responsabilités.

Grâce à ses efforts – « nous avons commencé dans notre garage, sans moyens » – et à ceux de son mari, qui a abandonné la banque pour devenir chasseur de têtes, la formule s’est déclinée en direction de nombreux publics (adolescents de 14 à 18 ans, étudiants, couples, militaires). Avec un principe de base résolument identique : un repas suivi d’un échange cordial qui n’exclut aucune question avec des participants recrutés de manière directe par ceux qui accueillent.

SORTIR D’UNE ATMOSPHÈRE DE CLUB « Il nous faut sortir d’une atmosphère de club où nous nous sentons bien entre nous pour partir sur les routes et annoncer le Christ. Les pratiquants français doivent retrouver un cœur d’apôtre sinon l’Église continuera à se recroqueviller et à se ratatiner », analyse Marc. « J’aimerais que chacun reparte d’ici armé d’une audace folle pour déployer le potentiel missionnaire des baptisés », espère de son côté Florence. « Il est mis sous cloche, parce que nous cherchons à maintenir la “boutique” Église plutôt qu’à assurer sa croissance. Aujourd’hui, Alpha compte dix salariés. Mais, au départ, nous avons tout lancé avec des bénévoles, soit très jeunes, soit très vieux ! »

Bruno Bouvet (à Rome) Source « journal La croix » du 9/12/2012 http://www.la-croix.com/Archives/20…

les colocs à la PAJ - l’aumône.

Les colocs à la PAJ - la prière.

les colocs à la PAJ - le jeûne.

Les plus belles cathédrales de France.

Une occasion de revisiter notre belle cathédrale de Saint Brieuc ! Il serait dommage de laisser l’occasion de découvrir, grâce à ce concours, la diversité de l’architecture de toutes ces cathédrales.

Mariage homosexuel, homoparentalité et adoption.

Ce que l’on oublie souvent de dire

Par Gilles Bernheim, Grand Rabbin de France

Mgr D. Moutel donne son point de vue

L’élargissement du mariage aux personnes de même sexe : L’évêque de Saint-Brieuc et Tréguier invite les catholiques à exprimer leurs convictions et leur désaccord.

Réunis récemment, à Lourdes en assemblée plénière, les évêques de France ont clairement indiqué leur opposition au projet de loi qui, portant sur « le mariage pour tous », doit être présenté au Parlement au mois de janvier prochain.

 Les questions que posent les évêques sont aussi celles de beaucoup de nos concitoyens.

Il ne s’agit pas de défendre une position particulière de l’Église catholique ou de l’ensemble des religions, mais de rappeler ce qui concerne tous les hommes, ce qui vient de la sagesse humaine, ce qui constitue des acquis majeurs de la conscience humaine et de la vie sociale depuis toujours.

  • La mise entre parenthèses du sexe biologique met à mal l’heureuse différence homme/femme, qui structure la société, en soutenant la construction psychologique et l’identité sociale de chaque personne, dès sa petite enfance.
  • La volonté d’honorer des désirs particuliers peut conduire le législateur à oublier l’intérêt général et tout particulièrement le droit de l’enfant à se construire en référence à celui (son père) et celle (sa mère) qui lui ont donné la vie.
  • Quand c’est la disparition des parents ou leur impossibilité à élever leurs enfants qui empêche cette relation fondamentale, cette absence est compensée par l’engagement généreux de ceux qui les adoptent pleinement. Mais, suivant les mots de M. Gilles Bernheim, grand Rabbin de France, « l’adoption est là pour donner une famille à un enfant et non l’inverse. »

 Que pouvons-nous faire ? Que devons-nous faire ?

D’abord prier ; prier pour que nous gardions la conscience claire de ce que nous ne pouvons pas fabriquer, mais que nous sommes invités à accueillir de la nature de l’homme et, pour ceux qui sont croyants, de Dieu lui-même.

Ensuite nous pouvons et nous devons continuer à nous informer, réfléchir, faire travailler notre intelligence et argumenter pour ce large débat que tant de citoyens appellent de leurs vœux.

 Nous pouvons aussi agir :

« Que les catholiques de notre pays sachent que leurs évêques les encouragent à parler, à écrire, à agir, à se manifester… Ils ont le droit de témoigner de ce qui, dans la lumière de notre foi et selon la logique de la raison et du bon sens, leur semble essentiel pour le présent et pour l’avenir. » (Cardinal André Vingt-Trois, Discours de clôture de l’Assemblée plénière des évêques, Lourdes, le 8 novembre 2012)

Comme citoyens, mais aussi en raison de l’intérêt que leur foi les invite à porter aux affaires de ce monde, les catholiques sont appelés à dire ce qu’ils croient juste. Ils peuvent écrire, de façon personnelle, aux élus de la Nation. Ils peuvent également s’exprimer publiquement en se joignant à l’une des manifestations organisées prochainement, en choisissant celle qui leur semble la plus en accord avec nos convictions citoyennes et ecclésiales.

A Saint-Brieuc, le 13 novembre 2012

+ Denis Moutel évêque de Saint-Brieuc et Tréguier

 Manifestation samedi à Rennes Place de la Mairie à 15H

Mgr Laurent Le Boulc’h ordonné évêque

Revivre en image l’ordination : http://www.flickr.com//photos/dioce…

source : diocèse de St brieuc

Rencontre de Mgr Moutel avec la zone de Lamballe

27 Novembre 2010, en vidéo, la visite découverte de Mgr Moutel sur la zone pastorale de lamballe.

« Eglise et Société ».

Le mariage : oui pour un débat serein !

La légalisation de l’ouverture du « mariage » aux personnes de même sexe et de l’adoption qui s’ensuit, est un projet qui suscite de multiples prises de position, relayées par les médias. Cette éventuelle légalisation changerait radicalement la signification du « mariage ». Devant les vives inquiétudes et les interrogations que nous entendons de la part de nombreuses personnes rencontrées en Bretagne et dans les Pays de la Loire, nous estimons urgent qu’un vrai débat soit suscité et organisé. Un débat digne de l’intelligence humaine, où le dialogue permet qu’ensemble nous cherchions la voix de la raison pour le bien des personnes. Un débat respectueux de chaque personne, des adultes bien sûr mais aussi des enfants. Un débat qui prenne donc en compte de façon « primordiale » le respect des droits des enfants. Un débat serein qui ne soit pas enfermé dans la dialectique fallacieuse rétrograde/progressiste. Un débat réfléchi qui permette à chacun de mieux comprendre la civilisation qui nous porte, et notre responsabilité dans l’édification de la civilisation que nous choisissons délibérément de laisser à la jeune génération.

Le Conseil Famille et Société, de la Conférence des Évêques de France, vient de publier un document « Élargir le mariage aux personnes de même sexe ? Ouvrons le débat ! »

Nous invitons les catholiques de nos diocèses et les personnes qui veulent réfléchir sereinement sur cette question, à se saisir de ce document et à le travailler. Il ne prétend pas aborder tous les aspects du problème sociétal – grave – que soulèverait une éventuelle légalisation du « mariage » entre personnes de même sexe, et de l’adoption d’enfants qui s’ensuivrait. Il situe simplement différents enjeux dans le souci du bien commun. Nous demeurons attentifs pour aider et encourager les familles, cellules fondamentales de la société, et leur mission éducative si importante. La raison humaine sait reconnaître la signification profonde et spécifique de la condition sexuée de l’être humain : rien n’est équivalent à l’union de la femme et de l’homme, dont l’institution a pour nom « mariage » ; celle-ci fonde la famille. La foi en Dieu confirme cette signification. À la réflexion sereine, nous proposons aux catholiques de nos diocèses de joindre la prière pour toutes les familles, en particulier ce dimanche 7 octobre. Les textes bibliques de ce dimanche nous y invitent tout spécialement. Que les catholiques, selon l’habitude ordinaire de l’Église, prient aussi pour celles et ceux qui ont la mission de servir le bien commun de notre pays afin qu’ils soient éclairés pour trouver les moyens de soutenir les familles dans leurs tâches essentielles – que rien ne remplacera vraiment – et dans leurs difficultés, au sein de notre société. Les problèmes économiques actuels sont aigus. Il est plus urgent de les traiter en rassemblant les français dans un effort de solidarité  , plutôt que de s’engager, de façon précipitée et sans débat, sur ce projet gouvernemental qui divise profondément en inquiétant les consciences sur une dimension majeure de l’existence humaine et sociale. + Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, Dol et Saint-Malo + Mgr Alain Castet, évêque de Luçon + Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes + Mgr Emmanuel Delmas, évêque d’Angers + Mgr Jean-Paul James, évêque de Nantes + Mgr Yves Le Saux, évêque de Le Mans + Mgr Jean-Marie Le Vert, évêque de Quimper et Léon + Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier + Mgr Thierry Scherrer, évêque de Laval + Mgr Nicolas Souchu, évêque auxiliaire de Rennes

Conférences des évêques de france : doc officiel

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Actualités.

Message de Mgr Denis MOUTEL après l’attentat de Nice, le 14 juillet 2016.

Notre pays a été frappé de nouveau, le soir du 14 juillet, par le terrible attentat qui a pris la vie de près d’une centaine de personnes, femmes et hommes et même des enfants. Avec toute la communauté catholique du diocèse, je prie pour les victimes et leurs familles, dont je partage la douleur. Nos pensées vont aussi aux personnes gravement blessées ainsi qu’à tous ceux qui leur ont porté secours.

Je demande qu’un temps de silence prolongé soit marqué, dans toutes les églises du diocèse, au début de chacune de nos célébrations dominicales des 16 et 17 juillet. Le prêtre l’introduira après la salutation liturgique. Une intention pour les victimes trouvera aussi sa place dans la prière universelle.

Dans cette épreuve que traverse notre pays depuis plusieurs mois, notre prière mais aussi nos attitudes de solidarité   sont précieuses pour l’ensemble de la communauté nationale. La liberté, l’égalité et la fraternité, qui constituent le socle de la République, sont aussi des valeurs portées par tous les croyants.

Nous ne pouvons pas demeurer sans espérance, comme si nous donnions raison aux forces du mal et de la mort. Dans quelques heures, je partirai avec 700 jeunes bretons (100 de notre diocèse) pour les accompagner aux Journées Mondiales de la Jeunesse à Cracovie. Que leur prière et la nôtre nous conduise à servir avec courage la paix et l’unité entre les hommes.

Nous ne voulons pas nous laisser dominer par la peur ! Nous croyons en la vie que Dieu donne à tous ses enfants.

+ Denis Moutel évêque de Saint-Brieuc et Tréguier

"La vraie porte de la Miséricorde reste toujours grande ouverte

« La vraie porte de la Miséricorde reste toujours grande ouverte » Les deux battants de la Porte Sainte de la Basilique St Pierre se sont refermés ; l’année extraordinaire de la Miséricorde a pris fin en ce dimanche 20 novembre. Devant plusieurs dizaines de milliers de fidèles, le Pape François a procédé au rite de fermeture de l’imposante porte de bronze, traversée par plus de 22 millions de pèlerins cette année, avant de présider l’Eucharistie sur une place St Pierre éclairée par un beau soleil.

En ce jour où l’Eglise célèbre la Solennité du Christ-Roi de l’Univers, le Pape a proposé une réflexion sur la royauté du Jésus, avant d’évoquer les fruits de cette année de grâce. « Même si la Porte Sainte se ferme, la vraie porte de la miséricorde reste pour nous toujours grande ouverte », a-t-il notamment tenu à rappeler

Le Pape François referme la Porte Sainte ouverte le 8 décembre 2015 pour le Jubilé de la Miséricorde
Le Pape François referme la Porte Sainte ouverte le 8 décembre 2015 pour le Jubilé de la Miséricorde

HOMELIE DU PAPE

La solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ Roi de l’Univers couronne l’année liturgique ainsi que cette Année sainte de la miséricorde. L’Évangile présente, en effet, la royauté de Jésus au sommet de son œuvre de salut, et il le fait de manière surprenante. « Le Messie de Dieu, l’Élu, le Roi » (Lc 23,35.37) apparaît sans pouvoir et sans gloire : il est sur la croix où il semble être plus vaincu que victorieux. Sa royauté est paradoxale : son trône c’est la croix ; sa couronne est d’épines, il n’a pas de sceptre mais un roseau lui est mis dans la main ; il ne porte pas d’habits somptueux mais il est privé de sa tunique ; il n’a pas d’anneaux étincelants aux doigts mais ses mains sont transpercées par les clous ; il n’a pas de trésor mais il est vendu pour trente pièces.

Vraiment le royaume de Jésus n’est pas de ce monde (cf. Jn 18,36) ; mais en lui, nous dit l’Apôtre Paul dans la seconde lecture, nous trouvons la rédemption et le pardon (cf. Col 1,13-14). Car la grandeur de son règne n’est pas la puissance selon le monde mais l’amour de Dieu, un amour capable de rejoindre et de guérir toute chose. Par cet amour, le Christ s’est abaissé jusqu’à nous, il a habité notre misère humaine, il a éprouvé notre condition la plus misérable : l’injustice, la trahison, l’abandon ; il a fait l’expérience de la mort, du tombeau, des enfers. De cette manière, notre Roi est allé jusqu’aux limites de l’univers pour embrasser et sauver tout être vivant. Il ne nous a pas condamnés, il ne nous a même pas conquis, il n’a jamais violé notre liberté mais il s’est fait chemin avec l’humble amour qui excuse tout, qui espère tout, qui supporte tout, (cf. 1Co 13,7). Seul cet amour a vaincu et continue à vaincre nos grands adversaires : le péché, la mort, la peur.

Aujourd’hui, chers frères et sœurs, nous proclamons cette singulière victoire par laquelle Jésus est devenu Roi des siècles, le Seigneur de l’histoire : par la seule toute puissance de l’amour qui est la nature de Dieu, sa vie même, et qui n’aura jamais de fin (cf. 1Co 13,8). Avec joie nous partageons la beauté d’avoir Jésus comme notre Roi : sa seigneurie d’amour transforme le péché en grâce, la mort en résurrection, la peur en confiance.

Mais ce serait peu de choses de croire que Jésus est Roi de l’univers et centre de l’histoire sans le faire devenir Seigneur de notre vie : tout ceci est vain si nous ne l’accueillons pas personnellement et si nous n’accueillons pas non plus sa manière de régner. Les personnages que l’Évangile de ce jour nous présente nous y aident. En plus de Jésus, trois figures l’accompagnent : le peuple qui regarde, le groupe qui se trouve près de la croix et un malfaiteur crucifié près de Jésus.

D’abord le Peuple : l’Évangile dit qu’il « restait là à observer » (Lc 23,35) : personne ne dit un mot, personne ne s’approche. Le peuple est loin, il regarde ce qui se passe. C’est le même peuple qui, en raison de ses besoins, se pressait autour de Jésus, et qui maintenant garde ses distances. Face aux circonstances de la vie ou devant nos attentes non réalisées, nous pouvons nous aussi avoir la tentation de prendre de la distance vis-à-vis de la royauté de Jésus, de ne pas accepter complètement le scandale de son humble amour, qui inquiète notre moi, qui dérange. On préfère rester à la fenêtre, se tenir à part plutôt que s’approcher et se faire proche. Mais le peuple saint, qui a Jésus comme Roi, est appelé à suivre sa voie d’amour concret ; à se demander, chacun, tous les jours : « Que me demande l’amour, où me pousse-t-il ? Quelle réponse je donne à Jésus par ma vie ? »

Il y a un second groupe qui comprend plusieurs personnes : les chefs du peuple, les soldats et un malfaiteur. Tous ceux-là se moquent de Jésus. Ils lui adressent la même provocation : « Qu’il se sauve lui-même ! » (cf. Lc 23,35.37.39). C’est une tentation pire que celle du peuple. Ici, ils tentent Jésus comme a fait le diable au début de l’Évangile (cf. Lc 4,1-13), pour qu’il renonce à régner à la manière de Dieu mais qu’il le fasse selon la logique du monde : qu’il descende de la croix et batte ses ennemis ! S’il est Dieu, qu’il montre sa puissance et sa supériorité ! Cette tentation est une attaque directe contre l’amour : « Sauve-toi toi-même » (vv 37.39) ; non pas les autres, mais toi-même. Que prévale le moi, avec sa force, avec sa gloire, avec son succès. C’est la tentation la plus terrible, la première et la dernière de l’Évangile. Mais face à cette attaque contre sa manière d’être, Jésus ne parle pas, ne réagit pas. Il ne se défend pas, il ne cherche pas à convaincre, il ne fait pas une apologétique de sa royauté. Il continue plutôt à aimer, il pardonne, il vit le moment de l’épreuve selon la volonté du Père, certain que l’amour portera du fruit.

Pour accueillir la royauté de Jésus nous sommes appelés à lutter contre cette tentation, à fixer le regard sur le Crucifié, pour lui devenir toujours plus fidèles. Que de fois, aussi parmi nous, les sécurités tranquillisantes offertes par le monde sont recherchées. Que de fois n’avons-nous pas été tentés de descendre de la croix. La force d’attraction du pouvoir et du succès a semblé être une voie facile et rapide pour répandre l’Évangile, oubliant trop vite comment opère le règne de Dieu. Cette Année de la miséricorde nous a invités à redécouvrir le centre, à revenir à l’essentiel. Ce temps de miséricorde nous appelle à regarder le vrai visage de notre Roi, celui qui resplendit à Pâques, et à redécouvrir le visage jeune et beau de l’Église qui resplendit quand elle est accueillante, libre, fidèle, pauvre en moyens et riche en amour, missionnaire. La miséricorde, en nous portant au cœur de l’Évangile, nous exhorte aussi à renoncer aux habitudes et aux coutumes qui peuvent faire obstacle au service du règne de Dieu , à trouver notre orientation seulement dans l’éternelle et humble royauté de Jésus, et non dans l’adaptation aux royautés précaires et aux pouvoirs changeants de chaque époque.

Un autre personnage apparaît dans l’Evangile, plus proche de Jésus, le malfaiteur qui le prie en disant : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume » (v. 42). Cette personne, simplement en regardant Jésus, a cru en son règne. Il ne s’est pas fermé sur lui-même, mais, avec ses erreurs, ses péchés et ses ennuis il s’est adressé à Jésus. Il lui a demandé de se souvenir de lui et a éprouvé la miséricorde de Dieu : « Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis » (v. 43). Dieu se souvient de nous dès que nous lui en donnons la possibilité. Il est prêt à effacer complètement et pour toujours le péché, parce que sa mémoire n’enregistre pas le mal commis et ne tiens pas pour toujours compte des torts subis, à la différence de la nôtre. Dieu n’a pas la mémoire du péché, mais de nous, de chacun de nous, ses enfants bien aimés. Et il croit qu’il est toujours possible de recommencer, de se relever.

Nous aussi, demandons le don de cette mémoire ouverte et vivante. Demandons la grâce de ne jamais fermer les portes de la réconciliation et du pardon, mais de savoir dépasser le mal et les divergences, ouvrant toute voie d’espérance possible. De même que Dieu croit en nous-mêmes, infiniment au-delà de nos mérites, nous aussi sommes appelés à infuser l’espérance et donner leurs chances aux autres. Parce que, même si la Porte Sainte se ferme, la vraie porte de la miséricorde reste pour nous toujours grande ouverte, le Cœur du Christ. Du côté percé du Ressuscité jaillissent jusqu’à la fin des temps la miséricorde, la consolation et l’espérance.

Beaucoup de pèlerins ont passé les Portes saintes et, loin du bruit des commentaires, ont goûté la grande bonté du Seigneur. Remercions pour cela et rappelons-nous que nous avons été investis de miséricorde pour nous revêtir de sentiments miséricorde, pour devenir aussi des instruments de miséricorde. Continuons notre chemin ensemble. Que la Vierge nous accompagne, elle aussi était près de la croix, elle nous a enfantés là comme tendre Mère de l’Église qui désire nous recueillir tous sous son manteau. Sous la croix elle a vu le bon larron recevoir le pardon et elle a pris le disciple de Jésus comme son fils. Elle est la Mère de miséricorde à qui nous nous confions : toute situation, toute prière, présentée à ses yeux miséricordieux ne restera pas sans réponse.

Pape François

1 an après le 13 novembre

Le dimanche 13 novembre, marque le premier anniversaire des attentats de l’an passé au Bataclan, dans plusieurs autres lieux (Stade de France, plusieurs rues des 10e et 11e arrondissements de Paris) auxquels on peut relier la mémoire de l’attaque contre Charlie-Hebdo et contre l’Hyper-Cacher de la porte de Vincennes en janvier 2015, les attentats de Bruxelles, plusieurs assassinats perpétrés au long de ces mois, liés de près ou de loin à des projets d’attentats, et encore le drame de Nice et l’assassinat du Père Jacques Hamel.

