Après le confinement, on recommence comme avant ? Enregistrer au format PDF

Samedi 4 juillet 2020 — Dernier ajout samedi 11 juillet 2020
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Que retenir de cette période ?

Cette crise pandémique que nous venons de vivre (et qui n’est pas finie) a révélé bien des choses positives, d’autres moins… Nous avons pris (davantage) conscience de notre fragilité (tous vulnérables devant ce virus !), des inégalités, de certaines pauvretés, d’un réel besoin de spiritualité et de silence, de relecture… de magnifiques solidarités qui réchauffent le cœur… de l’importance des soignants et des « petites mains »… de notre manque de lien social, avec la famille et la paroisse…

Et si on en parlait ensemble ?

Il serait bon que nous prenions le temps, en petites fraternités, de relire cette expérience de confinement (et de déconfinement), de repérer à quelles conversions, personnelles et communautaires, nous sommes appelés.

Je suis chrétien…

Pour ma part, je me pose des questions sur ma vie en société et en Église : Le Christ est mon guide, mon compagnon de route, ma nourriture, mon Sauveur, mon confident… C’est Lui qui m’interpelle sur ma façon de vivre : suis-je attentif aux plus petits, aux personnes vulnérables, à celles et ceux qui œuvrent pour plus de justice et de liens sociaux, à ces personnes qui se donnent sans compter pour prendre soin des autres et de notre « maison commune », la terre ?

Qu’est-ce que le Christ attend de moi aujourd’hui ?

Il n’y a pas que l’Eucharistie du dimanche qui nourrit ma vie spirituelle (même si elle est essentielle). Il y a aussi le « sacrement du frère » : quel temps je consacre pour les autres, pour leur rendre des petits ou grands services, pour les écouter, les accompagner, pour être une oreille attentive à leurs souffrances, à leurs épreuves et à leurs joies ? Est-ce une priorité pour moi ?

Et si on y réfléchissait en paroisse ?

Et si nous prenions le temps de « rêver l’Église d’aujourd’hui et de demain » ? Et si nous en discutions en fraternités, en petites équipes ? Ainsi, nous partage- rions ce qui nous tient à cœur, nos idées nouvelles, nos convictions profondes. En recueillant ces contributions (nombreuses ? ) des enfants, jeunes et adultes, nous pourrions nous donner des priorités pastorales pour le présent et l’avenir de nos paroisses.

Notre évêque, Mgr Denis Moutel, dans son message de Pentecôte, nous interpelle : « Voilà la liberté de l’Esprit. Comme ce don est le bienvenu ! Puisque nous avons su innover pendant la période inédite du confinement. Nous avons pu apprécier un changement de rythme. Ne nous sentons pas obligés de répéter, de tout faire comme avant. Ne soyons pas soumis à des programmes contraignants ou à des organisations mais prenons le temps d’in-terroger l’importance et l’enjeu missionnaire de chaque activité. » (30 mai 2020)

Après le confinement, notre Église sera ce que nous en ferons !

Quelles que soient les « activités missionnaires » que nous mettrions en valeur, l’essentiel n’est-il pas de vivre du Christ et d’en témoigner, dans notre monde d’aujourd’hui ?

Alors, chers amis, qui aimez rêver ou/et souhaitez du changement, êtes-vous partants ? Je le souhaite vivement !

Père Laurent Le Meilleur