« Le mois de Marie c’est le mois le plus beau ! » Enregistrer au format PDF

Dimanche 10 mai 2020
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« Le mois de Marie, c’est le mois le plus beau ! »

C’est une expression que nous reprenons souvent lorsque vient ce mois de Mai. C’est effectivement un mois où la nature s’éveille.

Nous sommes particulièrement amenés à rendre grâce pour cette nature qui nous gratifie de ses dons : arbres et fleurs s’épanouissent pour la joie de nos yeux et pour les bonnes odeurs que cette nature dégage dans l’atmosphère. Les oiseaux y ajoutent leurs chants, tout en faisant leur nid.

Merci à eux.

Le mois de Marie

Ce mois de mai est aussi un mois traditionnellement consacré à Marie, particulièrement ici à Lamballe, mais aussi dans beaucoup de paroisses où l’on honore la mère de Jésus. Est-il nécessaire de rappeler que tous les ans, depuis des années, la paroisse de Lamballe organise le Festival Notre-Dame ?

Cette année, par contre, ce mois de Mai aura une tonalité particulière, en raison de la situation sanitaire que connaît notre pays, comme beaucoup d’autres hélas.

Pas de festival Notre Dame

Pas de festival en 2020 (Espérons que le 8 septembre, en la collégiale, nous pourrons lui faire une belle fête ! ). Cette année pas de grands pardons dans nombre de paroisses. En revanche, la prière à Marie peut se faire plus intense, dans l’intimité familiale : la prière du chapelet est fortement recommandée par notre Pape François, la prière du rosaire est largement conseillée, les pèlerinages et pardons dans nos églises et chapelles qui lui sont consacrées, eux par contre n’auront sans doute pas lieu. Chacun et ensemble, nous trouverons les manières d’honorer Marie, mère de Jésus et notre mère.

Confions-nous à Marie

Nous avons bien des intentions à lui confier, nous le faisons à chaque Eucharistie en récitant la prière à Notre Dame de Toute Aide : dans cette prière, nous portons les familles en souffrance, spécialement celles qui sont confrontées à cette terrible maladie, pour l’un ou l’autre de leurs proches ; les enfants en difficulté, surtout ceux qui sont isolés, défavorisés, sans pouvoir suivre les cours dispensés par les enseignants ; les chrétiens persécutés, même en temps de confinement ; les soignants et d’une manière générale, toutes les personnes qui prennent soin des autres dans les différentes professions.

Incertitude de l’avenir

A partir du 11 mai, nos responsables politiques nous annoncent des jours meilleurs pour ce qui concerne la vie dans notre pays.

Qu’en sera-t-il concrètement de nos assemblées paroissiales qui manquent tant et tant à tous les chrétiens ? Même si les moyens techniques ont permis à beaucoup de suivre de belles célébrations au cours de la semaine pascale, rien ne peut remplacer nos assemblées de frères et soeurs.

Qu’en sera-t-il des célébrations de baptêmes et de mariages ?

Qu’en sera-t-il des premières communions, professions de foi, confirmation ? Beaucoup de ces évènements sont déjà reportés.

Nous n’aurons que plus de joie à nous retrouver. Ce jour-là, on pourra faire la fête !

En attendant des jours bien meilleurs, confions-nous à Marie dans la simplicité confiante, comme des enfants bien-aimés. Qu’elle intercède auprès de Son Fils pour que Lui s’adresse au Père et nous accompagne sur ce chemin de vie.

Abbé Francis Morcel