Un temps ordinaire pour vivre… de l’extraordinaire Enregistrer au format PDF

Lundi 28 janvier 2019
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Avec la célébration de l’Épiphanie et du baptême de Jésus, s’est achevé le temps de Noël. « Le temps ordinaire » peux nous offrir de belle réalités extraordinaires.

Abbé Francis Morcel
Abbé Francis Morcel

Des foules se sont déplacées pour participer aux célébrations proposées en paroisse, dans les écoles catholiques, dans les maisons de retraite. Un moment fort que l’on qualifierait d’extraordinaire, même s’il se renouvelle chaque année.

Temps ordinaire, risque de lassitude ?

A partir du 20 janvier et jusqu’au Mercredi des Cendres, nous sommes invités à vivre le temps liturgique dit « temps ordinaire ». Pourtant, malgré ce qualificatif, ce temps serait-il simplement banal, sans surprise, voir même un peu ennuyeux ? Il ne se passerait rien de particulier. Risquerions-nous la routine et la lassitude ?

Temps ordinaire pour réfléchir

Alors si nous prenions le temps de bien vivre l’ordinaire des jours. Nous ne pouvons pas être en fête tout au long de l’année, sinon, nous ne saurions plus goûter ces moments festifs. Nous prétendons souvent que nous n’avons plus le temps de nous arrêter. Alors arrêtons un peu de courir ; mais nous arrêter pour quoi faire ? Pour réfléchir au sens de notre vie ? Où allons-nous ? Quel but recherchons-nous à travers nos engagements ? Réfléchir et ap-profondir notre relation aux autres ? Quelle est la qualité de notre vie de famille ? Prenons-nous le temps de nous parler en vérité ? Pour les parents, prendre le temps de jouer avec les enfants ? Pour les enfants, de tisser des liens forts avec les aînés ?

Temps ordinaire, temps de dialogue

Au moment où j’écris ces lignes, l’actualité est plutôt lourde. Nous avons hélas des scènes qui se succèdent et deviennent ordinaires. Beaucoup de personnes sont inquiètes quant à l’avenir de notre société. Nous ressentons le besoin de parler, de nous écouter. Notre Évêque a rappelé à plusieurs reprises cette nécessité impérative. Pas de vie en société sans dialogue. Il peut y avoir des approches différentes concernant la conduite des affaires communes, mais dans le respect les uns des autres.

Temps ordinaire, temps du synode

Et dans le domaine de la foi, il nous faut prendre le temps d’approfondir notre connaissance de Jésus, à travers sa Parole. Des propositions de rencontres existent : les groupes de partage d’Évangile continuent fidèlement leurs réunions, des équipes diverses poursuivent leurs réflexions, dans la continuité du synode diocésain. Les mouvements s’activent soutenus par les différentes campagnes d’années. Autant d’occasions de vivre des réalités ordinaires, qui peuvent nous conduire à de belles découvertes qu’il ne faut pas gâcher. Alors ce temps ordinaire, nous pouvons le vivre comme un temps qui nous offrira de belles réalités « extraordinaires », qui nous fera grandir en humanité et comme chrétiens engagés au cœur du monde.

C’est ce que je nous souhaite.

Père Francis Morcel