Saint Martin Enregistrer au format PDF

Lundi 9 novembre 2020 — Dernier ajout dimanche 15 novembre 2020
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Saint Martin… Un nom qui résonne dans le cœur et dans la foi de nombreux paroissiens de Lamballe et des environs. La construction de l’église s’échelonne du XIe au XVIIIe siècle. Plusieurs œuvres illustrent la vie de Saint Martin à l’intérieur.

Une vie de soldat

Né vers 315 dans une famille d’officiers de l’empire romain, Martin, encore adolescent, sert dans la cavalerie à Amiens.

Un évènement va changer sa vie : croisant un mendiant aux portes de la ville, il coupe son manteau en deux pour lui en donner la moitié.

La nuit suivante, Jésus lui apparaît, vêtu du demi-manteau.

Cette vision renforce sa piété naissante et le jeune homme reçoit le baptême à l’âge de 18 ans. Au bout de deux ans de service militaire, il estime que sa foi de chrétien lui interdit d’être soldat. Il est alors jeté en prison pour trahison. Libéré un peu plus tard de ses obligations militaires, il se rend à Tours où il devient disciple de Saint Hilaire de Poitiers. Il le servira en Italie lors de son bannissement.

Une vie de prédicateur

De retour en Gaule en 361, il fonde un monastère à Ligugé près de Poitiers et voyage dans l’ouest de la Gaule, prêchant et évangélisant. En 371, il est nommé évêque de Tours. La légende raconte que, pour se soustraire à cette nomination dont il s’estimait indigne, il se réfugia dans un poulailler. Mais celui-ci était plein d’oies et leur cacardement trahit sa présence.

Une vie d’évêque

Les autres évêques ne l’aimaient guère ; il a un aspect pitoyable dû aux mortifications et privations excessives qu’il s’inflige. Il porte des vêtements rustiques et grossiers ; il ne modifie en rien son train de vie. Il entreprend la conversion de la Touraine, fondant de nombreuses églises à la place des temples païens. Pour mieux évangéliser, il crée un ermitage aux abords de la ville de Tours. C’est l’origine de Marmoutier dont les moines mènent une vie proche de celle des premiers disciples. Marmoutier va servir de centre de formation pour l’évangélisation des campagnes. C’est, pour l’essentiel, la première base de propagation de la foi chrétienne en Gaule.

Au soir de sa vie, sa présence est requise pour réconcilier des clercs à Candes-sur-Loire. L’urgence de l’unité de l’Eglise fait que, malgré sa vieillesse, il décide de s’y rendre. Son intervention est couronnée de succès, mais, le lendemain, épuisé par cette vie de soldat du Christ, Martin meurt à Candes, le 8 novembre 397, sur un lit de cendres.

Très tôt sanctifié

Après sa mort, son culte va connaître un essor considérable, d’abord à Candes, ensuite à Tours où il est finalement enterré. Les pèlerins sont si nombreux qu’il faut construire une basilique pour abriter son tombeau. Plusieurs dynasties royales de France se placeront sous le patronage de Saint Martin. Son sanctuaire deviendra une étape majeure sur les routes des pèlerinages.

On fête Saint Martin le 11 novembre

Serge Kerrien

Diacre permanent

Voir en ligne : https://media.vaticannews.va/media/…