Servir ou être servi Enregistrer au format PDF

Mercredi 3 avril 2019
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Nous cheminons sur ce chemin de Carême depuis quelques semaines c’est une belle occasion pour réfléchir à la notion de service. Qu’en est-il vraiment ? Qu’est-ce que cela implique ?

Dans notre société où l’on parle sans cesse de réussite et d’objectif, personne n’est à l’abri des tentations concernant le pouvoir. Que ce soit le pouvoir sur les gens qui nous entourent, sur notre famille ou sur les gens qui dépendent de notre autorité. Sans parler des pouvoirs politiques, économiques ou tout autre que l’on peut viser, non pour le bien des personnes, mais par intérêt personnel. Bien évidemment « servir ou se mettre au service de » ne peut occulter le fait de réussir dans sa vie, c’est essentiel ! Mais de quelle manière allons-nous mener cette réussite ?

Que mettons-nous au cœur de nos actions journalières ?

Pour ma part, il n’y a pas de plus bel exemple que le lavement des pieds du jeudi Saint. Jésus, par amour pour ses frères, s’est agenouillé aux pieds de ses disciples et leur a lavé les pieds.

Oui, il a pris la tenue de service, tout simplement, tout humblement alors que quelques jours avant, nous venions de l’acclamer comme notre Roi.

Tout a été marqué de douceur et d’amour pour ses disciples. Lui qui savait que son heure allait arriver… est allé jusqu’au bout par amour pour nous. L’amour était au cœur de sa mission terrestre.

Si nous voulons être son disciple et le suivre nous devrions viser à développer l’art du service et nous rappeler qu’il n’y a pas de plus grand pouvoir que celui de l’Amour.

Je vous invite à lire la Parole de Dieu : 1re L. aux Corinthiens 13, 1-10. (Voir ci-contre) Mettons cette Parole au cœur de nos vies. Mettons nos talents au service de l’Église, de nos frères. Revêtons la tenue de service et soyons de vrais disciples.

Bonne semaine sainte à tous.

Michelle Gérel

J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.

J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien.

J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien.

L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;

il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ;

il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.

L’amour ne passera jamais. Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance actuelle sera dépassée.

En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles.

Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé.

1re L. aux Corinthiens 13, 1-10.