Les catholiques français ont réagi toujours avec une dignité et un calme qui impressionnent encore. Les célébrations d’obsèques ont partout été des moments de grande douleur mais aussi de gravité et d’espérance, sans haine, par-delà les peurs et les colères. Avec le Cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris, la Conférence des évêques de France invite à prier pour ceux qui sont morts, pour ceux qui ont été blessés, pour ceux qui ont vécu les attaques diverses et travaillent à en surmonter le traumatisme, pour les proches des victimes. Que notre prière aide ceux qui restent marqués par ce qu’ils ont subi à se sentir entourés et soutenus. Elle invite à prier pour que les chrétiens soient dans notre pays des artisans de paix et des porteurs d’espérance, qu’ils ne se laissent jamais entraîner par la tentation de la peur ou de la colère, qu’ils puisent dans l’espérance de la vie éternelle et la foi en la victoire du Christ sur la mort et sur le péché, l’énergie pour aller vers les autres, pour chercher inlassablement comment vivre dans l’unité, si différents que soient les hommes. Prions aussi pour que nos concitoyens musulmans puissent être pleinement acteurs de notre unité nationale et pour que tous les citoyens grandissent dans l’estime mutuelle et la recherche du bien commun. Dans ces mois où l’approche des élections suscite des débats nombreux sur les voies les meilleures pour notre pays, la prière des croyants de toutes confessions en cet anniversaire sera un encouragement à chercher le meilleur. Que Dieu nous accorde d’être à la hauteur de ce que notre pays représente dans le monde.

par Eglise Catholique en France

Année de la Miséricorde

La Communauté Mission de France ouvre la porte par une lettre ouverte.

Ouvrons-la quand on a voté avec la trouille et fermé le droit de devenir frère Ouvrons-la quand on a manipulé l’image et détourné l’information Ouvrons-la quand on a bloqué l’ascenseur social et fermé la porte à l’espérance Ouvrons-la quand on a préféré le travail de l’argent au travail des salariés Ouvrons-la quand un fonds de pension a fermé l’usine, l’école et la maternité Ouvrons-la quand on a quantifié les gestes des soignants et ignoré le prix d’une parole Ouvrons-la quand on a fermé sa gueule et claqué la porte au sans logis Ouvrons-la quand on a fouillé dans nos poubelles de quoi manger un peu Ouvrons-la quand on a libéralisé le crédit et joué sur la dette des petits Ouvrons-la quand on s’est indigné du voile et voilé la face sur les cités en dérive Ouvrons-la pour choisir le courage politique du bien commun Ouvrons-la pour préférer se faire violence plutôt que faire violence Ouvrons-la pour chanter que le soleil et la pluie sont pour tous Ouvrons-la pour travailler une terre pour les générations futures Ouvrons-la pour comprendre comment renoncer au pillage des ressources Ouvrons-la pour apprendre à servir plutôt que se servir. Ouvrons-la pour voyager solidaire plutôt que solitaire Ouvrons-la pour une place en crèche à l’enfant et sa famille venus de loin Ouvrons-la pour se laisser transformer par la joie d’accueillir qui vient d’ailleurs Ouvrons-la parce que Dieu n’appartient à personne et que nous pouvons être à Lui Ouvrons-la pour partager la parole que Dieu nous donne

Arnaud Favart Vicaire général de la Mission de France

CAREME DANS LA VILLE 2016 « C’est la miséricorde que je veux ! »

Appelés à vivre du Christ ressuscité

Lors du renouvellement des promesses baptismales, la liturgie de la veillée pascale rappelle la signification profonde de notre baptême : « Par le mystère pascal nous avons été mis au tombeau avec le Christ dans le baptême, afin qu’avec lui nous vivions d’une vie nouvelle » (1). Dans la nuit de Pâques, le baptême des catéchumènes manifeste ce lien étroit entre la résurrection du Christ et la vie nouvelle qui leur est donnée. Ainsi, fêter la résurrection du Christ, c’est aussi fêter la grandeur et la dignité de notre baptême par lequel nous entrons définitivement dans une vie d’union avec Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. La nouveauté chrétienne s’enracine dans la joie de Pâques : « Ayant commencé par le saint Baptême à vivre de la vraie vie qui est celle que nous avons en Jésus-Christ, ce sacrement est à l’origine de tout notre bonheur  » (2). Au cœur de l’annonce de la foi chrétienne, la résurrection du Christ est inséparable de la proposition du baptême faite à tous : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. » (Mt 28,19), car il s’agit bien de proposer à tout homme de vivre une relation forte et vivante avec Dieu lui-même… et ceci constitue une bonne nouvelle !

Dans le baptême prend source l’union au Christ ressuscité, union que chaque baptisé est appelé à déployer dans toute son existence. Le concile Vatican II rappelle de manière très forte cette belle et heureuse définition de la vie chrétienne : « (…) les disciples du Christ sont véritablement devenus, par le baptême de la foi, fils de Dieu, participants de la nature divine et, par conséquent, réellement saints. » (3) Ainsi l’entrée dans l’Église par le baptême ne peut se dissocier d’une existence en communion avec le Père et le Fils, dans l’Esprit. Enfant du Père, le baptisé est en relation personnelle avec le Fils, et l’Esprit le marque de son sceau : « Lorsqu’il vous a reçu en son alliance, comme l’un de ses membres, le Fils s’est obligé à vous regarder, aimer et traiter comme une partie de soi-même, comme os de ses os, chair de sa chair, esprit de son esprit, et comme celui qui n’est qu’un avec lui. » (4) Le chemin d’union intérieure à Dieu conduit alors les baptisés à laisser leur agir être façonné par celui du Christ.

Aujourd’hui, bon nombre de personnes – jeunes et moins jeunes – sont en quête d’intériorité. Proposer la foi – en ces temps de nouvelle évangélisation – demande de répondre à ces attentes. Il est important – comme l’ont fait, avec succès, les grands missionnaires du XVIIe siècle français – de présenter la vie baptismale comme un chemin d’intériorité, un «  cœur à cœur » avec le Christ. Annoncer la Résurrection, c’est proposer la vie chrétienne comme un attachement fort – total – à Jésus-Christ. L’évangélisation, c’est cette vie du Christ, communiquée au monde, que tout homme peut accueillir en lui-même. C’est l’appel à suivre le Ressuscité et nous mettre à son école. Ceci n’est pas d’abord affaire de connaissances ou de pratiques, mais d’apprendre à vivre dans son esprit –« Ayez en vous les sentiments du Christ  » (Ph 2, 5) – et « d’avoir un seul cœur avec Lui » (saint Jean Eudes).

En la nuit pascale, l’affirmation joyeuse de la résurrection du Christ irrigue la foi chrétienne de sa première annonce – kérygme – jusqu’à son approfondissement catéchétique. L’union au Christ ressuscité est ainsi au centre de la catéchèse de l’Église : « Tout ce que le Christ a vécu, Il fait que nous puissions le vivre en Lui et qu’Il le vive en nous. (…) Nous sommes appelés à ne faire plus qu’un avec Lui : ce qu’Il a vécu dans sa chair pour nous et comme notre modèle, Il nous y fait communier comme les membres de son Corps. » (5) Puisse la joie de Pâques nous aider à raviver et à approfondir notre baptême !

Mgr Luc Crepy Evêque du Puy-en-Velay

La Croix du 26 mars 2016

(1) Missel : monition avant le renouvellement de la profession de foi baptismale. (2) Saint Jean Eudes, O.C., I, p. 505. (3) Concile Vatican II, Lumen gentium, § 40. (4) Saint Jean Eudes, O.C., II, p. 214-218. (5) Catéchisme de l’Église catholique § 519.

Assemblée plénière de la Conférence des Evêques de France

L’assemblée plénière de printemps de la conférence épiscopale de France s’est ouverte mardi matin 28 mars à Lourdes. Jusqu’au 31 mars les évêques vont travailler sur de nombreux sujets comme l’unité de l’Église ou encore la vocation des jeunes en vue du prochain synode qui leur sera consacré en 2018.

Dans son discours d’ouverture, l’archevêque de Marseille et président de la conférence épiscopale, Mgr Georges Pontier a mis l’accent sur les fragilités et les fautes commises par certains membres de l’Eglise concernant les faits d’abus sexuels, tout en reprochant à certains commentateurs d’avoir oublié ce que l’Église avait mis en place pour lutter contre la pédophilie. « Nous sommes résolus à aider la justice à faire son travail, a déclaré Mgr Pontier, rien ne peut nous en dispenser. Nous invitons les victimes à porter plainte auprès des autorités judiciaires. »

Le discours de Mgr Pontier insiste aussi sur l’exigence de fraternité de la part des politiques à l’heure où approchent les élections présidentielles. Des élections dans un climat d’inquiétude général 

DISCOURS D’OUVERTURE

par Mgr Georges PONTIER, Archevêque de Marseille, président de la Conférence des évêques de France

« Je suis heureux d’être ici avec vous pour vivre cette assemblée plénière de printemps. Je vous remercie pour votre prière et vos marques d’amitié durant cette longue période d’hospitalisation et de convalescence. Je pense à tous ceux d’entre nous qui vivent une épreuve de santé ; qu’ils soient assurés de notre fraternelle amitié. Nous vivons ce temps de carême   et cette montée vers Pâques en union avec le Pape François dont nous venons de fêter le quatrième anniversaire de l’élection. Nous lui exprimons toute notre profonde reconnaissance pour son ministère et son témoignage. Nous l’assurons de notre prière.

 La joie de suivre le Christ

Nous vivons également ce temps avec nos communautés chrétiennes et tout particulièrement avec les catéchumènes qui recevront les sacrements de l’initiation chrétienne lors des fêtes pascales. C’est un émerveillement pour nous chaque année, une action de grâce profonde, une contemplation de l’œuvre de l’Esprit Saint reconnue par ces hommes et ces femmes dans des vies aux contours souvent sinueux et éprouvants. Ils ont perçu l’amour que Dieu leur porte. Ils sont saisis par sa miséricorde, sa patience, sa présence aimante. Ils découvrent la vie en Église à travers des personnes qui les accueillent, les accompagnent, marchent avec eux. Ils rejoignent la communauté chrétienne le dimanche lorsqu’elle se rassemble pour rendre grâce. Ils trouvent là comme une nouvelle famille. Ils sont plus de 4000 adultes de toutes catégories sociales, de tous âges. Ils sont heureux et impatients d’être baptisés, confirmés et de communier au corps et au sang du Seigneur Jésus. Ils s’ouvrent à une autre dimension, à la foi en un Dieu, source de toute vie et de tout amour. Ils mettent en Lui leur espérance. A sa lumière ils veulent marcher et orienter leur existence. La résurrection du Christ est la bonne nouvelle qui révèle le projet de Dieu de nous introduire dans la communion d’amour vécue entre le Père, le Fils et l’Esprit-Saint. Leur vie quotidienne n’en sera pas vraiment changée dans sa matérialité, mais elle sera habitée par la présence de Celui qui invite au pardon, au service, au souci des frères et qui ne nous laisse jamais seul. Le mystère pascal fonde notre espérance, soutient notre marche ici-bas, nous oriente vers une vie donnée à la ressemblance de celle que le Christ a vécue, « Lui qui est passé en faisant le bien ». (Actes 10,38)

 Nos fragilités et nos fautes

L’Église se tourne vers le Christ. C’est en Lui qu’est son espérance. C’est Lui la lumière du monde et le Sauveur. Nous, nous connaissons nos fragilités et nos fautes. Nous ne sommes pas parfaits. On nous rappelle souvent celles qui concernent les évêques ou les prêtres, parfois avec des approximations et des généralisations qui n’apparaissent pas toujours à ceux qui n’ont que ces informations. Au mois de novembre dernier, nous avons ici-même demandé pardon au Seigneur et à ceux et celles qui ont été victimes d’actes inqualifiables de la part de prêtres et de consacrés ou d’erreurs de décisions de notre part. Cela n’était pas pour nous distraire de nos responsabilités. Tout au long de l’année, nous avons mis en place dans nos diocèses et au plan national différentes mesures dont des cellules d’écoute des victimes. Nous avons développé des outils de formation pour tous ceux et celles qui sont en responsabilité auprès d’enfants et de jeunes. Nous nous sommes entourés d’une commission d’experts pour nous conseiller dans la gestion des faits. Qu’on veuille bien nous croire : nous sommes profondément touchés par la souffrance des victimes et nous voulons les accueillir et les écouter de notre mieux. Nous sommes résolus à aider la justice à faire son travail. Rien ne peut nous en dispenser. Nous invitons les victimes à porter plainte auprès des autorités judiciaires auxquelles, pour notre part nous signalerons les faits qui nous seraient révélés. Mais qu’on veuille bien cesser de laisser entendre que tout prêtre est un pédophile potentiel. Qu’on arrête de taire toutes les décisions prises en ce domaine par notre Conférence depuis des années et tous les changements dans notre manière d’aborder ces faits. En votre nom, je renouvelle notre confiance et notre reconnaissance aux prêtres de nos diocèses qui vivent de belle manière leur ministère. Avec eux dans quelques jours, nous célébrerons la messe chrismale au cours de laquelle chacun renouvellera sa disponibilité pour être prêtre. Et nous poursuivrons notre mission de disciples, soutenant l’espérance, invitant au partage, à l’accueil, à la fraternité et à la confiance en Dieu.

 Les responsabilités politiques

Le 20 juin 2016 d’abord puis le 16 octobre dernier, le Conseil permanent des Evêques de France a pris la parole pour participer au débat national qui allait être lancé en vue des futures élections. C’est un moment important de notre vie nationale puisqu’il s’agit d’élire d’abord le futur Président de la République, puis les députés qui exerceront leur responsabilité, particulièrement, celle de voter les lois. Le document du mois de juin désignait quelques points d’attention précis en vue d’une lecture attentive des programmes électoraux. Celui d’octobre invitait à une réflexion plus fondamentale sur notre société : « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ». « Si nous parlons aujourd’hui, écrivions-nous, c’est parce que nous aimons notre pays, et que nous sommes préoccupés par sa situation (…) Plus que jamais, nous sentons que le vivre ensemble est fragilisé, fracturé, attaqué. Ce qui fonde la vie en société est remis en cause (…) La crise de la politique est d’abord une crise de confiance envers ceux qui sont chargés de veiller au bien commun et à l’intérêt général. (…) S’il ne s’agit pas de rêver à une illusoire pureté dans les rapports sociaux et politiques, l’attitude et l’image de quelques-uns jettent le discrédit sur l’ensemble de ceux qui vivent l’engagement politique comme un service de leur pays. » La campagne électorale qui se déroule a apporté son lot d’informations, de suspicions, d’outrances, de fautes et finalement de violence même par rapport à cette part de la population française qui arrive tout juste à vivre et à faire des projets. Le rapport à l’argent peut aveugler et empêcher de percevoir le drame profond que vivent ceux qui n’ont pas accès au travail, à un logement digne, à la culture. Au cours de ces dernières années l’écart des revenus entre les plus riches et les plus pauvres n’a cessé d’augmenter. Ainsi notions-nous : « Une France inquiète des injustices, et qui comprend mal par exemple le salaire indécent de certains grands patrons pendant que l’immense majorité des petits entrepreneurs se battent pour que leur entreprise vive et se développe. » L’exercice du pouvoir est exigeant. Il nécessite une vigilance de tous les instants pour demeurer au service du bien commun et ne pas en tirer un profit personnel aux effets désastreux. Vivre dans une démocratie est une chance ; c’est aussi une responsabilité. Notre société apparaît bien divisée. Faut-il s’en accommoder ? C’est à cette réflexion que nous invitera M. Pierre Manent jeudi. Nous la poursuivrons en échangeant sur notre ministère de communion dans nos diocèses et au sein de nos presbyterium devenus de plus en plus divers.

 Les exigences de la fraternité

Souvent sont rappelées de manière incantatoire les valeurs de la République, telles qu’elles sont affichées au fronton des mairies : « Liberté, égalité, fraternité ». Il s’agit d’un idéal jamais atteint et toujours en chantier. Mais on pourrait dire qu’aujourd’hui la fraternité a besoin d’être mise à la première place. Non pas la fraternité affichée comme un vague sentiment qui donne bonne conscience, mais celle qui se transforme en engagement concret en faveur des plus défavorisés, des chômeurs et aussi des migrants, des réfugiés venus en France en fuyant les conditions de vie devenues dangereuses ou misérables dans leur pays d’origine. Heureusement, au ras du terrain, cette fraternité se vit dans un tissu associatif généreux, engagé, durable, qui mérite d’être encouragé et soutenu. Nous ne pouvons pas penser notre avenir, chacun replié sur soi-même. Certains le pensent. C’est un leurre. Ceux qui viennent chez nous et sont accueillis, peuvent s’intégrer, apporter leur savoir-faire, leur dynamisme et contribuer ensuite au bien-être de tous. Notre conviction chrétienne et citoyenne nous invite à la générosité, à la recherche du bien commun, à l’ouverture, à l’accueil, à la fraternité universelle avec le sens des responsabilités qui nous incombent. Le Pape François nous invite souvent à « ce devoir de solidarité   » ; ainsi récemment, le 21 février dernier devant les participants au Forum international « Migrations et Paix ». Après avoir rappelé la nécessité d’œuvrer pour le développement des peuples afin que nul ne soit forcé de quitter son pays, il s’exprimait ainsi : « Devant les tragédies qui marquent au fer rouge la vie de tant de migrants et de réfugiés – guerres, persécutions, abus, violence, mort – on ne peut qu’éprouver des sentiments spontanés d’empathie et de compassion. « Où est ton frère ? » (Cf. Gn 4,9) : cette question, que Dieu pose à l’homme depuis les origines, nous implique, spécialement aujourd’hui par rapport à des frères et des sœurs qui migrent. Ce n’est pas une question adressée à d’autres, c’est une question adressée à moi, à toi, à chacun de nous. La solidarité   naît justement de la capacité à comprendre les besoins du frère et de la sœur en difficulté et de s’en charger. C’est là, en substance, que se fonde la valeur sacrée de l’hospitalité présente dans les traditions religieuses. Pour nous, chrétiens, l’hospitalité offerte à l’étranger qui a besoin d’un refuge est offerte à Jésus-Christ lui-même, qui s’identifie avec l’étranger : « J’étais étranger et vous m’avez accueilli » (Mt 25, 35). C’est un devoir de solidarité   de s’opposer à la culture du rejet et de nourrir une plus grande attention envers les plus faibles, pauvres et vulnérables. C’est pourquoi un changement d’attitude envers les migrants et les réfugiés est nécessaire de la part de tous ; le passage d’une attitude de défense et de peur, de désintérêt ou de marginalisation – qui, à la fin, correspond exactement à la « culture du rejet » – à une attitude qui soit basée sur la « culture de la rencontre », la seule capable de construire un monde plus juste et fraternel, un monde meilleur. » En ce sens, comment ne pas se réjouir du protocole d’accord qui vient d’être signé entre l’État français, la communauté de Sant’Egidio, la Fédération protestante de France, la Fédération de l’entraide protestante, la Conférence des Évêques de France et le Secours catholique, pour la mise en œuvre d’un couloir humanitaire visant l’accueil de 500 réfugiés en provenance du Liban ?

 Une société qui donne sa place à tous

Le mardi 14 mars, à la fin du journal de 20 heures, sur une grande chaîne nationale, la météo du week-end suivant était présentée par Mélanie Ségard, jeune femme trisomique, âgée de 21 ans. Quel bonheur de voir son stress, sa joie et sa fierté. Cela ne fait que souligner l’engagement des familles et de la société pour entourer les personnes porteuses de handicaps et leur permettre de s’épanouir au maximum de leurs capacités. C’est le beau fruit de l’amour. Dès lors, qui pourrait dire que ces vies ne méritent pas d’être vécues et qu’elles n’apportent rien à notre société ? Qui n’a pas expérimenté que la faiblesse n’est pas sans signification ? Qui n’a pas reçu de ceux qui en sont porteurs ? Les communautés de l’Arche, comme ceux et celles qui se retrouvent dans des mouvements confessionnels ou non en sont des témoins merveilleux. Nous déplorons une fois de plus que notre société aille vers des pratiques eugéniques et ne puisse prendre en compte les démarches de soutien et de réflexion auprès des couples qui découvrent le handicap prévisible d’un de leurs enfants à naître. Les progrès scientifiques fournissent des informations qui étaient ignorées auparavant. Cela devrait déboucher sur de meilleures thérapies et non sur une culture qui, voulant l’enfant parfait, recommande d’éliminer l’embryon porteur de handicap. Oui, nous déplorons que toutes les procédures de dialogue et de réflexion contenues dans la loi Veil aient peu à peu disparu et laissent les femmes souvent seules face à la culture du rejet et ne puissent entendre d’autres alternatives possibles grâce aux solidarités disponibles. L’Église catholique est toujours engagée pour redire la dignité de toute personne humaine de sa conception à sa mort naturelle. Elle était présente dans les débats de 1974-1975 de manière claire. Elle l’est encore aujourd’hui pour défendre une vraie culture de la vie qui ne se satisfait pas des solutions qui s’en remettent à la mort provoquée.

 La richesse des familles

Lors des synodes sur la famille, les Pères synodaux ont porté sur la vie des familles un regard réaliste qui n’ignore pas les difficultés et les souffrances de la vie, mais aussi un regard rempli d’espérance et d’encouragement. La famille est un lieu essentiel d’humanisation, d’apprentissage de la vie et de l’amour, un soutien tout au long de l’existence, un lieu de bonheur quand les inévitables épreuves sont traversées dans l’humilité, le pardon et la confiance. Dans l’exhortation apostolique La Joie de l’amour que le Pape François a donnée à l’issue de ces synodes, il insistait sur l’importance des familles pour la bonne santé de la société : « …Nous devons insister sur les droits de la famille et pas seulement sur les droits individuels. La famille est un bien dont la société ne peut pas se passer, mais elle a besoin d’être protégée. (…) Les familles ont, parmi d’autres droits, celui de pouvoir compter sur une politique familiale adéquate de la part des pouvoirs publics dans les domaines juridique, économique, social et fiscal » (n°44). Par ailleurs, il n’y a pas de droit à l’enfant et brouiller les repères de la filiation devrait apparaître comme une limite à ne pas franchir. Nous espérons que les futurs gouvernants de notre pays en auront une vive conscience.

