Ah ! La sainteté ! Enregistrer au format PDF

Mardi 27 octobre 2020 — Dernier ajout dimanche 1er novembre 2020
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Qui sont les saints ? Quel est le chemin vers la sainteté ? Suivre jour après jour la grâce de son baptême ? Être disponible à l’Esprit-Saint qui nous guide sur le chemin du bonheur ?

Léon Bloy disait : "Il n’y a qu’une tristesse, c’est n’être pas des saints".

Jésus recommande à ses disciples, quelle que soit leur condition, cette sainteté de vie dont II est à la fois l’initiateur et le consommateur : "Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait" (Mt 5, 47).

Deux erreurs sont à éviter dans l’aventure de la sainteté. D’abord, il faut reconnaître qu’aucun saint ne ressemble à un autre saint. Nous n’avons pas à imiter concrètement, dans le détail de notre vie, tel ou tel saint.

Dieu qui est meilleur que notre cœur (Jn 3, 20) attend de chacun, suivant son âge, sa profession, son état de vie (enfant, adolescent, adul-te, marié, célibataire, prêtre, religieux) qu’il suive jour après jour la grâce de son baptême et de son état de vie.

Une autre tentation est celle de construire par soi-même sa sainteté. La volonté se tend alors et cela peut produire une ascèse mal comprise et une obsession intempestive qui conduisent alors à des maladies névrotiques comme les scrupules, par exemple.

Sainte Thérèse d’Avila - docteur de l’Église - demandait à ses filles de passer par l’humanité du Christ. "Sans moi, vous ne pouvez rien faire "dit Jésus.

De fait, Jésus, le fils de Dieu, l’homme parfait, était à la fois tourné vers Celui qu’Il nous a appris être son Père et notre Père et vers les hommes allant jusqu’à mourir par amour pour eux tous. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13).

Ainsi, le saint est celui qui imite Jésus avec son tempérament et sa grâce propre. Un Vincent de Paul n’est pas une Jeanne d’Arc. En tous les saints, il y a contemplation et action.

Alors quels sont les grands moyens qui favorisent la sainteté ?

Le tout premier est la disponibilité à l’Esprit Saint qui nous enseigne toutes choses : "Dieu nous a donné son Esprit Saint qui a rempli nos cœurs de son amour"(Rm 5, 5).

Dans nos vies sur-occupées, il s’agit de prévoir une part de silence priant, un rendez-vous d’amour avec Dieu pour nous laisser conduire par son Esprit qui donne force et donc, nous fait goûter sa paix, le vrai bonheur.

Et puis, n’oublions pas la première béatitude : "Bienheureux ceux qui ont une âme de pauvre" (Mt 5, 3). Oui, reconnaissons notre faiblesse. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus se reconnaissait faible avec de grands désirs de sainteté. Saint Louis se confessait tous les jours.

Comme le dit Pascal, Dieu nous conduit par les événements, ceux-ci sont nos maîtres : événements qui peuvent être : échecs, épreuves, maladies, confinement imposé… Comme le dit le psalmiste, l’homme n’est qu’un souffle. L’humilité est la vraie grandeur de l’homme ; elle engendre la confiance éperdue en l’amour créateur et rédempteur de Dieu.

Alors, mettons en œuvre cet amour qu’Il nous donne gratuitement en aimant le prochain. « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jn 13, 34). Là est la sainteté.

Aidons-nous donc à devenir des saints et des saintes joyeux, car « la joie en est la caractéristique principale », disait Saint Jean Bosco.

Père Joseph Houzé, Prêtre au service de la communauté pastorale de Pléneuf