la Croix, sommet de l’Amour véritable Enregistrer au format PDF

Lundi 1er avril 2019
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Pendant que nous vivrons la Semaine Sainte, nous pourrons voir le mystère de la Croix sous forme de trois lieux.

La Croix comme lieu de guérison.

Pour que le criminel, Barrabas, sorte libre de sa condamnation et de sa prison, il fallait que l’innocent, Jésus, soit condamné et entre à sa place dans la prison. Pour que le paralytique guérisse de sa paralysie, le seul pouvoir d’amour qu’avait Jésus était d’être cloué et paralysé sur la Croix. Pour que le lépreux, considéré comme un maudit, vive sa guérison ainsi que la bénédiction, il fallait que Jésus, sur la Croix, soit traité de maudit et vive la malédiction. Pour que tu puisses découvrir ta filiation vis à vis du Père, il fallait que Jésus perde la sienne, en criant son abandon comme orphelin sur la Croix… Comme dit le prophète Isaïe au chapitre 53 verset 5 : « …dans ses plaies se trouvait notre guérison… »

La Croix comme lieu de décentrement.

En le regardant sur la Croix, on voit Jésus qui prend encore le temps de s’occuper des autres. Par exemple vis-à-vis du larron converti, à qui Jésus promet gratuitement et immédiatement l’accès au paradis, ou bien, en confiant Jean à Marie et réciproquement, également en demandant au Père de pardonner à tous.

En regardant la manière que le Christ a de mourir, le centurion romain, touché au cœur par l’amour de Jésus, proclame la divinité du Fils de Dieu.

Aimer par-delà les douleurs c’est trouver le Seigneur.

La Croix comme lieu de naissance.

Saint Augustin dira : « Le bois de la Croix est le lit où Jésus nous accouche ». Comme Jésus sera abandonné sur la Croix par le Père, le Fils abandonnera la Mère au pied de la Croix, donnant un commandement divin à sa Mère, en lui disant à propos de Jean : « Voici ton fils ».

Ainsi il fera de Marie, mourant à son propre fils unique Jésus, la Mère universelle. Jésus fera naître sa Mère à une maternité bien plus grande que celle de Bethléem.

Pour l’évangéliste Jean, la Croix est déjà le lieu de notre Victoire dans l’Amour, la Croix est pour la vie comme la Mère est pour la vie.

« Il est ressuscité le troisième jour », c’est-à-dire à partir du soir du Jeudi Saint qui est l’institution de l’Eucharistie.

A nous, à sa suite, de donner notre vie.

Père Serge Clémenté Abbaye de Boquen