 La place des musulmans dans notre société

Parmi les réalités qui marquent notre société française, on ne peut oublier la présence nombreuse de concitoyens de religion musulmane. C’est une réalité maintenant ancienne dont les jeunes font l’expérience quotidienne dans leur vie scolaire et associative. Le contexte international marque notre manière de l’appréhender. Les conflits du Moyen-Orient sont venus rompre un équilibre longtemps vécu pour le mieux. Nos frères chrétiens en sont des victimes douloureuses. Nous soutenons toujours le projet du financement des études supérieures de jeunes adultes à Kirkouk en Irak. Par bien des côtés ces conflits opposent des musulmans entre eux. L’existence des islamistes extrémistes qui recrutent jusque chez nous de jeunes adultes en vue de s’en servir pour leurs intérêts, les attentats perpétrés dans notre pays au nom de Daech, ont provoqué des peurs compréhensibles mais qui peuvent faire porter sur tout musulman un dangereux regard de méfiance. Notre société hésite sur la place à faire à la religion musulmane dans notre pays, et du coup elle se pose à nouveau la question du fait religieux et de sa manifestation dans le paysage social. Plus qu’un risque cette question est un défi qu’il nous faut ensemble relever. Il est nécessaire que du sein de la population française musulmane se lèvent des responsables qui aident leurs frères à inscrire la pratique de l’islam dans notre République et se démarquent de ceux qui distillent des enseignements fermés ou des pratiques communautaristes, dangereuses pour le vivre ensemble. On sait bien que la formation des Imams est une question fondamentale ainsi que celle de l’organisation d’une représentation lisible de l’islam dans notre pays. Il appartient à la communauté musulmane de trouver la forme d’organisation compatible avec sa réalité et avec la vie dans la République. Mais d’autre part, il est nécessaire que le reste de la population s’engage dans la construction de relations citoyennes les meilleures possibles, apaisées et confiantes. Pour nous, catholiques, nous savons que seuls le dialogue et la rencontre permettent de grandir dans la connaissance et le respect mutuel. Les différences ne deviennent des richesses que lorsqu’elles se rencontrent et cherchent les voies d’une forme de communion, de respect et d’estime. On ne peut accepter l’idée d’une neutralisation progressive de l’espace public souhaitée par certains. La laïcité dans laquelle nous voulons vivre est celle qui promeut la liberté de conscience, celle de croire ou de ne pas croire, celle de pouvoir exprimer et vivre ses convictions d’une manière qui ne provoque pas un trouble à l’ordre public. Interdire de s’exprimer à certains les désigne comme de dangereux citoyens et fracture la société.

 Regarder l’avenir de l’Europe avec confiance

Ce samedi 25 mars dernier, se fêtait à Rome le 60e anniversaire de la signature des traités de Rome, acte fondateur de l’Union européenne. La veille, le Pape François en a reçu les 27 chefs d’État. Dans un discours apprécié, il les a encouragés dans leurs responsabilités en rappelant ce qui a guidé les pères fondateurs « les piliers sur lesquels ils ont voulu édifier la communauté économique européenne et que j’ai déjà rappelés : la centralité de l’homme, une solidarité   effective, l’ouverture au monde, la poursuite de la paix et du développement, l’ouverture à l’avenir…. L’Europe retrouve l’espérance dans la solidarité   qui est aussi le plus efficace antidote contre les populismes modernes ». Beaucoup de voix s’expriment pour que l’Europe retrouve cet esprit solidaire qui a présidé à son histoire. Au printemps 2007, les services de la Conférence épiscopale se sont installés avenue de Breteuil. Dix ans après, on s’en réjouit. Ce lieu permet des rencontres, facilite le travail en commun, donne une visibilité à la Conférence des évêques et permet des événements ouverts à l’extérieur. Les réalités de la société et de l’Eglise ont évolué depuis. Il est devenu nécessaire de faire le point sur nos fonctionnements, sur des besoins nouveaux et des réalités qui s’estompent. Nos moyens ne sont pas infinis. Des choix s’imposent. Au cours de cette assemblée nous poursuivrons notre réflexion sur la réforme de nos structures. Il me reste à nous souhaiter une bonne session de travail, d’amitié et de prière. Nous ne manquerons pas de confier au Seigneur par l’intercession de la Vierge Marie notre pays ainsi que la recherche de la paix dans le monde, au Moyen-Orient particulièrement. Le visage de Bernadette nous désigne les plus pauvres comme ceux que le Seigneur aime rejoindre par Marie comme par de grandes figures de sainteté, telle celle de saint Vincent de Paul dont on fête le 400e anniversaire des congrégations qu’il a fondées dans notre pays. C’est à partir du souci des plus pauvres que se trouvent les chemins porteurs d’espérance.

Je vous remercie pour votre attention.

Mgr Georges Pontier, Archevêque de Marseille Président de la Conférence des évêques de France »

Bienvenue en Bretagne Reprendre souffle et choisir l’Espérance

Vous êtes des visiteurs occasionnels ou bien des habitués de la Bretagne et des Côtes d’Armor. Avec les catholiques du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier, je suis heureux de vous adresser ces quelques mots de bienvenue.

Argoat (la terre) et Armor (la mer) : les beautés de la nature et la richesse de notre patrimoine religieux nous donnent parfois un peu de fierté mais ce sont surtout les rencontres que nous aurons avec vous qui nous enrichiront : information partagée, services nombreux de l’accueil et du commerce, célébrations du dimanche, et « pardons » de l’été.

Que ce temps de l’été vous soit favorable pour reprendre souffle. L’année qui vient de s’écouler a été tellement marquée par des peurs et des crispations : nous avons besoin de vivre des relations de confiance et de simplicité : c’est la grâce particulière des rencontres familiales et amicales. En venant nous visiter, vous enrichissez la vie de nos communautés chrétiennes et vous retrouvez un diocèse qui vit son synode.

Nous demandons à l’Esprit Saint de venir parler au cœur de chacun pour que nous puissions « Choisir l’Espérance, en nous réjouissant du don de Dieu, en aimant les hommes que Dieu aime, dans une transformation missionnaire de l’Eglise. »

Telles sont les trois étapes que parcourent actuellement plus de 5.000 personnes dans près de 950 équipes synodales. Beaucoup nous disent leur joie de se retrouver et de pouvoir échanger sur leur foi et leurs attentes. Les nombreuses pages qui sont adressées au conseil du synode portent l’espérance plus que les lamentations.

Nous avons besoin de votre participation. Pour vous qui êtes de passage ou pour tous ceux qui n’ont pas pu rejoindre une équipe synodale, un questionnaire sera à disposition dès le début de l’été : vous le trouverez dans les paroisses ou bien en ligne sur le site du synode : synodediocese22.fr. Merci de le remplir et de l’adresser à l’adresse indiquée.

Nous nous confions avec vous à la Vierge Marie, Notre-Dame d’Espérance. Qu’avec elle nous puissions être disponibles aux appels du Seigneur et dire : « qu’il nous soit fait selon ta Parole, Seigneur. »

Denis Moutel + évêque de Saint-Brieuc et Tréguier

Communiqué de Mgr Denis Moutel. Changements dans l’équipe épiscopale

« L’abbé Gérard Nicole est membre de l’équipe épiscopale depuis 2005 et il exerce le ministère de vicaire général depuis 9 années, d’abord aux côtés de Mgr Lucien Fruchaud, puis avec moi-même depuis octobre 2010. J’ai été très heureux de cette collaboration et c’est seulement à l’issue du synode diocésain que je prévoyais sa succession, c’est à dire en septembre 2017.

Il m’a dit, au début de ce mois de mai, que la fatigue et un besoin impérieux de repos l’empêcheraient de remplir sa mission une année de plus. Je suis très reconnaissant à Gérard Nicole pour l’accueil qu’il m’a réservé et pour son engagement si important au service de notre diocèse, pendant une longue période ; nous saurons le lui exprimer ultérieurement. Je souhaite d’abord qu’il puisse se reposer afin d’envisager, le moment venu, une nouvelle étape de son ministère. Cette période de repos est déjà commencée depuis le mercredi 18 mai.

Dès maintenant et au cours de l’été toutes les questions traitées habituellement par le vicaire général seront adressées au secrétariat de l’équipe épiscopale et trouveront une réponse auprès de moi-même ou de Serge Kerrien et Régine Chardonnet qui poursuivent leurs missions respectives. Qu’ils en soient remerciés.

Je nomme vicaire général l’abbé Hervé Le Vezouet, actuellement curé de Lannion et modérateur de la charge pastorale de la paroisse de Pleumeur-Bodou. Il est aussi responsable de la zone pastorale de Lannion et responsable du service diocésain des vocations. Je le remercie d’avoir accepté cette nomination. Il prendra la charge de vicaire général à compter du 1er septembre 2016. J’annoncerai très prochainement la nomination du prêtre qui lui succédera à Lannion et Pleumeur-Bodou.

J’ai également demandé à l’abbé Pierrick Jégonday de rejoindre l’équipe épiscopale, tout en demeurant curé des paroisses de Lamballe et de Moncontour. Je le remercie également d’avoir accepté cette mission et je le nomme vicaire épiscopal, à compter du 1er septembre 2016.

Je demande votre gratitude et votre prière pour ces frères prêtres, dans les changements importants qu’ils connaissent. Je prie aussi pour vous tous, particulièrement pour les communautés chrétiennes de Lannion, Pleumeur-Bodou, de Lamballe et de Moncontour.

Je vous assure de mes sentiments fraternels et de mon dévouement, dans l’espérance. »

A Saint-Brieuc, le 20 mai 2016

+ Denis Moutel évêque de Saint-Brieuc et Tréguier

Dossier Vatican II.


Vatican II en 7 minutes par diocese22

Diaporama proposé par le Comité de pilotage pour célébrer le 50e anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II. Musique : Avelig. Réalisation : Hélène Préault.

Encyclique Laudato Si Introduction

Et chez nous ?

Juste humain !.. Le droit d’asile, même s’il est normal d’en contrôler l’usage, est d’abord une question de fraternité et d’accueil.

Les plus grandes migrations sont initiées par les guerres et la persécution, tous les jours le flot grandit. Nous avons rencontré Asmati qui a fui son pays, la Géorgie, pour arriver à Lamballe en 2009.

Pas facile, nous dit-elle, mais l’espérance de sauver sa vie et celle de sa famille est son point d’ancrage, sa volonté de tous les jours.

En 2012, après trois ans de démarches, elle obtient le statut de réfugié politique et ainsi, pour toute sa famille le droit de s’installer et de travailler.

Oui, elle a rencontré sur son chemin des organismes compétents, des aides morales et financières ! Mais ce qui lui manque surtout, c’est le contact avec les autres, la reconnaissance, la chaleur humaine. Elle l’a rencontré au « jardin partagé » et de là elle a été accueillie par le Secours Catholique, ces rencontres lui ont redonné le moral pour se battre encore et encore.

Volontaires, Asmati et Gotcha le sont ; mais après sept années de présence ici, chez nous, ils ont encore du chemin à faire pour gagner le droit de vivre décemment de leur travail, apporter à leurs trois enfants un peu de bien-être et de bien vivre.

Le français, les enfants le maîtrisent parfaitement, Asmati se débrouille et c’est plus difficile pour Gotcha. A travers notre entretien, on se rend bien compte que cette barrière de la langue est la première chose à franchir. Qu’ont-ils de possible ? Leur bonne volonté, oui, mais ce n’est pas suffisant pour l’instant.

La maitrise de la langue est indispensable en tout, c’est la clé de l’autonomie à laquelle ils aspirent. C’est un enjeu majeur pour obtenir du travail mais aussi en finir avec un statut précaire de réfugié, passer à une vie humaine et avancer.

Au Secours Catholique, Monique et Marie-Thérèse cheminent toujours avec eux et avec d’autres familles. Elles leur proposent l’apprentissage du français.

Cette seconde famille si chère au cœur d’Asmati lui a permis de retrouver goût à la vie et lui donne l’espérance d’une vie meilleure.

Oui, la fraternité vécue existe !

Comment s’investir ?

Une famille qui a envie de s’engager auprès des réfugiés doit d’abord se renseigner auprès d’une association qui fait de l’accompagnement de migrants pour connaître ses besoins. Plusieurs structures comme le Secours catholique, la Cimade ou la Croix-Rouge mènent ce genre d’action. À l’approche de Noël, l’élan de solidarité   est souvent plus important, mais il faut rappeler que les associations ont besoin de bénévoles toute l’année.

A Lamballe, de nouveaux bénévoles peuvent se joindre à l’équipe du Secours Catholique pour favoriser cette alphabétisation.

Josiane Piat

Monique Nozais

Exhortation apostolique Amoris Laetitia La joie de l’amour

L’exhortation apostolique post-synodale Amoris Laetitia, « la joie de l’amour », porte sur l’amour dans la famille, aboutissement des deux synodes d’évêques d’octobre 2014 et d’octobre 2015. Elle vient d’être rendue publique aujourd’hui 8 avril.

« Un texte d’une très grande beauté : soyons des »phares« , pas des pierres lancées dans les difficultés » Mgr Moutel

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Texte intégral de l’exhortation famille
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Synthèse

Exhortation apostolique La joie de l’amour : « L’Eglise est comme un phare »

Vendredi dernier, le Pape François a publié son exhortation apostolique Amoris laetitia (« La joie de l’amour ») suite aux deux synodes autour de la famille. Hier, Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, a tenu une conférence de presse en vue de se livrer sur ce texte. Il était accompagné d’Isabelle Gosselin, co-responsable de la Pastorale de la famille du diocèse, et d’Hervé Boniteau, un jeune marié breton.

De gauche à droite : Hervé Boniteau, Mgr Denis Moutel et Isabelle Gosselin
De gauche à droite : Hervé Boniteau, Mgr Denis Moutel et Isabelle Gosselin

La publication de cette exhortation apostolique est un « moment important », a souligné Mgr Denis Moutel. « C’est une belle découverte pour moi ». Selon lui, le Pape François a su descendre « dans l’échange amoureux du couple en mettant en avant les vertus de la tendresse ». Ce constat est également partagé par Isabelle Gosselin. Cette exhortation apostolique porte en elle « une réalité concrète de la vie de la famille et du couple », assure-t-elle. Durant ces deux synodes, « il a su écouter » et livrer un message à travers « des mots très simples et un langage accessible ». Hervé Boniteau a, quant à lui, rappelé l’importance pour les jeunes couples d’être accompagnés « par des couples plus anciens et expérimentés afin de les aider à construire leur vie future ». Pour lui, ce texte permet « d’interpeller les communautés chrétiennes sur la préparation au mariage ». Le mariage « n’est pas un art abstrait mais un art artisanal » qui doit se construire progressivement à deux, a-t-il souligné.

Mgr Denis Moutel a insisté sur le fait que, « dans l’église catholique, nous sommes porteurs de la beauté du mariage », tout en rappelant que « nous avons aussi conscience de la réalité de certaines familles. Le rôle de l’Eglise est d’aimer les gens là où ils en sont ». Ce dernier a fait référence au divorce, thème présent dans l’exhortation apostolique du Pape François. « Le Pape se refuse de juger les personnes qui vivent dans le divorce. Il dénonce plutôt l’idéologie selon laquelle le divorce serait une variable d’ajustement normale ». Ainsi, l’évêque du diocèse de Saint-Brieuc se dit « heureux que cette lettre présente le mariage comme une aventure qui mérite d’être vécue » sans perdre de vue que « l’Eglise est comme un phare pour éclairer les personnes en difficulté ». Ces paroles font directement référence à celles d’Isabelle Gosselin. « Ce texte est tourné vers les plus fragiles, vers ceux qui se sentent exclus – notamment les personnes divorcées et souffrant de solitude –. Notre mission est de leur dire : “ta vie a un prix, je suis là pour t’accueillir comme tu es”. Le Pape parle beaucoup d’inclusion et d’accompagnement dans son texte ».

Tendresse et pardon au quotidien

A la lumière de la foi chrétienne et de son expérience propre, Hervé Boniteau a expliqué que le mariage était un « un don de Dieu » et qu’il ne pouvait être vécu « sans la présence des familles respectives des conjoints et sans une pratique de la foi au quotidien ». Son témoignage fait écho à celui d’Isabelle Gosselin qui insiste sur le fait qu’« il est important de prendre son temps », le mariage demandant un temps de réflexion et de préparation certain. « Quand un couple se marie, il faut qu’il sache dans quoi il s’engage ». Face aux difficultés de la vie, celle-ci rappelle que le couple doit regarder « chaque petit pas qui a été fait. Les marques de tendresse et de pardon au quotidien, c’est ça que Dieu aime ». Plus largement, l’exhortation apostolique du Pape François « s’adresse à toutes les personnes qui s’interrogent sur l’amour et qui ont envie d’être aimées », assure Isabelle Gosselin.

En conclusion, Mgr Denis Moutel a rappelé un passage de l’exhortation apostolique, passage qui montre toute « l’attitude maternelle et miséricordieuse de l’Eglise » selon lui : « Je veux souligner la situation des familles submergées par la misère, touchées de multiples manières, où les contraintes de la vie sont vécues de manière déchirante. […] Dans les situations difficiles que vivent les personnes qui sont le plus dans le besoin, l’Eglise doit surtout avoir à cœur de les comprendre, de les consoler, de les intégrer, en évitant de leur imposer une série de normes avec pour effet qu’elles se sentent jugées et abandonnées précisément par cette Mère qui est appelée à les entourer de la miséricorde de Dieu » [paragraphe 49].

Intention de prière du Pape Juin 2016

Le Réseau mondial de prière du Pape (Apostolat de la Prière) a diffusé jeudi 2 juin 2016 le clip mensuel présentant l’intention de prière du pape François pour le mois de juin. Ce clip et cette prière portent ce mois-ci sur la solitude des personnes âgées.

Interview du Pape François par le quotidien La Croix

La crise des vocations, les affaires de pédophilies, les lefebvristes : ce sont quelques-uns des thèmes abordés par le Pape François dans une longue interview qu’il a accordée au quotidien catholique français La Croix dans son édition papier de mardi 17 mai 2016. Si la France est bien la fille aînée de l’Église, « elle est une périphérie à évangéliser  », explique le Pape, qui confirme qu’il a reçu une invitation officielle de la part du président François Hollande et de l’épiscopat. Sans rien préciser quant à une éventuelle date, sans doute pas en 2017, année électorale, François a évoqué un passage par Marseille, ville qui n’a jamais été visitée par un pape.

Concernant l’évangélisation, le Pape souligne « qu’il n’y a pas nécessairement besoin de prêtres  », citant l’exemple de la Corée. Il a mis une nouvelle fois en garde contre le cléricalisme, « un danger ».

Le Pape n’ esquive pas les problèmes actuels que connait l’Église en France, secouée ces dernières semaines par des affaires de pédophilie. « En ce domaine, il ne peut y avoir de prescription. Par ces abus, un prêtre qui a vocation de conduire vers Dieu un enfant le détruit. Il dissémine le mal, le ressentiment, la douleur. Comme avait dit Benoît XVI, la tolérance doit être de zéro. »

Dans ce contexte, le Pape rend hommage au cardinal Barbarin, archevêque de Lyon. Il « a pris les mesures qui s’imposaient  ». « C’est un courageux, un créatif, un missionnaire  » ajoute le Pape qui recommande d’attendre la suite de la procédure judiciaire. Pas question pour le Pape que le cardinal Barbarin démissionne. « Ce serait un contresens, une imprudence » affirme-t-il.

 Dialogue avec les lefebvristes mais aucun accord

Autre dossier particulier à l’Église de France, les rapports avec la Fraternité Saint-Pie X. Le Pape l’a connue à Buenos Aires. Pour lui, les lefebvristes « sont des catholiques en chemin vers la pleine communion  ». Il reconnait qu’il y a un dialogue, reconnaissant que « Mgr Fellay est un homme avec qui on peut dialoguer  » : « on avance lentement, avec patience  », mais aucun accord vers une éventuelle prélature personnelle n’est pour le moment envisagée.

Après les deux synodes sur la famille, le Pape reconnait être différent. Dans l’exhortation post-synodale, il a cherché à « respecter au maximum le synode  ». « C’est une réflexion sereine, pacifique, sur la beauté de l’amour, comment éduquer les enfants, se préparer au mariage. Elle valorise des responsabilités qui pourraient être accompagnées par le Conseil pontifical pour les laïcs, sous la forme de lignes directrices ». Il dit aussi qu’il faut penser « la véritable synodalité ». « Les évêques sont cum Pietro, sub Pietro. Ceci diffère de la synodalité orthodoxe et de celle des Églises gréco-catholiques, où le patriarche ne compte que pour une voix ».

