Calendrier liturgique : pourquoi les Années A, B et C et comment les déterminer Enregistrer au format PDF

Mardi 24 novembre 2020
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Dimanche 29 novembre prochain, l’Eglise catholique entre dans un nouveau cycle de son calendrier liturgique, l’Année B. Tout au long de la nouvelle année, les fidèles méditeront, de façon toute particulière, l’évangile de Saint Marc. L’objectif, reste le même, comme à chaque année : revivre de façon renouvelée le Mystère pascal. L’Année liturgique est, en effet, le déploiement sur une année de ce que nous chantons à chaque messe : « Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta Résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire. »

Définition de l’Année liturgique

Le Vatican II indique dans sa Constitution sur la Liturgie : «  L’Église, chaque semaine, au jour qu’elle a appelé le Jour du Seigneur, fait mémoire de la Résurrection du Seigneur qu’elle célèbre encore une fois par an, en même temps que sa bienheureuse Passion, par la grande Solennité de Pâques. Elle déploie tout le mystère du Christ pendant le cycle de l’année, de l’Incarnation et la Nativité jusqu’à l’Ascension, jusqu’à la Pentecôte et jusqu’à l’attente de la bienheureuse espérance et de l’avènement du Seigneur. Tout en célébrant ainsi les mystères de la Rédemption, elle ouvre aux fidèles les richesses de la puissance et des mérites de son Seigneur ; de la sorte, ces mystères sont en quelque manière rendus présents tout au long du temps, les fidèles sont mis en contact avec eux et remplis par la grâce du salut » (Cf Sacrosanctum Concilium, 102).

L’Année liturgique catholique aide donc la communauté chrétienne à vivre les grands événements de la vie et de l’enseignement du Christ.

Comment a été établi le calendrier liturgique ?

Le calendrier liturgique a évolué au fil des siècles. Il s’était progressivement alourdi avec l’augmentation des célébrations de saints, avant d’être simplifié, notamment par le concile Vatican II. Structuré par les grandes fêtes qui reprennent l’ensemble du mystère du Christ (Noël, Pâques, Ascension, Pentecôte, Assomption, Toussaint), il commence le premier dimanche de l’Avent (temps de préparation) et finit chaque année avec la fête du Christ-Roi de l’univers. Mais son centre est la célébration de la Résurrection, précédée du temps de Carême.

L’Année liturgique est aussi rythmé le temps ordinaire, réparti sur deux périodes : du lendemain de la fête du Baptême du Seigneur au mercredi des Cendres, puis du lendemain de la Pentecôte à l’Avent. Le calendrier prend aussi en compte les fêtes de la Vierge et des saints, pour aider les chrétiens à vivre de leur exemple et de leur intercession tout au long de l’année.

Pourquoi les Années A, B, et C

Depuis Vatican II, l’Eglise catholique médite chaque année, le dimanche pendant le temps ordinaire, un des trois Évangiles synoptiques (Marc, Matthieu et Luc). On a alors choisi de distinguer les trois cycles du calendrier liturgique en les dénommant par les trois premières lettres de l’alphabet A, B et C. Pour l’année A, c’est l’Évangile selon saint Matthieu, l’année B (Marc) et l’année C (Luc). L’Évangile selon saint Jean est lu plus spécialement lors des fêtes, durant toutes les années liturgiques.

Il faut remarquer, par ailleurs, que les textes liturgiques sont aussi constitués chaque dimanche d’une lecture de l’Ancien Testament et d’un écrit des apôtres.

Année liturgique et Année civile

L’Année liturgique ne correspond pas à l’année civile mais s’appuie sur elle pour déterminer son commencement. Chaque année liturgique commence vers la fin novembre de chaque année. En fait, cela dépend du calendrier civil afin de placer quatre « Dimanches de l’Avent » avant le 25 décembre (Noël).

En outre, l’Année liturgique est à cheval sur deux années calendaires. On parlera de l’Année liturgique C (2018-2019), suivie de l’Année liturgique A (2019-2020), puis de l’Année liturgique B (2020-2021) …