Sainte Thérèse de Lisieux Enregistrer au format PDF

Mercredi 9 octobre 2019
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Fêtée le 1er octobre, Thérèse, patronne des missions, a dévelop-pé une spiritualité fondée sur la confiance éperdue en l’amour d’un Dieu père. Elle attire des millions de croyants et de non-croyants.

Thérèse Martin naît à Alençon en 1873. Elle est la dernière d’une famille de neuf enfants, dont quatre sont morts en bas âge. Très choyée par ses parents et ses soeurs aînées, Thérèse riait volontiers et se montrait facétieuse. Elle était aussi impatiente et facilement colérique. A quatre ans et demi, elle perd sa mère et en gardera une blessure profonde. La famille Martin déménage à Lisieux où sa soeur Pauline entre au carmel. Bientôt Thérèse est saisie du désir de suivre sa soeur.

En 1887, elle a quatorze ans et s’ouvre au monde. Tout l’intéresse, surtout les ouvrages de sciences et d’histoire. En juillet, la condamnation à mort de Pranzani, un criminel, amène Thérèse à prier pour la conversion de cet homme. Quelques secondes avant son exécution, le criminel embrasse un crucifix. Thérèse comprend alors qu’elle est appelée à une vie de prière au carmel. Elle multiplie les démarches pour y entrer. Devant les refus, elle s’adresse au pape Léon XIII qui la reçoit, l’écoute longuement et l’autorise à entrer au carmel quand elle aura quinze ans.

Le 9 avril 1888, c’est chose faite. Au carmel, Thérèse se sent très heureuse malgré les épreuves qu’elle doit affronter. Elle prend l’habit sous le nom de soeur Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face. Le 8 septembre 1890, elle prononce ses voeux définitifs. Sa vie va se poursuivre dans la plus grande simplicité. Pourtant, elle met beaucoup d’a-mour dans les gestes les plus simples de la vie quotidienne, cherchant à faire plaisir à Jésus par le moindre de ses actes. Elle ne veut pas être sainte à moitié. Relisant et travaillant sans cesse les Écri-tures, elle croit en l’immense miséricorde de Dieu. Se considérant comme une petite âme pauvre et fragile, elle demande à Jésus de la prendre dans ses bras, comme il accueillait les enfants. Telle est la « petite voie » que Thérèse enseigne aux novices dont elle s’occupe, ainsi qu’aux deux futurs missionnaires que la prieure a confiés à sa prière.

Bientôt, elle est frappée par la tuberculose. Ce seront dix-huit mois d’épreuves physiques mais aussi pour sa foi. Elle doute de l’existence de l’au-delà. Elle multiplie alors les actes de foi. Elle meurt le 30 septembre 1897, le regard posé sur le crucifix.

L’histoire de l’âme de Thérèse bouleversera celles de ses lecteurs. On se mit à prier Thérèse, à venir en pèlerinage sur sa tombe. Conversions et guérisons se multiplient. On peut s’étonner qu’elle ait été proclamée « patronne des missions ». Rien d’étonnant pour celle qui croyait qu’un cœur brûlant d’amour pour le Seigneur pouvait aider tous les missionnaires. Il restera d’elle des lettres, des poésies, des pièces de théâtre qui permettront à des millions de lecteurs de mieux comprendre le message de l’Évangile.

Canonisée en 1925, elle est faite « docteur de l’Église » en 1997.

Serge Kerrien Diacre permanent