Après son discours à Strasbourg au Parlement européen et celui prononcé lors de la remise du Prix Charlemagne, le Pape est revenu sur les racines de l’Europe. « Il faut parler de racines au pluriel car il y en a tant. En ce sens, quand j’entends parler des racines chrétiennes de l’Europe, j’en redoute parfois la tonalité, qui peut être triomphaliste ou vengeresse. Cela devient alors du colonialisme » tient-il à préciser.

 Migrants : se poser les questions

Sur la question des réfugiés, plus européenne, le Pape a reconnu que l’on « ne peut pas ouvrir grand les portes de façon irrationnelle. Mais la question de fond à se poser est pourquoi il y a tant de migrants aujourd’hui. » A la racine de ce phénomène, il y a « un système économique mondial tombé dans l’idolâtrie de l’argent ». Il appelle les Européens à intégrer ces nouveaux arrivants d’autant que «  l’Europe connaît un grave problème de dénatalité, en raison d’une recherche égoïste de bien-être  ».

Sur la question de l’islam et de la peur de cette religion, le Pape estime que la crainte est plus celle de Daech et de « sa guerre de conquête », même si « l’idée de conquête est inhérente à l’âme de l’islam  ». Il invite à « s’interroger sur la manière dont a été exporté un modèle de démocratie trop occidentale dans des pays où il y avait un pouvoir fort, comme en Irak ». Car, « sur le fond, la coexistence entre chrétiens et musulmans est possible ».

Abordant la question de la laïcité, le Pape considère « qu’une laïcité accompagnée d’une solide loi garantissant la liberté religieuse offre un cadre pour aller de l’avant ». « Chacun doit avoir la liberté d’extérioriser sa propre foi. Si une femme musulmane veut porter le voile, elle doit pouvoir le faire. De même, si un catholique veut porter une croix  ».

Il regrette que la France exagère la laïcité. « Cela provient d’une manière de considérer les religions comme une sous-culture et non comme une culture à part entière ». Et d’ajouter : « la France devrait faire un pas en avant à ce sujet pour accepter que l’ouverture à la transcendance soit un droit pour tous ».

Radio Vatican

Je suis prêtre, je me souviens de ce jour du 30 juin 1996

Le Père Pierrick Jégonday, curé à Lamballe et Montcontour, fête cette année son vingtième anniversaire de sacerdoce. Dimanche 21 août, de nombreux paroissiens, familles et amis étaient présents à la messe qu’il présidait en l’église St Jean à Lamballe.

C’est vraiment une joie pour moi de célébrer le 20e anniversaire de mon ordination avec vous. Je suis heureux d’être entouré des chrétiens des paroisses de Moncontour et Lamballe, des paroissiens de Ploufragan, de Plérin-Pordic, de Saint-Brieuc et de croyants de différents horizons », a pris la parole le Père Pierrick Jégonday en début de cérémonie. Celui-ci a remercié sa famille et ses amis, témoins de son parcours. Il n’a pas oublié le monde du sport qui lui « permet également de relever des vrais défis  ». Dans son homélie, le Père Pierrick Jégonday a souligné que « notre entrée dans le Royaume ne se fera pas sans une vraie conversion personnelle ». Les textes bibliques lus durant la cérémonie ont mis en valeur le caractère fédérateur de Dieu. « Il veut rassembler tous les Hommes. Il veut les rendre heureux ». Celui-ci a ajouté que « Dieu se comporte envers nous comme un père envers ses enfants. Il n’hésite pas à les conseiller, les encourager et parfois à les reprendre ». Le Père Pierrick Jégonday a rassuré les paroissiens sur les craintes et les doutes qui pouvaient les habiter. « Quand vous vous êtes mariés, vous ne pouviez pas deviner où allait vous mener votre consentement. Et nous religieux, quand nous avons demandé les vœux définitifs, nous ne pouvions pas imaginer les changements qui allaient jalonner nos existences. Oui, suivre le Christ, c’est déjà prendre des risques. Et être responsable, c’est répondre à l’engagement pris, à l’appel entendu ». En conclusion de son homélie, le Père Pierrick Jégonday a affirmé que la foi était « une relation personnelle à faire vivre  », rappelant que l’amour de Dieu « nous est donné [et] gratuit ». A nous maintenant, chrétiens, « d’accepter de se laisser regarder par le Christ ». Le Père Pierrick Jégonday s’est souvenu de son ordination, le 30 juin 1996, en la cathédrale Saint-Etienne, à Saint-Brieuc. « Mgr Lucien Fruchaud m’ordonnait prêtre pour le service du diocèse de Saint-Brieuc. Un événement dont j’aime me souvenir ! D’ailleurs, c’est bien plus qu’un souvenir… C’est l’aboutissement d’un appel reçu et reconnu par l’Eglise ». Ce dernier a eu une pensée émue pour ses paroissiens d’hier et d’aujourd’hui, mais aussi pour tous ceux qui l’ont soutenus dans son cheminement jusqu’à présent. « Ce ministère de prêtre, vous m’aidez à le découvrir et à le vivre. Vous contribuez à ce que je suis, à ce que je deviens. Tous, de différentes manières, vous participez à m’épanouir dans mon choix de vie. Vivre avec vous dans ce qui fait le quotidien de vos vies, vous entendre me confier vos joies, vos soucis, vos projets, vos espérances et, parfois, vos déceptions, voilà ce qui nourrit aussi ma prière ».

Jeudi Saint : l’écoute

Vidéo du Diocèse de Quimper Jeudi Saint

Une promenade à travers le patrimoine religieux finistérien. Une discussion entre un prêtre et une jeune femme sur les thématiques et temps forts de la Semaine Sainte.

L’Encyclique Laudato Si fête son premier anniversaire

Il y a un an, le 18 juin 2015, paraissait l’encyclique du Pape François, Laudato Si, sur la protection de la maison commune. Un texte fort appelant à œuvrer à une écologie intégrale. Dominique Bourg, professeur à l’Université de Lausanne et vice-président de la fondation Nicolas Hulot, nous explique quels sont les fruits de cette encyclique.

La table

Il y a des jours où la table est sacrée, parce que le pain que l’on rompt a le goût merveilleux de la rencontre et de l’amour. Ce jour-là, Dieu est au seuil de chez toi.

Il y a des jours où le vin est sacré, parce qu’il dit l’ivresse, non celle qui rend fou l’esprit mais l’ivresse qui te prend au cœur. Ce jour-là, Dieu est tout proche de toi.

Il y a des jours où l’accueil est sacré, parce que ton frère est à la porte, il cherche sa place, il a faim de pain et soif de fin et peut-être plus… Ce jour-là, Dieu pour servir est à genoux.

Il y a des jours où le peuple est sacré, parce qu’il est appelé à partager en mémoire de Jésus… Et, si toi aussi, tu les rejoins pour recevoir et pour donner, ce jour-là, Dieu, c’est sûr, est assis à côté de toi.

Robert Riber

Le droit de vivre de leur travail

« Les agriculteurs et leur famille ont le droit de vivre de leur travail » .

C’est l’une des paroles fortes des évêques de la province de Rennes (Bretagne et Pays de la Loire) dans l’appel qu’ils ont publié le 9 février 2016. Réunis avec leurs collaborateurs à Créhen (Côtes d’Armor) pour une session d’études portant sur l’encyclique « Laudato Si » du pape François et sur l’écologie, les évêques ont voulu marquer leur proximité avec les agri-culteurs. Ils souhaitent partager leur réflexion. Dans le même temps, cinq évêques se sont également rendus, le lundi 8 février, dans une famille d’agriculteurs à Pluduno (22). Ils ont partagé un repas simple avec des éleveurs (élevages porcin et laitier) et trois prêtres de la zone pastorale de Dinan : rencontrer, écouter et comprendre, ce sont les enjeux d’un échange qui fut passionnant. C’est un dialogue à poursuivre, dans nos paroisses, avec les agriculteurs qui vivent et travaillent sur nos territoires. Les mouvements de laïcs chrétiens en monde rural y ont contribué récemment en communiquant leur réflexion commune. Je me réjouis de leur attention et de leur présence dans le monde agricole. Je poursuivrai moi-même ces échanges dans le cadre de ma prochaine visite pastorale à Paimpol et Plouha.

+ Denis Moutel évêque de Saint-Brieuc et Tréguier

Communiqué des évêques de la province de Rennes

Il nous est impossible de vivre sans nourriture ! Les agriculteurs qui la produisent ont un métier particulièrement noble. Ils méritent la reconnaissance et la considération de toute la société. Nous rencontrons souvent des agriculteurs. Ils cultivent le sol, travaillent avec le vivant, animal ou végé-tal. Nous sommes témoins de leur passion pour leur métier et de leurs réflexions pour mieux faire, mais aussi de leurs inquiétudes et de leurs souffrances, voire de leur colère. Pour certains, l’avenir semble bouché. Avec notre foi en Dieu, Père et Créateur, nous sommes convaincus que les hommes ont la mission de faire fructifier la création de manière raisonnable et audacieuse. Réunis pour réfléchir sur l’écologie, nous attirons l’attention sur les points suivants :

1- Les agriculteurs et leur famille ont le droit de vivre du travail de leurs mains. Dans la préoccupation trop exclusive de la productivité, on oublie sou-vent le bien prioritaire des familles. Il est temps d’oser penser un système économique, régional, national, européen et international, qui garantisse aux agriculteurs la possibilité de produire et de vendre leurs productions selon un juste prix. Travailler dans l’inquiétude en attendant seulement l’octroi de subventions n’est pas satisfaisant.

2. Les agriculteurs ont le droit de choisir le modèle d’agriculture qu’ils souhaitent, pourvu que celui-ci soit respectueux de notre planète, destiné à nourrir durablement toute l’humanité. Ils ont un vrai savoir-faire qui mérite d’être partagé et écouté. Ils ont besoin d’être accompagnés sans que leur soit imposé un modèle unique. Le seul modèle qui vaille est celui qui favorise le vrai bonheur, les relations humaines authentiques, ainsi qu’une juste relation à la nature dont les riches potentialités sont complexes. C’est pourquoi recherche et agriculture ont vocation à œuvrer main dans la main pour une écologie pratique digne de notre planète.

3. La qualité de la production de nos agriculteurs n’est plus à démontrer. Ils sont appelés à travailler ensemble selon les filières de production. Il est urgent de dialoguer pour favoriser ces regroupements qui permettront une meilleure vente à l’échelle européenne et au-delà. Pour cela, une harmonisation des coûts de production est nécessaire. C’est une question de justice !

4. Les agriculteurs sont invités à retrouver les solidarités qui les unissent les uns aux autres pour éviter les isolements parfois dramatiques, et pour renforcer les mutualisations qui sont indispensa-bles. C’est une question de survie !

Nous invitons tous les décideurs à mettre en œuvre « une croissance par la sobriété heureuse » selon le pape François. Respecter la nature et respecter l’humain sont liés, insiste le Pape. C’est pourquoi l’engagement écologique passe par le respect des agriculteurs afin qu’aucun d’entre eux ne se sente plus jamais parmi « les esclaves des temps modernes » sacrifiés aux idoles de la productivité et de la concurrence internationale. (Fait le 9 février 2016)

Evêques signataires

Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, Dol et Saint-Malo Mgr Emmanuel Delmas, évêque d’Angers Mgr Thierry Scherrer, évêque de Laval Mgr Yves Le Saux, évêque du Mans Mgr Alain Castet, évêque de Luçon Mgr Jean-Paul James, évêque de Nantes Mgr Laurent Dognin, évêque de Quimper et Léon Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes Mgr Nicolas Souchu, évêque auxiliaire de Rennes

Le Pape François en route vers la Pologne et les JMJ

L’avion qui transporte le Pape François vers Cracovie vient de décoller de l’aéroport de Rome Fiumicino à 14h05. Dans deux heures il devrait atterrir à Cracovie, dans le sud de la Pologne à l’aéroport Jean-Paul II de Balice. L’appareil d’Alitalia survolera la Croatie, la Slovénie, l’Autriche, la Slovaquie et enfin la Pologne. Le Pape effectue son quinzième voyage apostolique et participera aux 31e Journées mondiales de la jeunesse.

Mardi soir, après 19h, comme il en a l’habitude avant chaque départ pour l’étranger, le Pape s’est rendu à la basilique Sainte-Marie-Majeure pour prier devant l’image de la Vierge et demander la bénédiction du Seigneur et de sa Mère pour ce voyage en Pologne.

Lors de la cérémonie d’accueil sur le tarmac, les hymnes du Vatican et de la Pologne seront joués et les honneurs militaires rendus. Aucun discours n’est prévu lors de cette première rencontre entre le Pape François et les autorités polonaises.

Après cette arrivée sur le sol polonais, la première pour un pape depuis la précédente visite de Benoît XVI en 2006, aura lieu la rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique à 17h à Wawel. Il s’agit d’une cité dans la ville qui regroupe à l’intérieur d’une enceinte fortifiée, le château royal, la cathédrale, le vicariat et un quartier, située sur la rive gauche de la Vistule.

Le Pape François doit alors prononcer son premier discours avant de s’entretenir en privé avec le président polonais. Dans la soirée, il rencontrera à huis clos les évêques de Pologne avec qui il devrait avoir un échange informel. Enfin, vers 20h35, le Pape François sera en duplex pendant un quart d’heure avec les jeunes pèlerins italiens qui participent aux JMJ et qui sont réunis au sanctuaire Saint Jean-Paul II de Cracovie. L’événement sera retransmis en direct par Tv2000 et Radio InBlu, la radio de la conférence épiscopale italienne. Le Pape doit répondre à trois questions posées par des jeunes. Il devrait ensuite saluer la foule réunie sous les fenêtres de l’archevêché.

Radio Vatican

Le prix Charlemagne au Pape François

Déboussolée, l’Europe se tourne vers le pape François

Le symbole est fort : l’Europe, divisée, malade, aux abois, espère trouver auprès du pape François un peu de soutien moral. Les présidents des trois principales institutions de l’Union, Jean-Claude Juncker pour la commission, Donald Tusk pour le Conseil et Martin Schulz, pour le Parlement européen, se rendent à Rome, vendredi 6 mai, pour lui remettre le prix Charlemagne.

Ce prix a été créé en 1948 en Allemagne, pour distinguer des personnes « ayant œuvré pour l’unification européenne ». MM. Schulz, Juncker et Tusk l’ont tous trois déjà reçu. Il est d’ordinaire remis dans la ville d’Aix-la-Chapelle, mais le pape a demandé à le recevoir au Vatican. La cérémonie aura lieu à midi, dans la Sala Regia du Vatican, et sera ponctuée par les discours des trois présidents européens, et clôturée par celui du pape.

Parmi les invités, sont attendus la chancelière allemande, Angela Merkel, Matteo Renzi, le premier ministre italien, le roi Felipe d’Espagne, Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne. La France sera représentée par la ministre de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem. M. Schulz, principal artisan du choix du pape pour le prix, devait s’exprimer sur les « valeurs » européennes, M. Juncker sur « l’Europe » et M. Tusk, ex-premier ministre Polonais, sur « la chrétienté ».

Alors que l’Europe traverse une crise existentielle, les dirigeants européens espèrent trouver auprès du pape un peu de soutien à leur tentative de maintenir ensemble des pays de plus en plus divisés. En cause, la crise migratoire qui a profondément creusé le fossé entre Etats membres ; certains, à l’Est et au centre (en Hongrie, Autriche, Pologne, Slovaquie…), refusant de « prendre leur part ». Plane aussi la menace terroriste, qui a durci la réaction des populations à l’égard des migrants. Et la montée, de plus en plus préoccupante, des populistes anti-Européens, désormais présents sur l’ensemble du continent.

« Stopper les populistes »

Donald Tusk a eu des mots très forts, jeudi soir, lors d’une table ronde avec M. Juncker et Schuzl organisée au Musée du Capitole. « Aujourd’hui, nous devons admettre que le rêve d’un Etat européen avec un seul intérêt commun, une seule vision, une seule nation européenne était une illusion », a t-il déclaré. L’urgence, a t-il estimé, c’est « de convaincre nos citoyens que nous pouvons leur apporter sécurité et stabilité, en réintroduisant un contrôle effectif de nos frontières. (…) C’est la seule stratégie pour stopper la marche vers le pouvoir des populistes ».

Le pape dénoncera t-il l’égoïsme de certains pays membres ? L’incapacité de l’Europe à s’entendre ? L’accord controversé de « sous-traitance » des réfugiés à la Turquie ? Les murs érigés sur le continent pour stopper l’arrivée des migrants ? Une chose est sûre : les questions migratoires sont parmi ses grands sujets de préoccupation.

François n’avait pas mâché ses mots, devant le Parlement européen, en novembre 2014, estimant que l’Union européenne donnait « une impression générale de fatigue et de vieillissement », l’image d’une « Europe grand-mère et non plus féconde et vivante » et lui rappelant à de nombreuses reprises ses « valeurs humanistes ».

Lors de son déplacement à Lesbos, en avril, François a voulu braquer les projecteurs sur la « crise humanitaire » en cours dans cette île grecque dont le camp de transit est devenu ces dernières semaines un camp de rétention pour les réfugiés et les migrants. Il était reparti avec trois familles syriennes, douze personnes accueillies au Vatican. Un symbole, mais aussi un moyen de redonner espoir à des milliers d’individus fuyant la misère ou la guerre et que l’Europe, désormais, repousse.

Cécile Ducourtieux Le Monde 6 mai 2016

Les 7 qualités du père de famille selon le Pape François

Lors de l’audience générale du 4 février 2015, le Saint Père a brossé le portrait du bon père de famille.

  • Sagesse

« Pour le Pape, le père sage ne dit pas à son enfant : « Je suis fier de toi parce que tu es devenu semblable à moi, parce que tu répètes ce que je dis et tu fais ce que je fais ». « Il dit quelque chose de bien plus important, que l’on peut formuler ainsi : »Je serai heureux chaque fois que je te verrai agir avec sagesse et je serai ému chaque fois que je t’entendrai parler avec justesse. Voilà ce que j’ai voulu te laisser, pour que cela t’appartienne : cette attitude qui fait comprendre et agir, parler et juger avec sagesse et droiture". »

  • Maturité

« Qui, selon le Pape, va permettre au père (mûr) de dire ceci à son enfant : « Je t’ai enseigné des choses que tu ne savais pas, j’ai corrigé des erreurs que tu ne voyais pas. Je t’ai fait sentir une affection profonde et en même temps discrète, que peut-être tu n’as pas reconnue pleinement quand tu étais jeune et faible. Je t’ai donné un témoignage de rigueur et de fermeté que tu n’as peut-être pas compris, quand tu aurais voulu plutôt complicité et protection. J’ai dû me mettre moi-même, le premier, à l’épreuve de la sagesse du cœur, et surveiller les excès du sentiment et du ressentiment ; pour porter le poids des incompréhensions inévitables et trouver les mots justes pour me faire comprendre ». »

  • Proximité

 La première nécessité, (…) c’est que le père soit présent dans la famille. Qu’il soit proche de sa femme, pour tout partager : les joies et les souffrances, les peines et les espoirs. Et qu’il soit proche de ses enfants dans leur croissance (…). Père présent, toujours. Dire présent n’est pas pareil que dire « contrôleur » (ou surveillant), n’est-ce pas ! Parce que les pères qui contrôlent trop leurs enfants les brident (le Saint-Père a utilisé le mot annulare, « annuler », ndlr) et ne les laissent pas grandir ».

  • Patience

« Comme celle du Père du fils prodigue. « Que de dignité et de tendresse chez ce père, qui attend, sur le pas de sa porte, que son fils revienne, s’est exclamé le Pape ! Les pères doivent être patients. Tant de fois, il n’y a rien d’autre à faire que d’attendre. Prier et attendre avec patience, douceur, magnanimité et miséricorde. » »

  • Magnanimité

« les enfants ont besoin de trouver un père qui les attend quand ils reviennent après leurs échecs. Ils feront tout pour ne pas l’admettre, pour ne pas le faire voir, mais ils en ont besoin. Et quand ils ne le trouvent pas, cela ouvre en eux des blessures difficiles à cicatriser »

  • Fermeté

« Un bon père corrige mais n’humilie pas. Il sait attendre et pardonner, mais il sait aussi corriger avec fermeté : ce n’est pas un père faible, qui cède, sentimental. Il sait corriger sans humilier. »

  • Foi

« Sans cette grâce qui vient du Père qui est aux Cieux, les pères, qui vivent la paternité à la première personne, perdent courage et abandonnent la partie… Qu’ils s’inspirent de saint Joseph, [modèle de] foi dans la bonté, dans la justice et dans la protection de Dieu. Même lui fut tenté de quitter Marie quand il découvrit qu’elle était enceinte. Mais l’ange du Seigneur intervint pour lui révéler le dessein de Dieu et sa mission de père putatif. Et Joseph, homme juste, « prit avec lui son épouse » et devint le père de la famille de Nazareth ».

Les Cendres

Le Carême   s’ouvre mercredi avec la célébration des Cendres. Un rite à forte symbolique biblique, qui s’est imposé tardivement dans la liturgie.

Que symbolisent les cendres ?

