Saint Malo Enregistrer au format PDF

Samedi 23 novembre 2019
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Le 15 novembre est fêté Malo, un des sept saints fondateurs de la Bretagne. De nombreuses églises et chapelles de notre région lui sont dédiées mais que savons-nous de lui ?

Malo est né au Pays de Galles vers l’an 497. Son père était seigneur de l’ancienne province des Silures (au Sud-Est du Pays de Galles).

Dès qu’il fut en mesure d’étudier, ses parents le confièrent à Saint Brendan, abbé du monastère de Lan-Carvan. Le jeune Malo se fit aussi remarquer par son attrait pour la solitude et sa grande piété. Il se distingue aussi par quelques miracles que rapportent ses hagiographes. Quelques années plus tard, il prend l’habit, prononce ses voeux monastiques et est ordonné prêtre.

Vers 536, les Anglo-Saxons avaient envahi le Pays de Galles. Ils ravageaient le pays et massacraient la population. Malo fut obligé de s’enfuir vers l’Armorique, avec Samson et Magloire.

Ils abordèrent dans l’île d’Aaron ; cette île avait pris le nom d’un saint ermite qui y habitait. Plus tard, elle prit le nom d’Aleth, puis, de Saint Malo. Bientôt, Malo devient évêque d’Aleth. Bien accueilli par le roi Judwal, Malo va connaître les difficultés puis la persécution du fils de Judwal, Hoël III, qui lui succéda en 504.

Malo avait fait construire un monastère dont l’influence et les richesses rendaient Hoël III jaloux. Il attaqua le monastère pour le piller mais, raconte la légende, il fut frappé de cécité. Malo eut pitié de lui et, par un miracle, lui rendit la vue.

Hoël changea d’attitude et devint l’ami de Malo.

Mais à la mort d’Hoël, d’autres persécuteurs surgirent. Malo fut mêlé à la politique de son époque,une époque marquée par de nombreux assassinats.

Il se résigna alors à quitter la région pour se réfugier en Saintonge avec 33 de ses moines. Après avoir abordé à l’île d’Aix, ils se dirigèrent vers Saintes où Léonce, l’évêque du lieu, leur donna un vaste domaine, près de Saintes, pour construire un nouveau monastère. La légende rapporte que les habitants du lieu avaient fait cadeau d’un âne à Malo. Un jour, l’âne fut dévoré par un loup. Malo obligea le loup à faire le travail de l’âne.

On raconte encore que Malo guérit la fille du gouverneur qui avait été mordue par un ser-pent. Il ressuscita aussi un jeune garçon qui s’était noyé dans un puits.

Pendant ce temps, la ville d’Aleth était tombée dans la famine et la misère. Les fidèles vinrent chercher Malo. Bientôt les fléaux cessèrent et la ville retrouva sa prospérité. Après quelques années passées à Aleth, Malo reprit le chemin de la Saintonge où il s’éteignit pieusement dans la ville d’Archingeay, le 15 novembre de l’an 565.

A la demande du clergé d’Aleth, ses reliques furent rapatriées en Bretagne avant d’être dis-persées dans de nombreuses paroisses au cours du Xe siècle, en raison de la grande dévotion populaire pour saint Malo.

Serge Kerrien

Diacre permanent