Dans la Bible, les cendres sont le signe qui exprime la tristesse de l’homme devant le malheur. « Me voici pareil à la poussière et à la cendre  », crie Job après avoir tout perdu (Jb 30, 19) tandis que Tamar, fille de David, « répandit de la cendre sur sa tête  » après avoir été violée (2S 13, 19). Se couvrir de cendre, voire se rouler dans la cendre, est donc logiquement devenu aussi le symbole du deuil : «  Ô fille de mon peuple, revêts-toi de sac et roule-toi dans la cendre ! Prends le deuil  », demande Jérémie à Jérusalem (Jr 6, 26).

Plus profondément, la cendre est indissociable de la poussière – les traducteurs grecs de la Bible emploient souvent un mot pour l’autre – renvoyant à celle d’où l’homme a été tiré avant que Dieu ne lui insuffle la vie. « Tu reprends leur souffle, ils expirent et retournent à leur poussière  », chante ainsi le psalmiste (Ps 103, 29) alors que Dieu met en garde Adam : « Tu es poussière, et à la poussière tu retourneras  » (Gn 3, 19).

La cendre symbolise ainsi le néant de l’homme devant l’absolue transcendance du Dieu qui se révèle à Moïse à travers un buisson ardent qui, lui, ne se consume pas. Elle est donc, logiquement, l’état auquel retourne le pécheur qui se détourne de Dieu. Ainsi l’idolâtre « qui se repaît de cendre » (Is 44,20) et dont le « cœur n’est que cendre » (Sg 15, 10). C’est aussi la cendre que les prophètes promettent aux pécheurs : « Sur la terre, je te réduis en cendre  », prévient Ézékiel (Ez 28, 18) ; « les méchants (…) seront de la cendre sous la plante de vos pieds  », annonce Malachie (Ml 3, 21). Par analogie, c’est donc en se couvrant la tête de cendre que les pécheurs reconnaissent leur état et deviennent des pénitents : le roi de Ninive après la prédication de Jonas « se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre  » (Jon 3, 6).

Mais, pour la Bible, ce geste de pénitence anticipe aussi la victoire pour qui s’engage à faire confiance à Dieu. C’est le cas pour Judith qui, pour prier Dieu avant de combattre le Babylonien ­Holopherne, « répandit de la cendre sur sa tête et ne garda que le sac dont elle était vêtue  » (Jdt 4, 11). D’ailleurs, pour Isaïe, le Messie se manifestera en venant « consoler tous ceux qui sont en deuil » et « mettre le diadème sur leur tête au lieu de la cendre  » (Is 61, 3).

D’où vient le mercredi des Cendres ?

Dans l’Église, la symbolique biblique des cendres s’est imposée très rapidement pour les pénitents qui, dès l’Antiquité, portaient le cilice et se couvraient la tête de cendres. Cette manifestation publique de pénitence n’avait toutefois pas encore la connotation liturgique qu’elle prendra plus tard.

Au début du VIe siècle, alors que le Carême   s’est peu à peu mis en place, l’Église a en effet voulu que ce temps préparatoire à la fête de Pâques dure quarante jours. Comme les dimanches – marqués par la joie de la Résurrection – ne pouvaient être comptés dans cette période de pénitence, il a été décidé que l’entrée en Carême   serait avancée au mercredi précédent le premier dimanche. À Rome, au VIIIe siècle, la première messe du Carême   était célébrée par le pape dans la basilique Sainte-Sabine, après une procession sur la colline de l’Aventin, tradition qui a été conservée jusqu’à nos jours.

Au Haut Moyen Âge, lors de cette procession d’entrée en Carême  , on chantait l’hymne Immutemur habitu in cinere et cilicio  Changeons de conduite, sous la cendre et le cilice  »). « Dans les pays rhénans, au Xe siècle, on voulut donner une expression sensible au texte liturgique qui, à Rome, était pris au sens spirituel, en instituant le rituel de l’imposition des cendres  », écrit le P. Pierre ­Jounel (1). Le mercredi des Cendres était né. Cet usage rhénan s’étend rapidement au reste de l’Europe. En 1091, le concile de Bénévent (sud de l’Italie) décrète ainsi que « le mercredi des Cendres, tous les clercs et laïcs, hommes et femmes, recevront les cendres  ». Au XIIe siècle, ce rite est attesté à Rome mais ce n’est qu’au siècle suivant que le pape lui-même se soumettra à cette démarche pénitentielle.

Avec quoi fait-on les cendres ?

Traditionnellement, les cendres utilisées le mercredi ouvrant le Carême   sont issues de l’incinération des branches bénies lors de la fête des Rameaux de l’année précédente. Un symbole fort pour le P. Sébastien Antoni, liturgiste et rédacteur à Croire.com, qui met en rapport la procession des Rameaux et celles des pénitents qui vont recevoir les cendres. « L’année dernière, à la fin du Carême  , nous étions tous là pour fêter les Rameaux et dire au Christ que nous étions prêts à le suivre jusqu’à la croix, rappelle-t-il. Et puis ces rameaux que nous avons ramenés chez nous se sont desséchés, comme nos belles résolutions… Ils seront donc brûlés et serviront à marquer sur nos fronts l’entrée dans le temps de pénitence du Carême  . Y aller en procession souligne d’ailleurs que ce n’est pas une démarche personnelle mais communautaire : c’est en peuple que nous marchons à la suite du Crucifié.  » Néanmoins, il ne s’agit pas de nous culpabiliser mais « de recevoir la possibilité de repartir, à nouveau, à la suite du Christ  », explique le P. Antoni. C’est tout le sens d’une des deux paroles que le prêtre est invité à prononcer, au choix, lorsqu’il impose les cendres : « Convertis-toi et crois à l’Évangile  » (l’autre étant «  souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière »). « Cette humiliation n’est pas autodestruction, mais prise de conscience de la juste valeur des réalités, souligne de son côté ­Xavier Accart (2). L’imposition des cendres sur le front est une bénédiction. Par elle, l’Esprit dessille notre œil intérieur qui est, selon le Christ, la lampe du corps (Mt 6, 22). Forts de son regard, nous distinguons derrière les apparences séduisantes des vanités humaines, le “monde de la poussière”, et revenons par conséquent de tout notre cœur vers ce royaume qui ne passe pas et est déjà présent au milieu de nous. »

Nicolas Senèze LA CROIX 6 février 2016

L’Esprit Saint pousse l’Eglise et chacun à aller de l’avant.

L’Esprit Saint fait avancer l’Église, mais pour de nombreux chrétiens, il reste un inconnu, « un prisonnier de luxe ». Lors de la messe quotidienne, ce lundi 9 mai 2016 à la Maison Sainte-Marthe, le Pape a souligné que l’Esprit Saint fait de nous des chrétiens « réels » et non « virtuels », invitant chacun à se laisser pousser par Lui qui nous enseigne la voie de la liberté.

 L’Esprit est en nous et nous pousse à témoigner de Jésus

Le Pape s’est appuyé sur l’échange entre les premiers disciples à Ephèse avec Saint-Paul pour réfléchir à la présence de l’Esprit Saint dans la vie des chrétiens. Aujourd’hui encore, a relevé le Pape, il arrive comme ce fut le cas des disciples que, même si l’on croit en Jésus, on ne sache pas qui est l’Esprit Saint. « Nous n’avons même pas entendu dire qu’il existe un Esprit Saint », regrette-t-il.

Nombreux disent avoir « appris au catéchisme » que l’Esprit Saint est « dans la Trinité », mais ensuite, ils ne savent rien de plus sur Lui, et ils se demandent ce qu’Il fait. À ceux-là, le Pape explique que « l’Esprit Saint est celui qui fait avancer l’Église. Il est celui qui travaille dans l’Église, dans nos cœurs. Il est celui qui fait de tous les chrétiens, des personnes différentes les unes des autres, en créant leur unité. Il est celui qui pousse vers l’avant, qui ouvre grand les portes et t’invite à donner un témoignage de Jésus. Nous avons tous entendu au début de la messe : ‘Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins’. L’Esprit Saint, poursuit François, est celui qui nous pousse à louer Dieu et à prier : Il prie en nous. L’Esprit Saint est celui qui est en nous, et nous enseigne à regarder le Père, à lui dire ‘Père’. Il nous libère de cette condition d’orphelin dans laquelle l’esprit du monde veut nous entraîner ».

 Laissons l’Esprit agir en nous

L’Esprit Saint, a poursuivi le Pape, est « le protagoniste de l’Église vivante ». Le danger consiste à ne pas ressentir cela et à ne pas être à la hauteur de cette mission que l’Esprit Saint nous donne. Le Pape se prononce contre une foi « réduite à une morale froide et à une éthique ». Il ne faut pas se limiter à appliquer les Commandements et « rien de plus », dit-il. La vie chrétienne, a répété le Pape, « n’est pas une éthique, c’est une rencontre avec Jésus-Christ ». Et c’est justement l’Esprit Saint qui « me porte à cette rencontre avec Jésus ».

« Dans notre vie, l’Esprit Saint peut être dans nos cœurs comme un ‘prisonnier de luxe’. Nous ne le laissons pas nous pousser, nous ne le laissons pas nous donner une impulsion ». L’Esprit Saint fait tout, sait tout, explique François. Il sait nous rappeler ce qu’a dit Jésus. Il sait nous expliquer les choses de Jésus. « Il n’y a qu’une chose que l’Esprit Saint ne sait pas faire : le chrétien de salon. Ça, il ne sait pas le faire ! Il ne sait pas faire le chrétien ‘virtuel’ et non-vertueux. Lui produit de vrais chrétiens, Il prend la vie comme elle est, avec la prophétie de savoir lire les signes des temps, et il nous porte ainsi de l’avant. Il est le grand prisonnier de notre cœur. Nous disons : il ‘est’ la troisième Personne de la Trinité, et on en finit là… »

 Parler avec l’Esprit Saint avant la Pentecôte

Cette semaine, le Pape invite à bien réfléchir sur ce que fait l’Esprit Saint dans la vie de chacun, et à s’interroger pour savoir si l’Esprit Saint nous a enseigné le chemin de la liberté. « L’Esprit Saint qui est en moi, me pousse à sortir ou ai-je peur ? Comment est mon courage, celui que l’Esprit m’a donné pour sortir de moi-même et témoigner de Jésus ». « Comment est ma patience dans l’épreuve ? Parce que c’est également l’Esprit Saint qui donne la patience ».

En cette semaine de préparation à la fête de la Pentecôte, un examen de conscience est nécessaire : « Est-ce que je crois vraiment à l’Esprit Saint ou est-ce une parole pour moi ? ». Le Pape suggère à tous de chercher à parler avec Lui et de dire : « Je sais que Tu es dans mon cœur, que Tu es dans le cœur de l’Église, que Tu pousses l’Église à aller de l’avant, que Tu fais l’unité entre nous tous, mais dans la diversité ». Le Pape propose de lui dire tout cela en demandant la grâce d’apprendre, de manière concrète, dans notre vie, ce qu’Il fait, ainsi que la grâce de se montrer docile face à Lui. Cette semaine, conclut François, « nous devons penser à l’Esprit Saint et parler avec Lui ».

Pape François Messe à Ste Marthe le 9 mai 2016

L’été, le temps de se poser

En dehors d’une période pour se délasser, se reposer, l’été peut-être le très bon moment pour réfléchir. Les textes qui suivent vous donnent des pistes pour cela : rencontrer l’autre, rencontrer Dieu… Laissez vous guider.

 Rencontrer l’autre : une expérience spirituelle

Avez-vous déjà vécu l’expérience de vous retrouver dans un groupe où vous étiez le seul à ne pas connaître les codes de conduite ? Le seul à devoir repérer les référents culturels et/ou religieux qui structurent l’identité de vos hôtes ? Le seul à ne pas comprendre la langue qui y est utilisée ? Cela peut être angoissant alors qu’en réalité c’est une chance !

L’expérience de la rencontre d’une autre personne se vit toujours sur un mode de réciprocité : si l’autre revêt pour moi un caractère étranger, parfois étrange, qui m’attire mais qui peut aussi me déstabiliser, j’apporte avec moi, face à l’autre, les mêmes défis et les mêmes possibilités pour une véritable expérience de convivialité. Une telle expérience, faite de regards et de paroles, de gestes de partage et d’engagement, peut donner vie à une expérience spirituelle intense. Entendons ici le terme « spirituel » comme ce qui provient du souffle vital, comme ce qui donne souffle à ma vie, ce qui me permet de me sentir bien vivant, ancré dans ce qui est essentiel à tout être humain : la vie en relation étroite avec les autres.

De même que j’apprécie être regardé, accueilli, écouté, de même j’adopte, envers l’autre qui vient à moi ou vers qui je vais, une attitude d’attention, d’accueil, d’écoute. J’entre dans une aventure faite de liberté, de gratuité, d’émerveillement.

Je me permets d’être moi-même parce que je me réjouis de rencontrer en l’autre une personne différente mais qui cependant partage peut être les mêmes aspirations, les mêmes questions, les mêmes valeurs que moi. Sauf qu’il ne parvient pas automatiquement aux mêmes réponses que moi, aux mêmes façons que moi de vivre et de s’épanouir. De même que je rencontre en « l’autre » un autre que moi, de même l’autre rencontre en moi « un autre » que lui-même. Et le souf fle vital qui nous anime, l’un et l’autre, nous mène là où nous ne pensions pas nécessairement pouvoir ou devoir aller ! Il en va du « mystère » propre à chaque personne ! de sa destinée ! car je crois que chaque route est tracée

Alors, sur cette route des vacances, que de belles expériences spirituelles en vue !

 Veillez à ne rien oublier dans vos valises

C’est le temps des congés certes, mais attention pas d’égarement pour autant !

Mes amis, prenez ce temps béni de l’été pour avoir une relation plus profonde, plus sincère avec chacun des membres de votre famille. Profitez de ce temps libre pour dorloter ceux qui vous sont chers et qui vous rendent heureux… Et comme pour tous les jours de notre vie, déposez toutes vos peines et vos soucis quotidiens aux pieds du Seigneur.

Lors de ces jours de farniente, amusez-vous bien, ça fait un bien fou aux zygomatiques et nous laisse des visages épanouis. Pour l’endormissement il n’existe rien de tel qu’un petit morceau de la Parole de Dieu, de la Parole de Celui qui vous a créés. Lisez chaque jour un « petit morceau » de la Parole du Celui qui vous a créé …. Prêtez l’oreille à ses murmures doux comme la brise légère. Ils soufflent dans votre cœur et vous font avancer sur le chemin de la vie véritable.

Alors pour réaliser tout cela, pensez à glisser le Livre de l’Evangile dans vos bagages de vacances !

Alors bel été !

Michelle Gérel Animatrice LME

Marie, savais-tu ?

Marie, savais-tu que ton petit garçon marcherait un jour sur l’eau ? Marie, savais-tu que ton petit garçon sauverait nos fils et nos filles ? Savais-tu que ton petit garçon était venu pour te renouveler ? Que cet enfant dont tu venais d’être délivrée te délivrerait bientôt ?

Marie, savais-tu que ton petit garçon rendra la vue à un aveugle ? Marie, savais-tu que ton petit garçon calmera la tempête de sa main ? Savais-tu que ton petit garçon avait marché où les anges étaient passés ? Quand tu embrassais ton petit bébé, que tu embrassais le visage de Dieu ?

Marie, savais-tu…

L’aveugle verra. Le sourd entendra. Le mort vivra à nouveau. Le boiteux bondira. Le muet parlera. Les grâces de l’Agneau.

Marie, savais-tu que ton petit garçon est le Seigneur de toute la Création ? Marie, savais-tu que ton petit garçon règnerait un jour sur les nations ? Marie, savais-tu que ton petit garçon est l’Agneau parfait du Paradis ? Que cet enfant endormi que tu tiens dans tes bras est le Très-Haut, « Je suis » ?

Marie-Madeleine fera désormais l’objet d’une fête liturgique

Une représentation de Marie-Madeleine par Piero di Cosimo, au XVIe siècle.
Une représentation de Marie-Madeleine par Piero di Cosimo, au XVIe siècle.

La mémoire liturgique de Sainte-Marie Madeleine sera élevée au rang de fête dans le calendrier romain. La décision, voulue par le Pape François, est annoncée dans un décret de la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des sacrements. Cette décision se situe dans le contexte ecclésial actuel qui impose une réflexion plus approfondie sur la dignité de la femme, la nouvelle évangélisation et la grandeur du mystère de la miséricorde divine.

Dans un commentaire publié par L’Osservatore Romano, le secrétaire de la Congrégation, Mgr Arthur Roche, rappelle que dans sa lettre apostolique Mulieris dignitatem, saint Jean-Paul II met en relief le rôle particulier de Marie de Magdala. Elle est la première à rencontrer le Christ ressuscité, elle est la première à lui rendre témoignage devant les Apôtres. C’est pour cela qu’on l’a même appelée « l’apôtre des Apôtres ».

Pour Jean-Paul II, cet événement est révélateur de la volonté du Christ de transmettre la vérité divine aux femmes, sur un pied d’égalité avec les hommes. Le décret publié ce vendredi met donc en valeur l’importance des femmes dans la mission du Christ et de l’Eglise. Le Pape François, explique-t-on, a pris cette décision dans le contexte du Jubilé de la Miséricorde pour souligner l’importance de cette femme, modèle authentique d’évangélisation, qui a tant aimé le Christ et que le Christ a tant aimée.

Lorsque Jésus lui dit : « Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père », c’est à toute l’Église que cette invitation s’adresse, pour qu’elle entre dans une expérience de foi capable de dépasser toute appropriation matérialiste et toute compréhension humaine du mystère divin. Ces mots ont une portée ecclésiale et constituent une leçon pour les disciples de Jésus afin qu’ils ne cherchent pas les certitudes humaines ou les titres mondains, mais la foi dans le Christ vivant et ressuscité. Voilà pourquoi la célébration liturgique de cette femme aura désormais le même caractère festif réservé à la célébration des apôtres dans le calendrier romain afin qu’elle soit un modèle pour toute femme dans l’Église.

Radio Vatican

Mère Teresa, une vie au service des plus pauvres

En Inde, dix-neuf ans après sa mort, des milliers de chrétiens, d’hindous et de musulmans continuent de venir sur sa tombe à la Mother House, la maison-mère des Missionnaires de la Charité à Calcutta. Celle que certains considéraient de son vivant déjà comme une sainte, Mère Teresa sera canonisée ce dimanche 4 septembre 2016 place Saint-Pierre à Rome, lors d’une messe présidée par le Pape François. Elle avait été béatifiée à Rome par Jean-Paul II, le 19 octobre 2003 à l’occasion de la Journée mondiale des Missions, Mère Teresa était la « Mère des pauvres ».

 L’hommage de Jean-Paul II

« Par le témoignage de sa vie, Mère Teresa rappelle à tous que la mission évangélisatrice de l’Église passe par la charité, nourrie par la prière et l’écoute de la Parole de Dieu. » Telle est la manière dont Jean-Paul II avait présenté dans son homélie l’action d’Anjezë Gonxhe Bojaxhiu, nom de baptême de celle qui deviendra Mère Teresa, celle qui « s’est rendue partout pour servir le Christ dans les plus pauvres des pauvres ».

Quitter ses racines, vivre la radicalité évangélique auprès des plus démunis, répondre à ce « J’ai soif » du Christ en Croix, un chemin de vie et d’accomplissement. Un projet devenu famille religieuse grâce à l’union de forces humaines et de la Providence. Une vie rythmée par l’adoration et le service, mais également éprouvée par une « nuit de la Foi », une nuit vécue dans la fidélité.

 Des débuts fondateurs

Né à Skopje en août 1910, Mère Teresa gardera imprimé dans son cœur plusieurs expériences de son enfance, comme la perte de son père commerçant à l’âge de 9 ans, les visites aux plus pauvres avec sa mère, mais également les conseils de cette dernière lui recommandant de partager chaque bouchée reçue.

Deux mois après son entrée dans l’ordre missionnaire des Sœurs de Notre-Dame de Lorette, la jeune Anjezë est envoyée en Inde. Elle est choquée par l’extrême pauvreté de la ville qui l’accueille, Calcutta. A Darjeeling, elle effectue son noviciat à partir de 1929 et prépare parallèlement son diplôme d’enseignante. Lors de ses vœux temporaires en 1931, elle choisit le nom de « Sœur Mary-Teresa », en mémoire de la sainte de Lisieux, patronne des missions et canonisée quelques années plus tôt, en 1925.

Ayant eu la chance de recevoir une éducation structurée, Mère Teresa fait preuve d’une grande pédagogie auprès de ses élèves, que ce soit face à des classes de 300 jeunes ou bien en tant que directrice des études. Mère Teresa, surnommée « Ma » par ses élèves, est aimée des enfants.

Sa vie à Calcutta n’est pas réservée à l’enseignement, elle passe également une partie de son temps dans les bidonvilles auprès des plus démunis.

 L’ordre des Sœurs missionnaires de la Charité

Quitter la communauté dans laquelle elle a prononcé ses vœux définitifs en 1937 pour vivre une vie pauvre avec les pauvres, avec une santé fragile, ce projet semble humainement complexe, voire irréalisable. Pourtant, c’est pour répondre à ce « J’ai soif » entendu le 10 septembre 1946, alors qu’elle était dans un train reliant Calcutta à Darjeeling où se tenait la retraite annuelle de sa communauté, qu’elle décide de mûrir ce projet dans la prière. Elle dira même : « C’était un ordre, un devoir, une certitude. Je savais ce que je devais faire, mais je ne savais comment ». Un appel dans l’appel.

Après avoir reçu l’aval du pape Pie XII, Mère Teresa quitte sa congrégation d’origine, avec cinq roupies en poche. Education des enfants dans la rue, accompagnement des malades et des mourants, Mère Teresa organise sa vie entre action et contemplation. Moins d’un an après le début de ses activités, des anciennes élèves la rejoignent et revêtent le sari bleu et blanc, un sari pour se fondre parmi la population. En une nuit, la règle de vie est écrite, et le 7 octobre 1950, Mgr Ferdinand Perier, l’archevêque belge de Calcutta, inaugure le nouvel ordre des Missionnaires de la Charité.

Mère Teresa insiste sur les conditions de vie à tenir : « Comment puis-je regarder les pauvres en face, comment puis-je leur dire ’je vous aime et je vous comprends’ si je ne vis pas comme eux ? ». Rester pauvre est fondamental pour garder cette légitimité auprès de ceux qui n’ont rien.

 Briser les croyances et rendre sa dignité à toute vie humaine

Tel est le programme, vaste, qui attend Mère Teresa et ses sœurs, car à chaque souffrance rencontrée, la jeune congrégation tente d’apporter une solution. Après avoir vu un homme mourir parce qu’un hôpital lui refusait des soins, elle décide de s’occuper des mourants et créée le mouroir de Kaligat. Après avoir vu un enfant abandonné en train d’être mangé par un chien dans la rue, elle décide de l’accueillir. Sa mort la poussera à créer l’orphelinat de Nirmala Shishu Bavan inauguré en 1995.

Pendant près de 10 ans, Mère Teresa et ses sœurs prennent soin des lépreux qui croisent leur chemin, mais ce n’est qu’en 1957, lorsqu’elle rencontre cinq Indiens ayant perdu leur emploi à cause de la maladie que la religieuse souhaite ouvrir un centre dédié aux lépreux. Finalement, des ambulances rejoindront partout les malades pour les soigner.

Infatigable, Mère Teresa s’appuie sur l’adoration du Saint-Sacrement et fait preuve d’une capacité étonnante à la non-résignation, illustrée à merveille par l’une de ses prières, La vie est une chance, dont voici quelques extraits :

« La vie est un défi, fais-lui face. La vie est précieuse, prends en soin. La vie est un combat, accepte-le. La vie est la vie, défends-la. »

 Un ordre international et une reconnaissance planétaire

En 1997, à la mort de leur fondatrice, les sœurs de Mère Teresa étaient environ 4 000, présentes dans 123 pays du monde, soit 610 fondations. Pour en arriver là, les Missionnaires de la Charité ont eu besoin de soutien. Sans jamais rien solliciter d’elles-mêmes, beaucoup se sont enthousiasmés pour cette œuvre et ont souhaité participer, chacun à leur manière : aide financière, cadeaux pour les enfants, médicaments… jusqu’à la limousine de Paul VI ! Le Pape s’en sépare en 1965 lors d’une visite en Inde. Elle sera mise aux enchères pour participer à construction de la « Cité de la Paix » à Asansol où seront soignés des lépreux.

Très favorable à l’action des Missionnaires de la Charité, Paul VI leur demande de s’implanter en Amérique Latine et à Rome. Partout où se trouve la pauvreté, des communautés s’ouvrent, et même les pays plutôt hostiles aux missionnaires chrétiens les accueillent, car les sœurs se positionnent indépendamment de tout courant politique.

La participation à l’action des missionnaires de la Charité n’est pas que matérielle, elle est aussi spirituelle. A tous les souffrants qui le souhaitent, Mère Teresa propose de devenir « coopérateur souffrant », par l’union dans la prière et l’offrande de leur vie.

L’héritage de Mère Teresa s’étend encore plus loin, puisque la famille des missionnaires de la Charité permet de s’y investir quel que soit notre état de vie. Elle se déploie sur plusieurs branches : une congrégation regroupe les sœurs actives et les sœurs contemplatives ; tandis que frères actifs, frères contemplatifs et pères forment trois congrégations distinctes. « Corpus Christi » est, quant à lui, un mouvement pour les prêtres diocésains désirant vivre de la spiritualité des Missionnaires de la Charité. Enfin, les laïcs peuvent également s’engager, comme « coopérateur » ou comme « laïc Missionnaire de la Charité ».

 La médiatisation de la servante des pauvres

L’impact des Missionnaires de la Charité grandissant, Mère Teresa acquiert malgré elle une notoriété mondiale. Même si elle a dû s’opposer à certains pour parvenir à ses fins, elle est rapidement devenue un symbole reconnu de tous, un modèle et comme le disait Jean-Paul II lors de sa béatification, une « icône du Bon Samaritain ».

Elle reçoit en marque de reconnaissance de l’action menée une série de prix, à commencer par le Padma Shri, remis en 1962, par le président indien. En 1971, c’est le tour du pape Paul VI qui lui remet le prix Jean XXIII. Le Nobel de la Paix qu’elle reçoit « au nom des pauvres », lui est remis en 1979. C’est le début d’une très forte médiatisation qui ne faiblira pas jusqu’à sa mort, le 5 septembre 1997 à Calcutta.

La voix de Mère Teresa est écoutée. Cette notoriété l’amène à prendre la parole et à dénoncer ce qui lui semble être la cause du malheur dans le monde, comme la faim spirituelle de l’Occident, la dénaturation de la famille, le non-respect de la vie humaine de son commencement à son terme naturel. « Même l’enfant non encore né a la vie de Dieu en lui. Nous n’avons pas le droit de détruire cette vie pour quelque raison que ce soit », répète-t-elle. Cela lui vaudra bien des critiques en Occident.

 Prière, pauvreté et souffrance dans la vie de Mère Teresa

La prière fait partie du service des pauvres. Dans Deus caritas est, Benoît XVI évoque la figure de Mère Teresa comme « un exemple particulièrement manifeste que le temps consacré à Dieu dans la prière, non seulement ne nuit pas à l’efficacité, ni à l’activité de l’amour envers le prochain, mais en est en réalité la source inépuisable. »

Face à un monde désabusé, Mère Teresa résume en quelques lignes le secret du bonheur, tel qu’elle a pu le découvrir au cours de sa vie et au travers des Missionnaires de la Charité :

« Le fruit du silence est la prière. Le fruit de la prière est la foi. Le fruit de la foi est l’amour. Le fruit de l’amour est le service. Le fruit du service est la paix. »

Des conseils pratiques et accessibles à la compréhension.

La souffrance est difficilement justifiable. Aussi la petite Mère disait aux souffrants : « vous êtes si près de Jésus qu’il peut vous embrasser ». Cette phrase de consolation montre à quel point Mère Teresa pensait que les souffrants sont proches du Christ.

A ses frères et sœurs missionnaires de la Charité, Mère Teresa rappelait que la souffrance et la pauvreté consenties permettent de rejoindre le pauvre et de lui témoigner la compassion de Dieu pour lui. « L’amour vrai fait souffrir », car l’amour s’il ressemble à celui de Dieu pour nous doit pouvoir aller jusqu’au bout du don de soi-même.

Radio Vatican

Le portrait de Mère Teresa dévoilé place Saint-Pierre, le 1er septembre 2016
Le portrait de Mère Teresa dévoilé place Saint-Pierre, le 1er septembre 2016

Mgr Stenger et l’écologie

Vendredi 29 avril dernier, Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes, a pris la parole dans le cadre du Festival Notre-Dame de Lamballe. Cette semaine, consacrée à l’écologie intégrale, a permis à ce dernier de mettre en perspective la foi chrétienne au sein d’un comportement toujours plus écologique de l’Homme.

Mgr Stenger
Mgr Stenger

A la lumière de l’encyclique « Laudato Si  » du Pape François et suite à la parution de l’ouvrage « Planète vie, planète morte : l’heure des choix  » (éd. du Cerf, juin 2005) dirigé par Mgr Marc Stenger, celui-ci a voulu réintroduire un peu d’espérance face au drame écologique actuel. « C’est pour moi toujours important de parler d’écologie. Ce n’est pas seulement la nature qui est en péril mais c’est l’Homme lui-même qui est en danger », a-t-il pris la parole. « Un an après la parution de l’encyclique Laudato Si du Pape François, il s’agit désormais d’approfondir ce texte qui est un événement immense. Cette encyclique s’inscrit dans un cycle d’interrogations qui vient, comme une lumière, éclairer des questions graves sur l’avenir des Hommes. C’est la première fois dans l’Histoire de l’Eglise qu’une encyclique aborde l’avenir de la Terre. C’était auparavant une question pour les spécialistes, elle est devenue aujourd’hui une question pour tous les croyants  ».

Pour l’évêque de Troyes, qui a pris longuement la parole avant d’ouvrir la soirée sur un débat, nous devons avoir « conscience d’être liés à cette Terre  ». « Au fond, c’est une histoire de famille. Cette crise écologique est une crise familiale. Cette Terre est maltraitée et saccagée  », a dénoncé Mgr Marc Stenger. A travers l’encyclique « Laudato Si  », le Pape François invite les chrétiens du monde à une conversion écologique qui doit aller au-delà d’une « simple » meilleure écoute de la planète. Cette conversion écologique doit être vécue comme « un véritable changement de cap dans lequel nous devons assumer nos responsabilités pour sauver notre Maison commune. Ne restons pas indifférents ni aveugles à ce qui arrive à l’Homme ». Mgr Marc Stenger se dit également croire dans les jeunes générations. « Ne les faisons pas tomber dans le piège : celui de créer des besoins pour créer de la consommation. Pourvu qu’ils résistent ! ».

 Des ressources qui s’amenuisent

Pour Jean-Luc Barbo, vice-président de la communauté de communes de Lamballe à l’environnement, « la prise de conscience écologique est montée en puissance depuis ces vingt dernières années. On ne peut plus parler de la sphère économique sans parler de la sphère environnementale ». Cependant, et malgré les efforts entrepris depuis ces dernières décennies, la situation écologique tend à se dégrader, comme en témoigne Dominique Brichon, directeur de l’association Penthièvre Actions. « La Terre vit de plus en plus à crédit sur ses réserves naturelles. Dans trente ans, et cause du gaspillage, nous aurons besoin de deux fois les ressources de la planète si on continue à vivre à ce rythme-là  ». Mgr Marc Stenger a rappelé durant cette soirée que «  les biens terrestres sont au service de tous et pas seulement de quelques-uns. L’Homme est persuadé, à cause des moyens qu’il a, qu’il peut croître indéfiniment. Les premières victimes du dérèglement climatique sont les plus pauvres et les plus faibles  », a-t-il souligné.

Damien Blanchard, président du syndicat des Jeunes Agriculteurs des Côtes-d’Armor, également présent aux côtés de l’évêque de Troyes, a dénoncé les conditions de travail des exploitants. « Une des évolutions majeures de l’agriculture est que nous vivons dans un monde ouvert et volatile, ce qui explique la crise actuelle. Le lait est mal payé en France, mais il l’est tout autant en Argentine !  ». L’objectif du syndicat, dont il en a pris la tête en mars dernier, est d’aider à l’installation les jeunes agriculteurs « dans un modèle viable, vivable et professionnel  ». Pour lui, « la société doit leur faire confiance et leur donner un espace de liberté afin de leur permettre de trouver de nouvelles manières de produire et d’innover  ». Mgr Denis Moutel, évêque du diocèse de Saint-Brieuc, a voulu remercier les intervenants présents autour de la table-ronde. « Bravo d’avoir eu l’audace de vous saisir de cette belle lettre du Pape François. Là, il y a une conscience qui progresse et qui doit continuer à progresser  ».

 Pour aller plus loin

Le paragraphe 160 de l’encyclique «  Laudato Si  » du Pape a particulièrement retenu l’attention de l’évêque de Troyes, Mgr Marc Stenger qui en a fait la lecture à la salle : «  Quel genre de monde voulons-nous laisser à ceux qui nous succèdent, aux enfants qui grandissent ? Cette question ne concerne pas seulement l’environnement de manière isolée, parce qu’on ne peut pas poser la question de manière fragmentaire. Quand nous nous interrogeons sur le monde que nous voulons laisser, nous parlons surtout de son orientation générale, de son sens, de ses valeurs. Si cette question de fond n’est pas prise en compte, je ne crois pas que nos préoccupations écologiques puissent obtenir des effets significatifs. Mais si cette question est posée avec courage, elle nous conduit inexorablement à d’autres interrogations très directes : pour quoi passons-nous en ce monde, pour quoi venons-nous à cette vie, pour quoi travaillons-nous et luttons-nous, pour quoi cette terre a-t-elle besoin de nous ? C’est pourquoi, il ne suffit plus de dire que nous devons nous préoccuper des générations futures. Il est nécessaire de réaliser que ce qui est en jeu, c’est notre propre dignité. Nous sommes, nous-mêmes, les premiers à avoir intérêt à laisser une planète habitable à l’humanité qui nous succédera. C’est un drame pour nous-mêmes, parce que cela met en crise le sens de notre propre passage sur cette Terre  ».

Justine GUILBAUD

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« A l’invitation du pape François, l’Eglise veut aller davantage « aux périphéries ».

Les périphéries urbaines : Nos communautés chrétiennes portent de nombreuses initiatives : personnes isolées, malades, prisonniers,

attention aux chrétiens d’orient et aux réfugiés, accueil de ceux qui vivent des situations amoureuses ou familiales complexes.

Les périphéries spirituelles sont nombreuses : La quête des raisons de vivre est incertaine aujourd’hui et les gens sont souvent très seuls pour trouver du sens. Les jeunes rencontrent, sur leur route, le matérialisme desséchant, les spiritualités confuses ou fondamentalistes, les comportements addictifs.

Ils interpellent l’Église parce qu’ils cherchent Dieu. La pastoale des jeunes du diocèse développe de nombreuses propositions à leur intention.

Ensemble, donnons à l’Église, aux prêtres particulièrement, les moyens de se tenir sur ces nouveaux lieux de mission. »

Mgr Denis Moutel, Evêque de Saint-Brieuc et Tréguier

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Obsèques du père Jacques Hamel : l’amour comme réponse à la haine

Un dernier hommage empreint de simplicité et de ferveur émue : les obsèques du père Jacques Hamel, 85 ans, assassiné alors qu’il célébrait la messe dans l’église paroissiale de Saint-Étienne-du-Rouvray, se sont tenues ce mardi après-midi, 2 août 2016, en la cathédrale de Rouen.

Obsèques présidées par Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, en présence de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur et des Cultes, de Laurent Fabius, ancien ministre des Affaires étrangères, des représentants des autorités locales et régionales, des membres des communautés juives et musulmanes, ainsi que des représentants de plusieurs Églises chrétiennes.

Plusieurs milliers de personnes, fidèles et anonymes, ont également fait le déplacement, afin d’accompagner le père Jacques dans la dernière étape de son pèlerinage terrestre.

Un simple cercueil en bois posé sur un tapis, entouré de cierges blancs, recouvert de l’aube et de l’étole du père Jacques, dans une splendide cathédrale gothique, remplie de prêtres, de fidèles et de simples anonymes.

Texte complet de l’homélie prononcée par Mgr Lebrun :

« Dieu est impartial, dit l’apôtre Pierre : Il accueille, quelle que soit la nation, celui qui le craint et dont les œuvres sont justes.

Chers amis,

Le prêtre Jacques Hamel n’a plus à craindre Dieu. Il se présente à lui avec ses œuvres justes. Bien sûr, nous ne sommes pas juges du cœur de notre frère. Mais tant de témoignages ne peuvent tromper ! Le père Jacques Hamel avait un cœur simple. Il était le même en famille, avec ses frères et sœurs, avec ses neveux et nièces, au milieu de sa ville avec ses voisins, dans sa communauté chrétienne avec les fidèles.

58 ans de sacerdoce ! Cinquante-huit ans au service de Jésus comme prêtre, c’est-à-dire serviteur de sa Parole, de son eucharistie, et de sa charité. Je me sens tout petit. De Jésus, saint Pierre dit que « Là où il passait, il faisait le bien ». Jacques, tu as été un fidèle disciple de Jésus. Là où tu es passé, tu as fait le bien.

À Pâques dernier, Jacques, tu écrivais pour tes paroissiens : « Christ est ressuscité, c’est un mystère, comme un secret, une confidence que Dieu nous donne à partager ». Peut-être ce mystère, ce secret, cette confidence au sujet du Christ ressuscité, trouve-t-elle sa racine dans l’expérience de la mort côtoyée en Algérie dont ta famille nous rappelle le souvenir. Peut-être ce mystère, ce secret, cette confidence est-elle en train de gagner des cœurs dans notre assemblée : oui, Christ est ressuscité. La mort n’a pas le dernier mot.

Pour toi, Jacques, la résurrection de Jésus n’est pas une leçon de catéchisme, c’est une réalité, une réalité pour notre cœur, pour le secret du cœur, une réalité en même temps, à partager aux autres, comme une confidence. Et Dieu sait si, devant la réalité de ta mort aussi brutale qu’injuste et horrible, il faut puiser dans le fond de nos cœurs pour trouver la lumière.

Frères et sœurs, soyons vrais avec nous-mêmes. Vous connaissez l’histoire de Jésus qu’aucun historien ne peut qualifier de fable. Pierre dit l’essentiel : Jésus de Nazareth, homme juste et bon, « guérissait ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui … puis Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice, Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se manifester … »

Frères et sœurs, soyons simples et vrais avec nous-mêmes. C’est dans notre cœur, dans le secret de notre cœur que nous avons à dire « oui » ou « non » à Jésus, « oui » ou « non » à son chemin de vérité et de paix ; « oui » ou « non » à la victoire de l’amour sur la haine, « oui » ou « non » à sa résurrection.

La mort de Jacques Hamel me convoque à un oui franc, non pas, non plus un oui tiède. Un « oui » pour la vie, comme le « oui » de Jacques à son ordination. Est-ce possible ? A chacun de répondre. Dieu ne nous force pas … Dieu est patient … Dieu est miséricordieux. Même quand, moi Dominique, j’ai dit non à l’amour … même quand j’ai dit à Dieu, « je verrai plus tard », même quand je l’ai oublié, Dieu m’attend car il est infinie miséricorde. Mais aujourd’hui, le monde peut-il attendre encore la chaîne de l’amour qui remplacera la chaîne de la haine ?

Faudra-t-il d’autres tueries pour nous convertir à l’amour, et à la justice qui construit l’amour ? La justice et l’amour entre les personnes et les peuples, de quelque côté de la méditerranée ils se situent. Trop de morts au Moyen-Orient, trop de morts en Afrique, trop de morts en Amérique ! Trop de morts violentes, cela suffit !

Le mal est un mystère. Il atteint des sommets d’horreur qui nous font sortir de l’humain. N’est-ce pas ce que tu as voulu dire, Jacques, par tes derniers mots ? Tombé à terre à la suite de premiers coups de couteau, tu essaie de repousser ton assaillant avec tes pieds, et tu dis : « Va-t’en, Satan » ; tu répètes : « Va-t’en, Satan ». Tu exprimais alors ta foi en l’homme créé bon, que le diable agrippe. « Jésus guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable » dit l’Évangile.

Il ne s’agit pas d’excuser les assassins, ceux qui pactisent avec le diable, il s’agit d’affirmer avec Jésus que tout homme, toute femme, toute personne humaine peut changer son cœur avec sa grâce. Nous recevons ainsi la parole de Jésus qui peut sembler au-delà de nos forces aujourd’hui : « Eh bien ! moi, je vous le dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent. »

Vous que la violence diabolique tourmente, vous que la folie meurtrière démoniaque entraîne à tuer, laissez votre cœur, que Dieu a façonné pour l’amour, prendre le dessus ; souvenons-nous de notre maman qui nous a donné la vie ; priez Dieu de vous libérer de l’emprise du démon. Nous prions pour vous, nous prions Jésus « qui guérissait ceux qui étaient sous le pouvoir du mal ».

Roselyne, Chantal, Gérald et vos familles, le chemin est dur. Permettez que je vous dise mon admiration et celle de beaucoup d’anonymes pour votre dignité. Votre frère, votre oncle était un appui. Il continue de l’être. Il ne m’appartient pas de déclarer « martyr » le père Jacques. Mais comment ne pas reconnaître la fécondité du sacrifice qu’il a vécu, en union avec le sacrifice de Jésus qu’il célébrait fidèlement dans l’Eucharistie ? Les paroles et les gestes nombreux de nos amis musulmans, leur visite sont un pas considérable.

Je me tourne aussi vers vous, communauté catholique. Nous sommes blessés, atterrés mais pas anéantis. Je me tourne vers vous les baptisés de notre Église catholique, surtout si vous ne venez pas souvent à l’église, si vous en avez oublié le chemin. Avec Mgr Georges Pontier, président de la Conférence des évêques de France, à mes côtés, je vous lance un appel aussi simple, comme un premier pas, aussi simple que la vie du Père Jacques Hamel :

En hommage au père Hamel, nous vous invitons à visiter une église dans les jours qui viennent, pour dire votre refus de voir souiller un lieu saint, pour affirmer que la violence ne prendra pas le dessus dans votre cœur, pour en demander la grâce à Dieu. Nous vous invitons à déposer une bougie dans cette église, signe de Résurrection, à vous y recueillir, à ouvrir votre cœur dans ce qu’il a de plus profond ; si vous le pouvez à prier, à supplier. Le 15 août serait un jour propice. La Vierge Marie vous y accueillera avec tendresse. Souvenons-nous de notre maman.

Dieu, ne reste pas insensible à la détresse de tes enfants qui se tournent vers toi !

Dieu, poursuis dans nos cœurs ce que ton Fils Jésus a commencé !

Dieu, merci pour ton fils Jacques : console sa famille et fais lever parmi nous, parmi les jeunes des JMJ, de nouveaux prophètes de ton amour ! Amen ! »

Pâques 2016 : Choisir l’espérance !

Mgr Denis Moutel
Mgr Denis Moutel

Cette semaine a commencé avec les horribles attentats de Bruxelles. Une fois de plus la violence aveugle et lâche a frappé brutalement l’Europe. Et nous n’oublions pas tant d’autres pays, au Proche Orient et en Afrique notamment, où des situations de guerre engendrent d’immenses souffrances pour des personnes innocentes et démunies.

Devant ces événements incompréhensibles et insupportables nous pourrions nous refermer sur nous-mêmes ou nous laisser dominer par la peur. Pourtant, comme à Paris et en France après le 13 novembre, nous voulons résister et tenir debout pour la liberté, la dignité et le respect de toute vie humaine. Nous ressentons le besoin de nous unir davantage pour que le mal et la mort infligés aux innocents ne remportent pas leur funeste victoire.

Chrétiens, nous croyons que les paroles de Jésus, paroles d’espérance, ne passeront pas : « N’ayez pas peur …  » ce sont ces mots que les premiers témoins de sa résurrection ont reçu au premier matin de Pâques. Celui qui les prononce a connu lui-même la haine qui s’est déchaînée jusqu’à l’attacher au bois de la croix. Il a crié vers le ciel l’angoisse de tous ceux qui se sentent perdus : « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Mais on nous dit que, dans ce condamné, la mort a été engloutie par la puissance de la vie redonnée, que la haine a été dissoute par un océan d’amour. C’est notre confiance, notre foi. Bien sûr ce mystère de la foi doit pouvoir se dire mais il ne peut jamais s’imposer.

Dans cette nuit de Pâques en France, environ 5000 personnes, dont 1000 jeunes, reçoivent le baptême et les sacrements l’initiation chrétienne. Leur vie est parfois compliquée et douloureuse, belle aussi. Voici qu’ils ont découvert, en leur cœur et dans l’Evangile, comme une lumière nouvelle qu’ils n’ont pas eux-mêmes fabriquée, comme une autre vision de leur propre histoire : l’amour de Dieu, le service des autres peuvent nous combler de bonheur. Ils ne sont pas fous, ils sont heureux ! Ils méritent d’être écoutés !

A tous j’adresse mes vœux de paix et d’espérance. Bonne fête de Pâques !

+ Denis Moutel évêque de Saint-Brieuc et Tréguier

Place à l’Esprit !

« Dans le quotidien de nos vies et au-delà du bruit et des rumeurs du monde, il nous faut apprendre à rejoindre le travail de l’Esprit. »

Deux mille ans ont passé depuis cet événement surprenant où de simples pêcheurs de Galilée se mirent à prêcher la résurrection du Crucifié aux foules assemblées à Jérusalem. Après tant d’années, certains s’interrogent parfois sur l’actualité   de l’Esprit Saint ! Pourtant, le jour de la Pentecôte, dans de nombreux diocèses, des jeunes et des adultes, de toutes conditions, reçoivent le sacrement de la confirmation. La promesse du Christ de donner à ses disciples l’Esprit Saint se réalise aujourd’hui envers ceux et celles qui, à leur tour, cherchent à se mettre à la suite du Ressuscité et à en être les témoins. Ainsi, l’évêque, au cours de la célébration, implore dans sa prière : « Comme tu l’as promis, Dieu très bon, répands en eux ton Esprit Saint. » En tous ces confirmés, l’Esprit Saint accomplit ce qu’il a fait le jour de la Pentecôte dans le groupe des apôtres, réunis ensemble (Ac 2, 1). L’Esprit de Dieu, qui a pris possession de l’Église en ce jour, continue inlassablement de renouveler le cœur des baptisés et de les rassembler pour qu’ils forment ensemble le corps du Christ et témoignent de l’Évangile. Dans le livre des Actes, Luc offre une description riche en images de la venue de l’Esprit Saint. Loin de rester extérieur aux Apôtres, l’Esprit Saint les saisit de l’intérieur comme un vent les entraînant vers le large et un feu brûlant leurs peurs. Les Apôtres découvrent alors cette force qui n’est ni l’effervescence d’un instant, ni un feu de paille : la présence de l’Esprit même de Jésus les conduit, fait d’eux les fils du Père (Rm 8, 14), les libère et leur enseigne tout ce que le Maître leur a laissé (Jn 14, 26). Les nombreux qualificatifs, donnés à l’Esprit Saint dans les trois lectures de la messe de la Pentecôte, se révèlent d’une extraordinaire richesse et invitent toutes les communautés chrétiennes à se « réveiller » et à se dessaisir de toute routine pour développer une conscience vive de ce qui est au cœur de la vie chrétienne : la vie dans l’Esprit ! Saint Jean Eudes, en vaillant missionnaire cherchant à raviver la foi de ses contemporains, écrivait : «  L’Esprit Saint nous a été donné pour être l’esprit de notre esprit, le cœur de notre cœur et l’âme de notre âme, et pour être toujours avec nous et en nous . » [1] Il ne cessera de rappeler que la vie chrétienne, c’est laisser, jour après jour, l’Esprit former ­Jésus en nous. Souvent nous perdons de vue combien nos efforts de conversion, trop orientés vers tel ou tel aspect matériel, s’écartent de leur finalité profonde : écouter, discerner et laisser place à l’Esprit pour chercher la volonté du Père. Comme l’affirme simplement un grand spirituel orthodoxe : « La véritable fin de la vie chrétienne est l’acquisition de l’Esprit Saint. Quant à ce qui concerne la prière, le jeûne, les veilles, l’aumône et toute autre bonne action faite au nom du Christ, ce ne sont que des moyens pour obtenir l’Esprit Saint  » [2] . Dans le quotidien de nos vies et au-delà du bruit et des rumeurs du monde, il nous faut apprendre à rejoindre le travail de l’Esprit, afin que le Père et le Fils y fassent leur demeure en nous (cf. Jn 14, 23). Déjà tout homme créé à l’image de Dieu est pénétré d’un souffle (Gn 2, 7), d’autant plus tout baptisé et confirmé « a reçu l’Esprit qui a ressuscité Jésus, le Christ d’entre les morts » (Rm 8, 11). Fêter la Pentecôte, c’est laisser à l’Esprit toute sa place dans nos vies et dans celles de nos communautés… et c’est déjà l’Esprit qui nous l’inspire et nous y invite !

Rendre à l’Esprit toute sa place en nos vies ne signifie pas rester en place, demeurer sur place. Au contraire, un des signes de la présence de l’Esprit est cette liberté profonde qui nous est offerte et nous entraîne sur des chemins nouveaux. « Il n’y a pas de plus grande liberté que de se laisser guider par l’Esprit, en renonçant à tout vouloir calculer et tout contrôler, et de permettre à l’Esprit de nous guider, de nous orienter et de nous conduire là où il veut. » [3

Mgr Luc Crepy Evêque du Puy-en-Velay

[1] Saint Jean Eudes, Œuvres complètes, II, p. 172 [2] Irina Goraïnoff, Seraphim de Sarov, éd. Desclée de Brouwer, 1995 [3] Pape François, La joie de l’Évangile, § 280. source : La Croix du 14 mai 2016

Premières eucharisties à St Jean le 22 mai

Il y a des jours où la table est sacrée, parce que le pain que l’on rompt a le goût merveilleux de la rencontre et de l’amour. Ce jour-là, Dieu est au seuil de chez toi.

Il y a des jours où le vin est sacré, parce qu’il dit l’ivresse, non celle qui rend fou l’esprit mais l’ivresse qui te prend au cœur. Ce jour-là, Dieu est tout proche de toi.

Il y a des jours où l’accueil est sacré, parce que ton frère est à la porte, il cherche sa place, il a faim de pain et soif de fin et peut-être plus… Ce jour-là, Dieu pour servir est à genoux.

Il y a des jours où le peuple est sacré, parce qu’il est appelé à partager en mémoire de Jésus… Et, si toi aussi, tu les rejoins pour recevoir et pour donner, ce jour-là, Dieu, c’est sûr, est assis à côté de toi.

Robert Riber

Publication le 8 avril de l’Exhortation apostolique sur l’amour dans la famille

L’Exhortation apostolique post-synodale du Pape François sur l’amour dans la famille, intitulée Amoris laetitia, sera rendue publique le 8 avril.

L’Exhortation apostolique post-synodale du Pape François sur l’amour dans la famille, intitulée Amoris laetitia, sera rendue publique et présentée aux journalistes le 8 avril 2016 en salle de presse du Saint-Siège. C’est ce qu’a indiqué ce jeudi 31 mars le Bureau de presse du Saint-Siège.

Synode sur la famille
Synode sur la famille

Le texte très attendu du Pape François sur la famille sera rendu public le 8 avril, en fin de matinée. Cette Exhortation apostolique post-synodale s’intitulera Amoris Laetitia, la joie de l’amour, et portera sur l’amour dans la famille, précise le Bureau de presse du Saint-Siège. Le document sera disponible en plusieurs langues dont le français. Quelque 200 pages ont été annoncées. Le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, lui-même fils de divorcés, fait partie des personnes choisies pour présenter le texte à la presse. L’Exhortation, de nature essentiellement pastorale, est l’aboutissement des deux synodes d’octobre 2014 et d’octobre 2015 sur la famille, eux-mêmes précédés d’une vaste consultation auprès des Églises locales.

 Révolution ou évolution ?

Comme les précédentes, elle devrait confirmer les conclusions menées dans le cadre d’une réflexion collégiale et proposer des orientations claires. Or le texte final, très ouvert et consensuel, adopté, fin octobre 2015, par les 270 pères synodaux préconise un discernement au cas par cas plutôt que des normes générales, un accompagnement personnalisé vers la conversion, plus de pouvoir aussi aux conférences épiscopales y compris sur le plan doctrinal face aux problématiques présentes sur leur territoire. En clair, tout ne doit pas nécessairement remonter vers Rome.

Les références aux enseignements de Jean-Paul II et aux catéchèses du Pape François sur la famille ne devraient pas manquer non plus. Révolution ou évolution ? Première étape d’une réforme ou continuité avec le magistère de l’Église ? Les spéculations divergentes, parfois contradictoires, n’ont pas manqué ces dernières semaines d’autant que les questions sensibles sont nombreuses et les sensibilités très diversifiées dans l’Eglise : divorcés-remariés, homosexualité, concubinage…. Ces sujets ont retenu presque toute l’attention des médias. Mais le texte, assure-t-on au Vatican, aura une portée plus large et abordera la diversité des problèmes auxquels sont confrontés les différents continents.

 Explications approfondies et parcours pastoraux

Le Vatican redoute les simplifications et les déformations médiatiques qui pourraient suivre la publication du texte. Il souhaite donc que les évêques s’efforcent de soigner la présentation du document pour éviter les malentendus. Il est essentiel que les diocèses, paroisses, mouvements et laïcs engagés dans la pastorale familiale puissent le mettre en pratique en pratique, par le biais de véritables parcours pastoraux. Objectif : aider les fidèles à vivre l’enseignement de l’Église sur la famille et faire ressentir aux couples en situation dite « irrégulière » qu’ils font entièrement partie de l’Eglise et qu’ils peuvent participer à la vie de la communauté. Pour le Pape François, il faut aller chercher les brebis qui se sont éloignées de l’Église, une Église qui ne doit pas avoir peur de se salir les mains.

 Un texte traduit en six langues

Le 8 avril 2016, l’Exhortation sera présentée à 11h30 en salle de presse du Saint-Siège par le cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du Synode des évêques, par le cardinal Christoph Schönborn, l’archevêque de Vienne en Autriche et par un couple d’universitaires italiens : Francesco Miano, professeur de Philosophie morale à l’université Roma III et Giuseppina De Simone in Miano, professeur de philosophie auprès de la faculté de théologie de l’Italie méridionale à Naples.

Ce texte du Saint-Père sera publié en français, en italien, en anglais, en allemand, en espagnol et en portugais.

Radio Vatican

Qui entendra nos cris ?

Le Dimanche de la Santé est désormais célébré dans presque tous les diocèses. Il est proposé, à la date la plus proche du 11 février, journée mondiale des malades. Dans notre paroisse, nous marquerons cet événement le dimanche 7 février.

Il s’agit d’une célébration qui, le même dimanche, dans les paroisses, les hôpitaux et cliniques, les maisons de retraite et à travers tous les diocèses, permet à l’assemblée des chrétiens d’être sensibilisée aux problèmes de la santé et de prier en lien avec la journée mondiale des malades décidée par Jean Paul II en 1992.

Qui entendra nos cris ?

Qui est à l’écoute de ceux qui souffrent ? Rien n’est pire que de crier dans le désert ! Notre monde, secoué par les guerres, la violence gratuite, l’horreur d’exactions diverses, retentit des cris de ceux qui sont blessés, agressés, martyrisés. Parfois aussi ces cris retentissent dans le silence assourdissant de notre indifférence. Trop d’informations, trop de clameurs, trop de maux. Nous nous bouchons les oreilles.

Mais celui qui crie a un besoin vital d’être entendu. Et nous le savons bien, la souffrance s’apaise lorsqu’elle peut se dire. L’angoisse diminue lorsque les mots sont mis sur les maux. Le désir de mourir disparaît lorsque la personne en fin de vie est bien accompagnée.

La Bible retentit des cris du peuple d’Israël vers son Dieu et la voix du psalmiste se fait écho de toute la misère du monde « Écoute, Seigneur, réponds-moi, je suis pauvre et malheureux ! » (Ps 85). Et Dieu a « entendu la misère de son peuple  » (ex 3, 7). Il entend toujours les cris de nos prières, même ceux qui ne sortent pas du cœur, même ceux qui n’osent pas se dire. Il les recueille « dans la même tendresse dont Il enveloppe chacun d’entre nous ».

Mais pour y répondre, Il « implique les humains  ». Les visiteurs de malades et aumôniers d’hôpital ou de prison, les soignants, les bénévoles d’association, ceux qui relaient les cris des Hommes qui n’en peuvent plus et ceux qui s’emploient, humblement à y répondre.

Chantal Lavoillotte Livret accompagnement

Requiem pour 2 libellules

Quel regard avons-nous de notre planète ? Ce temps du Festival nous invite à réfléchir à notre manière d’entretenir « notre maison commune ». Laissons-nous transporter par le conte ci-dessous.

Dès que le soleil réchauffera nos paysages, les libellules ne tarderont pas. Elles aiment particulièrement les petites rivières et les zones humides où elles éclosent et passent ensuite leur vie à virevolter. Quel bel emploi du temps ! Avez-vous pris le loisir de contempler leurs acrobaties ? A côté d’elles, les danseuses de l’Opéra ne font pas le poids. Munies de deux paires d’ailes indépendantes, elles font des cabrioles complètement imprévisibles. Elles innovent en plein vol. Je ne sais pas si ces fantaisies aériennes sont très utiles, mais ça contribue à la qualité de notre environnement. Un ami poète qui exagère quelquefois, emporté par ses élans, n’hésite pas à écrire : « Si la libellule disparaît, c’est un peu de la beauté du monde qui meurt, la danse de la libellule au-dessus de l’eau étant l’un des cadeaux du ciel qui font que la vie vaut d’être vécue. » ( Alain Rémond dans La Croix du 04/04/16.) On voit par là combien l’existence est fragile : elle ne tient qu’à un battement d’aile. Si l’on en croit l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature et le Muséum d’histoire naturelle, nos raisons de vivre pourraient être revues à la baisse : la survie des libellules est en danger. Déjà, sur 89 espèces, 24 sont menacées et 2 sont d’ores et déjà éliminées : la « leste enfant » et la « leucorrhine rubiconde. » Une minute de silence, s’il vous plaît, à la mémoire de ces deux espèces disparues, tombées au champ d’horreur, victimes de nos pollutions, et de toutes les saloperies chimiques que nous déversons dans la nature sous l’appellation de « pesticides » ou autres.

Pourtant, les libellules ne nous veulent pas de mal. Non seulement elles nous gratifient de ballets gratuits, mais elles éliminent les insectes qui nous agacent tant, lorsque nous faisons la sieste au bord de la rivière, ou que nous pique-niquons près d’un étang. C’est la loi de la nature : les libellules gobent les petits moustiques, mais il arrive, en revanche, qu’elles se fassent avaler par certains oiseaux auxquels elles servent de repas. On appelle ça la chaîne du vivant : les plus grands mangent les plus petits, et c’est comme dans l’économie libérale, l’équilibre entre l’offre et la demande assure la survie de l’ensemble.

Les choses se sont déroulées ainsi pendant très longtemps, dans un combat pour la vie « à la loyale », jusqu’à l’invention des armes de destructions massives et chimiques. La lutte pour la vie est désormais gravement dérégulée et inégale : que peuvent les libellules contre des bataillons de pulvérisateurs ?

Alors, je me suis rendu près de la rivière, où les larves de libellules pullulent en cette saison, et je leur ai lu à haute et intelligible voix ce message, extrait de « Laudato si » (33) : « Chaque année, disparaissent des milliers d’espèces végétales et animales, que nous ne pourrons plus connaître, que nos enfants ne pourront pas voir…L’immense majorité disparaît pour des raisons qui tiennent à l’action humaine. A cause de nous, des milliers d’espèces ne rendront plus gloire à Dieu par leur existence et ne pourront plus communiquer leur propre message. Nous n’en avons pas le droit. »

Et dans quelques semaines, plein de libellules fraîchement écloses, danseront et feront moult entrechats au-dessus de l’eau courante, en hommage au bon pape François qui a si bien plaidé leur cause.

Père Elie Geffray Prêtre en retraite sur la paroisse de Broons

Samedi saint - Pâques

La Semaine Sainte, en images et en mots Ici, le Samedi Saint et Pâques Une vidéo du Diocèse de Quimper

Une promenade à travers le patrimoine religieux finistérien Une discussion entre un prêtre et une jeune femme sur les thématiques et temps forts de la Semaine Sainte.

Semaine de l’unité

La Semaine mondiale de l’Unité des chrétiens a lieu chaque année du 18 au 25 janvier. L’année 2017 marquera le 5e centenaire du début de la Réforme avec Luther. Ce sera le premier centenaire à pourvoir être commémoré de manière œcuménique.

Visuel UC 2017
Visuel UC 2017

De 1517 à 2017…

Le 31 octobre 1517, Martin Luther affichait sur la porte de l’église du château de Wittemberg ses 95 thèses sur les indulgences qui déclenchèrent le mouvement de la Réforme protestante. En vue d’une commémoration commune des origines de la Réforme en 2017, les Églises d’Allemagne proposent comme fil conducteur de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne l’œuvre de réconciliation du Christ, à partir d’un passage de la deuxième lettre de Paul aux Corinthiens. Elles mettent en valeur deux axes principaux : d’abord célébrer l’amour et la grâce de Dieu, la « justification de l’humanité par la grâce seule  », soulignant l’élément principal sur lequel se fondent les Églises issues de la Réforme de Martin Luther.

Les Églises d’Allemagne nous invitent également à reconnaître la douleur causée par les profondes divisions que la Réforme a générées et qui ont affecté l’Église, à nommer ouvertement les fautes commises et en demander pardon, nous offrant ainsi une opportunité de progresser vers la réconciliation. Le passage biblique choisi souligne que la réconciliation est un don de Dieu pour l’ensemble de la Création. Ayant en nous « la parole de réconciliation  » (v.19), le Christ Jésus lui-même, nous sommes à notre tour appelés à devenir « ambassadeurs de réconciliation » (cf. v. 20).

Changer à l’égard de l’autre, sortir d’un esprit de controverse, mettre en œuvre la parole de réconciliation entre nos Églises et communautés ecclésiales, passer du conflit à la communion, telles sont les invitations pressantes qui nous sont lancées particulièrement en cette année 2017 ! Il en va de la crédibilité du message de l’Évangile ! « L’amour du Christ nous presse » (cf. v. 14) !

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Tandis que je prie

Tandis que je prie, En moi prient aussi tous mes frères. Tandis que je prie, Le Christ reçoit notre prière, Et par son esprit, sans fin il la remet au Père.

Je ne suis qu’une voix, je ne suis qu’un passeur, portant dans ma prière toute la création pour l’offrir au Seigneur. J’entends prier en moi tous mes frères humains. Je reçois, je rassemble, et je suis une foule, pour l’offrir au Seigneur.

Je prie dans la prière de mes frères humains, je m’en remets à eux pour que monte vers Dieu la prière de mon cœur. Je laisse l’Esprit Saint qui habite en chacun, les brûlant de son feu, faire monter par leurs voix la prière de mon cœur.

Texte d’après l’abbé Couturier 1941 Véronique Stouls, 2016

Témoignage.

Nous avons demandé au Père Olivier Guitton de témoigner sur ce que le concile Vatican II a apporté à son ministère de prêtre. Nous le remercions pour ce témoignage.

L’annonce est une surprise. En annonçant la convocation d’un concile le 25 janvier 1959, Jean XXIII créa la surprise. Cela se manifesta par divers écrits dans les journaux. En dehors de cela je ne saurais que dire car à cette période je n’étais pas en Bretagne. Je venais d’être ordonné diacre quand l’ouverture du Concile se fit le 11 octobre 1962. Au séminaire on suivait un peu ce qui se passait à Rome. Peut-être que j’ai davantage pris conscience de ce qu’était un Concile quand le Père Kervéadou est venu rencontrer les séminaristes pour dire son expérience de la découverte d’un autre visage de l’Eglise, manifesté par les autres évêques des différents continents. J’ai suivi les autres sessions du Concile en paroisse, au sein d’une équipe de prêtres. Cela a été pour moi une grande richesse, car on échangeait sur les informations qui nous parvenaient.

La parole de Dieu est accessible à tous. Ma première grande joie fut de pouvoir entendre et proclamer LA PAROLE de DIEU dans une langue que l’assemblée pouvait comprendre et que je comprenais. En fin je pouvais découvrir la richesse de la prière, que l’Eglise me demandait d’assurer, en son nom, au fil des jours.Enfin, il n’y avait plus une langue, soit disant sacrée, pour parler à Dieu. C’est sans doute là que j’ai commencé à prendre le goût de travailler la Parole de Dieu. J’avais hâte que les textes liturgiques soient traduits en français. Célébrer les sacrements, avec des paroles que je comprenais, a façonné le prêtre que je suis. C’est en ayant plusieurs prières eucharistiques que j’ai commencé à comprendre ce qu’était « La Prière Eucharistique ». Du coup, il y a eu un gros travail à faire personnellement pour redécouvrir et assimiler les rituels des différentes célébrations sacramentelles, au fur et à mesure de leur parution en français. Je constate que j’ai encore besoin de le faire aujourd’hui.

L’histoire humaine est la base de notre engagement. Ce que le Concile m’a appris clairement c’est qu’il ne faut pas avoir peur de notre histoire humaine. C’est dans cette histoire que vivent les baptisés et qu’une communauté chrétienne se situe. En Jésus le Christ, Dieu nous redit qu’il aime l’humanité et qu’il veut rassembler cette humanité. Il a été dit que le baptisé devait avoir dans une main le journal et dans l’autre la Bible et j’ajouterais qu’il doit être membre d’une communauté car on ne peut pas être chrétien tout seul. Et il a besoin d’une communauté qui accueille, qui partage et qui célèbre.

Le chrétien est à l’écoute de la société où il vit. Pour moi, c’est une nécessité de travailler La Parole de Dieu pour pouvoir permettre à toute personne de s’y confronter. C’est cette parole qui convertit et pas moi. Une autre nécessité c’est quand je rencontre une personne de rendre mon esprit disponible pour une écoute vraie de ce que l’autre voudra bien me dire de son histoire. C’est dans cette histoire que le Seigneur veut le rejoindre. Jésus est quelqu’un qui était toujours en déplacement et qui sortait pour aller vers l’autre, vers celui qui bien souvent était laissé de côté. Cela m’a demandé de prendre des temps de formation pour mieux saisir ce qui se vivait dans la société. Le service d’une communauté est de permettre à chaque membre d’exercer sa responsabilité de baptisé et de voir ensemble les moyens qui sont nécessaires pour être cet espace où d’autres pourront découvrir Jésus Christ et le célébrer.

Il faut que je regarde l’avenir de façon positive sinon je serai incapable d’inventer avec d’autres, les moyens nécessaires pour permettre à des personnes la découverte de Jésus Christ au sein d’une communauté de baptisés et d’en faire l’expérience.

Père Olivier Guitton.

Toilettage de printemps à la Collégiale

Le mercredi 13 avril, dès 9h30, sur les hauteurs de Notre-Dame, nous étions plus d’une vingtaine, à préparer la réouverture de la Collégiale. Jeunes et moins jeunes, de 7 à 77 ans, armés de balais, chiffons, aspirateur, cireuse et d’une bonne dose de courage et de bonne humeur…

Notre Foi s’entretient grâce à de belles assemblées liturgiques et festives, nous nous honorons d’avoir de belles célébrations, des lieux fleuris et accueillants, une chorale qui nous aide à chanter et prier….

N’oublions donc pas toutes ces « petites mains » qui participent à construire cette harmonie en s’investissant et entretenant patiemment nos lieux de culte.

Les tâches matérielles d’intendance, si modestes soient-elles, effectuées souvent dans l’ombre, sont aussi service essentiel d ’Eglise et contribuent à la bonne marche de l’ensemble. Elles sont aussi, à leur manière, prière et louange …

La Collégiale a revêtu ses habits de printemps, elle est prête à accueillir les cérémonies du Festival Notre-Dame, les messes du samedi soir à 18h30, elle attend les pélerins et visiteurs de l’été qui approche…

Merci à toutes celles et ceux qui donnent discrètement et inlassablement de leur temps au service de notre Paroisse !

Jeannette TREHOREL et Roselyne DEGARDIN

Une centaine de prêtres ordonnés ce week-end en France

Comme chaque année, à proximité de la fête, des Saints Pierre et Paul, le 29 juin, des nouveaux prêtres seront ordonnés dans 22 diocèses en cette fin de semaine 25-26 juin, en France.

Selon les chiffres publiés par la Conférence des évêques, il y aura une centaine d’ordinations, dont 79 diocésains, appelés à exercer leur ministère en paroisse. C’est mieux qu’en 2015, mais moins bien qu’en 2014. Les nouveaux ordonnés sont issus de parcours et d’horizons différents ; une partie d’entre eux ont déjà exercé une profession avant de choisir le sacerdoce. La carte des ordinations montre de fortes disparités. Des embellies sont ainsi constatées à Vannes, avec sept ordinations dimanche, à Saint-Denis et en Vendée, par exemple. Ce sont les diocèses réputés les plus traditionnels qui recrutent le plus. Le nombre d’ordinations de prêtres religieux, lui, est en baisse.

Par ailleurs, globalement, 80 séminaristes seront ordonnés diacres en vue du sacerdoce. Cependant, les nouvelles vocations qui restent rares ne parviennent pas à combler les départs. Le nombre de prêtres catholiques en France a presque été divisé par deux en vingt ans. De plus, le déficit pèse sur la pyramide des âges : 10 000 prêtres ont plus de 65 ans. Enfin, il y a désormais presque autant de nouveaux diacres permanents, des hommes souvent mariés, que d’ordinations de prêtres.

Veillée des JMJ : le Pape appelle la jeunesse à ne pas vivre dans la facilité

Le Pape François a présidé ce samedi soir, au « Campus Misericordiae » aménagé près de Cracovie, à la veillée des JMJ de Cracovie, sur le thème « Le chemin vers Jésus ». La Saint-Père a centré son discours sur un appel à la jeunesse à ne pas vivre repliée et passive mais au contraire à ouvrir son cœur à la miséricorde de Dieu.

Discours du Saint Père lors de la veillée de prière au Campus Misericordiae, Cracovie - 30 juillet 2016

« Chers jeunes,

Il est beau d’être ici avec vous en cette veillée de prière.

À la fin de son témoignage courageux et émouvant, Rand nous a demandé quelque chose. Elle a dit : ‘‘Je vous demande sincèrement de prier pour mon cher pays’’. Une histoire marquée par la guerre, par la douleur, par la perte, qui finit avec une demande : celle de la prière. Qu’y a-t-il de mieux que de commencer notre veillée en priant ?

Nous venons de diverses parties du monde, de continents, de pays, langues, cultures, peuples différents. Nous sommes ‘‘fils’’ de nations qui peut-être qui sont en train de discuter à cause de divers conflits, ou même sont en guerre. Pour d’autres, nous venons de pays qui peuvent être en ‘‘paix’’, qui n’ont pas de conflits belliqueux, où beaucoup des choses douloureuses qui arrivent dans le monde font seulement partie des nouvelles et de la presse. Mais nous sommes conscients d’une réalité : pour nous, aujourd’hui et ici, provenant de diverses parties du monde, la douleur, la guerre que vivent de nombreux jeunes, ne sont plus une chose anonyme, elles ne sont plus une nouvelle de la presse, elles ont un nom, un visage, une histoire, une proximité. Aujourd’hui, la guerre en Syrie est la douleur et la souffrance de tant de personnes, de tant de jeunes comme le courageux Rand, qui se trouve au milieu de nous et nous demande de prier pour son cher pays.

Il y a des situations qui peuvent nous paraître lointaines jusqu’à ce que, de quelque manière, nous les touchions. Il y a des réalités que nous ne comprenons pas parce nous ne les voyons qu’à travers un écran (du téléphone portable ou de l’ordinateur). Mais lorsque nous entrons en contact avec la vie, avec ces vies concrètes non plus médiatisées par les écrans, alors il nous arrive quelque chose de fort, nous sentons l’invitation à nous impliquer : ‘‘Assez des villes oubliées’’, comme dit Rand ; il doit plus jamais arriver que des frères soient ‘‘entourés par la mort et par les tueries’’, sentant que personne ne les aidera. Chers amis, je vous invite à prier ensemble pour la souffrance de tant de victimes de la guerre, afin qu’une fois pour toutes, nous puissions comprendre que rien ne justifie le sang d’un frère, que rien n’est plus précieux que la personne que nous avons à côté. Et dans cette demande de prière, je veux vous remercier également, Natalia et Miguel, parce que vous aussi vous avez partagé avec nous vos batailles, vos guerres intérieures. Vous nous avez présenté vos luttes, et comment vous les avez surmontées. Vous êtes des signes vivants de ce que la miséricorde veut faire en nous.

À présent, nous, nous ne mettrons pas à crier contre quelqu’un, nous ne mettrons pas à nous quereller, nous ne voulons pas détruire. Nous, nous ne voulons pas vaincre la haine par davantage de haine, vaincre la violence par davantage de violence, vaincre la terreur par davantage de terreur. Et notre réponse à ce monde en guerre a un nom : elle s’appelle fraternité, elle s’appelle lien fraternel, elle s’appelle communion, elle s’appelle famille. Nous célébrons le fait de venir de diverses cultures et nous nous unissons pour prier. Que notre meilleure parole, notre meilleur discours soit de nous unir en prière. Faisons un moment de silence et prions ; mettons devant Dieu les témoignages de ces amis, identifions-nous avec ceux pour lesquels ‘‘la famille est un concept inexistant, la maison rien qu’un endroit où dormir et manger’’, ou bien avec ceux qui vivent dans la peur de croire que leurs erreurs et leurs péchés les ont exclus définitivement. Mettons en présence de notre Dieu également vos ‘‘guerres’’, les luttes que chacun porte avec soi, dans son cœur.

(SILENCE)

Tandis que nous priions m’est venue à l’esprit l’image des Apôtres le jour de Pentecôte. Une scène qui peut nous aider à comprendre tout ce que Dieu rêve de réaliser dans notre vie, en nous et avec nous. Ce jour, par peur, les disciples étaient enfermés. Ils se sentaient menacés par un entourage qui les persécutait, qui les contraignait à rester dans une petite chambre, les obligeant à demeurer figés et paralysés. La crainte s’était emparée d’eux. Dans ce contexte, il s’est passé quelque chose de spectaculaire, quelque chose de grandiose. L’Esprit Saint est venu et des langues comme de feu se sont posées sur chacun d’eux, les poussant à une aventure dont ils n’auraient jamais rêvé.

Nous avons écouté trois témoignages ; nous avons touché, de nos cœurs, leurs histoires, leurs vies. Nous avons vu comment eux, comme les disciples, ils ont vécu des moments semblables, ont connu des moments où ils ont été en proie à la peur, où il semblait que tout croulait. La peur et l’angoisse qui naissent de la conscience qu’en sortant de la maison on peut ne plus revoir ses proches, la peur de ne pas se sentir apprécié et aimé, la peur de ne pas avoir d’autres opportunités. Ils ont partagé avec nous la même expérience qu’ont faite les disciples, ils ont fait l’expérience de la peur qui mène à un seul endroit : à la fermeture. Et lorsque la peur se terre dans la fermeture, elle est toujours accompagnée de sa ‘‘sœur jumelle’’, la paralysie ; nous sentir paralysés. Sentir qu’en ce monde, dans nos villes, dans nos communautés, il n’y a plus d’espace pour grandir, pour rêver, pour créer, pour regarder des horizons, en définitive pour vivre, est l’un des pires maux qui puissent nous affecter dans la vie. La paralysie nous fait perdre le goût de savourer la rencontre, de l’amitié, le goût de rêver ensemble, de cheminer avec les autres.

Dans la vie, il y a une autre paralysie encore plus dangereuse et souvent difficile à identifier, et qu’il nous coûte beaucoup de reconnaître. J’aime l’appeler la paralysie qui naît lorsqu’on confond le BONHEUR avec un DIVAN ! Oui, croire que pour être heureux, nous avons besoin d’un bon divan. Un divan qui nous aide à nous sentir à l’aise, tranquilles, bien en sécurité. Un divan – comme il y en a maintenant, modernes, avec des massages y compris pour dormir – qui nous garantissent des heures de tranquillité pour nous transférer dans le monde des jeux vidéo et passer des heures devant le computer. Un divan contre toute espèce de douleur et de crainte. Un divan qui nous maintiendra enfermés à la maison sans nous fatiguer ni sans nous préoccuper. Le divan-bonheur est probablement la paralysie silencieuse qui peut nous nuire davantage ; parce que peu à peu, sans nous en rendre compte, nous nous endormons, nous nous retrouvons étourdis et abrutis tandis que d’autres – peut-être plus éveillés, mais pas les meilleurs – décident de l’avenir pour nous. Sûrement, pour beaucoup il est plus facile et avantageux d’avoir des jeunes étourdis et abrutis qui confondent le bonheur avec un divan ; pour beaucoup, cela est plus convenable que d’avoir des jeunes éveillés, désireux de répondre au rêve de Dieu et à toutes les aspirations du cœur.

Mais la vérité est autre : chers jeunes, nous ne sommes pas venus au monde pour ‘‘végéter’’, pour vivre dans la facilité, pour faire de la vie un divan qui nous endorme ; au contraire, nous sommes venus pour autre chose, pour laisser une empreinte. Il est très triste de passer dans la vie sans laisser une empreinte. Mais quand nous choisissons le confort, en confondant bonheur et consumérisme, alors le prix que nous payons est très mais très élevé : nous perdons la liberté.

Justement ici, il y a une grande paralysie, lorsque nous commençons à penser que le bonheur est synonyme de confort, qu’être heureux, c’est marcher dans la vie, endormi ou drogué, que l’unique manière d’être heureux est d’être comme un abruti. Il est certain que la drogue fait du mal, mais il y a beaucoup d’autres drogues socialement acceptées qui finissent par nous rendre beaucoup ou de toute manière plus esclaves. Les unes et les autres nous dépouillent de notre plus grand bien : la liberté.

Chers amis, Jésus est le Seigneur du risque, du toujours ‘‘au-delà’’. Jésus n’est pas le Seigneur du confort, de la sécurité et de la commodité. Pour suivre Jésus, il faut avoir une dose de courage, il faut se décider à changer le divan contre une paire de chaussures qui t’aideront à marcher, sur des routes jamais rêvées et même pas imaginées, sur des routes qui peuvent ouvrir de nouveaux horizons, capables de propager la joie, cette joie qui naît de l’amour de Dieu, la joie que laissent dans ton cœur chaque geste, chaque attitude de miséricorde. Aller par les routes en suivant la ‘‘folie’’ de notre Dieu qui nous enseigne à le rencontrer en celui qui a faim, en celui qui a soif, en celui qui est nu, dans le malade, dans l’ami qui a mal tourné, dans le détenu, dans le réfugié et dans le migrant, dans le voisin qui est seul. Aller par les routes de notre Dieu qui nous invite à être des acteurs politiques, des personnes qui pensent, des animateurs sociaux. Il nous incite à penser à une économie plus solidaire. Dans les milieux où vous vous trouvez, l’amour de Dieu nous invite à porter la Bonne Nouvelle, en faisant de notre propre vie un don fait à lui et aux autres.

Vous pourrez me dire : Père, mais cela n’est pas pour tous, c’est uniquement pour quelques élus ! Oui, et ces élus sont tous ceux qui sont disposés à partager leur vie avec les autres. De la même façon que l’Esprit Saint a transformé le cœur des disciples le jour de Pentecôte, il a fait de même avec nos amis qui ont partagé leurs témoignages. J’emprunte tes mots, Miguel : tu nous disais que le jour où dans la ‘‘Facenda’’ ils t’ont confié la responsabilité d’aider au meilleur fonctionnement de la maison, alors tu as commencé à comprendre que Dieu te demandait quelque chose. C’est ainsi qu’a commencé la transformation.

Voilà le secret, chers amis, que nous sommes appelés à expérimenter. Dieu attend quelque chose de toi, Dieu veut quelque chose de toi, Dieu t’attend. Dieu vient rompre nos fermetures, il vient ouvrir les portes de nos vies, de nos visions, de nos regards. Dieu vient ouvrir tout ce qui t’enferme. Il t’invite à rêver, il veut te faire voir qu’avec toi le monde peut être différent. C’est ainsi : si tu n’y mets pas le meilleur de toi-même, le monde ne sera pas différent.

Le temps qu’aujourd’hui nous vivons n’a pas besoin de jeunes-divan, mais de jeunes avec des chaussures, mieux encore, chaussant des crampons. Il n’accepte que des joueurs titulaires sur le terrain, il n’y a pas de place pour des réservistes. Le monde d’aujourd’hui vous demande d’être des protagonistes de l’histoire, parce que la vie est belle à condition que nous voulions la vivre, à condition que nous voulions y laisser une empreinte. L’histoire aujourd’hui nous demande de défendre notre dignité et de ne pas permettre que ce soient d’autres qui décident notre avenir. Le Seigneur, comme à la Pentecôte, veut réaliser l’un des plus grands miracles dont nous puissions faire l’expérience : faire en sorte que tes mains, mes mains, nos mains se transforment en signes de réconciliation, de communion, de création. Il veut tes mains pour continuer à construire le monde d’aujourd’hui. Il veut construire avec toi.

Tu me diras : Père, mais moi, j’ai bien des limites, je suis pécheur, que puis-je faire ? Quand le Seigneur nous appelle, il ne pense pas à ce que nous sommes, à ce que nous étions, à ce que nous avons fait ou cessé de faire. Au contraire, au moment où il nous appelle, il regarde tout ce que nous pourrions faire, tout l’amour que nous sommes capables de propager. Lui parie toujours sur l’avenir, sur demain. Jésus te projette à l’horizon.

C’est pourquoi, chers amis, aujourd’hui, Jésus t’invite, il t’appelle à laisser ton empreinte dans la vie, une empreinte qui marque l’histoire, qui marque ton histoire et l’histoire de beaucoup.

La vie d’aujourd’hui nous dit qu’il est très facile de fixer l’attention sur ce qui nous divise, sur ce qui nous sépare. On voudrait nous faire croire que nous enfermer est la meilleure manière de nous protéger de ce qui fait mal. Aujourd’hui, nous les adultes, nous avons besoin de vous, pour nous enseigner à cohabiter dans la diversité, dans le dialogue, en partageant la multi culturalité non pas comme une menace mais comme une opportunité : ayez le courage de nous enseigner qu’il est plus facile construire des ponts que d’élever des murs ! Et tous ensemble, demandons que vous exigiez de nous de parcourir les routes de la fraternité. Construire des ponts : savez-vous quel le premier pont à construire ? Un pont que nous pouvons réaliser ici et maintenant : nous serrer les mains, nous donner la main. Allez-y, faites-le maintenant, ici ce pont primordial, et donnez-vous la main. C’est le grand pont fraternel, et puissent les grands de ce monde apprendre à le faire !… toutefois non pour la photographie, mais pour continuer à construire des ponts toujours plus grands. Que ce pont humain soit semence de nombreux autres ; il sera une empreinte.

Aujourd’hui Jésus, qui est le chemin, t’appelle à laisser ton empreinte dans l’histoire. Lui, qui est la vie, t’invite à laisser une empreinte qui remplira de vie ton histoire et celle de tant d’autres. Lui, qui est la vérité, t’invite à abandonner les routes de la séparation, de la division, du non-sens. Es-tu d’accord ? Que répondent tes mains et tes pieds au Seigneur, qui est chemin, vérité et vie ? »

Vendredi Saint : Clair obscur

Une promenade à travers le patrimoine religieux finistérien. Une discussion entre un prêtre et une jeune femme sur les thématiques et temps forts de la Semaine Sainte.

Une vidéo du Diocèse de Quimper

Voyage de Mgr D. Moutel au Bénin.

Du 14 au 22 octobre 2012, Mgr Denis Moutel est allé au Bénin visiter les diocèses d’Abomey et de Djougou. Par Mme Brigitte LEROUX.


Voyage au Bénin par paroisses-saintbrieuc22